Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2009...
Guerre
de 1914-1918 : pendant la Première Guerre mondiale, Wintzenheim n'était pas
zone de combats, mais servait de base arrière à l'armée allemande. Les
soldats vivaient dans le bourg et bien des bâtiments étaient réquisitionnés
pour les besoins des militaires. Ici, un officier allemand coiffé de son casque
à pointe pose devant le Bierkeller (collection Edmond Schillinger)
En vue d’une exposition qui sera présentée à Wintzenheim en juin prochain, Guy Frank recherche des cartes postales et photos anciennes représentant ou comportant des animaux.. Il collecte des clichés datés de 1900 à 1950 et ayant été pris à Wintzenheim, Saint-Gilles, Logelbach, La Forge. Il en dispose déjà d’une bonne centaine qu’on peut voir sur Internet, en attendant l’exposition.
Les documents, couvrant la période de 1900 à 1950, peuvent être proposés à Guy Frank par l’intermédiaire des membres du Conseil municipal des jeunes (CMJ) ou lors du prochain « Plauderstund ewer Wenzena » qui se déroulera au Club de l’Amitié, Maison des Associations, 31 rue Clemenceau le jeudi 15 janvier, de 14 h à 18 h. Quelques-unes des thèmes recherchés : chevaux, ânes, vaches, bœufs, taureaux, cochons, moutons (Kelwa-Hàmmel), chèvres, chiens, chats, oiseaux, cavaliers, forgerons, marchés aux bestiaux, kilbes, cirques, abattoirs, cochonnailles, toujours à Wintzenheim (les photos doivent avoir été prises à Wintzenheim, Logelbach, Saint-Gilles, La Forge)Passionné d’histoire locale, Guy Frank a déjà rassemblé et mis en ligne une bonne centaine de photos, mais il recherche encore, notamment, des clichés du montreur d’ours qui venait à Wintzenheim dans les années 1930, ainsi que d’autre concernant les enseignes qui comportaient des animaux : Cheval Blanc, Poisson Rouge, Jaz et son oiseau jaseur. Y en a-t-il eu d’autres ?Les plus belles photos collectées seront présentées dans le cadre d’un festival dont le thème est, justement, consacré aux animaux. En attendant, on peut déjà découvrir des photos sur le site Internet www.knarf.info . Chaque photo prêtée comportera le nom de son propriétaire, la date et le lieu de la prise de vue, le nom des personnes figurant sur la photo afin de pouvoir replacer l’image dans son contexte.
Contacter Guy Frank : contact@knarf.info
Source : L'Alsace du mardi 6 janvier 2009
A
l'automne, on tuait le cochon. Cette photo a été réalisée à Ingersheim. Guy
Frank cherche des clichés identiques mais pris à Wintzenheim.
Pour alimenter une exposition qui se tiendra au printemps prochain, l'historien local Guy Frank recherche des clichés ou des cartes postales de Wintzenheim comportant des animaux.
En vue de la préparation d'une exposition originale qui se tiendra à Wintzenheim en juin prochain, Guy Frank, passionné d'histoire locale, recherche des cartes postales et photos anciennes de Wintzenheim représentant ou comportant des animaux (période souhaitée : les années 1900 à 1950). Toutes les propositions sont les bienvenues, que ce soit sous forme de dons ou de prêts. En cas de prêt, les documents peuvent être rendus assez rapidement.
Quelques-uns des thèmes recherchés : chevaux, ânes, vaches, boeufs, taureaux, cochons, moutons (Kelwa-Hàmmel), chèvres, chiens, chats, oiseaux, basse-cour, volailles, lapins, ruches, apiculture, animaux sauvages, gibier, tableaux et scènes de chasse, poissons, attelages, cavaliers, forgerons, marchés aux bestiaux, kilbes, cirques, abattoirs, cochonnailles, toujours à Wintzenheim, bien entendu. Car pour rester dans le cadre communal, les photos doivent avoir été prises à Wintzenheim, Logelbach, Saint-Gilles, La Forge...
Les forgerons, la chasse, le montreur d'ours
« J'ai déjà rassemblé et mis en ligne une bonne centaine de photos, mais n'en ai encore trouvé aucune concernant les animaux sur les marchés, le taureau communal, les cochonnailles (quand on tuait le cochon à l'automne), les forgerons, la chasse, le montreur d'ours qui venait à Wintzenheim dans les années 1930... », souligne Guy Frank. Il recherche également des photos concernant les enseignes qui comportaient des animaux : le Cheval-Blanc, le Poisson Rouge, Jaz et son oiseau jaseur.
Les documents peuvent être proposés à Guy Frank par l'intermédiaire des membres du conseil municipal des jeunes ou lors du prochain Plauderstund ewer Wenzena au Club de l'Amitié (seniors), à la maison des associations, au 31 rue Clemenceau, le Jeudi 15 janvier de 14h à 18h. Il s'agit d'une table ronde en dialecte que Guy Frank anime au club du 3e âge chaque troisième jeudi du mois.
Exposition en juin
Les plus belles photos collectées seront présentées lors d'une exposition qui se tiendra à Wintzenheim en juin 2009 dans le cadre d'un festival dont le thème est, justement, consacré aux animaux. En attendant, elles sont visibles en ligne sur le site Internet de Guy Frank (www.knarf.info) et pourraient faire l'objet d'une publication à l'automne si l'exposition rencontre le succès escompté. On peut contacter Guy Frank à l'adresse suivante : contact@knarf.info .
Source : DNA du mercredi 7 janvier 2009
Le montreur d'ours, cliché pris à Wintzenheim en 1932 (collection Hélène Schira)
Guy Frank, qui poursuit une carrière de documentaliste à Wintzenheim, enrichit sa collection de photos et cartes postales anciennes montrant des animaux dans le rôle qu’ils tenaient dans la commune au début du XXe siècle. Il prépare, rappelons-le, une exposition originale et insolite qui sera présentée en juin à Wintzenheim.
L'historien local vient de faire une originale découverte. « J'ai enfin déniché une photo du montreur d'ours qui passait chaque année à Wintzenheim dans les années 30 », explique-t-il. « C’est dans ma propre famille que dormait cette photo, bien à l’abri dans un album de ma tante Hélène Schira, qui s’en est souvenue grâce aux articles parus dans la presse. La photo a été prise à Wintzenheim en 1932, dans la cour de la Brasserie où le montreur avait l’habitude de présenter son petit spectacle. L’enfant à droite est mon oncle, Paul Schaffar, né en 1925 ».
Guy Frank rappelle qu'il recherche des cartes postales ou photos animalières datant de la période 1900/1950. Déjà, il a rassemblé plus de 100 documents qui sont visibles sur le site Internet www.knarf.info.
Source : DNA du mercredi 14 et L'Alsace du jeudi 15 janvier 2009
L'usine Bräcker vue de la colline.
Au premier plan à gauche, le parking du Poisson-Rouge (photo Guy Frank, 4
mars 2009)
C'est avec tristesse que nous avons appris le décès le 10 janvier à l'âge de 96 ans de Madame Christie Zoll née Deltenre.
Wilhelmina Christina Deltenre était née le 14 novembre 1912 à Amsterdam, Pays-Bas. Dans sa jeunesse elle a travaillé à l'usine Maggi de Haarlem (NL) comme secrétaire-export où elle a fait la connaissance de son futur mari, Georges Zoll, alors fondé de pouvoir de l'entreprise, aujourd'hui filiale du groupe Nestlé. Ils se marient le 26 juin 1937 à Riquewihr, car Georges, originaire de Hunawihr, y a des attaches.
En 1951, un cousin suisse, Walter Bräcker, offre à Georges de créer une filiale Bräcker en France, à Wintzenheim. L'entreprise produit des curseurs à filer destinés à l'industrie textile. Elle se développe sous la direction de Georges Zoll, relevé plus tard par deux de ses fils, Jean (né en 1938) et Ernest (né en 1941). Après la retraite de Georges en 1982, le couple s'installe à Colmar. En 1986, Georges décède accidentellement à son domicile. [...]
Source : L'Alsace et les DNA du samedi 17 janvier 2009
Huit
grandes familles de Manouches plus ou moins sédentarisées habitent sur le
site du Logelbach. Elles logent entre les vignes et la voie ferrée, sans
commodités, dans des baraques et des caravanes desservies par un seul point
d'eau, gelé en hiver (photo Guy Frank, 24 décembre 2007)
Les travaux pour équiper le campement manouche de Logelbach de huit modules sanitaires débuteront après Pâques. Il ne reste plus qu'à arrondir les angles avec les viticulteurs voisins d'Ingersheim qui dénoncent de multiples violations de propriété privée.
Les huit familles du campement seront chacune locataire d'un module sanitaires préfabriqué (comprenant un W-C., un lavabo, un chauffage et une arrivée d'eau pour raccorder une machine à laver). « On est une soixantaine de personnes sur le campement », comptabilise une des habitantes. « Ça ne sera pas de trop ». [...]
A Logelbach depuis les années trenteLe campement manouche est installé depuis de nombreuses décennies à Logelbach. La mort d'Hugo Meinhardt, le patriarche âgé de 87 ans, en janvier 2008 a été l'occasion de se pencher sur son histoire. « C'est quand Hitler est arrivé au pouvoir en 1933, que les manouches ont fuit l'Allemagne et le nazisme », assure Guy Frank, membre de la société d'histoire de Wintzenheim. « Hugo et sa famille sont venus à Logelbach. D'autres les ont rejoints pour former une communauté ». Aujourd'hui, ce sont plus de soixante personnes, semi-sédentarisées, semi-nomades, qui vivent sur le campement.
Source : J-T.W, DNA du jeudi 22 janvier 2009
Paul Eschbach et Christian Wilsdorf
signent le premier ouvrage de référence sur le château (photo Guy Frank, 4
avril 2009)
Il manquait au château du Hohlandsbourg restauré son livre d'histoire. Le voici, facile d'accès, rédigé conjointement par l'ancien rédacteur en chef du journal L'Alsace, Paul Eschbach, et Christian Wilsdorf, directeur honoraire des archives départementales du Haut-Rhin.
Les deux historiens, originaires respectivement de Bennwihr et Ribeauvillé, ont rassemblé quantité de documents. Dominant de 400 m la plaine d'Alsace, le château est planté à l'entrée de la vallée de Munster. Sa construction remonte au temps où, à la fin du XIIIe siècle, les Habsbourg régnaient sur la Haute-Alsace. Ensuite, c'est la saga de Lazare de Schwendi, histoire dans l'histoire, qui rappelle la splendeur du « Hohen-Landsberg ».
La forteresse est un exemple d'architecture militaire du Moyen-âge, avec son
imposant mur d'enceinte, adapté sur le tard aux armes à feu.
On notera avec intérêt la chronique « Le fil de l'histoire » qui
replace la vie du château dans le déroulement des faits historiques.
Les textes sont largement illustrés par de nombreuses et superbes
photographies de Roger Haeffelé (Studio Europ Flash Strasbourg) et d'autres
issues de collections privées, comme celle de Christian Kempf.
C'est grâce aux travaux de restauration entrepris par le conseil général du Haut-Rhin que le Hohlandsbourg est devenu un lieu touristique largement fréquenté, choisi aussi par quelques entreprises comme lieu de fêtes originales. Des travaux complémentaires pourraient apporter à ce château un surcroît d'attractivité. Tout reste une question de financement, thème évoqué dans le dernier chapitre du livre, qui revient également sur la polémique ayant trait aux travaux de restauration, dont l'épisode judiciaire s'est soldé par un non-lieu.
« Le château de Hohlandsbourg ». Couverture pelliculée et cartonnée, dos carré, 70 pages. Éditions Coprur. 20 €.
Source : J-L. G., DNA du dimanche 25 janvier 2009
Quelques
membres de l'association AlsaceMilitaria, organisatrice de l'exposition à la
mairie de Wintzenheim (photo Guy Frank, 2 février 2009)
Depuis hier et jusqu'à vendredi l'association AlsaceMilitaria, en partenariat avec la ville de Wintzenheim et les sections de l'ADEIF et l'UNC de la commune, propose à l'occasion du 64e anniversaire de la Libération une intéressante et instructive exposition intitulée « Wintzenheim libéré ».
L’exposition se tient dans la salle du Lévrier à la mairie de Wintzenheim jusqu’au dimanche 8 février. Elle propose aux visiteurs des mannequins et du matériel allemand et américain datant de la guerre de 1939/1945. L'association a à coeur de présenter au public un épisode de la bataille de la Poche de Colmar. Les uniformes et les équipements présentés sont tels qu'ils ont été portés par les soldats de cette époque. Ils respectent au détail l'équipement et le mode de vie de ces hommes qui ont combattu en Alsace il y a plus de 60 ans. Des objets récoltés par les membres de l’association « AlsaceMilitaria », basée à Houssen.
Ni des militaristes, ni des va-t-en-guerre
L’association, composée actuellement de quinze membres actifs se fixe pour but de montrer au grand public cette partie de l’histoire de notre région trop souvent oublié. Elle organise donc des expositions sur l’occupation et la libération de l’Alsace
Les membres organisent aussi des reconstitutions, des reportages photos, des figurations cinématographiques. Ils participent également à des commémorations officielles en tenues d’époque. Cependant les membres tiennent à rappeler qu’ils ne sont pas des nostalgiques d’un certain régime, ni des militaristes ou des va-t-en-guerre. Ils sont tous animés par une passion commune : l’histoire, et ils s’efforcent de transmettre leurs savoirs, aussi minces soient-ils au public.
Site Internet : www.alsacemili.fr
Source : DNA du vendredi 30 janvier et lundi 2 février, et L'Alsace du mardi 3 février 2009
La Croix-Blanche quelques jours avant son démontage (photo Guy Frank, 8 février 2009)
Les travaux d'aménagement du giratoire de la Croix-Blanche viennent de démarrer. Il s'agit de l'un des deux points d'entrée (et de sortie) du contournement de Wintzenheim qui sera mis en service au printemps.
[...] La construction d'un rond-point sur cette zone frontalière entre Colmar et Wintzenheim a entraîné le démontage, le jeudi 12 février, de la fameuse Croix-Blanche, désormais à l'abri dans les ateliers municipaux de Colmar. Elle sera remise en place sur le carrefour, mais pas au même endroit [...].
Source : DNA du samedi 14 et L'Alsace du mercredi 18 février 2009
Winzenheimer
Schoflitt 1911 : une étiquette du Wachstum Baffrey-Bonnejoy (collection Guy
Frank)
L’assemblée générale du syndicat viticole de Wintzenheim s’est déroulé dernièrement sous la présidence d’Aimé Schaffar, en présence d’une trentaine de membres.
[...] Sous le point divers, le président a rappelé que le 5 mai 2013, le Syndicat Viticole de Wintzenheim fêtera son centenaire. Il a donné quelques pistes de réflexion sur les manifestations à envisager (exposition de photos anciennes concernant la viticulture, d'étiquettes de vins, opération caves ouvertes à Wintzenheim, dégustation de vins anciens, etc...) et a annoncé la mise en place prochaine d'une « commission du centenaire » ouverte à tous les membres, notamment les anciens pour ramener photos et anecdotes.
Source : DNA du vendredi 27 février et L'Alsace du dimanche 1er mars 2009
Au
centre, l'hypermarché Rond-Point au Logelbach (photo aérienne Guy Frank, 14
avril 2001)
L’enseigne « Rond-Point » existait plus de 30 ans à Logelbach. Sous les sheds des bâtiments rachetés aux Tissages Herzog, l’Union des coopérateurs d’Alsace avait ouvert en novembre 1976 un premier hypermarché à cette enseigne. La Coop avait racheté 6000 m² de surface à la société Herzog, manufacture, filature et tissage coton créée au XIXe siècle, fermée en octobre 1982, qui dans l’intervalle avait employé 350 salariés. L’hypermarché Rond-Point s’est agrandi de 2650 m² en 1992.
