Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2007...
Le
conférencier Paul-André Cattin a publié plusieurs articles sur les Herzog
dans les Annuaires de la Société d'Histoire de Wintzenheim (photo Guy Frank,
22 février 2007)
Il y a un siècle, à Wintzenheim,
Turckheim, Ingersheim et les villages environnants, nombreux étaient ceux qui
quittaient leur maison tôt le matin, se mettant en route, à pied, souvent dans
le noir, bravant le vent, le froid et la pluie... Ils allaient vers le Logelbach,
où était leur lieu de travail : les Établissements Herzog.
Créés à l'issue de l'épopée napoléonienne, les établissements Herzog, du
nom de leur fondateur, ont prospéré, grandi, essaimé dans les vallées
vosgiennes et traversé trois guerres. Travaillant le coton, matière exotique,
ils ont fait face à de nombreuses difficultés et les défis n'ont pas manqué
au courant de plus de 150 années d'existence : approvisionnement, douane,
recherches de nouveaux procédés de fabrication et de sources d'énergie.
Tout au long de cette grande période, la condition ouvrière a suivi les idées
du temps, idées peu à peu traduites dans la législation changeante de la région.
Pendant tout le XIXe siècle, c'est la famille Herzog qui a géré l'entreprise,
mais au début du XXe siècle, elle en a été écartée. Cela n'a pas signifié
la mort des Établissements Herzog qui ont poursuivi leur activité jusque dans
les années 1970, où la dernière usine, celle du Logelbach, a été vendue.
Paul-André Cattin, vice-président de la Société d'Histoire de Wintzenheim, qui depuis plusieurs années s'est engagé dans une recherche sur le sujet, a accepté de le traiter lors d'une conférence organisée par la Société d'Histoire de Wintzenheim, le jeudi 22 février, à 20 heures, à la salle Laurentia, rue du Maréchal Joffre, à Wintzenheim.
Source : DNA du mercredi 14 février 2007
A
11h35, le pont de la RD7 commençait sa lente progression de 48 mètres, sous le
regard de nombreux curieux et de plusieurs membres de la Société d'Histoire,
pour venir se placer au bout de ses rails (photo Guy Frank, 21 février
2007)
Le pont qui assurera dans le futur le franchissement de la RD 7 au-dessus de la déviation de Wintzenheim a été déplacé hier matin sur coussin d'air. Construit à 50 mètres de son emplacement final, cet ouvrage de 2000 tonnes et de 17 mètres de long a glissé sur rails durant une heure.
Venu en voisin et en curieux, ce membre de la Société d’histoire de Wintzenheim immortalisait l’instant comme beaucoup des visiteurs de ce chantier si particulier. Appareil numérique à portée de main, Guy Frank suit la lente progression du mastodonte et immortalise la scène. Des clichés qui devraient sous peu rejoindre le site Internet de l'historien local de Wintzenheim. « C'est un vrai pont suspendu ! », sourit-il. « Impressionnant ». Comme un leitmotiv, le mot revient dans toutes les bouches. Les centaines de témoins qui ont rejoint le site hier, en fin de matinée, savent qu'ils assistent à l'un des moments phares du vaste chantier commencé l'an passé et qui doit s'achever début 2009.
« Quand cette déviation sera opérationnelle, la population du centre pourra enfin souffler ». Marie-Thérèse et Henri, qui habitent à proximité de l'axe central du chef lieu de canton, reconnaissent également le bien-fondé de cette pénétrante de la vallée de Munster. « La traversée de la rue Clemenceau est réellement dangereuse », disent-ils...
Source : L'Alsace et les DNA du jeudi 22 février 2007
Les
rails continuaient dans la rue Clemenceau jusque presque à la fontaine de la
Basse-Poste, pour permettre à la locomotive de manœuvrer (collection Yvonne
Meyer)
Charles Lederlé a conduit pendant dix ans ce qui était devenu le tramway Colmar-Wintzenheim.
« Il faisait ding ding. On l’avait décoré de drapeaux tricolores, de guirlandes de sapin, d’une couronne mortuaire à l’avant. Les anciens portaient même un brassard noir. Pour le dernier voyage du tram, le 31 janvier 1960, seul un ancien avait eu l’honneur de conduire : Joseph Lederlé », se souviennent Charles Lederlé, qui a conduit le tramway Colmar-Wintzenheim de 1945 à 1955, et son épouse Germaine, de Horbourg-Wihr.
5,4 km en 25 minutes
Le dernier tram était rentré vide de Wintzenheim où quatre bus étaient prêts à ramener les passagers à Colmar. Alors qu’il faisait 25 allers et retours quotidiens en 1939, le tramway n’en faisait plus que 15 à la fin. D’une longueur de 5,4 km, la ligne partait du théâtre municipal (et non plus du nord de la gare, lire ci-dessus) et ralliait la place des Fêtes à Wintzenheim en 20 minutes environ. « Premier départ à 6 h 10, arrivée à 6 h 30 au terminus, au restaurant du Cheval blanc. Je faisais une manœuvre et je repartais à 6 h 35 pour arriver vers 6 h 55 », se souvient Charles Lederlé, 81 ans et les yeux pétillants.
Vie de famille
« La plupart des passagers étaient des écoliers et des salariés. » Sur cette ligne, Charles Lederlé était conducteur (wattman) et receveur (vendeur) de tickets. « Il devait faire le compte des billets le soir, à la maison », raconte son épouse. Comme elle avait parfois du mal à supporter le rythme de travail de son mari, elle a embarqué son fils avec elle plus d’un dimanche dans le tram de Charles Lederlé, faisant les allers et retours le temps du service. Comme il était « interdit de parler au conducteur », elle attendait patiemment le terminus. « À Wintzenheim, on discutait avec lui. Au moins, mon fils voyait son papa. » Voir son mari dans le tram était une « vieille » habitude : c’est là qu’elle l’avait rencontré la première fois. À ce conducteur trop froid, elle avait lancé : « Dites donc, vous, vous ne souriez jamais ! » « Ça m’avait fait rire », confie Charles Lederlé.