Source : L'Alsace du mardi 3 mars 2009
Corbillard attelé : le cheval accompagnait aussi
l’homme jusqu’à sa dernière demeure. Qui peut identifier l’endroit où
a été prise cette photo, signée R. Groelly, qui ne comporte ni date ni lieu,
probablement pas à Wintzenheim (collection Guy Frank)
Les appels lancés dans la presse ont rempli leur office, car de nombreux Wintzenheimois ont transmis à Guy Frank des photos prises dans la commune, comportant des animaux (de ferme, de compagnie, sauvages) et datant de la période 1900-1950. Il lui en arrive presque quotidiennement, et il en a déjà mis en ligne sur son site Internet www.knarf.info plus de 160 représentant chevaux, bovins, cochons, moutons, chèvres, chiens, basse-cour, animaux sauvages. Mais, et c’est étonnant, aucune photo ancienne avec des chats. Certaines de ces images sont absolument extraordinaires, les plus anciennes datent du début des années 1900. Le conseil municipal des jeunes en sélectionnera une centaine qui seront présentées en grand format lors de l’exposition au gymnase scolaire les 20 et 21 juin prochains.
Encore des lacunes
Après avoir enfin trouvé des clichés de cochonnailles et du montreur d’ours, Guy Frank recherche maintenant des photos du taureau municipal de Wintzenheim (tenu par les familles Zehler et Hebinger), du ramassage hebdomadaire des ordures ménagères avec le tombereau, tiré par le bœuf de l’hospice mené par Louis Bucher, du « Kohle-Meyer » qui livrait le charbon avec son attelage. Il lui manque aussi des photos représentant des scènes de débardage dans les forêts communales, de transport de glace entre les prés du Saint-Gilles et les caves à bière, de l’exploitation des carrières, de tableaux de chasse sur le ban de Wintzenheim. L’historien compte beaucoup sur la participation de la population, et notamment des anciens, pour combler ces lacunes.
« Plauderstund »
Le prochain « Plauderstund ewer Wenzena », qui sera consacré au Bestiaire de Wintzenheim, se tiendra au club de l’amitié (maison des associations) jeudi 19 mars, de 14 h à 18 h, l’occasion rêvée pour apporter à Guy Frank les photos qui « dorment » dans les tiroirs… Les photos prêtées (de préférence les originaux) seront rendues rapidement.
Source : L'Alsace du jeudi 5 et DNA du dimanche 8 mars 2009
Les jeunes ont choisi 100 photos parmi les quelque 200 récoltées (photo Armelle Bohn)
Mardi soir, le conseil municipal des jeunes de Wintzenheim s'est réuni autour de Guy Frank pour procéder à la sélection de 100 photos anciennes qui constitueront l'ossature de l'exposition « Le Bestiaire de Wintzenheim » en préparation pour les 20 et 21 juin prochains.
Dès le départ, l'idée de Guy
Frank de participer au festival « Le Solstice du Lévrier » avec
une collection de photos de Wintzenheim comportant des animaux a séduit la
dynamique équipe du CMJ conduite par son jeune maire Pierre Schaffhauser.
La réunion du 17 mars s'est déroulée dans la salle du conseil à la mairie
dans une ambiance bon enfant. Sous la coordination et les conseils du
président de l'association Patrice Dussel, quelque 25 garçons et filles
membres du conseil des jeunes ont examiné les 200 photos collectées à ce
jour auprès de la population. Représentativité de la large gamme d'animaux
représentés, ancienneté (préférence a été donnée aux photos d'avant
1950) et intérêt historique mis en évidence par les légendes explicatives
ont guidé leurs choix parfois âprement discutés.
En moins de deux heures, la sélection a été faite et Guy Frank peut
maintenant se mettre au travail pour la préparation des planches de format A3
(30x40cm) qui seront présentées au gymnase scolaire au mois de juin.
Les photos non retenues pour l'exposition, et celles qui seront encore
collectées au fil des prochains mois, ne seront pas en reste. Elles seront
rassemblées dans un livre-souvenir qui pourrait paraître vers la fin de
l'année et qui, complété par des recherches aux archives et des anecdotes,
constituera une étude originale du mode de vie des anciens de Wintzenheim au
cours de la première moitié du 20e siècle.
Source : DNA du samedi 21 et L'Alsace du dimanche 22 mars 2009
Une bonne quinzaine d'anciens de Wintzenheim ont participé à la
table-ronde mensuelle animée par Guy Frank au club de l'Amitié (photo Raymonde
Zehler)
C'est avec beaucoup d'impatience qu'une quinzaine
d'ancien(ne)s de la commune attendaient ce rendez-vous mensuel au club de
l'Amitié (seniors) de Wintzenheim. Un Plauderstund
ewer Wenzena il est vrai un peu particulier, car cette réunion était
consacrée dans sa presque totalité à l'examen des photos collectées par
Guy Frank pour l'exposition « Le Bestiaire de Wintzenheim »
qui sera présentée au gymnase scolaire les 20 et 21 juin prochains.
Accueillis par Françoise Baumann, présidente du club de l'Amitié, ces
détenteurs de la mémoire collective ont commenté dans un sympathique
brouhaha ces photos anciennes du village, plus originales les unes que les
autres. Ces clichés ont tous comme point commun qu'ils comportent un ou
plusieurs animaux : poules, lapins, chiens, cochons, chèvres, moutons,
chevaux, boeufs, qui faisaient partie de la vie quotidienne des familles au
début du siècle dernier, mais aussi taureaux communaux, biches, marcassins
et bien d'autres.
Presque tous les avis de recherche lancés depuis le début de l'année par
Guy Frank ont été couronnés de succès. Il a ainsi trouvé au fil des mois
des photos du « Soï-Metzger », scènes de cochonnailles parfois
impressionnantes, une photo du montreur d'ours qui passait dans le village
dans les années trente, du taureau communal, service public confié pendant
de longues années à Jacques Hébinger, rue des Prés. Une bonne dizaine de
nouvelles photographies, apportées par les participants à cette rencontre
mensuelle, sont venues cette semaine enrichir la collection. Un travail de
collecte encouragé par Valérie Haidar, adjointe au maire et responsable de
la commission municipale organisatrice du festival « Le Solstice du
Lévrier ».
Mais il reste encore quelques lacunes : le ramassage des ordures
ménagères, avec un tombereau tiré par le boeuf de l'hospice, le « Kohle-Meyer »
qui livrait le charbon avec son cheval, le bouc municipal auquel on amenait
les chèvres pour les saillies, des tableaux de chasse photographiés sur le
ban de Wintzenheim. Ces photos qui font encore
défaut apparaîtront peut-être lors de la prochaine séance de Plauderstund
ewer Wenzena, fixée au jeudi 23 avril. Il reste donc un bon mois aux amateurs
d'histoire pour éplucher leurs albums à la recherche de photos d'animaux
susceptibles d'alimenter cette collection unique en Alsace qui, au-delà de
l'exposition du mois de juin, pourrait paraître sous forme d'un
livre-souvenirs vers la fin de l'année.
Source : DNA du dimanche 22 et L'Alsace du mardi 24 mars 2009
Maquette
de l'église Sainte-Odile (collection Guy Frank)
Point qui a été discuté à huis clos au conseil municipal, l’achat de l’église Sainte-Odile de Wintzenheim par la commune, qui a été entériné hier.
En accord avec le conseil de fabrique et le curé, la commune de Wintzenheim s’apprête à racheter, pour 350 000 , l’église Sainte-Odile de Wintzenheim pour en faire une salle de concerts, de réunions, un bureau de vote au rez-de-chaussée et un pôle sportif au sous-sol. C’est en présence de Claude Rothenburger, président du conseil de fabrique, du curé Hubert Spitz, de Christiane Majer et de Marcel Groelly, présidents honoraires du conseil de fabrique, que Serge Nicole, maire de Wintzenheim, a officialisé, hier après-midi, l’information qui avait été discutée à huit clos vendredi soir en séance du conseil municipal. C’est Marcel Groelly, initiateur de la construction de l’église en 1967, qui a notamment mené les négociations qui ont permis d’examiner le devenir de l’église et d’aboutir à cette vente. L’équation était simple : moins de prêtres, moins de monde aux offices, moins de quêtes et donc moins de rentrées financières permettant d’entretenir les trois lieux de cultes dans la commune. Et comme le relève le curé Spitz « à court ou moyen terme, on se retrouvera avec un prêtre pour cinq paroisses ». « Cet édifice, comme s’est plu à le relever Claude Rothenburger, partait en déroute ; le conseil de fabrique ne pouvait plus entretenir ce bâtiment. A cela s’ajoute qu’actuellement on ne peut plus réfléchir en simple clocher mais en communauté de paroisses. Et le conseil de fabrique a sur le secteur de Wintzenheim trois églises : Saint-Laurent, la chapelle Notre Dame et l’église Sainte-Odile ». Les 350 000 que recevra le conseil de fabrique seront intégralement réinjectés dans des travaux de réfection de l’église Saint-Laurent, des travaux de rénovation, de réaménagement de l’intérieur au niveau peintures, dorures et vitraux. « Si, d’ici quelque temps, l’église Sainte-Odile n’aura plus de connotation religieuse, le nom de "sainte Odile" sera préservé » souligne le maire. Le complexe Sainte-Odile ira en complémentarité avec le site associatif de l’IPC. Le bâtiment restera dans son état, le sous-sol fera l’objet d’une étude en vue du déplacement des installations du dojo actuellement situé 111 rue Clemenceau qui n’est plus aux normes. La commune disposera de 339 m2 en rez-de-chaussée et 385 m2 en sous-sol, l’église étant située sur un terrain de 26,44 ares. Si l’édifice ne sera plus un lieu cultuel elle restera un lieu culturel. Le conseil de fabrique en gardera la jouissance jusqu’au mois de novembre prochain, date à laquelle aura lieu une cérémonie de désacralisation.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du mardi 31 mars 2009
L'église
avant la pose des vitraux (collection Guy Frank). Après l'obligatoire cérémonie de désacralisation,
l'église redeviendra un simple bâtiment public qui gardera le nom de Sainte-Odile.
Pour 350.000 €, la municipalité de Wintzenheim va acquérir l'église Sainte-Odile qui fut érigée dans les années 60. Le conseil de fabrique se sépare de ce lieu de culte qui va devenir un centre culturel et sportif.
« J'aime bien son style moderne. Y célébrer une messe est très
agréable car on est proche des paroissiens ». Hubert Spitz le reconnaît,
l'église Sainte-Odile ne le laisse pas indifférent. D'ailleurs, il
comptait faire du lieu de culte un endroit « d'évangélisation et de
formation », plutôt destiné aux familles, aux jeunes couples et aux
adolescents. Si l'idée n'est pas abandonnée, le destin de Sainte-Odile,
lui, est scellé. Propriété du conseil de fabrique, l'église va être
rachetée pour 350 000 € par la municipalité. « On s'est
donné jusqu'en novembre pour qu'elle passe dans le giron communal »,
précise le maire, Serge Nicole.
Cette décision n'a pas été prise à la va-vite par le conseil de fabrique
que préside Claude Rothenburger. « Depuis fin 2007, nous avons mis en
veilleuse Sainte-Odile et la chapelle Notre-Dame du Bon Secours pour des
raisons de coûts de chauffage trop importants et de travaux de mise en
conformité devenus nécessaires », souligne-t-il. « La vente de
l'église à la commune se fait sous certaines conditions. L'édifice extérieur
va rester dans sa forme actuelle. Surtout, sa vocation sera d'être au
service de tous les citoyens ».
En effet, le rez-de-chaussée servira de salle de concert, de lieu de réunion,
de bureau de vote. Le dojo, qui devait être transféré à la halle des fêtes,
sera aménagé au sous-sol de Sainte-Odile. C'est le fameux « pôle
sportif » promis par l'équipe Nicole durant la campagne.
Les questions d'ordre financier ne sont pas la seule raison de cette décision
du conseil de fabrique toujours propriétaire des deux chapelles (du Bon
Secours et des Bois). La baisse de la pratique religieuse, la crise des
vocations et la raréfaction du nombre de prêtres expliquent également la
vente du lieu de culte.
Une cérémonie de désacralisation
Le ministère de Hubert Spitz, curé à Wintzenheim,
chargé de mettre en place d'ici mai 2010 une communauté de paroisses
rassemblant les paroissiens d'Ingersheim, de Logelbach, de Wettolsheim, de
Turckheim et donc de Wintzenheim, tient de la
course contre la montre. L'homme d'église doit chaque semaine solliciter
des confrères retraités pour l'aider à célébrer les offices. Messes qui
sont moins nombreuses tout comme les quêtes et donc les dons. La boucle est bouclée.
Les 350.000 € de la vente vont donc clairement faire du bien à
la trésorerie du conseil qui devrait en affecter une grande part aux
travaux de rénovation de l'église Saint-Laurent. Une cérémonie de désacralisation
sonnera le glas du lieu de culte qui deviendra alors un simple bâtiment
communal. Mais gardera le nom de Sainte-Odile.
C'est en 1960 que l'idée d'ériger un lieu de culte dans ce quartier de Wintzenheim est née, se rappelle l'ancien président de fabrique, Marcel Groelly. « Le conseil avait reçu à cette époque un legs très important et il y avait une vraie demande » dans ce quartier de Wintzenheim en pleine expansion. Après l'acquisition d'un terrain à la halte de Wettolsheim et la désignation d'un architecte, le Colmarien Joseph Muller, les fidèles ont multiplié les quêtes dans les paroisses du canton. Quatre années seront nécessaires pour réaliser une église au style moderne, ce qui d'ailleurs a dérouté certains paroissiens. « Les conservateurs n'ont pas vraiment apprécié cette architecture », se souvient Marcel Groelly. « D'autres trouvaient le style agressif, regrettaient l'absence de clocher ». Mais au final, Sainte-Odile a plu à la majorité et a, pendant plus de 40 ans, drainé chaque dimanche des centaines de paroissiens de la commune mais aussi de Colmar (quartier Sainte-Marie) et de Wettolsheim.
Source : N.R., DNA du mardi 31 mars 2009
Chantier
du supermarché Simply (photo Guy Frank, 8 février 2009)
Après trois mois de travaux, le supermarché Simply market ouvre ses portes aujourd'hui sur le site de l'ancienne usine Jaz. L'équipe comprend 40 personnes dont les deux tiers ont été embauchés.
La démolition des bâtiments de l’ancienne société horlogère avait démarré avant les fêtes, la première pierre du nouveau supermarché a été posée le 19 janvier. Changement radical : poussé comme un champignon à l’entrée de Wintzenheim, un grand magasin de 2000 m², une station-service sur deux pistes, 200 places de parking. « Un magasin à vocation alimentaire qui correspond à la nouvelle génération du format-concept du groupe Auchan », signale Bilent Caliskan, son directeur, 34 ans, né à Bitche en Moselle dans une famille d’origine turque.
« Quatre années difficiles, d'accords et de désaccords »
L'arrivée sur l'ancien site Jaz de cette grande surface ne fut pas une
partie de plaisir, à la fois pour la société Atac, qui investit quelque 8 M€,
mais aussi pour la commune. Guy Daesslé puis Serge Nicole ont joué les intermédiaires
entre l'acheteur et le propriétaire, Louis Adolph. « Ce furent quatre années
difficiles, d'accords, de désaccords entre le vendeur et l'acquéreur »,
a rappelé le maire Serge Nicole, pour qui, l'arrivée du Simply redonne à ce
secteur « une esthétique et un usage utile à la collectivité ».