Source : L'Alsace du lundi 26 février 2007
Le
terminus de la ligne Colmar-Wintzenheim, en face de l'auberge du Cheval-Blanc et
de la fonderie Haren (photo Julien Ackermann, collection Robert Ackermann)
Les trains et les trams d’autrefois fonctionnaient à la vapeur ou à l’électricité, mais le Colmar-Wintzenheim, inauguré en 1885, a eu la particularité de rouler aux deux. Inauguré en 1885, le même jour que la ligne Colmar-Kaysersberg-Lapoutroie, le chemin de fer à voie métrique Colmar-Wintzenheim a essentiellement servi au transport des passagers, continuant à fonctionner normalement lors de la Première Guerre mondiale. La ligne étant devenue déficitaire, on songea à l’électrifier, car il était devenu trop cher de la faire carburer au charbon. Le dernier train à vapeur circula en 1934, remplacé par un service de bus temporaire, avant la mise en place d’un tramway en 1935, sur un parcours à peu près semblable mais un peu rallongé. Rencontre avec un ancien wattman, ces conducteurs du tramway qui sillonna les rues de Colmar et l’axe principal de Wintzenheim de 1935 à 1960. Si le tramway finit peu à peu par être remplacé par les bus, il ne reprendra plus sa place dans les rails qui furent les siens, comme on le voit désormais dans nombre de grandes villes françaises.
Le 1er décembre 1885 a été jour d’inaugurations de chemins de fer dans la région de Colmar : le Colmar-Wintzenheim le matin, et le Colmar-Kaysersberg-Lapoutroie l’après-midi, les deux lignes à voies métriques ayant été construites par la société allemande de construction de locomotives Krauss. Douze ans plus tôt, en 1873, la commune de Wettolsheim avait envoyé une lettre au préfet, demandant à être reliée par voie ferrée à la gare de Colmar « pour écouler la production de vin ». En 1878, rien ne s’étant passé, Wettolsheim et Wintzenheim, firent une demande conjointe auprès de deux constructeurs de lignes, l’un en Suisse et l’autre à Munich, chez Krauss. Qui remporte le marché en proposant de rattacher cette ligne au chemin de fer de Kaysersberg.
Wettolsheim oubliée
La ligne fut effectivement construite, cependant sans passer par Wettolsheim. « Ce n’était pas évident de faire une ligne qui reliait les deux villages, car il aurait fallu faire des acquisitions foncières. On préféra la solution d’une halte au bord de la route de Wintzenheim, à environ 1,5 km de Wettolsheim », estime Étienne Woessner, ancien agent SNCF et auteur d’un livre en préparation sur les anciennes voies métriques autour de Colmar. À cette époque, Wintzenheim comptait déjà plus de 3 000 habitants et l’importante fonderie Haren.
4,6 km en 15 minutes
D’une longueur de 4,6 km, la ligne avait un terminus indépendant des autres voies métriques, « en raison de son caractère suburbain », explique Francis Lichtlé, responsable des archives municipales à Colmar. Ce terminus se situait à l’ouest des voies de la gare, probablement au même endroit que celui du Colmar-Horbourg, face à l’actuel Estaminet. Le train mettait 15 minutes pour aller à son terminus, place des Fêtes à Wintzenheim, face au restaurant du Cheval blanc. En 1885, le train était constitué d’une locomotive à vapeur, de cinq voitures et d’un fourgon pour les marchandises (qui passeront à deux locomotives, six voitures de voyageurs et neuf wagons en 1919). Comme pour Colmar-Lapoutroie, la société Krauss vend la ligne bénéficiaire au bout d’un an à une nouvelle société, la Kaysersberger Thalbahn, elle-même remplacée en 1919 par la Société de chemin de fer de la vallée de Kaysersberg. La fréquentation était importante : 117 272 voyageurs en 1887 ; 132 806 en 1891.Au début du XXe siècle, la ligne assurait une douzaine d’allers-retours quotidiens. Fermée quelques semaines aux voyageurs au début de la guerre, elle avait repris son fonctionnement pendant le conflit.
Pétition inutile
À la fin de la guerre, en 1918, la ligne avait transporté plus de 234 000 passagers. Alors que les autres lignes du secteur étaient nées de la volonté d’industriels, rien de tel pour celle-ci, essentiellement dévolue au trafic de voyageurs. Retour de succès : en 1922, une pétition est signée par 423 habitants de Logelbach, dont les entreprises textiles Haussmann et Herzog, et envoyée au préfet pour demander la création d’une nouvelle ligne qui passerait par Logelbach. Pour des raisons financières, le projet ne vit jamais le jour.
Cher charbon
En revanche, dès 1919, l’électrification de la ligne, alors déficitaire, est en projet. « Électrifier coûtait moins cher que de faire rouler au charbon », estime Francis Lichtlé. Au terme d’une succession de lenteurs administratives, les travaux démarrent en 1933. Le 11 novembre 1934, le dernier train à vapeur circule, remplacé par un service de bus jusqu’au 1er mars 1935, date d’ouverture de la ligne électrifiée de ce qui était devenu le tram, raccordé au réseau urbain de Colmar. Au cours de son premier mois de fonctionnement, il transporta en moyenne 1 400 passagers par jour. En 1939, il assurait 25 allers et retours quotidiens. Jusqu’à ce que, remplacé peu à peu par le bus à partir de 1955, il fît son dernier voyage en 1960. Francis Lichtlé le revoit encore : « C’était un dimanche. Il faisait ding ding à la volée. »
Extraits de : « Le chemin de fer de la vallée de Kaysersberg et les lignes à voie métrique de l’étoile de Colmar », d’Étienne Woessner, à paraître prochainement chez Scheurer. « Wintzenheim Haute Alsace 1897-1949 », de la Société d’histoire de Wintzenheim.