La municipalité récupère dans l'affaire une parcelle du site Jaz où elle va
implanter ses ateliers techniques et a fait construire un giratoire au carrefour
des rues Schmitt et Trois-Épis. « C'est un point d'insécurité qui
disparaît », se félicite Serge Nicole.
Avec une zone de chalandise de 15.000 habitants, le Simply market devra faire
face à deux concurrents de poids : le Leclerc (anciennement Rond-Point) à
Logelbach et le Super U, route de Rouffach. « Nous proposons une vraie
alternative », pense Joseph Fagherazzi. « On va fixer les gens sur Wintzenheim »,
ajoute le cadre qui se veut rassurant pour le petit commerce, légitimement
inquiet. « Les artisans auront toute leur place dans la commune ».
Source : L'Alsace et les DNA du mardi 5 mai 2009
Le Cercle de généalogie et d'histoire de Wettolsheim
se réunit tous les deuxièmes mercredis du mois à la salle Malraux de la
Maison Saint-Marc. Cette nouvelle association, présidée par Jean-Rémy
Strubel, a accueilli mercredi dernier un invité d'honneur : le maire
Lucien Muller.
Tout a commencé en 1999 par des séances de paléographie animées par le curé
Marcel Ehrhart. Un atelier de généalogie continue de fonctionner au sein du
WAL. Ce cercle a été constitué le 14 novembre 2008. Il est affilié à la Fédération
généalogique de Haute-Alsace (FGHA).
Il se donne comme mission de rechercher des actes, documents, photos, cartes
postales, plans, notariat ou journaux afin de reconstituer l'histoire du
village, des maisons, les armoiries, les associations, les monuments
religieux, les familles, les groupes scolaires, les châteaux, le vignoble.
Les membres du cercle de Wettolsheim se sont attelés
au déchiffrage de l'état civil 1792-1902 avec notes écrites par leur
traductrice, Malou Bergheaud.
Ils ont déjà travaillé sur des photos de Wettolsheim
en 1900 à nos jours, la grotte de Lourdes, le château de la Martinsbourg, l'église
de la Feldkirch, des personnages célèbres tels que Monseigneur François
Xavier Schoepfer, Édouard Sitzmann, Émile Wagner, Louis Sig.
Ils ont en projet la création d'une archive municipale. Divers travaux sont
en cours, notamment sur les curés de Wettolsheim.
Le Cercle de généalogie et d'histoire de Wettolsheim
recherche des photos de maisons, métiers, commerces du village avant 1900
ainsi que des documents relatifs au patrimoine du village. Il remercie à
l'avance ceux qui l'aideront dans ses recherches.
Pour contacter le cercle, via le président Jean-Rémy Strubel, courriel :
strubel.wetto@orange.fr ou consulter le site Internet http://jeanremystrubel.free.fr/genealogie.wettolsheim.68920/index.htm
Source : DNA du mercredi 20 mai 2009
C’est dans cette parcelle qu’Aimé Stentz a découvert, il y a
quarante ans, les vestiges d’un gîte d’étape romain (photo Guy Frank,
5 octobre 2009)
C’est en 1970 qu’Aimé Stentz, viticulteur, en défonçant une de ses vignes du ban de Wintzenheim, s’est heurté à des murs. Il a autorisé les fouilles, auxquelles il a participé activement avec l’équipe de Mlle Jehl et a donné son accord pour que ces fouilles restent dégagées et que les Monuments historiques entreprennent les travaux de consolidation et d’aménagement. Les murs découverts font partie d’un bâtiment bien plus étendu qui se prolonge dans les parcelles voisines. La partie visible correspond à une sorte de cour avec peu de vestiges, mais des traces de foyers. Il s’agit d’un lieu de campement sommaire, de quoi passer une nuit à l’abri. Vers l’aval, de solides contreforts étaient précédés de socles qui devaient supporter des poutres soutenant un vaste auvent pouvant abriter des chevaux. Dominant la voie romaine passant au pied de la colline, ce bâtiment correspond à un gîte d’étape, et les vestiges recueillis le datent de la fin des premier et deuxième siècle de notre ère. Grâce à toutes les observations, il ne peut s’agir que d’une tour de guet édifiée à l’époque des fréquentes incursions germaniques. Cette tour faisait partie d’un système défensif implanté sur les principales voies de passage. Plus tard les Alamans puis les Francs s’installèrent dans notre pays, et si l’on ne connaît pas grand-chose de leur habitat, il reste de nombreux cimetières. Dans la région de Wettolsheim, les tombes alémaniques sont assez fréquentes, en particulier sous les premières maisons au Nord du village, ainsi que dans le vignoble de Wintzenheim, en contrebas du gîte d’étape.[...]
Source : Hélène Bléger, L'Alsace du mercredi 27 mai 2009
Valérie Haidar, adjointe chargée de la Culture, présente l'original de l'affiche réalisée
par Éric Braesch, à gauche (photo Alexis Struss, 19 juin 2009)
La première édition du festival d'art et de culture de Wintzenheim, le solstice du lévrier, a été inaugurée hier soir au Cosec. L'occasion pour les officiels de rendre hommage aux artistes amateurs et aux associations.
Chevaux, chiens, volailles de la basse-cour. Le Gymnase
de Wintzenheim a pris des allures de grand bestiaire
depuis qu'y est accrochée l'exposition des artistes de l'association
Wintzen'arts, présidée par Brigitte Baumann. Les styles et sensibilités de
la dizaine de peintres cohabitent en harmonie pour rendre hommage aux animaux,
thème de cette première édition du festival d'art et de culture.
Les photos anciennes, recueillies par Guy Frank, auprès des habitants
remportent un franc succès auprès des plus anciens, qui tentent d'y reconnaître
un lieu, un événement, un personnage. Avec là aussi une prédominance du règne
animal.
« Le but est de montrer les divers aspects de la vie culturelle de Wintzenheim »
a indiqué Valérie Haidar, adjointe chargée de la culture, lors de
l'inauguration, hier soir, du festival. Elle a énuméré les nombreuses
manifestations visibles durant tout le week-end : expo, concert, théâtre,
cinéma, lecture de contes, etc. « Si on fait vite, on peut tout voir »
estime-t-elle.
Pour le maire Serge Nicole, ce festival traduit la volonté municipale de
« sortir la culture de ses murs, la faire venir à la rencontre des
habitants. On voulait surtout toucher les familles. »
Marraine de l'exposition, Mariette Siffert, vice-présidente du conseil régional,
s'est dite « très sensible à une telle initiative qui met en avant la
richesse et la diversité de la vie culturelle, associative, sociale, et économique,
qui anime nos communes ». Elle a rappelé, par ces temps difficiles, que
« l'activité touristique reste une grande force de notre région ».
Enfin, le député Jean-Louis Christ a loué la capacité de ces
manifestations de faire se rencontrer les gens, pour partager des émotions.
Source : V.F., DNA du samedi 20 juin 2009
La photo la plus ancienne de l’exposition :
l’hôtel de la Cigogne, vers 1900, ancien relais de diligence tenu par la
famille Baffrey, se situait en face de la mairie de Wintzenheim (collection
Annelise Feur-Wantzen)
Dans le cadre de ce premier festival d’art et de culture, Guy Frank a relevé le défi de rassembler quelques photos anciennes de la commune représentant ou comportant des animaux, pour les présenter lors d’une exposition les 20 et 21 juin.Grâce au Club de l’amitié et à quelques appels lancés dans la presse, il a réuni, en moins d’un an, près de 300 photos et cartes postales de Wintzenheim, provenant pour la plupart de la période 1900-1960.Le Conseil municipal des jeunes en a sélectionné une centaine dont les agrandissements sont présentés ce week-end. Mais fallait-il laisser dans l’ombre toutes celles qui n’ont pu, faute de place, être présentées au public ? L’idée s’est donc imposée de réunir dans un livre, Le Bestiaire de Wintzenheim, les documents qui ont été prêtés par plus de 80 familles et collectionneurs. On y découvrira le rôle essentiel tenu par l’animal dans les fermes, les élevages, les exploitations agricoles, ou tout simplement dans les demeures. Le cheval y tient évidemment une place prépondérante, mais les animaux de compagnie, de basse-cour, etc. ne sont pas en reste, Sans oublier le lévrier, représenté sur les armoiries de la ville depuis 1550 au moins, et les enseignes. Le Bestiaire sera mis en vente au profit du Club de l’amitié et du conseil municipal des jeunes de Wintzenheim. Une souscription est lancée pendant l’exposition qui se tient encore aujourd’hui au gymnase scolaire. Souscription : 30 au lieu de 35 après parution. Après l’expo, les bulletins seront disponibles à la mairie ou sur Internet : www.knarf.info Les 250 premiers exemplaires commandés en souscription seront numérotés. En attendant la parution de l’ouvrage, aux Éditions Jérôme Do Bentzinger à Colmar, prévue en novembre, les photos peuvent être consultées sur le même site internet.
Source : L'Alsace du dimanche 21 juin 2009
A
gauche, la maison Meyer, négoce de vins, devenue presbytère, à droite les
dépendances devenues caserne des pompiers (collection Jean-Pierre Meyer)
Les travaux de restructuration de la caserne de Wintzenheim sont en cours depuis le 22 juin et ce à la plus grande joie de nos pompiers bénévoles.
La caserne des pompiers avec l'actuel presbytère accueillait à la fin du 19eme siècle un négociant en vin. Bien des années plus tard, la commune fît l'acquisition d'une partie du domaine et y établit outre le dépôt d'incendie et de secours, un logement, des garages et la chambre froide communale aujourd'hui disparue.[...]
Source : DNA du vendredi 3 juillet 2009
De gros dégâts causés par l'érosion ont été découverts sur la chapelle Herzog et l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, à Logelbach.
C'est lors d'une messe du soir, le 19 juin dernier, que les dégâts sont apparus au grand jour...
Source : Jean-Frédéric Surdey, L'Alsace du mardi 7 juillet 2009
Une
statue sans tête (photo Guy Frank, 17 mars 2010)
Après une intervention de nettoyage fin juin, les statues de la chapelle Herzog ont subi d'importantes détériorations. C'est le constat qui résulte d'un diagnostic commandé par la mairie de Wintzenheim.
« L'enquête nous a confirmé qu'il fallait épurer certaines des statues sur la façade afin de pouvoir garantir la sécurité », affirme Serge Nicole, maire de la ville. En effet, les deux églises à Logelbach, la chapelle Herzog et l'église Notre-Dame-de l'Assomption, s'étaient dégradées depuis quelques années. Les façades latérales étaient effritées, de temps en temps des pierres en grès rose tombaient en posant un problème de sécurité. C'est pour cela que la commune de Wintzenheim a réagi, d'abord en installant des grilles autour de la chapelle pour empêcher l'accès du public. En 2006, l'association « Les amis de la chapelle Herzog » se crée pour sauvegarder ce bâtiment classé monument historique en 1984. Construite entre 1860 et 1862, la chapelle est le plus ancien édifice religieux de style néo-gothique dans la région de Colmar.
Réunion publique jeudi soir
L'association réclame la restauration ainsi que la mise en valeur de cette église. Mais entre-temps, peu de mesures ont été mises en place par la mairie pour la préserver. Par conséquent, le situation a continué à se dégrader. Seule alternative selon la mairie de Wintzenheim : restaurer les statues de la chapelle. Mais l'histoire ne semble pas être finie. Serge Nicole a annoncé mardi soir son intention d'aller encore plus loin : « Nous sommes vraiment embêtés. L'état comparable de l'église Notre-Dame-de l'Assomption nous pose un autre problème à régler. » Pour en éclairer les détails, une réunion publique est annoncée pour ce jeudi soir à 20 h 30 à la salle Ungerer à Logelbach.
Source : DNA du mercredi 8 juillet 2009
De gros dégâts causés par l'érosion ont été découverts sur la chapelle Herzog et l'église Notre-Dame de l'Assomption à Logelbach. Devant l'inquiétude de la municipalité suite à la chute de morceaux de pierre et de béton, cette dernière a décidé d'établir un périmètre de sécurité et d'entreprendre une purge sur les éléments les plus endommagés. Des analyses sur la structure des matériaux sont en cours. Une réunion publique portant sur ce sujet se déroulera ce jeudi 9 juillet à 20 h 30 à la salle Ungerer à Logelbach.
Source : DNA du jeudi 9 juillet 2009
Des travaux de sécurité entrepris à la chapelle Herzog à Logelbach brisent le cœur des amis des vieilles pierres.
« Tristes nouvelles du Logelbach », écrit un habitant du quartier...
Source : L'Alsace du samedi 11 juillet 2009
Façade
de la chapelle Herzog au Logelbach (photo Guy Frank, 17 mars 2010)
A Logelbach, les mesures de nettoyage entreprises sur la chapelle Herzog pour éviter les pierres qui tombent ont fait polémique. Jeudi soir, une réunion publique sur le sujet a eu lieu.
« Nous avons fait tomber les éléments qui seraient tombés de toute façon. » C'est la justification qu'a donnée Claude Meyer jeudi soir lors de la réunion publique suite à la purge de la chapelle Herzog à Logelbach. En montrant des photos prises pendant l'intervention de son entreprise, le gérant des Etudes et Travaux d'Accès Difficile (ETAD) a voulu affirmer devant la commune de Wintzenheim la nécessité des mesures prises. Pourtant, le public dans la salle Ungerer ne semblait pas complètement convaincu. « J'aurais d'abord proposé un diagnostic par les monuments historiques », insiste Daniel Jeannette, directeur de recherche au Centre National de Recherche Scientifique (CNRS). Une partie des assistants a surtout critiqué la façon d'intervenir qui avait endommagé les statues sur la façade et entièrement morcelé la croix sur le toit du bâtiment.
Recours à la sécurité
Comme Serge Nicole, maire de Wintzenheim, confirmait, il s'agissait avant tout d'une question de sécurité : « Je ne peux pas permettre que les enfants qui jouent régulièrement devant l'église soient frappés par des pierres qui tombent. », a-t-il clamé. Claude Meyer affirmait que la fragilité de la pierre avait causé l'altération que l'on voyait aujourd'hui. Les statues ont été endommagées en prenant l'eau : « Alors dès qu'on les a effleurées lors de l'intervention, des grands éléments sont tombés », dit-il. Les mesures prises étaient basées sur deux rapports des Bâtiments de France qui datent de 1996 et de 2004.
Mesures en vue
Claude Meyer de l'ETAD a indiqué : ni les statues, ni la croix ne seront restaurables : « Quand tout est fissuré, il n'y a plus grand chose à restaurer. » Selon Serge Nicole, une reconstruction entière des éléments détériorés est hors de portée. D'ailleurs, l'église Notre-Dame-de l'Assomption est également dans un mauvais état. « A mon avis, il vaut mieux se concentrer sur une des deux églises », a suggéré le maire. Une analyse du béton de l'église blanche a été faite, dont les résultats seront connus en septembre. Les travaux envisagés coûteront environ 35.000 €. Pour la chapelle Herzog une telle solution n'est plus possible. Le monument historique a été dégradé d'une façon irréparable.
Source : Élisabeth Jahn, DNA du samedi 11 juillet 2009
Paul-André
Cattin lors de l'assemblée générale de la Société d'Histoire de Wintzenheim
en 2007 (photo Thierry Struss, 24 mai 2007)
Paul-André Cattin est décédé le 19 juillet à l'âge de 74 ans, suite à une courte maladie supportée avec courage.
Paul-André Cattin est né le 26 février 1935 à
Colmar des époux Paul Cattin, installateur, et
Jeanne Thomann, secrétaire. Il a grandi en présence de ses deux petites sœurs, Marie-Jeanne, née en 1936, et Marie-Reine, née en 1946. Marié à
Colmar en 1961 à Jacqueline Halter, décédée en 1975, il a eu deux enfants,
Michel, né le 27 septembre 1962, et Anne, née le 26 septembre 1970.
Paul-André était l'heureux grand-père de cinq petits-enfants :
Laurent, né en 1987, et Clément, né en 1992, fils de Michel, et Hugo, né
en 1996, Eva en 1998 et Félicie en 2001, enfants d'Anne Cattin,
mariée Klinklin.
Il a été scolarisé à l'école Pasteur, a poursuivi ses études chez les pères
des Trois-Epis puis ceux de Fribourg en Suisse avant d'intégrer le lycée
Bartholdi de Colmar. Il fut ensuite étudiant à l'école normale de Colmar.
Service militaire de 22 mois dont une partie en Algérie, avec une formation
aux EOR (des liens restant avec les « Cosacs ») et un passage chez
les zouaves. Instituteur, sa vie professionnelle s'est déroulée pour la plus
grande partie à l'école élémentaire de Logelbach. Retraité depuis 1993,
il réside à Colmar et fut très actif dans le quartier Saint-Joseph, d'abord
comme petit chantre, puis en s'investissant dans la paroisse. Ses passions
furent la montagne (randonnées et ski), partagées avec les Vosges Trotters
Colmar, le chant choral avec une participation active durant de longues années
dans la chorale A Cœur Joie « Les Trouvères », puis plus récemment
la chorale de Munster Chanteval. Il entreprit également des recherches généalogiques
et historiques aboutissant à la rédaction de plusieurs articles dans les
« Dialogues transvosgiens », les annuaires des Sociétés
d'histoire de Wintzenheim et de Colmar entre autres. Il présidait également
« Les Amis de la Chapelle » de Logelbach.
Source : DNA du vendredi 24 juillet 2009
Publiée sur Internet et très lue dans le monde des arts et de la culture, La tribune de l'art (www.latribunedelart.com) a mis en ligne le 28 juillet dernier un article très détaillé sur « le vandalisme » opéré sur les statues de la chapelle néo-gothique Herzog, de Logelbach (DNA des 8 et 11 juillet). Signé par Didier Rykner, l'auteur du site, l'article illustré de nombreuses photos a déjà suscité des réactions outrées à travers tout le pays de spécialistes comme d'amoureux du patrimoine.
Source : Le Zapping, DNA du samedi 1er août 2009
Les
gargouilles déposées dans
les années 1980 se trouvent sur l'esplanade, devant l'édifice
(photo Jean-Marie Haeffelé, 2005)
La chapelle Herzog, dans le quartier de Logelbach à Wintzenheim près de Colmar, porte le nom de ses commanditaires, une famille d'industriels, Antoine Herzog (1786-1861) et ses fils Antoine (1816-1892) et Eugène (1819-1858). Cet élégant bâtiment néo-gothique en grès rose (ill. 1), inspiré par la Sainte Chapelle de Paris, fut construit à partir de 1860 sur les plans de l'architecte Johann van Soolen et consacré en 1862. Son chevet est orienté vers le sud, contrairement à l'usage. L'extérieur est orné de statues : sur les côtés, dix apôtres (deux manquent, soit qu'ils n'aient jamais été sculptés, soit qu'ils aient été enlevés) et sur les deux tourelles de la façade, les saints patrons de la famille Herzog, saint Eugène et saint Antoine. Toutes ces figures sont en grès gris et probablement dues aux ciseaux d'Henri Fonderie, sculpteur français né à La Haye en 1836, auteur du tympan du portail représentant Le Christ en croix entouré par la Vierge et saint Jean.
En 1984, la chapelle fut acquise par la commune et inscrite en totalité à l'Inventaire des Monuments Historiques, y compris les sculptures. Dans le compte-rendu d'une réunion de la Commission régionale du Patrimoine historique, archéologique et ethnologique chargée le 20 juin 1994 de se prononcer sur l'opportunité d'un classement, on peut lire que M. Bischoff, représentant la Fédération des sociétés d'histoire d'Alsace : « estime que la "Sainte-Chapelle du Logelbach" est le plus exceptionnel monument néo-gothique de Haute-Alsace. Il relève l'excellente qualité de la sculpture, qu'il rapproche de la sculpture rémoise du XIIIe siècle. » Le classement, alors demandé par la commune, fut proposé par cette commission à l'unanimité moins l'abstention de cinq voix (sur dix-huit votants) mais il fut finalement refusé par la Commission supérieure des Monuments Historiques. Si le dossier précise qu'en raison d'infiltrations des eaux de pluie, certains éléments sculptés étaient très abîmés, notamment des gargouilles qu'on avait dû déposer il y a plusieurs années (elles se trouvent sur l'esplanade, devant l'édifice) et que la corniche menaçait de se déstabiliser, nulle part les statues en pied ne sont mentionnées comme étant en mauvais état de conservation.
Les photos illustrant cet article témoignent de la qualité de la statuaire. Hélas, tout cela n'est plus qu'un souvenir : la protection Monuments Historiques n'a pas empêché le maire de la ville, Serge Nicole, sans que la Direction Régionale des Affaires Culturelles soit même informée, de commander à une entreprise locale l'« épuration » de ces statues et des éléments décoratifs sculptés, sous prétexte que ceux-ci menaçaient la sécurité du public. Les clichés parlent d'eux-mêmes : les œuvres sont pour la plupart détruites au-delà du réparable, les visages en particulier (à l'exception de celui de Thomas) ayant été complètement martelés.
A nos interrogations, la mairie a répondu que ces mesures ont été prises « pour des raisons de sécurité », et s'est appuyée sur deux « rapports » - il s'agit en réalité de courriers de deux pages chacun des services des Monuments Historiques datant respectivement de 1996 et de 2004 - pour les justifier.
La mairie nous a faxé ces documents. Dans le premier (1996), l'architecte des Bâtiments de France énumère les désordres de la chapelle. Parmi ceux-ci, il confirme le mauvais état de plusieurs parties de la balustrade haute dont certains éléments risquent de chuter, ainsi que d'une gargouille de l'angle sud-est. En ce qui concerne les sculptures, il signale qu'elles sont « dégradées » sans préciser davantage, et en ajoutant simplement que le Saint Barthélémy « se feuillette à de très nombreux endroits ». Nulle part il ne laisse penser que ces sculptures pourraient représenter un quelconque danger.
Dans le second, en 2004, signé à nouveau par l'architecte des Bâtiments de France qui a entre-temps changé, il est précisé à nouveau que les balustrades en grès rose sont très dégradées, que trois ont déjà été déposées et que les huit restantes posent un problème de sécurité « même si les façades latérales ne sont pas accessibles au public ». Il ajoute : « Les sculptures en grès gris pourraient également être nettoyées », ce qui prouve donc qu'elles ne sont pas dangereuses puisqu'il n'est question ici que de les « nettoyer ». L'architecte termine sa lettre en signalant que « les travaux sur des bâtiments inscrits sur la liste supplémentaire des Monuments Historiques doivent faire l'objet d'une déclaration auprès du préfet de région [et que] tous travaux effectués sur un bâtiment inscrit nécessitent un dossier de permis de construire »
On voit donc mal ce qui pourrait, dans ces deux courriers (dont le plus récent a cinq ans !), justifier aujourd'hui le martèlement de sculptures protégées au titre des Monuments Historiques. Si ces statues étaient menaçantes, ce n'était pas pour le public qui ne peut accéder à l'aplomb des façades, qui sont depuis longtemps interdites d'accès par des grilles. S'il fallait absolument empêcher la chute de pierres (dont les photos montrent qu'elle ne semblait pas imminente, les sculptures apparaissant plutôt en bon état avant la « purge ») il était toujours possible de mettre des filets de protection en attendant une restauration. Il fallait dans tous les cas se rapprocher de la DRAC.
Or, celle-ci nous a confirmé qu'elle n'avait pas été informée et qu'elle avait encore moins donné son autorisation. Elle n'a été prévenue que récemment. Elle va demander des explications à la mairie et souhaite pouvoir récupérer les gravats qui seraient encore conservés par l'entreprise pour envisager une restauration des sculptures. Cela semble parfaitement illusoire : il est fort peu probable qu'il soit possible de retrouver des morceaux en suffisamment bon état après que ces œuvres ont été martelées et que les morceaux sont tombés sur le sol.
Nous avions écrit dans un premier temps qu'il était sidérant qu'un élu ne sache pas qu'aucun travaux sur des monuments historiques - et à plus forte raison aucune dégradation ou destruction - n'est possible sans autorisation de la DRAC. Cette ignorance n'aurait pas exonéré le maire de Wintzenheim de ses responsabilités. Mais il s'avère que le courrier reçu en 2004, et sur lequel s'appuie le maire pour justifier son action, explique clairement qu'il n'avait pas le droit d'agir ainsi. Celui-ci était donc parfaitement au courant et a agi sciemment.
Rappelons que le vandalisme sur des monuments historiques protégés est puni par la loi. Depuis 2008, le ministère de la Justice et celui de la Culture ont même obtenu une aggravation des peines. L'article 714-1 du code du patrimoine prévoit que : « La destruction, la dégradation ou la détérioration est punie d'une peine de sept ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende lorsqu'elle porte sur un immeuble ou un objet mobilier classé, inscrit ou protégé [...] » Nous sommes exactement dans ce cas.
Depuis la récente réforme du code du patrimoine, c'est désormais aux propriétaires que revient la maîtrise d'ouvrage sur les monuments historiques. Une restauration de cette chapelle, qui sera de toute façon nécessaire, verra donc la mairie de Wintzenheim en assurer la direction. Décidément, on marche sur la tête.
Source : Didier Rykner, La Tribune de l'Art, 28 juillet 2009 ( www.latribunedelart.com )
La
page d'accueil du nouveau site Internet de la commune de Wintzenheim (telle qu'elle apparaissait le 6 septembre 2009)
Le nouveau site Internet de la commune de Wintzenheim, plus complet et plus attractif, est ouvert depuis un mois. Avec une nouvelle adresse.
Exit l'ancien site Internet. La ville de Wintzenheim
fait peau neuve sur le web. « Une commune comme Wintzenheim
se doit de communiquer et d'informer sur Internet », estime le maire Serge Nicole.
C'était une promesse de campagne. Il a fallu un peu plus d'un an pour la
mettre en oeuvre. « On a préféré prendre le temps de faire les choses
bien. On a fait appel à une société spécialisée pour un coût de 5000 € », explique Serge Nicole .
L'ancien site de la commune,
peu attractif, et qui faisait surtout le lien avec le portail de l'administration française, sera liquidé.
Sous une nouvelle adresse, www.ville-wintzenheim.fr,
le site officiel s'ouvre sur des photos de la commune et le mot du maire. Son
plan a été échafaudé par Olivier Letorel, du service culturel, et son chef
Christian Buhler, avec la collaboration de Frédérique Macquet.
Le menu offre une foule d'informations pratiques à destination des habitants,
sur la commune, la nouvelle équipe municipale et son travail (présentation
des élus, des commissions), les services municipaux, mais également les
commerces, établissements scolaires, et les différentes structures de santé,
garde d'enfants, etc.
« Chaque adjoint et chacun des trois conseillers délégués a rédigé
sa propre fiche personnalisée pour présenter sa compétence », précise
Christian Buhler, chef du service culturel. Le compte rendu des réunions du
conseil municipal sera également mis en ligne. C'est déjà le cas pour la séance
du 3 juillet. « Nous n'avons pas encore de caméras, comme à Colmar,
mais c'est un début » plaisante Serge Nicole. A télécharger également,
le bulletin municipal.
Une autre rubrique donne le calendrier des manifestations. Enfin, une partie
est réservée aux personnes extérieures, comme les touristes, avec
informations historiques ou pratiques, possibilités d'hébergement, etc.
Le site fournit les contacts pour adresser des e-mails aux élus et à la
plupart des services, mais l'interactivité avec le public n'est pas prévue.
« Cela nécessite un suivi trop important » indique le maire.
Finalement, sur ce site, peu d'informations nécessitent une remise à jour régulière.
A noter que ce site proposera un lien avec le site Internet de la Communauté
d'agglomération de Colmar (CAC), qui sera validé en septembre.
Source : V.F., DNA du mercredi 5 août 2009
Statue de Gustave-Adolphe Hirn à Colmar, réalisée en 1891-1894 par Frédéric-Auguste
Bartholdi. Elle se trouve Square Hirn, à l’angle des boulevards du Champ de Mars et Saint-Pierre.
Président 1877 à 1890 de la Société d’histoire et d’ethnographie de Colmar qui gère le Muséum, Gustave-Adolphe Hirn fait partie des grands physiciens du 19°siècle.
Quel lien y a-t-il entre la thermodynamique, la musique et la philosophie ? Aucun a priori. Et pourtant, selon le physicien Colmarien Gustave-Adolphe Hirn, tout est lié…
Gustave-Adolphe Hirn voit le jour à Logelbach le 21 août 1815. Son père, le dessinateur Jean-Georges Hirn, est associé dans l’entreprise de textile de la famille Haussmann. Le jeune Gustave-Adolphe rejoint les établissements Haussmann, au Logelbach, en tant que chimiste coloriste en 1834. Quelques années plus tard, il devient « ingénieur en filature et tissage » en charge de l’entretien et de la réparation des machines. Le jeune homme s’intéresse particulièrement au lien entre la machine à vapeur et les métiers à tisser qu’elle entraîne . C’est à ce moment que le déclic va avoir lieu : « à l’époque où Gustave-Adolphe Hirn travaille au Logelbach, ses recherches étaient très orientées sur l’amélioration de l’outil de travail. Mais à côté de cela, il a commencé à théoriser ses observations en y ajoutant des connaissances mathématiques », explique Marc Lischer, responsable de l’administration du Musée d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar.
Frottements et musique
L’ingénieur va notamment étendre ses travaux sur l’étude des frottements mécaniques et de la propagation des ondes, que l’on appellera plus tard la thermodynamique, à la musique. Une démarche étonnante à première vue, mais néanmoins logique d’après Marc Lischer : « il procédait par analogie. L’extension de ses études à la musique et à l’acoustique se fait en droite ligne de ses recherches sur la propagation des ondes. ». Les centres d’intérêts de Gustave-Adolphe Hirn ne s’arrêtent pas là, bien au contraire : il se penche aussi sur la mécanique des fluides, la philosophie et même l’astrologie. En 1889, l’érudit écrit un traité sur la probabilité de l’existence d’une forme de vie ailleurs que sur Terre.
Un pur autodidacte
Étonnamment, Gustave-Adolphe Hirn n’est issu d’aucune école et ne possède aucun titre universitaire : « c’était un pur autodidacte, confirme Marc Lischer. Son précepteur, Monsieur Doyen, lui a donné ses premières notions de physiques et de maths. Tout le reste, il l’a appris à partir d’expériences sur le terrain » . Ce qui ne donne que plus de mérite au physicien renommé qu’il est devenu.
Grand président, petit donateur
Comparé à d’autres membres de la Société d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar, Gustave Adolphe Hirn n’a presque rien donné au Muséum de son vivant. Les registres font seulement état de quelques reptiles. « Hirn n’était pas un collectionneur mais un ingénieur », rappelle Marc Lischer, responsable de l’administration du musée. Plus intellectuel qu’homme de terrain donc. Pour autant, le physicien a énormément contribué à la renommée du musée. Durant ses 13 ans de présidence de la Société, (1877-1890), il a mis sur pied de nombreux partenariats avec d’autres associations scientifiques en France et à l’étranger.