Source : Anne Vouaux, L'Alsace du lundi 26 février 2007
Hugo
Meinhardt, né en 1920, est le patriarche du camp manouche de Logelbach (photo
Guy Frank, 17 mars 2007)
Une dizaine de bénévoles ont nettoyé hier cinq tonnes de déchets d'une décharge sauvage sise sur le terrain manouche de Logelbach. Un remède homéopathique, en attendant que n'aboutisse l'enquête, lancée par la CAC au début du mois, afin d'en améliorer l'habitat. Le camp, trop petit, compte un point d'eau pour une cinquantaine de personnes
Opération nettoyage hier après-midi, dans le camp manouche de Logelbach : une décharge sauvage s'est en effet constituée ces dix dernières années sur les quelque mètres carrés qui entourent la caravane du patriarche du site, Hugo Meinhardt, 87 ans.
Cet ancien violoniste, à Wintzenheim depuis 1933, est trop âgé pour participer au nettoyage, mais apprécie. Une douzaine de bénévoles s'activent. Serge Nicole, premier adjoint de Wintzenheim et président du CCAS, qui prend en charge le recyclage des déchets ultimes, était présent, aux côtés des membres d'Appona 68 et du CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement)...
Source : L'Alsace du vendredi 16 et DNA du dimanche 18 mars 2007
Passation
de pouvoirs entre Christiane Majer et Claude Rothenburger, en présence de Guy
Daesslé, maire et conseiller général de Wintzenheim (photo Guy Frank, 18 mars
2007)
Membre du conseil de fabrique depuis 1993 et présidente depuis février 2004, Mme Majer a décidé d'arrêter son mandat de présidente.
Sur proposition du curé Jean-Louis Hug, elle avait pris la succession de Raymond Freudenreich en 1993. Elle était chargée notamment du suivi des travaux sur les édifices. Le conseil était alors présidé par Marcel Groelly. En février 2004, sur proposition du curé Menny et du président sortant Marcel Groelly, Christiane Majer a été sollicitée pour la succession à la présidence.
Pour Christiane Majer, ces trois années de présidence ont été riches en événements exceptionnels : départ des religieuses en août 2005, départ du curé Menny en octobre 2005, arrivée et installation du curé Spitz en octobre 2005, restauration de la chapelle des Bois, rendue possible grâce entre autre aux bénévoles des amis de l’ADEIF.
Son successeur, Claude Rothenburger, marié, quatre enfants, responsable de production des établissements Bräcker SAS à Wintzenheim, depuis 2004 au conseil de fabrique, veut « assurer la continuité ».Son but prioritaire est de réaliser la communauté de paroisses et d’accompagner le curé Spitz dans la démarche.
Le conseil de fabrique a en charge de veiller à l’entretien des édifices cultuels de la paroisse et d'administrer les biens, dépenses et revenus affectés à l'exercice du culte. Un nouveau membre, Daniel Meyer, rejoint le nouveau conseil de fabrique, aujourd’hui composé de Claude Rothenburger, président, Françoise Krick, secrétaire, Bruno Meyer, trésorier, Xavier Abraham, Daniel Meyer, Guy Daesslé, maire et conseiller général, Hubert Spitz, curé.
Source L'Alsace du lundi 19 et DNA du mardi 20 mars 2007, Bulletin Contacts (Paroisse) de mars 2007
La
nouvelle inscription sur la façade ouest du Monument aux Morts de Wintzenheim
(photo Guy Frank, 7 mai 2007)
A l'occasion de la cérémonie patriotique du 8 mai, une inscription sera apposée sur le monument aux morts de Wintzenheim à la mémoire des enfants de Wintzenheim morts à cause de l'incorporation de force. Au même moment, de longues recherches sur 60 soldats de Wintzenheim morts lors de la Deuxième Guerre mondiale trouvent leur aboutissement.
On se rappelle qu'un minutieux travail de recherche fut entrepris par Guy
Frank après la publication du livre « Wintzenheim
1939-1945 ». Il porte sur 60 soldats tués lors de la Seconde Guerre
mondiale. Cette liste de jeunes, nés ou domiciliés à Wintzenheim,
morts ou disparus sous l'uniforme français ou allemand, figure sur un tableau
conservé à la Chapelle des Bois. Ce tableau fut peint après la guerre par
Martin Grasser, membre de l'ADEIF. D'autres noms mériteraient peut-être d'y
figurer, mais à l'époque, on espérait encore le retour de certains dont on était
alors sans nouvelles...
Tous ne furent pas des incorporés de force. Quelques-uns de ces jeunes sont
morts sous l'uniforme français, surtout dans les premiers mois de combat. A
noter que trois familles (Grimmer, Koch et Staehle) ont perdu deux fils, l'un
sous l'uniforme français, et l'autre sous l'uniforme allemand. Ces cas
illustrent bien le drame de l'Alsace, dont les hommes se sont battus d'abord
pour défendre leur pays contre l'envahisseur, avant d'être enrôlés ensuite,
à partir du 25 août 1942, sous le drapeau ennemi, des représailles sévères
menaçant les familles des réfractaires. Qu'ils aient été d'un côté ou de
l'autre, ils ont tous été victimes de la folie des hommes et méritent, de ce
fait, de ne pas sombrer dans l'oubli.
60 photos moins une
Une première partie des recherches entreprises furent publiées dans l'Annuaire n° 10 - 2006 de la Société d'histoire de Wintzenheim avec une notice accompagnée d'une photo pour chacun des 60 soldats (en vente à la mairie, 20 € par chèque au nom de la SHW). Un seul visage manque encore à ce jour : celui de Pierre Wozniack né le 15.7.1903 à Wistka (Pologne). Il habitait rue Neuve à Wintzenheim. Mais Guy Frank ne désespère pas de trouver sa photo un jour, pour compléter la galerie de portraits de ces valeureux soldats.
Informations inédites en provenance de Berlin
Mais au-delà des 60 fiches publiées en 2006, les recherches se sont poursuivies, tant du côté français que du côté allemand. Après plus d'un an de négociations avec la Deutsche Dienststelle à Berlin menées sous le couvert de la Société d'histoire, Guy Frank vient de recevoir enfin les informations tant attendues. Un document de 14 pages fournit les coordonnées militaires et des précisions sur les conditions de décès et d'inhumation de 52 incorporés de Wintzenheim morts sous l'uniforme allemand. Une copie de ce document peut être consultée auprès des membres de l'ADEIF (Antoine Abt, André Staehle, Lucien Brenner), aux permanences de la Société d'histoire de Wintzenheim, et sur le site Internet www.knarf.info
Source : DNA du jeudi 3 et L'Alsace du vendredi 4 mai 2007
L'usine
Haussmann - Saic Velcorex à Logelbach (photo Guy Frank, 9 mai 2007)
Au cours des 30 dernières années, une douzaine d’entreprises textiles ont fermé leurs portes à Colmar et dans les environs. Dans le même temps ces disparitions représentant 4500 emplois perdus.
Herzog : après dépôt de bilan en 1978 et rachat d’une partie de ses terrains à Logelbach par les Coopérateurs d’Alsace, les Tissages Herzog (170 salariés en 1974) ont fermé en 1982. Une partie des bâtiments a été reconvertie et abrite l’hypermarché Rond-Point.
À Logelbach, les tissages Haussmann, dépendant aujourd’hui du groupe DMC, destinent l’intégralité de leur production à l’usine SAIC (Société alsacienne d’industrie cotonnière) de Saint-Amarin. Les fabrications de Logelbach, 3,15 millions de mètres de velours et 2,2 millions de mètres de sportswear par an, constituent 40 % des approvisionnements de l’usine de Saint-Amarin, qui pour 60 % se fournit à l’extérieur du groupe. Les tissages Haussmann comptent un effectif de 82 personnes. Les pertes enregistrées depuis deux ans ont amené le groupe DMC (1200 salariés dont 320 à Mulhouse) à entreprendre une réorganisation. Depuis le début de l’année, des tractations sont en cours en vue de céder Haussmann au directeur de l’usine, associé à un groupe d’investisseurs.
Source : P.M., L'Alsace du vendredi 4 mai 2007
Roger
Schmitt, président de la Fédération des villes de Lazare de Schwendi et maire
de Kientzheim, remet le prix à André Herscher (photo Yvan Hobel, 12 mai 2007)
La Fédération des Villes de Lazare de Schwendi a tenu ses assises annuelles les 12 et 13 mai à Burkheim, en Pays de Bade. Les délégués de la plupart des 17 villes dont l'Histoire a croisé celle de Lazare de Schwendi se sont retrouvés comme chaque année depuis la création de la Fédération en 1984.
L'Oberbürgermeister de Vogtsburg (communauté dont dépend Burkheim),
Gabriel Schweitzer, a salué la trentaine de délégués et les personnes
accompagnatrices, dans la salle Schwendi de l'hôtel de ville de la cité médiévale.
Dans un rapide tour d'horizon, il a situé le Pays du Kaiserstuhl, engagé
depuis plus d'un an dans une démarche de valorisation de ses produits et d'un
tourisme de qualité. Le Ortsvorsteher (maire délégué) de Burkheim, M.
Herbert Senn, a présenté son village, qualifié à juste titre de perle du
Kaiserstuhl.
Pendant que les personnes accompagnatrices visitaient un magasin de
plantes médicinales, aromatiques et d'épices, le président Roger Schmitt,
maire de Kientzheim, ouvrit la séance protocolaire ; parmi les différents
points, il y eut les interventions du secrétaire Yvan Hobel et le bilan
financier du trésorier Didier Scherer.
A l'unanimité, les délégués décidèrent d'attribuer le « Prix de la Fédération
des Villes de Lazare de Schwendi 2007 » à M. Engelberg Pfefferle, délégué
de la ville de Kirchhofen. C'est lui qui, dès après la guerre, avait commencé
à prendre des contacts avec des villages alsaciens dont l'histoire était liée
à la vie de Schwendi. Son enthousiasme a d'abord rencontré très peu d'écho,
arrivant trop tôt dans une région meurtrie. Mais son obstination finit par
triompher avec la naissance de la Fédération.
En 2006, lors de l'assemblée générale à Schwendi, en Pays Souabe, les délégués
avaient choisi André Herscher pour le Prix. Avec son
ami Engelberg et l'abbé Papirer, il sut créer les conditions nécessaires à
ce jumelage à 16 (Kaysersberg rejoignit la Fédération avec le maire Henri
Stoll), surtout lors des festivités du 400e anniversaire de la mort de Schwendi
en 1983 à Kientzheim. Historien passionné, expert en héraldique, il savait
aussi mettre ses dons de dessinateur au service de la Fédération et des villes
concernées. Le président Schmitt lui remit le diplôme et le trésorier
Scherer le chèque de 300 € sous les applaudissements de toute
l'assistance. En clôture de la soirée, M. Senn, également président de la
Cave Vinicole de Burkheim, remit à chaque délégué une bouteille de la Cuvée
Schwendi.
Afin de poursuivre les échanges entre délégués et peaufiner les projets de
rencontres entre conseils municipaux ou associations, la Fédération resta
encore à Burkheim le dimanche, jour de fête patronale très colorée et
ensoleillée.
Source : DNA du mardi 15 et L'Alsace du vendredi 18 mai 2007
L'Annuaire
2007 : nouveau look, plus de couleurs, 112 pages largement illustrées
La Société d'Histoire de Wintzenheim établira le bilan de ses activités et exposera les projets pour l'année à venir au cours de son assemblée générale le jeudi 24 mai, à 20 h, dans la salle du conseil, à l'Hôtel de Ville de Wintzenheim.
Outre l'ordre du jour habituel de l'assemblée
générale, la réunion sera l'occasion de présenter la nouvelle édition de
l'Annuaire 2007
Au cours de l'année écoulée, des membres de la Société d'Histoire de Wintzenheim
se sont beaucoup investis dans la vie de Wintzenheim.