Ouvrage majeur
Le savant colmarien a régulièrement publié ses travaux dans le Bulletin, la publication annuelle de la Société d’histoire naturelle et d’ethnographie de Colmar. À la mort de Gustave Adolphe Hirn, sa veuve a légué au Muséum le manuscrit de l’ouvrage majeur son mari, l’« Esquisse élémentaire de la théorie mécanique de la chaleur et de ses conséquences philosophiques » et quelques-uns de ses objets personnels comme sa lunette astronomique. Son fauteuil, sur lequel se sont assis ses successeurs à la présidence de la Société d’histoire naturelle et d’ethnographie se trouve toujours au Muséum.
Source : Boris Marois, L'Alsace du lundi 24 août 2009
Les
statues dégradées par le temps (collection JMH). « La ville s'est engagée auprès des Monuments
historiques pour faire faire une étude du grès des statues. En fonction du résultat,
on pourra traiter ou pas. Notre souci est surtout d'éviter les infiltrations
dans la pierre, qui pourrait éclater suite à un coup de gel », relève Serge
Nicole, maire de Wintzenheim. « Cependant, ajoute-t-il, notre priorité
actuelle, c'est l'église Notre-Dame qui à côté est en train de s'écrouler
». Des fragments de sculptures de la chapelle sont stockés sur le site, «
mais on n'a pas pu garder grand-chose ».
Après la « purge » de la chapelle Herzog à Logelbach, le conservateur régional des monuments historiques joue l'apaisement.
Simon Piéchaud, le conservateur régional des monuments historiques à la
Drac (direction régionale des affaires culturelles), s'exprime aujourd'hui
sur ce qui est devenu « l'affaire » de la chapelle Herzog.
Simon Piéchaud, que pensez-vous de cette affaire ?
Le problème ne réside pas sur le principe, ni sur la méthode, mais sur
les conditions d'exécution. Cet édifice posait des problèmes de
conservation et de sécurité depuis déjà un certain temps. Au point que le
conseil de faire intervenir une entreprise spécialisée dans la purge a été
donné par le ministère de la Culture.
Vous n'avez pas été informé, est-ce normal ?
Non, c'est une irrégularité.
N'y avait-il pas d'autres solutions, moins radicales ?
L'autre solution est de poser une protection comme un filet. C'est une
question de coût et aussi de situation. Les gens ne savent pas toujours qu'on
rencontre souvent des problèmes de ce type avec les constructions du XIXe siècle.
C'est une période de forte expansion et donc de forte demande de matériaux
de construction. Or, plus la demande est forte, plus la qualité baisse. Par
ailleurs, les conditions de pose peuvent engendrer un phénomène de
feuilletage. Du coup, on se retrouve aujourd'hui avec des édifices en grès
de qualité moyenne qui posent des problèmes au bout d'un siècle, un siècle
et demi. C'est fatalement un type de pierres qui est appelé à se dégrader
au point de devenir dangereux voire de disparaître. On voit ça à Saint-Étienne
à Mulhouse ou à l'église Saint-Paul à Strasbourg par exemple.
Mais la procédure n'a pas été respectée à Logelbach...
Oui, l'opération a été réalisée sans cahier de charges fixé par nous.
La municipalité aurait dû nous demander quel mandat elle devait donner à
l'entreprise. L'entreprise est compétente, ce n'est pas la question, mais
elle a fait son travail sans directive et les services municipaux ne lui ont
pas donné d'indications suffisantes pour qu'elle puisse procéder de façon plus circonspecte.
Que dites-vous de la colère des Amis de la chapelle ?
L'opération était spectaculaire, d'autant plus qu'elle n'a pas été présentée
en amont. C'est apparu comme un fauchage. En réalité, l'entreprise a
travaillé globalement correctement. Le problème vient peut-être plus de
l'absence de communication à l'égard de l'association, des voisins.
Ce qui a été fait ne vous semble donc pas choquant ?
Non. La purge n'a pas été systématique. Les pierres lambda sont tombées
par terre, mais les éléments à valeur esthétique ou architecturale ont été
déposés et conservés en vue d'une restauration ultérieure. Cela ne me
choque pas si on se lance maintenant dans un projet de restauration.
Longue procédure
La purge était le moyen approprié pour gérer le risque. Cela a été
fait précipitamment, sans communiquer, sans projet cohérent et global. Notre
ambition aujourd'hui est de procéder à la restauration de l'édifice qu'il mérite.
Le maire est conscient que l'édifice ne peut pas rester comme ça.
Il invoque pourtant déjà un manque d'argent...
A priori, il y a toujours des problèmes d'argent et a posteriori ça se règle
presque toujours. Le financeur reste la mairie, mais il y a un système de
subvention avec l'État, les collectivités locales. Et puis, la municipalité
met des moyens pour l'animation de la chapelle, peut-être faut-il mieux répartir
en faveur de la conservation.
Donc les statues vont être « recomposées » avec les éléments conservés ?
On remploiera les éléments qui peuvent l'être. Mais si le grès est vicié,
ce n'est pas la peine de le remettre en place car il va continuer à se dégrader.
Je ne veux pas anticiper sur le travail d'étude à venir, mais il est très
probable que la restauration supposera de faire des copies. Comme cela a été
fait à la cathédrale de Strasbourg par exemple.
Quand reverra-t-on l'édifice restauré ?
La procédure est longue. Avant deux ans, il ne faut pas penser voir réaliser les travaux.
La Drac ne s'est donc pas offusquée de toute cette histoire...
Que voulez-vous que je fasse ? ! Que je porte plainte ? ! Cela ne ferait
pas avancer le schmilblick. Il n'y a pas eu de mauvaise volonté, plutôt une
méconnaissance de la délicatesse de la chose. Il y a eu une réunion avec
l'entreprise et la municipalité pour faire le point. On s'est expliqué avec
la mairie. Chacun a reconnu là où cela avait dysfonctionné. Je ne me félicite
pas du résultat, mais il ne faut jeter la pierre à qui ce soit. Aujourd'hui,
après cette purge mal comprise, il faut reconstruire la cohérence de la démarche.
Propos recueillis par Annick Woehl.
L'émotion des riverains
C'était début de l'été. Le maire de Wintzenheim, propriétaire de la chapelle Herzog à Logelbach, avait demandé à une entreprise spécialisée d'épurer les statues et éléments décoratifs sculptés qui menaçaient la sécurité publique. Une "purge", puisque tel est le mot approprié.
L'opération s'est déroulée sans qu'en soient informés le service des monuments historiques à la Drac (direction régionale des affaires culturelles) ni les Amis de la chapelle au sein duquel se trouvent beaucoup de voisins de l'édifice religieux. C'est dire que quand ces derniers ont entendu les pierres tombées au sol, ils n'en ont pas cru leurs oreilles... S'était ensuivie un grondement de révolte répercuté par divers médias, dont "La tribune de l'art" qui parlait de "vandalisme" ou "L'Alsace" notamment dans son édition du 11 juillet.
Des amis du patrimoine alsacien et des arts pleuraient le côté irréversible de la purge allant jusqu'à annoncer l'arrivée des "Talibans" à Wintzenheim. Simon Piéchaud, le conservateur régional des monuments historiques, relativise.
Source : L'Alsace du samedi 5 septembre 2009
À l'occasion du festival « Le solstice du lévrier », Guy Frank avait rassemblé quelques photos anciennes de la commune représentant ou comportant des animaux qu'il a présentés lors d'une exposition les 20 et 21 juin derniers.
Mais fallait-il laisser dans l'ombre toutes celles qui n'ont pu, faute de place, être présentées au public ? L'idée s'est donc vite imposée de réunir cette collection exceptionnelle dans un livre, Le Bestiaire de Wintzenheim ouvrage unique en Alsace. Les animaux figurant sur les photos constituent une porte d'entrée pour découvrir le mode de vie des générations qui nous ont précédés dans la première moitié du XXe siècle. Une balade à travers un écomusée virtuel : celui de la cité du lévrier.
Les documents qui sont rassemblés dans cet ouvrage ont été prêtés par plus de 90 familles et collectionneurs qui ont accepté d'ouvrir leurs albums pour l'occasion.
Du cheval au lévrier
Ils sont d'une telle richesse et variété qu'il a fallu opter pour une approche thématique. Grâce à ce fil conducteur, nous découvrons le rôle essentiel tenu par l'animal dans les fermes, les élevages, les exploitations agricoles, ou tout simplement dans les demeures.
Le cheval y tient évidemment une place prépondérante notamment pendant la période des vendanges, mais les animaux de compagnie, de basse-cour, les cochons, moutons, chèvres, vaches, boeufs et taureaux, et les animaux sauvages ne sont pas en reste. Sans oublier le lévrier représenté sur les armoiries de la ville depuis 1550 au moins et les enseignes : l'Hôtel de la Cigogne, le Cheval Blanc, le Poisson Rouge...
Guy Frank renonce à toute rémunération pour la réalisation de ce livre et offre ses droits d'auteur à deux associations de la commune. « Le Bestiaire » sera donc mis en vente au profit du Club de l'amitié et du conseil municipal des jeunes de Wintzenheim.
Une souscription permet de commander l'ouvrage au prix de 30 Eur au lieu de 35 après parution. Les bulletins de souscription sont disponibles à la mairie de Wintzenheim (service culturel). On peut également les imprimer à partir du site Internet www.knarf.info
Les 250 premiers exemplaires commandés en souscription seront numérotés.
En attendant la parution de l'ouvrage aux Éditions Jérôme Do Bentzinger à Colmar prévue pour le mois de novembre, les 385 photos qu'il contiendra peuvent être consultées sur le site Internet de l'auteur : www.knarf.info
Source : L'Alsace du samedi 5 septembre 2009
L'horloge
de la synagogue de Wintzenheim (photo Guy Frank, 11 septembre 2010)
Comme chaque année, la communauté juive a ouvert dimanche les portes de ses lieux de culte afin d'instaurer un dialogue et des échanges avec le grand public.
La synagogue de Wintzenheim, que très peu de personnes connaissent vu qu'elle est située au bout d'une petite rue (qui porte d'ailleurs le nom de rue de la Synagogue), accueillait dimanche les curieux qui avaient fait le détour, depuis que le contournement ne les fait plus passer par la rue principale.
Cette journée était aussi l'occasion de l'aérer, vu qu'elle ne sert que très rarement pour des cérémonies. À cela plusieurs raisons : il n'y a plus qu'une vieille dame juive dans la commune, ainsi qu'un couple. Or, et c'est en cela que de telles journées d'information sont intéressantes, il faut qu'il y ait au moins onze personnes de sexe masculin, célébrant inclus, pour qu'un office puisse avoir lieu. De sorte que, quand la communauté est restreinte comme ici, il n'y a que des mariages ou des Bar-mitsva qui s'y déroulent. Cela fut le cas il y a quatre ans pour le petit-fils de Raymond Geismar de Turckheim, qui est le président de la communauté de Wintzenheim.
Trace très ancienne
Il a pu accueillir dimanche une centaine de visiteurs qui ont découvert les objets traditionnels et goûté aux pâtisseries préparées à leur intention. Bien évidemment, les fêtes n'étaient pas oubliées puisqu'elles étaient le thème majeur de cette année. Des panneaux explicatifs permettaient de comprendre les principaux jeûnes, les fêtes des pèlerinages, les demi-fêtes et surtout les fêtes « redoutables » que sont Roch Hachana et Yom Kippour, l'intervalle entre elles étant le temps durant lequel Dieu décide si la personne vivra un an de plus ou non.
Selon les historiens, il existait ici une communauté dès le 13e siècle et ce jusqu'en 1348, date à laquelle ses membres furent chassés au moment de la peste noire. La ville de Colmar étant interdite aux juifs jusqu'à la Révolution, c'est forcément dans les bourgs limitrophes que se sont développées les communautés, Wintzenheim comptant ainsi 724 israélites en 1865, qui avaient leur propre cimetière. La synagogue actuelle, remplaçant celle démolie au 18e siècle, peu de temps après son achèvement sur ordre du Conseil souverain d'Alsace, date de 1748 et a été agrandie à deux reprises, la dernière en 1869, suivant la croissance de la communauté.
Source : L'Alsace du lundi 7 septembre 2009
Le
Bestiaire de Guy Frank, un prétexte pour raconter une tranche d'histoire...
(Photo DNA - Gil Michel)
Les veaux, vaches et cochons qui peuplaient les rues de Wintzenheim entre 1900 et 1960 sont les vedettes du « Bestiaire de Wintzenheim » de Guy Frank dont la parution est prévue en novembre.
« Les animaux sont un prétexte pour raconter une tranche d'histoire de Wintzenheim et découvrir l'environnement dans lequel vivaient nos grands-parents », indique Guy Frank. Un paysan menant sa vache à la fontaine publique, un enfant buvant le lait d'une chèvre, ou un montreur d'ours parcourant les rues de la ville sont quelques-unes des anecdotes racontées au fil des pages du Bestiaire de Wintzenheim. L'ouvrage à paraître en novembre, qui rassemble 385 illustrations, est d'ores et déjà disponible sur internet.
Intéresser les jeunes à l'histoire de la ville
« J'ai choisi de le rendre accessible pour tenter d'intéresser les
jeunes à l'histoire de la ville et pour être clair vis-à-vis des personnes
qui m'ont prêté les photos. Ma démarche n'est pas lucrative »,
explique l'auteur. L'ouvrage représente une année de travail, en solitaire,
passée à rassembler photos et cartes postales, à les scanner et les
remettre en état. Enfin Guy Frank a effectué les recherches nécessaires à
l'écriture des légendes.
Les illustrations sont classées par familles d'animaux. Aux côtés des
chevaux, cochons, chiens et animaux sauvages, on découvre également un
chapitre consacré à la guerre 14-18. Celui-ci a été élaboré à partir
des clichés du photographe Auguste Andrès, d'un livre de l'ancien maire Eugène
Bouillon et d'une chronique rédigée au jour le jour par les sœurs enseignantes de la ville.
Une façon durable de réunir les 385 photos
Parmi toutes les photos historiques ou simplement anecdotiques fournies par
une centaine de familles de Wintzenheim, se trouve
un dessin de Victor Huen illustrant une troupe napoléonienne devant la Croix
Blanche vers 1810, diverses représentations du lévrier ou encore une gravure
de 1575 représentant un plan de St-Gilles. Ce qui ne devait être qu'une
exposition ponctuelle organisée durant le Solstice du Lévrier deviendra dès
novembre un ouvrage. « J'ai trouvé un tel écho lors de mes recherches,
qu'il a fallu trouver une façon de réunir durablement ces 385 photos ».
Le Bestiaire de Wintzenheim de Guy Frank paraîtra
aux éditions Do Bentzinger. 500 exemplaires seront vendus au prix de 35 euros.
Une souscription est ouverte à 30 euros. Les droits d'auteur seront reversés
au Club de l'Amitié et au Conseil municipal des Jeunes de Wintzenheim.
Le livre est consultable sur le site www.knarf.info
Source : DNA du mardi 8 septembre 2009
Le conservateur régional des monuments historiques d'Alsace, Simon Piéchaud, représentant du ministère de la Culture vient d'accorder une interview stupéfiante au journal L'Alsace du 5/9/09, titrée « Chapelle Herzog - Ne pas jeter la pierre ».