En automne, elle était présente à la Journée des Associations, à la Fête
du GSW et, en décembre, elle a tenu un stand au Marché de Noël. Ensemble avec
nos amis de la Société d'Histoire d'Eguisheim et de la Société d'Histoire
Wickram de Turckheim, nous avons tenu un stand au Salon du Livre de Colmar.
Une conférence de Paul-André Cattin sur les établissement Herzog, un des plus
brillants éléments du patrimoine industriel des 19ème et 20ème siècles à Wintzenheim,
a rassemblé de nombreux auditeurs.
Tout au long de l'année, les premiers lundis du mois, Charles Schillinger et
Jacqueline Piselli accueillent les gens de 14 à 18 h, pour les guider dans
leurs recherches. Depuis plusieurs mois, une équipe est au travail pour la
préparation de l'Annuaire 2007 et la diffusion de l'ensemble des ouvrages.
Tout ceci ne représente qu'une partie des activités des membres de
l'association, qui ont de nombreuses recherches et travaux en chantier.
Source : L'Alsace du mardi 15 et les DNA des mardis 15 et 22 mai 2007
Louis
Krick, à droite sur la photo prise en 1943 en Grèce.
Lors de leur dernière réunion près de Sélestat, les anciens incorporés de force alsaciens des 737e et 749e régiments de chasseurs ont décidé de ne plus se revoir. Ils laissent dorénavant « l'Histoire relater le sacrifice inutile de leur jeunesse ». L'un d'eux, originaire de Wintzenheim, témoigne.
Le 8 mai 1945, Louis Krick se trouve dans un village autrichien. L'incorporé
de force entend une Marseillaise surgir d'un sous-sol. Plusieurs Français,
prisonniers depuis 1940, fêtent la victoire alliée. « Ils projetaient de
rentrer en France dès le lendemain et m'ont demandé de garder leurs affaires
durant la nuit. Ils sont partis en fin d'après-midi et n'ont réapparu que vers
5 h du matin. C'est là que j'ai compris qu'ils avaient tous une bonne amie ! »
L'anecdote fait sourire l'octogénaire, originaire de Wintzenheim,
qui a retrouvé, « pour la dernière fois » en avril, les anciens
alsaciens des 737e et 749e régiments de chasseurs. « Depuis plus de 20
ans, nous avions l'habitude de nous retrouver. Le mois dernier, nous n'étions
plus qu'une trentaine et du coup, nous avons décidé de laisser dorénavant
l'Histoire relater le sacrifice inutile de notre jeunesse », indique Louis
Krick.
« Plus de 400 Alsaciens dans les deux unités »
Ce dernier a quitté sa famille fin 1942 pour la Tchécoslovaquie puis la Grèce
qu'il a rejoint en mai 1943. « Nous étions plus de 400 Alsaciens dans les
deux unités rattachées à la 117e division ». Radiotélégraphiste, le
Wintzenheimois accompagnait son chef de corps partout où il allait. « Les
routes du Péloponnèse, je les connais aussi bien que celles d'Alsace ! »
Fin septembre 44, les Alliés, débarqués en Provence, s'approchent de Belfort
et les Soviétiques de Budapest. « Le commandement allemand a décidé
d'abandonner la Grèce. Du coup, nous avons débuté une retraite à pied de
huit mois et de 3 000 km de route, de Tripolis à Vienne. Au fur et à
mesure de la retraite par le canal de Corinthe, Athènes, Salonique, Skopje,
d'autres unités se joignaient à nous, sur la seule route de repli ».
« On avait tous peur des exactions des Soviétiques »
A 100 km au sud de Belgrade, ils sont stoppés net par les Soviétiques.
« La 117e division a subi des pertes considérables. Les combats contre
les patriotes grecs semblaient dérisoires à côté ». L'idée d'évasion
effleure l'esprit du « Malgré-nous » qui, cependant, ne passe pas
à l'acte. « On avait tous peur des exactions des Soviétiques qui ne
faisaient pas de quartier avec les déserteurs ».
Parvenant à briser l'encerclement vers le sud, la 117e poursuit sa pénible
retraite jusqu'en Bosnie. Harcelée par les partisans de Tito, elle échoue à
l'ouest de Vienne le jour de la fin des hostilités. « Afin d'échapper à
la captivité russe, elle s'est rendue aux Américains ». Quant à Louis
Krick, il ne mettra que 48 heures à rejoindre Wintzenheim.
« Tous ces Alsaciens se sentaient profondément Français »
Les anciens Alsaciens des 737e et 749e régiments, essentiellement originaires de la région comprise entre Colmar et Erstein, ont commencé à se réunir dans les années 90. « Tous ces Alsaciens se sentaient profondément Français », remarque l'incorporé de force. « Mais nous n'avons jamais eu le sentiment d'être brimés par la Wehrmacht », ajoute l'octogénaire qui est devenu instituteur après la guerre.
Source : N.R., DNA du mardi 15 mai 2007
Gérard
Lincks, président sortant, présente l'Annuaire 2007 (photo Thierry Struss, 24
mai 2007)
Le 24 mai dernier, membres et amis de la Société d'Histoire de Wintzenheim se sont retrouvés dans la salle du conseil de l'hôtel de ville pour y tenir l'assemblée générale et assister à la présentation de l'annuaire 2007 - n° 11.
La première partie de la réunion fut donc consacrée au rappel des actions
accomplies au cours de l'année écoulée par les vice-présidents Paul-André
Cattin et Marcel Meyer : travaux de recherche des membres, publication et
diffusion d'un annuaire, permanences de l'archiviste Charles Schillinger et
Jacqueline Piselli les premiers lundis du mois de 14 h à 18 h,
participation aux activités de la vie associative locale (journée des
associations, fête du GSW) et de la Fédération des Sociétés d'Histoire et
d'Archéologie d'Alsace... Le bilan financier présenté par
le trésorier Gérard Zehler prouve la vitalité de la société. La suite de la
réunion fut l'occasion de présenter activités et projets : poursuite de
travaux de recherches, préparation d'un annuaire, participation au Salon du
Livre de Colmar, projets de visite, de conférences...
L'assemblée générale a pourvu au renouvellement du tiers sortant du conseil
d'administration : Jacqueline Strub, Guy Frank et Charles Schillinger
voient leur mandat renouvelé. Jean-Pierre Meyer et Jean-Jacques Muller sont désignés
pour réviser les comptes.
Une Société d'Histoire débordante de vitalité
Il y a deux ans, au cours de l'assemblée générale, le président avait dit
qu'il estimait qu'au bout de dix ans, il est bon qu'une association change de président :
une nouvelle tête avec de nouvelles idées, voilà qui peut apporter une
nouvelle vigueur. L'année dernière, il l'a répété, sans succès. Cette année
il décide donc de passer la main.
Au nom de la municipalité, Didier Scherrer félicita la Société d'Histoire
pour sa vitalité, la remercia pour son investissement dans la vie culturelle et
associative locale et l'assura du soutien de la commune.
La deuxième partie de la soirée fut consacrée à la présentation de
l'annuaire 2006 - n° 10, un ouvrage riche, aux articles abordant des
sujets très divers qui comme les précédents rassemble le fruit des recherches
des membres et amis de la Société d'Histoire de Wintzenheim.
Cette riche soirée s'acheva autour du verre de l'amitié.
Source : L'Alsace du mercredi 30 et les DNA du jeudi 31 mai 2007
Émile
Zippert était membre du comité de la Société d'Histoire de
Wintzenheim (photo Guy Frank, 10 juillet 2004)
Les obsèques d’Émile Zippert, décédé à l’âge de 79 ans, ont été célébrées ce mercredi 6 juin à l’église paroissiale Saint-Laurent de Wintzenheim.
Fils unique, M. Zippert était né le 16 avril 1928 à Colmar, au foyer d’Émile Zippert et d’Eugénie Guthmann. Après une adolescence marquée par son incorporation de force dans la Luftwaffe d’où il s’était évadé, il avait été employé à la papeterie Aussedat-Rey en tant que contremaître, et était engagé dans des actions syndicales et prud’homales.
Le 22 septembre 1951, il avait épousé Mariette Thomann ; de cette union sont nés trois enfants : Adrien, Simone et Josiane. Élodie, Célia, Anaëlle, Maxime, les petits-enfants, faisaient la joie de leur papy. Outre de nombreuses activités, M. Zippert était passionné par les livres, d’histoire en particulier, et par la nature qu’il aimait contempler lors de ses promenades quotidiennes. Son investissement au sein de l’Association des anciens Luftwaffenhelfer d’Alsace et de Moselle, créée en 1981 et dont il est le président fondateur honoraire, a permis l’obtention de la reconnaissance de tous les anciens.
Homme de caractère, M. Zippert a toujours mis son cœur et son énergie au service des plus faibles et de la lutte contre les injustices. L’Alsace adresse ses condoléances à la famille en deuil.
Source : L'Alsace et les DNA du jeudi 7 juin 2007
L’album
de dessins qui a servi pour l’impression sur étoffe de la Manufacture
Haussmann.
L’objet du mois, présenté le 14 juin par le Musée Unterlinden, est un album de dessins pour l’impression sur étoffe de la Manufacture Haussmann.
L’album de dessins, présenté au Musée Unterlinden, a servi pour
l’impression sur étoffe de la Manufacture Haussmann, de Logelbach,
au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Il a été acheté à l’Hôtel Drouot à
Paris le 15 novembre 2006, et regroupe des dessins réalisés (et pour certains
signés et datés) par des dessinateurs industriels de la manufacture Haussmann
installée autrefois au Logelbach. Ces dessins témoignent
de la richesse et la qualité des productions de cette prestigieuse fabrique
pendant ses années de gloire entre 1775 (date de sa création) et 1830 (lorsque
la structure se reconvertit dans la filature et le tissage mécanique).
Vivier d’artistes et de graveurs, son plus célèbre dessinateur industriel et
directeur a été le Mulhousien Jean-Georges Hirn (1777-1839) dont le musée
d’Unterlinden conserve également des tableaux de fleurs exposés au premier
étage. Certains sont peints à même les plaques de cuivre utilisées pour
l’impression sur étoffe. Une conférence sera animée, jeudi 14 juin, de 13 h
à 13 h 45, par Frédérique Goerig-Hergott, attachée de conservation, à la
salle 9. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Source : L'Alsace et les DNA du mardi 12 juin 2007
La
batterie-fanfare "La Vaillante" de Wintzenheim, carte de membre 1995 (collection Guy Frank)
Deux fleurons associatifs de Wintzenheim fêteront ce dimanche 17 juin leur anniversaire. Créé en 1937, le groupe folklorique Edelweiss fête ses 70 ans; créée dix ans plus tard en 1947, la batterie-fanfare « La Vaillante » a aujourd'hui 60 ans.
Au programme de la journée festive, dépôt de gerbes, messe animée par la
section trompes de chasse de la Vaillante, aubade à
10h45 sur le parvis de l'église St-Laurent, banquet à la salle Laurentia.
Voilà 5 ans qu'a été créé le partenariat entre le groupe folklorique
Edelweiss et la batterie-fanfare « La Vaillante ».
Ils seront ensemble ce week-end pour fêter respectivement les 70 et 60 ans des
deux associations. François Ehrsam et Stéphanie Waltz sont fiers de présider
cette journée de retrouvailles, avec une pensée particulière pour les
fondateurs des deux associations.
La Vaillante, créée en juin 1947, sous l'impulsion
de Charles Finance, se composait à l'époque de trois sections et comprenait
environ une cinquantaine de personnes. Son premier drapeau lui a été remis en
1953. Des trois sections d'alors (gymnastique,
théâtrale, fanfare), seul le groupe musique a survécu.
Après le décès de Charles Finance, Robert Heinrich présida la Vaillante
jusqu'au mois de janvier 1990, où il fut remplacé par Gilbert Vogel jusqu'en
mars 1996. Émile Zehler prendra la succession jusqu'au 18 juillet 2000. Depuis 7
ans, le flambeau est dans les mains de François Ehrsam. En 1985, sur une
initiative de François Wenger, une section de trompes de chasse a vu le jour ;
elle est actuellement placée sous la responsabilité de Laurent Ehrsam.