Tentant d'excuser la municipalité de Wintzenheim, celui-ci ne cesse de se contredire tout au long de l'article, ce qui témoigne d'ailleurs du malaise de l'administration. Tout en reconnaissant que : « [la DRAC] n'a pas été informée », que : « cela a été fait précipitamment, sans communiquer, sans projet cohérent et global », qu'il n'y a pas eu de « cahier des charges fixé par [la DRAC] », qu'il y a eu « une méconnaissance de la délicatesse de la chose » et que « l'autre solution [était] de poser une protection comme un filet », il ose affirmer contre toute évidence que « l'entreprise a travaillé globalement correctement », ajoutant même que : « le problème vient peut-être plus de l'absence de communication à l'égard de l'association, des voisins » ! Tous les spécialistes de la restauration pourront le démentir, comme l'ont fait par anticipation ses propres services que nous avions interrogés pour écrire notre article et qui nous avaient affirmé que jamais ils n'auraient donné leur autorisation d'agir ainsi.
D'ailleurs, lorsque la journaliste de L'Alsace lui
demande si « la DRAC ne s'est pas offusquée de cette histoire », il
répond : « que voulez-vous que je fasse ? Que je porte plainte ? Cela ne
ferait pas avancer le schmilblick. » La seule réponse logique, vu ce
qu'il venait d'avancer, aurait été de dire qu'il n'y avait pas matière à
plainte puisque, d'après lui, le travail a été bien fait.
On retrouve les mêmes contradictions dans les projets
pour une éventuelle restauration. Simon Piéchaud prétend ainsi que « la
purge n'a pas été systématique. Les pierres lambda sont tombées par terre,
mais les éléments à valeur esthétique ou architecturale ont été déposés
et conservés en vue d'une restauration ultérieure. », tout en affirmant
ensuite : « On remploiera les éléments qui peuvent l'être. Mais si le
grès est vicié, ce n'est pas la peine de le remplacer car il va continuer à
se dégrader. Je ne veux pas anticiper sur le travail d'étude à venir, mais il
est très probable que la restauration supposera de faire des copies. Ce qui
donne, après traduction : « aucune étude n'a été faite pour savoir
quels éléments du grès étaient détériorés, on a enlevé soigneusement
tous les éléments intéressants pour les remettre en place, mais l'étude à
venir va sûrement démontrer que ces éléments sont en mauvais état, donc on
va faire des copies ». Il suffit de regarder les photos que nous avons
publiées (
Le jugement de la DRAC dans cette affaire est évidemment politique. Il ne faut pas faire de vagues avec les élus. Ceux qui le souhaitent peuvent donc continuer à vandaliser leur patrimoine, il suffit d'ignorer la législation. Le message est clairement passé. Avec l'aval du ministère de la Culture.
1. Il ajoute : « comme cela a été fait à la cathédrale de Strasbourg par exemple », oubliant de préciser que les originaux ont été soigneusement déposés et sont maintenant exposés au Musée de l'Œuvre ».
Source : Didier Rykner, La Tribune de l'Art du 9 septembre 2009
L'annuaire 2008-2009 a été présenté aux membres de la Société au cours de l'assemblée
générale (photo Armelle Bohn, 11 septembre 2009).
Wintzenheim / Société d'histoire : Un appel aux bonnes volontés
Lors de l'assemblée générale de la Société d'histoire de Wintzenheim vendredi soir, les membres de l'association ont ouvert les pages du tout nouvel annuaire 2008/2009.
Le nouveau président de la Société d'histoire de Wintzenheim
Jean-Jacques Muller a ouvert vendredi soir sa première assemblée générale
par un mot d'accueil adressé aux membres présents puis par un hommage à
l'ancien vice-président Paul-André Cattin décédé récemment.
Le nouveau secrétaire Christian Freyburger a procédé à la lecture du procès-verbal
de l'assemblée 2008. Marcel Meyer, Ludovic Conte et Jean-Louis Meyer ont été
élus au conseil d'administration. Eugène Terrasson et Jacqueline Strub ont
été reconduits au poste de réviseurs aux comptes. Guy Daesslé, conseiller
général et Marie-Odile Vogel pour la municipalité de Wintzenheim
ont conforté leur soutien aux actions et projets menés par l'association.
... et aux auteurs
Le président Muller a annoncé la parution du prochain annuaire en 2011.
Il a fait un appel aux suggestions et invité les futurs auteurs à se déclarer.
La Société participera le 22 novembre au Salon du Livre. Une implication
dans les festivités du 65e anniversaire de la libération de Wintzenheim
a par ailleurs été envisagée. Guy Frank a lancé un appel aux bonnes volontés,
notamment à l'attention des nouveaux membres invités à s'investir dans le
projet et à l'animer. « Fêter un anniversaire ne se résume peut-être
pas uniquement à coller des photos sur un mur ». Au cours de la soirée,
les membres de la Société ont découvert les articles du nouvel annuaire
2008/2009.
Le 12 novembre à 20h à la salle Laurentia, aura lieu une conférence sur le
château du Hohlandsbourg. Toutes les informations sur l'association sont
disponibles sur le site www.shw.fr
Source : DNA du mardi 15 et L'Alsace du mercredi 23 septembre 2009
L'Annuaire
n° 12 de 2008-2009 avec en couverture une aquarelle de Joseph Bauer peinte en
juin 1944
Le président de la Société d'histoire de Wintzenheim Jean-Jacques Muller évoque sa première année passée à la tête de l'association et présente le nouvel annuaire 2008/2009.
Quel bilan dressez-vous de votre première année de président de la Société
d'histoire de Wintzenheim ?
C'était assez difficile. Il m'a fallu trouver mes repères, me faire
accepter par les membres. Chaque membre d'une équipe a sa propre façon de
travailler. L'association manque surtout de jeunes. Les anciens sont la mémoire
mais les jeunes doivent la faire perdurer.
Quel sont les sujets abordés dans l'annuaire 2008/2009 qui vient de sortir ?
Nous rendons hommage à Paul-André Cattin en publiant son dernier
article. Il y a notamment un article sur les optants de Wintzenheim,
une étude sur le thème des blasons et écus ainsi que des travaux réalisés
par Guy Frank. L'annuaire 2008/2009 est le numéro 12, il compte 130 pages
et 10 articles.
Pourquoi n'y a-t-il pas eu de parution en 2008 ?
Le poste de président était vacant. Ce ne sont pas les sujets qui manquent mais les auteurs.
Comment peut-on se procurer l'annuaire 2008/2009 ?
On peut l'acheter auprès des membres de la Société, à la mairie ou au Crédit
Mutuel. Son prix est de 20 euros. A l'avenir, nous utiliserons les nouvelles
technologies ; l'annuaire sera édité sur CD ou DVD.
Quels sont les projets de l'association pour cette année ?
Nous commençons la documentation en vue du prochain annuaire. En 12 ans,
nous avons épuisé pas mal d'archives. J'aimerais cibler davantage les
sujets à l'avenir.
Source : Audrey Vogel, DNA du mardi 15 septembre 2009
Le Club de l'amitié attend de nouveaux membres (photo DNA, Christian Motsch)
Septembre sonne l'heure des retrouvailles pour les membres du Club de l'Amitié de Wintzenheim. Ils reprennent leurs parties de cartes et de dés hebdomadaires et espèrent cette année recruter de nouveaux joueurs.
Ce jeudi après-midi, au Club de l'Amitié de Wintzenheim, une discussion passionnée s'engage devant les photos anciennes du Bestiaire de Guy Frank. A la recherche d'un visage connu, d'un nom ou d'un souvenir, chacun semble heureux d'être là. Après deux mois de vacances, le Club de l'Amitié rouvre ses portes chaque jeudi après-midi. Françoise Baumann en est la responsable bénévole depuis 1993. « Nous sommes beaucoup moins nombreux qu'avant. Certains sont décédés et les plus jeunes ont maintenant une voiture et d'autres occupations. »
La mémoire vive de la ville
Le groupe qui dépend de l'antenne colmarienne de l'APA, compte
actuellement 25 membres dont les cinq plus jeunes ont moins de 80 ans.
Ensemble, ils jouent au scrabble, à la belote ou au rami. L'heure du café
accompagné de gourmandises est le moment de l'après-midi incontournable et
attendu de tous. Au sein du club est réunie la mémoire vive de la ville. Une
fois par mois, Guy Frank anime le Plauderstund ewer Wenzena, une table ronde
autour d'un thème particulier. « C'est un exercice de mémoire ludique
et une séquence nostalgie pour eux, et pour moi un apport important pour mes
recherches historiques », souligne Guy Frank.
Françoise Baumann et son équipe d'animateurs espèrent séduire de nouveaux
membres et les invitent notamment à participer à la soirée restaurant du 8
octobre et à l'après-midi vin nouveau du 1er octobre.
Le Club de l'Amitié se réunit le jeudi de 14h à 18h au 31 rue Clémenceau
à Wintzenheim. Pour tout renseignement téléphoner
au 03.89.27.14.05.
Source : DNA du dimanche 20 septembre 2009
Voici l'essentiel de l'assemblée générale de la Société d'histoire de Wintzenheim, qui s'est tenue le vendredi 11 septembre à l'hôtel de ville sous la présidence de Jean-Jacques Muller, en présence de l'adjointe au maire Marie-Odile Vogel et du conseiller général Guy Daesslé.
L'annuaire n° 12 de 2008-2009 qui vient de paraître est disponible à la mairie au prix de 20 Euros.
Parmi les prochaines manifestations, citons une conférence de Christian Wilsdorf intitulée : « Le Château de Hohlandsbourg », qui aura lieu jeudi 12 novembre, à 20 h, dans la salle Laurentia, 71 rue du Mal Joffre à Wintzenheim. Entrée libre.
Élu le 11 septembre, le conseil d'administration se compose comme suit : président d'honneur Gérard Lincks ; président Jean-Jacques Muller ; vice-présidents Guy Frank et Hubert Krick ; secrétaire Christian Freyburger ; secrétaire-adjoint Jean-Louis Meyer ; trésorier Ludovic Conte ; trésorier-adjoint Bruno Meyer ; archiviste Charles Schillinger ; assesseurs Marcel Meyer, Thierry Struss ; membres de droit : Serge Nicole, maire de Wintzenheim ; Valérie Haidar, adjointe au maire.
Se renseigner : Société d'histoire de Wintzenheim, 28 rue Clemenceau, Tél. 03.89.27.94.94. Site internet : www.shw.fr ; Contact mail : contact@shw.fr .
Source : L'Alsace du mercredi 23 septembre 2009
Une récente étude de trafic à La Forge montre que 70 % des usagers de la route dépassent les 50 km/h réglementaires. Les habitants du lieu-dit se plaignent de l'insécurité quotidienne.
[...] Coupé en deux par la RD417, La Forge, qui naquit dans les années
1840 lorsque un Munstérien, J. Bicking, y créa son atelier de taillanderie,
abrite une petite centaine de personnes dont « 27 enfants de moins de 18
ans », se félicite Colette Blatz, une retraitée de l'ancien institut médico-pédagogique.
Devenu depuis ITEP (Institut thérapeutique éducatif et pédagogique), ce
centre est situé au sein de l'ancienne propriété de l'industriel colmarien
Jean Kiener. « Avec les enfants, il nous arrive de sortir en forêt.
Mais pour cela, il faut traverser la route », raconte une éducatrice de
l'institut. « Alors, il faut attendre, guetter le bon moment pour passer
de l'autre côté ! »[...]
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du vendredi 25 septembre 2009
Le point divers portant sur la chapelle Herzog a suscité un vif débat vendredi soir, lors du conseil municipal. Le maire, Serge Nicole, réaffirme que la décision d'épurer les statues de l'édifice était nécessaire. Pour des raisons de sécurité.
Serge Nicole s'attendait à une levée de boucliers de la part du groupe
Daesslé. Le dossier de la chapelle Herzog a en effet pris une tournure
politique depuis la détérioration en juillet dernier des statues qui ornent
les côtés de l'édifice religieux (DNA des 8 et 11 juillet). Le maire a pris
les devants, préférant argumenter avant d'écouter les critiques de ses
opposants. Il a succinctement rappelé les raisons pour lesquelles la
municipalité avait commandé un nettoyage des statues et de certains éléments
décoratifs sculptés de ce bâtiment néo-gothique en grès rose, inspiré
par la Sainte-Chapelle de Paris et consacré en 1962.
« L'entreprise spécialisée a réalisé une purge et a enlevé ce qui
menaçait de tomber. Beaucoup d'éléments, en grès friable, étaient
fragiles. Faire aujourd'hui un procès au maire, c'est trop facile. Mais
j'assume pleinement cette décision. Je préfère aller en prison que d'avoir
un mort, un gamin tué par une pierre, sur la conscience. J'ai fait mon boulot ».
« On veut savoir qui est responsable de la destruction de ces statues »
Maurice Bolla, du groupe d'opposition, calme le jeu. « Personne ne
vous reproche d'avoir placé en site protégé la chapelle Herzog. Cependant,
on veut savoir qui est responsable de la destruction de ces statues ».
Serge Nicole indique que la commune s'est appuyée sur deux documents des
Monuments historiques datant de 1996 et 2004 pour justifier cette
intervention. Puis il rappelle qu'à cette époque, le maire (Guy Daesslé)
« n'a pas mis un centime dans la chapelle ! Or, dès notre élection,
nous avons voté une subvention de 10 000 € que nous versons à
l'association des Amis de la chapelle ». Une ligne budgétaire qui sera
reconduite l'an prochain.
« Comprenez bien que pour ceux qui aiment les vieilles pierres, ce qui
s'est passé est extrêmement choquant », relance Maurice Bolla. Daniel
Leroy, nouveau président de l'association des Amis de la chapelle Herzog,
acquiesce. « Les membres de notre association ont été très choqués
de voir ces statues détériorées. Nous avons réagi en envoyant un courrier
à la DRAC (direction régionale des affaires culturelles). Elle cautionne ces
travaux. Ce qu'il faut maintenant, c'est non pas les restaurer, mais les
refaire à l'identique ».
« Porter plainte contre le maire n'apportera rien »
L'élu avance un chiffre de 800.000 € et ajoute que la municipalité,
propriétaire depuis 1984 de l'édifice, « ne peut assumer un tel coût ».
« Nous devons rechercher des fonds privés ». Se rangeant du côté
du groupe majoritaire, Daniel Leroy conclut en disant : « Porter
plainte contre le maire n'apportera rien ».
« Au lieu de trouver un bouc émissaire, nous devrions tous ensemble
trouver une solution », enchaîne Serge Nicole qui préconise le
lancement d'une souscription pour financer ces futurs travaux. « Mais je
tiens à souligner que l'urgence aujourd'hui, c'est l'église Notre-Dame de
l'Assomption (l'église blanche) qui, elle aussi, est menaçante ! »
La mairie attend désormais un diagnostic de stabilité avant de bouger.
Source : N.R., DNA du dimanche 27 septembre 2009
Ce numéro de la Revue d'Alsace comporte un article sur Madame Langweil, née à Wintzenheim
Le nouveau numéro de la Revue d'Alsace, publication fondée en 1834, a été
présenté hier lors du congrès des historiens d'Alsace, à Benfeld.
Ce numéro spécial réunit les histoires de 105 sociétés d'histoire ou
d'archéologie alsaciennes et de leurs fédérations, de 1799 à 2009.
Jolie prouesse que d'avoir pu obtenir autant de contributions (105 sur 116
sociétés fédérées) et de les présenter avec une mise en page attractive
et de nombreuses photos d'archives ou en couleur.