La batterie-fanfare se compose actuellement d'une vingtaine de musiciens de 10
à 77 ans. La Vaillante est toujours dirigée par un
des membres fondateurs, Jean-Paul Dussel, auquel il faut rendre un hommage
particulier pour ses soixante années de présence.
C'est en 1937 que la société Edelweiss a vu le jour sous l'impulsion d'un
petit ensemble d'accordéonistes, désireux de faire connaître dans toute la
France et à l'étranger la musique populaire authentique alsacienne transmise
par leurs ancêtres. L'activité a été interrompue pendant la guerre
1939-1945, mais à la Libération, les différents membres se sont retrouvés et
l'ensemble a repris.
C'est en 1972, que le président de l'époque, M. Joseph Waltz, pour suivre le développement
touristique, a complété le groupe par un ensemble de danse folklorique. En
2000, à la succession de M. Roger Gebel, Stéphanie Waltz reprend la présidence
du groupe jusqu'à ce jour.
Le groupe actuel est composé de 6 couples de danseurs et 4 accordéonistes et a
conservé les danses et les musiques apprises dès 1937. Le répertoire est
composé d'une dizaine de danses qui retracent différentes scènes de la vie de
nos ancêtres.
Le 70e anniversaire du groupe est une étape importante dans la vie de
l'association bénévole, afin de remercier l'ensemble des membres actifs,
passifs et anciens membres avec une pensée pour ceux qui l'ont déjà quittée,
pour leur investissement personnel sans quoi le groupe ne pourrait souffler les
70 bougies.
Source : Sven Bachert, DNA du jeudi 14 et L'Alsace du vendredi 15 juin 2007
Joseph
Tataï (collection Bernadette Tataï)
Les manouches sédentaires vivant sur le site de Wintzenheim, proche de la voie ferrée, ne veulent pas quitter le camp qui accueille une cinquantaine de personnes. La communauté d'agglomération de Colmar planche sur le relogement de ces familles.
Elle garde précieusement la photo encadrée de son
Joseph. Sur le cliché, il est jeune, souriant, violon à la main. « Il
avait son orchestre. Il a joué partout, en France, en Allemagne ».
Bernadette Tataï se rappelle ces soirées folles où son violoniste de mari
chauffait la salle avec sa musique tzigane. « Les gens devenaient
fous ! Certains cassaient les tables et les chaises... Ah ! Mon mari,
il était pas ordinaire ».
D'origine hongroise, Joseph repose dans un cimetière proche de la
frontière serbe. A sa mort, Bernadette est revenu sur les lieux de son enfance,
à Logelbach où elle réside dans un mobile home, encadré par les caravanes de
deux de ses filles. Chez les Tataï, la famille, c'est sacré. Quatre
générations ont connu le camp de Wintzenheim, qui jouxte le ban communal d'Ingersheim.
D'ailleurs, un muret d'à peine quelques centimètres marque la frontière entre
les deux villes. Bernadette ne se voit pas vivre ailleurs. « Ici, c'est ma
vie ! On ne dérange personne. On ne veut pas quitter cet endroit ».
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du jeudi 12 juillet 2007
L'une
des caves à bière de Wintzenheim visitée et filmée par France 3 Alsace. Sur
la photo prise dans la cave N° 10, de gauche à droite : Gilbert Meyer,
Jean-Pierre Choulet, André Isner, Hubert Wiegert (photo Yannick Frank)
Cet été, France 3 Alsace propose chaque jour de découvrir une nouvelle
commune de la région, dans sa série «Sommerwej» de Rund Um, émission en
dialecte sous-titrée en français.
Le mercredi 8 août, Rund Um s'arrêtera à Wintzenheim
pour livrer quelques pages sur l'histoire du Bierkeller, ces anciennes caves à
bière situées au pied du chemin du Hengst. C'est Guy Frank, membre de la Société
d'Histoire et auteur d'un livre sur le sujet, qui guidera la visite.
L'adjoint Jean-Pierre Choulet, président du Syndicat Forestier du Massif des Châteaux,
nous emmènera « sur les traces de l'écureuil », un sentier de découverte
entre les Trois-Châteaux et le Hohlandsbourg, itinéraire agréable et facile,
sans fort dénivelé, qui passe par l'étang et les bancs Herzog, le Rocher
Turenne, la Fontaine de la Dame.
Enfin, Élisabeth Clor, au nom du Syndicat Mixte du Hohlandsbourg, commentera
les balades médiévales, une animation originale proposée cet été aux
visiteurs du château du Hohlandsbourg.
Le reportage Rund Um « Wintzenheim », réalisé
le 30 juillet par Judith Jung et Emmanuelle Gambette, sera diffusé deux fois
sur France 3 Alsace, le mercredi 8 août à midi (vers 12h05) et à 19h15.
Source : DNA et L'Alsace du mardi 7 août 2007
Les
armes de l'abbaye de Remiremont figurant sur le fronton du Cheval Blanc à Wintzenheim rappellent que les
dames chanoinesses possédaient là une cour colongère (photo Guy Frank, 21 août
2007)
Il y a des dames à Remiremont, petite ville vosgienne, que l'on a particulièrement bichonnées : les dames chanoinesses. « Ce sont des religieuses et des femmes d'affaire » explique Aline Lager, guide interprète national aux visiteurs de l'abbatiale.
Des religieuses privilégiées qui passaient leur temps en causerie, lecture,
broderie, musique et réception. Chacune avait sa propre maison, ses serviteurs
et s'habillait avec des vêtements de cour... Une vie agréable avec tout de même
pas moins de trois messes par jour !
L'objectif n'était pas de finir en religion, mais de recevoir une éducation
plus que correcte pour faire un grand mariage. Pour entrer dans le chapitre, il
fallait prouver son sang noble sur quatre générations. Issues des meilleures
familles de France, ces jeunes filles formaient une élite. Elles avaient un accès
à la culture qui n'était pas courant dans la société d'alors.