Le comité de rédaction avec François Igersheim et François Uberfill, le rédacteur
en chef et son adjoint, ainsi que Gabrielle Claerr-Stamm, présidente de la Fédération
des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, ont bien choisi la
couverture de cet opus 2009, un panneau peint par Charles Spindler et consacré
à Herrade de Landsberg.
Les quelque 80 délégués de 40 sociétés d'histoire et d'archéologie
alsacienne qui avaient fait le déplacement en Alsace centrale ont découvert
ce numéro 135 de leur revue lors du congrès organisé par la Société
d'histoire des Quatre Cantons. Le président du conseil régional d'Alsace,
André Reichardt, Alphonse Troestler, délégué à la mémoire, ainsi que
d'autres élus ont marqué par leur présence leur intérêt vis à vis de ces
associations basées sur une meilleure connaissance de l'histoire régionale.
Un intérêt partagé puisqu'à la dernière Foire européenne, le montant des
ventes des nombreuses publications des sociétés d'histoire a doublé par
rapport à l'an dernier... Des visites guidées de sites patrimoniaux de Benfeld
et Erstein ont eu lieu l'après-midi tandis que des communications
scientifiques ont captivé l'assistance en matinée.
Source : M. B-G, DNA du lundi 28 septembre 2009
Le
parc Herzog peint par Hansi en 1912.
Marcel Ancel (né à Ribeauvillé le 4 octobre 1919) a grandi à Logelbach, dans la maison de l'ancien régisseur du parc d'agrément de la famille Herzog. Les Herzog étaient à la tête d'un groupe de l'industriel textile, aujourd'hui disparu, qui employait, avec les usines de Logelbach, Colmar-Bagatelle, Orbey et Labaroche, 1.600 ouvriers et employés.
Marcel Ancel était particulièrement attaché au parc de la propriété Herzog. Il raconte ses souvenirs. « Ce parc de plusieurs hectares se composait à l'origine, d'un grand lac, alimenté, comme la « houille blanche » des usines, par le canal du Logelbach. Entouré d'une végétation luxuriante, dense et variée : buissons floraux (lilas, magnolias, mahonias, pommiers japonais, jasmins, etc.) de grandes roseraies, conifères et autres arbres de diverses essences. Bien sûr, jardinerie et serres en conséquence. Il restait aussi les vestiges d'un court de tennis, le tout en état d'abandon depuis quelques dizaines d'années, gardant néanmoins charme et magie comme une « Belle au bois dormant ». L'étang était surélevé par deux bassins d'où jaillissait l'eau en chutes et cascades, sorte de nymphéa formée par le ruisseau souterrainement canalisé. Un grand bras de déviation, passant sous deux ponts métalliques arqués (genre Monet) permettait la promenade en barque, dont une immergée gisait encore tristement au fond de l'eau, ainsi que la maisonnette des cygnes complètement délabrée.
Carpes, perches, anguilles
Le lac était encore poissonneux, carpes, perches, anguilles et autre menu frottin. Hélas l'hiver extrêmement rigoureux de 1927 mit fin à cette idylle piscicole et mes espoirs de futures « pêches miraculeuses ». En effet les conduites d'eau sous peu de pression à partir du canal, éclatèrent par le gel profond et ne furent plus jamais réparées. Il s'en suivra un lent assèchement sur plusieurs années. Les nuisances et puanteurs nécessitèrent vers la fin la vidange et l'enfouissement de quelques centaines de kilos de poissons pourris. Nous avons passé de longues années de plaisirs, avec les camarades du voisinage, dans cette belle nature semi-sauvage, jeux et baignades en été, luge et patinage en hiver. Même Hansi avant nous avait planté son chevalet dans ce paysage exceptionnel (photo de carte postale, peinture de 1912).
L'église et le couvent
Avec le début de ma scolarité, je devenais aussi enfant de chœur de la
paroisse et suivis avec intérêt la construction de la nouvelle église
blanche, style moderne, inaugurée en 1927. Notre inoubliable curé,
chanoine Georges Kaeffer, en avait peint toutes les belles et grandes scènes de l'intérieur.
Il nous invitait souvent les jeudis au presbytère à l'écoute d'un des
premiers postes radio, à haut-parleur en trompe de chasse. Manipulant les
nombreux boutons, obtenant grésillements, sifflements, quelques musiques et
paroles incompréhensibles, il nous disait « achtung Büawa dass esch
Tokio » (Attention les garçons, c'est Tokyo !).
A la même époque, je servais également la messe au couvent des
dominicaines, attenant au parc. Je garde aussi le souvenir des merveilleux
« bredala » et autres gourmandises confectionnées par les religieuses.
Je rêve souvent encore à mes jeunes années passées dans ce site
enchanteur, aujourd'hui complètement disparu, y compris les usines, pour
laisser la place à un groupe scolaire, une grande surface alimentaire, une
zone artisanale et un quartier résidentiel ».
Source : DNA du samedi 3 octobre 2009
A
gauche, près du maire Serge Nicole, Marguerite Zind et Xavier Theiller, deux
membres fondateurs de la Conférence Saint-Vincent de Paul de Wintzenheim
(collection Jeannine Schmitt)
Dimanche 27 septembre était fêté saint Vincent de Paul, patron de toutes les Conférences caritatives du même nom. A l'église St-Laurent de Wintzenheim a été célébrée une messe en l'honneur de tous les défunts de la Conférence de Wintzenheim.
Celle-ci a été créée le 1er novembre 1950 à l'initiative du curé
Marrer, avec Joseph Kirchoffer, premier président, Monique Duss, secrétaire,
Jean Hirlemann, trésorier et Marguerite Zind, Albertine Muller, Xavier Theiller
et Louis Wacker.
Seuls trois des fondateurs vivent encore aujourd'hui. Mlle Zind et M. Theiller
étaient présents, la santé de Mlle Muller ne lui a pas permis d'être présente
dimanche dernier.
Depuis sa création la conférence a une mission : la charité de proximité,
c'est-à-dire visites aux personnes âgées, isolées, malades et soutien aux nécessiteux.
Durant toutes ces décennies, les fondateurs n'ont pas ménagé leurs efforts et
leur temps pour la préparation et la distribution de divers colis alimentaires,
de sacs de charbon et de bois de chauffage.
Pour cet engagement de plus de 50 ans, il leur a été décerné la médaille de
St-Vincent-de-Paul.
A l'issue de la messe, le maire Serge Nicole et ses adjoints Lucette Spinhirny
et Denis Arndt ont convié les membres de la Conférence à la mairie pour
partager le verre de l'amitié.
Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 7 octobre 2009
La
tourelle de l'église blanche du Logelbach (photo Guy Frank, 17 mars 2010)
Depuis juin et la chute de blocs de béton, l'entrée de l'église blanche est interdite au public. Les cloches ne sonnent plus par mesure de sécurité. La municipalité attend les résultats d'un « diagnostic de stabilité » pour prendre une décision.
Les dégradations commises sur les statues de la chapelle Herzog de Logelbach
l'été dernier ont partiellement occulté les problèmes rencontrés par sa
voisine, l'église Notre-Dame de l'Assomption. Et pourtant, lors du dernier
conseil municipal qui s'est tenu fin septembre, le maire, Serge Nicole,
rappelait que l'édifice religieux, construit de 1925 à 1927, était
aujourd'hui un chantier prioritaire pour la municipalité. « Nous
attendons un diagnostic de stabilité afin de trouver une solution à moyen
terme », indiquait le maire. « Elle est en train de s'écrouler mais
là personne ne s'en soucie ! », ajoutait-il un peu remonté par les
multiples critiques formulées à son égard sur sa gestion du dossier de la chapelle Herzog.
Notre-Dame de l'Assomption, première église "moderne"
d'Alsace, est propriété de la commune depuis 1992. Elle est conjointement
utilisée par les fidèles de la future communauté de paroisses de Wintzenheim
et la communauté traditionnelle Saint-Arbogast. Depuis juin, son entrée
principale est interdite d'accès et des barrières ont été installées devant
l'édifice. « Je célébrais une messe un mardi soir quand j'ai entendu
des bruits », se souvient l'abbé Léonhardt, prêtre des « tradis ».
Plusieurs blocs de béton étaient tombés sur le parvis. « Quelques jours
avant, la communauté se trouvait sur ce même parvis à l'occasion de la fête
Dieu... » [...]
Source : N.R., DNA du dimanche 18 octobre 2009
Depuis vendredi, l'église Notre-Dame de l'Assomption, à Logelbach, est fermée pour une durée indéterminée. L'arrêté a été pris par le maire devant le risque d'effondrement des tourelles.
Serge Nicole, le maire de Wintzenheim, aurait voulu attendre l'assemblée
paroissiale du 6 novembre pour communiquer sur l'église Notre-Dame de
l'Assomption (DNA du 18 octobre). « Mais les choses se sont précipitées »,
précise-t-il. Les résultats du laboratoire chargé d'analyser la stabilité
du béton sont tombés jeudi soir. Ils ont révélé un risque d'effondrement
qui a conduit le maire à prendre un arrêté de fermeture dès vendredi,
« en concertation avec le conseil de fabrique et le curé ».
Les problèmes concernent deux des tourelles de l'église de Logelbach,
haute d'une trentaine de mètres. Les carottages réalisés ont révélé un
manque de liant. « Le béton n'est plus sûr, il y a un vrai danger »,
résume Serge Nicole. Selon le laboratoire Critt, les matériaux des deux
derniers étages sont altérés sur une profondeur de quinze centimètres. Des
dégradations avancées qui pourraient, toujours d'après les études menées,
avoir une influence sur la structure même de la tourelle.
«Assurer la sécurité»
Combien de temps durera cette fermeture ? Le premier magistrat n'a pas
de réponse : « Ce n'était pas une décision facile à prendre,
mais un maire se doit d'assurer la sécurité ». Avant de lancer les
travaux, « il faut encore faire des études, un deuxième laboratoire
s'est penché dessus », explique-t-il. Mais il assure que la réfection
de l'église construite dans les années 20 « sera une priorité pour
notre municipalité ».
En attendant, des solutions doivent être trouvées pour assurer les différents
cultes. Les messes de la Toussaint* seront accueillies par l'église
St-Laurent de Wintzenheim. Mercredi prochain, l'office de 9h30 aura lieu au
presbytère de Logelbach. Le premier magistrat espère
également « trouver un arrangement avec Ingersheim. » « Nous
attendons des réponses, une décision sera prise dans le courant de la
semaine, indique pour sa part Andrée Schaeffer, la présidente du conseil de
fabrique. Nous tâcherons de maintenir une messe tous les samedis à 18h,
comme c'était auparavant. »
* Paroisse traditionnelle de la Croix glorieuse :messe du dimanche 1er novembre, à 11h ; messes basses du lundi 2 novembre à 18h et 18h30 ; messe chantée de Requiem du lundi 2 novembre à 19h.
Source : M.B., DNA du dimanche 1er novembre 2009
Les offices ne peuvent plus se tenir en l'église Notre-Dame de l'Assomption, à Logelbach-Wintzenheim : un arrêté municipal de fermeture du site vient d'être pris face à des risques d'effondrement.
Les cloches ne sonnaient déjà plus et l'entrée principale était interdite d'accès, par mesure de sécurité depuis la chute de blocs de béton en juin dernier. L'église Notre-Dame de l'Assomption est désormais totalement interdite au public : un diagnostic de stabilité avait été commandé, et les résultats sont tombés jeudi soir.
« Ils ont révélé un manque de liant dans le béton des deux tourelles supportant la croix, qui menaceraient donc de s'effondrer. Le béton datant des années vingt est altéré par l'humidité au moins sur quinze centimètres de profondeur. Le danger est réel, je n'ai eu d'autre choix que de prendre un arrêté de fermeture du site, en concertation avec le conseil de fabrique et le curé », expose Serge Nicole, le maire de Wintzenheim. Impossible d'évaluer quand l'église blanche accueillera de nouveau ses fidèles. Mais l'indisponibilité sera longue : « Plusieurs mois en tout cas, poursuit Serge Nicole. Avant d'envisager des travaux de réfection, il faut attendre les conclusions d'une étude complémentaire confiée à un architecte spécialisé en structures : lequel nous a déjà confirmé le danger au vu du premier rapport. Quoi qu'il en soit, la réhabilitation sera une priorité pour la municipalité ».
« C'est une nouvelle un peu douloureuse, on n'a pas de chance », indique Andrée Schaeffer, présidente du conseil de fabrique de l'église qui s'est rapproché de la paroisse d'Ingersheim afin de trouver une solution pour assurer les offices : « Notamment la messe du samedi à 18 h, sachant que l'office du mercredi à 9 h 30 aura lieu cette semaine au presbytère de Logelbach, et pourrait y rester. Rien n'est encore établi, mais ce sera décidé avant le week-end prochain ». Quant aux messes de la communauté traditionnelle Saint-Arbogast, elles ont pour l'heure été accueillies par l'église Saint-Laurent de Wintzenheim.
Mauvais résultats aussi pour la chapelle HerzogSerge Nicole sera présent ce vendredi à 20 h à l'assemblée paroissiale au presbytère de Logelbach, pour communiquer sur le sujet. Jeudi soir, il s'entretiendra avec les responsables du conseil de fabrique de l'église Notre-Dame, mais aussi avec le président de l'association des Amis de la chapelle Herzog, voisine également mal en point et déjà fermée au public depuis quelques mois (lire nos éditions précédentes) : « Même si la réhabilitation de Notre-Dame passe en priorité, nous devons discuter de la chapelle Herzog, souligne Serge Nicole. Les résultats du diagnostic, rendus jeudi dernier également, ne sont pas bons non plus ».
Source : J-F.S, L'Alsace du mardi 3 novembre 2009
À l'occasion du premier festival « Le Solstice du Lévrier » qui s'est
tenu à Wintzenheim les 20 et 21 juin 2009 sur le thème des animaux, Guy
Frank, membre fondateur et vice-président de la
Société d'Histoire de Wintzenheim a rassemblé plusieurs centaines de photos
et cartes postales anciennes de la commune représentant ou comportant des
animaux Ce livre regroupe les plus intéressantes, les plus insolites.
Le « Bestiaire de Wintzenheim » (240 pages, 385 illustrations,) paraîtra
le lundi 16 novembre. Il est vendu du profit du conseil municipal des
Jeunes et du Club de l'Amitié.
Les personnes qui ont commandé le livre en souscription pourront le
retirer à la Mairie de Wintzenheim : le lundi 16 novembre entre 17 h 30
et 19 h 30 ; le mardi 17 novembre entre 14 h et 17 h avec la possibilité
de le faire dédicacer sur place par l'auteur.
Guy Frank dédicacera également son livre au
Club de l'Amitié, 31, rue Clemenceau, le jeudi 19 novembre de 14 h à 17
h, et au Salon du Livre (stand Éditions Bentzinger) le samedi 21 novembre
de 14 h à 17 h.
Mais si l'animal reste le fil conducteur de cette collection unique en
Alsace, c'est surtout la place qu'il occupait dans la vie quotidienne de nos
ancêtres dans la première moitié du XXe siècle qui a suscité à
l'intérêt de l'historien.
Source : L'Alsace du samedi 14 novembre 2009
Wintzenheim - Un ouvrage richement illustré sur la cité : Au temps du noir et blanc« J'espère que ce livre aidera les grands-parents à raconter leurs souvenirs. » Répondant à l'appel de Guy Frank, une centaine de familles de Wintzenheim ont participé à la réalisation du Bestiaire de Wintzenheim paru ce lundi.
Au fil des 240 pages et 385 photos du Bestiaire de Wintzenheim de Guy Frank, se dessine le village au temps du noir et blanc, au temps où les vaches s'abreuvaient dans les fontaines, où les oies s'ébrouaient dans les rues. Cette riche collection de photographies de famille ou d'archives datant de 1900 à 1960 a été rassemblée à l'occasion du festival Le solstice du lévrier.
« Les plus grandes difficultés ont consisté à dater les photos, à identifier les personnes »
Guy Frank, qui était présent lundi soir à la mairie afin de présenter
l'ouvrage, l'a enrichi de nombreuses légendes. « Les plus grandes
difficultés ont consisté à dater les photos, à identifier les personnes et
à localiser les endroits. Je suis allé plusieurs fois vérifier moi-même
sur place les rues, les maisons car je voulais délivrer des informations
exactes. » Ainsi l'on apprend ou l'on se souvient en se baladant de page
en page que le bélier était le gros lot de la tombola des conscrits, que les
fontaines publiques et puits privés étaient les seules ressources d'eau
jusqu'en 1916.
La photo la plus ancienne illustre d'ailleurs un puits situé dans une
cour de ferme. « Certaines photos sont touchantes et rappellent des
choses que l'on ne voit plus, comme par exemple l'eau qui coulait rue de la
Chapelle ou les fossés » indique l'auteur. De magnifiques photos de
vendangeurs à cheval, d'enfants jouant dans les basses-cours ou posant avec
le chien de la famille témoignent de la vie quotidienne de l'homme et de
l'animal ente 1900 et 1960. Pour l'anecdote, certains se souviendront avec émotion
de la truie Caroline primée à l'exposition de Colmar en 1936.
L'ouvrage s'ouvre avec une préface du maire Serge Nicole et deux
chapitres consacrés au lévrier et à la guerre 14-18. « La plupart des
soldats était à cheval. Étant donné que peu de choses ont été écrites
sur cette guerre, j'ai décidé d'en faire un chapitre grâce à la chronique
de sœurs enseignantes et aux nombreuses photos disponibles. »
Deux dédicaces cette semaine
Le Bestiaire de Wintzenheim est paru aux éditions Jérôme Do. Bentzinger et sera vendu au profit du conseil municipal des jeunes et du Club de l'amitié de Wintzenheim. Les personnes qui l'ont commandé en souscription pourront le retirer à la mairie de Wintzenheim aujourd'hui entre 14 h et 17 h en présence de l'auteur. Il dédicacera l'ouvrage au Club de l'amitié (31 rue Clemenceau) jeudi de 14 h à 17 h et au Salon du livre de Colmar qui se tiendra au parc des expositions, au stand Do. Bentzinger samedi 21 novembre de 14 h à 17 h.
Source : DNA du mardi 17 novembre 2009
Présentation
de l'ouvrage lundi à l'Hôtel de ville. De gauche à droite : Guy Frank,
Marie-Odile Vogel, Serge Nicole, Pierre Schaffhauser et Françoise Baumann (photo Sven
Bachert)
Le livre « Le bestiaire de Wintzenheim » est lancé : une fenêtre ouverte sur le passé de la ville, sous l'angle des animaux.
Lundi soir dans les salons de l'Hôtel de Ville de Wintzenheim, le vice-président de la Société d'histoire de la commune, Guy Frank, a présenté au public son nouvel ouvrage Le bestiaire de Wintzenheim.
L'auteur s'est attaché à restituer les scènes de la vie quotidienne du début du XXe siècle à Wintzenheim en rassemblant plusieurs centaines de photos et cartes postales anciennes de la commune représentant ou comportant des animaux. Le livre regroupe les plus intéressantes, les plus insolites.
Les animaux figurant sur ces photos constituent une porte d'entrée pour découvrir le mode de vie des générations de la première moitié du XXe siècle : une ballade à travers un écomusée virtuel, celui de la cité du lévrier.
La vie des fermesLes documents qui sont rassemblés dans cet ouvrage ont été prêtés par plus de 90 familles et collectionneurs qui ont accepté d'ouvrir leurs albums pour l'occasion. Ils sont d'une telle richesse et variété qu'il a fallu opter pour une approche thématique. Grâce au fil conducteur des animaux, on découvre le rôle essentiel qu'ils ont tenu dans les fermes, les élevages, les exploitations agricoles, ou tout simplement dans les demeures.
Le cheval y tient évidemment une place prépondérante notamment pendant la période des vendanges, mais les animaux de compagnie, de basse-cour, les cochons, moutons, chèvres, vaches, bœufs et taureaux, et les animaux sauvages ne sont pas en reste. Sans oublier le lévrier représenté sur les armoires de la ville depuis 1550 au moins, et les enseignes comme l'Hôtel de la cigogne, le Cheval blanc, le Poisson rouge...
Animal de guerre, animal de labeur, animal nourricier, mais aussi animal de loisirs... Des centaines de chevaux, vaches, cochons, chèvres, moutons et lapins que comptait Wintzenheim il y a 60 ans encore, il ne reste plus que quelques rares poules et des animaux de compagnie : chiens et chats principalement, auxquels se sont ajoutés quantité de petits animaux d'agrément ou des espèces plus exotiques.
Dates et précisionsFidèle à son habitude, Guy Frank offre ses droits d'auteurs à deux associations de la commune, le Club de l'amitié et le conseil municipal des jeunes. C'est avec leur concours que Le bestiaire de Wintzenheim, ouvrage unique en Alsace, a pu voir le jour. Cet ouvrage n'est pas un livre d'histoire, mais il a fait l'objet de nombreuses vérifications car l'auteur a tenu à apporter un maximum de précisions aux commentaires qui agrémentent chaque cliché.
Chaque fois que cela a été possible, Guy Frank indique la date, le lieu, le nom des personnes figurant sur les photos. De nombreuses photos ont dû être restaurées, des dizaines d'heures ont permis de sauver de l'oubli des images qui semblaient inutilisables.
Source : L'Alsace du samedi 21 novembre 2009
La commune alsacienne de Wintzenheim, proche de Colmar, s'était déjà tristement faite remarquer il y a quelques mois en saccageant les sculptures extérieures de la chapelle Hertzog. Construction néogothique édifiée entre 1860 et 1862, elle était pourtant inscrite comme Monument historique... ce qui ne semble pas avoir perturbé outre mesure la DRAC d'Alsace !
Or, voici qu'un autre édifice religieux fait parler de lui à Wintzenheim :
Notre-Dame de l'Assomption de Logelbach dont des éléments du clocher se sont récemment
effondrés sur le parvis.
Construite entre 1925 et 1927 à proximité immédiate de la chapelle Herzog, ce
bâtiment est particulièrement remarquable. Il s'agit de la première
utilisation du béton armé pour une église en Alsace et du deuxième exemple
de ce type de construction en France, juste après Notre-Dame du Raincy.
Le temps et les intempéries, comme l’absence d’entretien, ont
progressivement eu raison de la solidité des parties hautes qui aujourd'hui
s'effritent dangereusement. A ce propos, on ne soulignera jamais assez que c'est
en inspectant régulièrement les édifices que l'on peut prévenir les risques
plutôt que de guérir les accidents... on connaît depuis longtemps les
faiblesses du béton dans la construction ! Toujours est-il qu'il incombe
aujourd'hui à la commune, qui a fait interdire l'accès au site, de régler le
problème. On peut donc craindre le pire.
Le maire, Serge Nicole, a d'ores et déjà prévenu que les deux derniers étages
du clocher devraient être supprimés, qu'une reconstitution à l'identique ne
serait pas forcément le choix retenu et qu'il fallait s'habituer à la nouvelle
silhouette de l'église : « J'ai dit aux fidèles qu'il fallait tout
doucement se préparer à l'idée de ne plus voir ces deux tourelles » !
Le 18 octobre dernier, on pouvait lire dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace
: « "Nous attendons un diagnostic de stabilité afin de trouver une
solution à moyen terme", indiquait le maire. "Elle est en train de s'écrouler
mais là personne ne s'en soucie !", ajoutait-il un peu remonté par
les multiples critiques formulées à son égard sur sa gestion du dossier de la
chapelle Herzog. » Serge Nicole devrait donc être heureux de notre
article qui prouve que contrairement à ce qu'il pense, certains s’y intéressent.
Rappelons-lui à cette occasion que le premier à devoir s'en occuper est celui
qui a la charge de ce patrimoine, c'est-à-dire lui et la commune puisque cette
église appartient à la ville depuis 1992.
Peut-on imaginer la décapitation du clocher ? Cela ruinerait complètement la
silhouette de l’édifice et son intégrité historique et artistique. D’après
des témoins, lors de la dernière réunion publique, il n’était question que
de sécurité, d'expertise, de coût, jamais de l’intérêt du monument et du
respect de son intégrité. Décidément, pour le maire de Wintzenheim, il n'est
possible de restaurer un monument qu'en le vandalisant. On imagine l’état du
patrimoine français si ce type de personne avait été en charge des affaires
depuis deux siècles.
Cette église n'est pas protégée au titre des monuments historiques, ce qui est un scandale au regard de son importance et qui démontre une fois de plus l’absurdité de l’affirmation par Michel Clément, directeur du patrimoine, qu’en France tout ce qui mérite d’être protégé l’est. Seule la DRAC semble pouvoir intervenir désormais. D’après le procès-verbal des délibérations du conseil municipal en date du 25 septembre 2009, celle-ci a proposé le classement à la mairie. La DRAC peut donc prendre ses responsabilités et engager d’urgence une action de classement d’office qui interdirait pendant un an toute action irréversible de la mairie, puis faire établir un diagnostic par l'ABF assisté du LRMH (Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques) ou d'un établissement habilité pour le patrimoine béton, et enfin transmettre à la commune les éléments nécessaires au cahier des charges pour procéder à une restauration digne et respectueuse.
Une fois de plus, un important édifice Art Déco est menacé. Comment l'État pourrait-il rechigner à subventionner un tel chantier alors que de toute part il célèbre - à raison - le « Patrimoine XXème ». Contrairement à la chapelle Herzog où la DRAC n'a pu que constater les dégâts, les intentions du maire sont à l'encontre là clairement affichées. Personne ne pourra dire qu'il ne savait pas.
Source : Korbus et Didier Rykner, La tribune de l'Art, 29 novembre 2009
Reconstitution de la journée du 2 février, exposition, stammtisch avec quelques anciens... Wintzenheim prépare le 65e anniversaire de la Libération qui se déroulera les samedi 6 et dimanche 7 février.
« La Libération a marqué la fin d'une guerre qui a duré quatre ans et demi et qui a coûté de nombreuses vies », rappelle Guy Frank dans son ouvrage Wintzenheim 1939-45, sorti lors du 60e anniversaire de la Libération. « Le 2 février 1945, l'occupant n'opposa qu'une faible résistance, la pièce était jouée. Les troupes alliées n'eurent pas grand mal à déloger l'ennemi. C'est à peine si quelques coups de feu furent tirés de part et d'autre. »
Exposition sur l'incendie de la rue de la Victoire
Pour célébrer l'événement, la municipalité a décidé de mettre
les bouchées doubles. Tout se déroulera le week-end des 6 et 7 février même
si la cérémonie patriotique reste fixée au jour anniversaire de la Libération
(2 février). Déjà, l'adjointe Marie-Odile Vogel a balisé les deux jours
durant lesquels deux associations de reconstituteurs (Texas Oklahoma et Usam)
investiront le centre ville.
« Dès 10 h, on pourra découvrir deux campements : un
français, dans la cour et la cave de Mme Staehlé, rue de la Brasserie, et un
allemand avec son état-major, dans la cave de la mairie », détaille l'élue.
Sur les deux sites, les associations de reconstitution présenteront une
dizaine de véhicules d'époque. Et dès 15 h, le samedi et le dimanche,
aura lieu une reconstitution de la Libération de Wintzenheim
qui devrait durer un vingtaine de minutes. « On recherche actuellement
des personnes qui sont prêtes à participer à cette manifestation en habits
d'époque (*). »
Également au programme de ce week-end, une exposition à la salle du Lévrier
(mairie) sur l'incendie qui ravagea la rue de la Victoire le 12 janvier 1945.
Les pompiers participeront également à l'événement. La municipalité
proposera à certains « anciens » de témoigner à l'occasion d'un
stammtisch. Au final, l'équipe municipale souhaite mieux faire comprendre aux
habitants de la commune ce que leurs aînés ont vécu.
(*) : Rens. Tél: 03.89.27.94.89 ou service.culturel@mairie-wintzenheim.fr
Source : DNA du jeudi 10 et 17 décembre 2009
L'église
Notre-Dame, à gauche, et la chapelle Herzog de Logelbach (Source : Logelbach,
Centenaire de la Chapelle Herzog, 1962)
L'année qui se termine fut plutôt noire pour les catholiques de Wintzenheim qui ont provisoirement perdu deux lieux de culte situés à Logelbach.
Inspirée par la Sainte-Chapelle de Paris et consacrée en 1862, la
chapelle Herzog a donné des signes de fatigue l'été dernier. La
municipalité, propriétaire depuis 1984 de ce bâtiment néo-gothique en grès
rose, a demandé à une entreprise spécialisée de nettoyer les statues
disposées à l'extérieur car certains éléments menaçaient de tomber. Résultat,
l'épuration réalisée a irrémédiablement détérioré ces statues qui,
pour beaucoup, ont perdu leur visage.
Une polémique est ensuite née, certains habitants dénonçant un véritable
acte de vandalisme. Serge Nicole, se réfugie derrière le principe de précaution.
Ces mesures ont été prises pour des raisons de sécurité dit le maire qui
dénonce la politisation de cette affaire. De son côté, la Drac (direction
régionale des affaires culturelles) indique qu'un procès verbal de constat
d'infraction a été établi et transmis au procureur de la République.
Aujourd'hui, la municipalité considère qu'il faut « descendre la
croix » qui, elle aussi, est menaçante, avant d'autoriser une
ouverture de la chapelle. Mais elle dit attendre l'aval de la Drac avant de
décider quoi que ce soit. Par ailleurs, une restauration globale des
statues (le chiffre de 800 000 € a été avancé lors d'un
conseil municipal) nécessitera sûrement le lancement d'une souscription.
Dommage collatéral
Second édifice religieux de Logelbach, l'église blanche (Notre-Dame de
l'Assomption) est également fermée au public, depuis fin octobre. Le maire
a pris un arrêté interdisant l'accès à l'église et au parvis. Lors des
réunions publiques qu'il a tenues en novembre et décembre, il n'a cessé
de marteler que la réouverture de l'église blanche serait une priorité
pour la commune. Les deux niveaux supérieurs de ce lieu de culte en béton
armé, construit de 1925 à 1927, menacent de s'effondrer. Avant de prendre
la décision de « descendre » ces deux tourelles, la mairie a
commandé à un architecte un pré-diagnostic sur l'ensemble de l'édifice.
Le rapport devrait être rendu en janvier. Mais Serge Nicole a déjà averti
les fidèles, ces deux étages vont, au moins provisoirement, disparaître
du paysage de Logelbach.
Dommage collatéral de cette dernière affaire, l'église Sainte-Odile ne
sera pas pour l'instant rachetée par la commune. Propriété du conseil de
fabrique, le plus récent des lieux de culte (1967) de Wintzenheim
devait être cédé pour la somme de 350 000 €. Or, la
municipalité a décidé de renoncer, provisoirement, à ce projet
d'acquisition. « Nous souhaitons d'abord régler le cas de Notre-Dame
de l'Assomption et avoir une estimation précise du coût des travaux de réhabilitation
avant de s'engager dans cet achat », précise le maire.
Source : N.R., DNA du jeudi 31 décembre 2009