Femme à poigne
L'abbesse avait tout pouvoir, et ne devait rendre de compte qu'au pape et à
l'empereur. Autant dire qu'elle était un vrai petit chef, capable de faire
attendre un visiteur toute une journée dans son antichambre !
La bonne éducation souffrait de quelques entorses cependant : les
chanoinesses pouvaient passer la moitié de l'année en voyage ou à la cour des
châteaux. Et s'absentaient pour visiter leurs nombreuses terres dont elles
tiraient l'argent pour couvrir leurs frasques.
Avec toutes ces occupations, il fallait bien trouver un moyen de les faire
rester un peu sur les bancs de l'église, entre messes, prières et pèlerinages.
On inventa alors un système de pointage : elles recevaient un jeton par
messe et à la fin de la semaine, elles étaient payées en fonction de leur fidélité.
Les messes du matin et du soir comptaient triple !
La hantise de l'abbesse
Cette vie libérée et frivole étaient la hantise de l'abbesse Catherine de
Lorraine qui tenta sans succès au 17 e siècle de resserrer les boulons.
Las, c'est la Révolution française qui stoppa cette organisation religieuse
peu banale vieille de quatre siècles.
L'abbatiale toujours dressée au coeur de la ville, confond deux styles
d'architecture : gothique allemand du XIII e siècle, étonnement
sobre et rustique, et un embellissement plus tardif, notamment avec des soleils
rougeoyants peints à la croisée des voûtes. Une crypte du XI e siècle,
l'un des plus anciens bâtiments conservés en Lorraine, subsiste encore.
En poussant la porte de la dernière maison de chanoinesse qui se visite encore,
on fait un vrai voyage dans le temps. On découvre des portes secrètes, qui
permettaient aux serveurs de se rendre utile le plus discrètement possible.
Lorsque la chanoinesse sonnait, le serviteur apparaissait d'un mur, prenait la
commande et disparaissait aussi sec. Il ne fallait pas qu'on le voit.
Cette maison de chanoinesse est aujourd'hui un musée. Qui porte le nom du
collectionneur romarimontais Charles Friry et expose un remarquable tableau de
Georges de La Tour, Le vielleur à la sacoche.
Gourmandes et à la mode
Et si vous avez le temps, passez par l'ancien palais abbatial, aujourd'hui l'hôtel de ville. Demandez à voir la garde-robe de l'abbesse, vous comprendrez alors que l'on mariait luxe et religion avec bonheur. Arrêtez-vous enfin pour déguster l'une des spécialités gastronomiques que ces dames aimaient : le pâté de truite au vin blanc, les loriquettes, gâteaux triangulaires ou les nonnettes, délicieux biscuits de pain d'épices. La gourmandise n'est-elle pas un vilain péché ?
Source : Florent Potier, DNA du lundi 13 août 2007
Découvrir
le Massif du Hohlandsbourg en joélette (photo Guy Frank, 27 juillet 2007)
En marge des prochaines journées du patrimoine, trois sites à découvrir..
Guy Frank est l'auteur d'un ouvrage sur les caves à bière de Wintzenheim. Au total il y en a dix, qui datent toutes du XIXe siècle. Elles ont été construites entre 1850 et 1860. C'est ici que les brasseurs de la région ont testé une nouvelle méthode de fabrication venue d'Allemagne, qui nécessitait de la glace pour la fermentation.
Les caves à bière
Tout d'abord cette bière fut produite dans des caves en pierre, dans les
montagnes de la vallée de Munster, puis d'autres caves ont été construites
dans des collines argileuses, comme celle située en bordure de la rue
Schweitzer à Wintzenheim.
Ces caves qui se situent toutes dans la même rue ont servi à la culture des
champignons entre les deux guerres. Durant la Seconde Guerre Mondiale, elles
servaient d'abri.
Aujourd'hui certains propriétaires les ont réaménagées, d'autres non. Mais
tous ont conscience de la richesse qu'ils ont sous les pieds.
Le sentier de l'écureuil
Après les caves, il est possible de retrouver la lumière par le biais d'une
petite balade sur les hauteurs de Wintzenheim. Le
sentier de l'écureuil est un chemin pédagogique destiné à tous. Il débute
par de grands panneaux explicatifs et durant la marche, il y a trois petits détours
possibles qui racontent des légendes : la fontaine de la Dame, le rocher
Turenne et le banc Herzog.
Pour ceux qui ont du mal à se déplacer, le sentier est accessible aux joélettes.
Le sentier mène jusqu'au château du Hohlandsbourg.
Le Hohlandsbourg
Chef lieu des Habsbourg, la forteresse fut construite au XIIIe siècle à 620
mètres d'altitude. Classée monument historique depuis 1840, elle accueille
depuis quelques années les visiteurs, en leur proposant balade et plongeon dans
le moyen âge.
Grande histoire, petites anecdotes, c'est une princesse des Hohenzolern qui
guide le visiteur. Le château nous dévoile son histoire tous les jours et
parfois même en soirée.
Source : DNA du dimanche 9 septembre 2007
Le
stand de la Société d'Histoire au forum des association (photo Guy Frank, 8
septembre 2007)
La 12e édition de la journée du monde associatif de Wintzenheim s'est tenue samedi après-midi à la salle des fêtes. L'occasion pour les habitants de découvrir toute la palette d'activités proposées par la cinquantaine de club du village.
Tout au long de l'après-midi de samedi, le public de Wintzenheim
et de ses environs a pu découvrir les activités et le potentiel associatif de
la ville de Wintzenheim à travers des animations et
des expositions diverses.
Les amateurs de la vie associative étaient en effet conviés au forum des
associations regroupant une cinquantaine de clubs, proposé par la ville de Wintzenheim
et supervisé par son adjoint au maire chargé des sports et de la culture,
Didier Scherrer.
Cette 12e édition s'est tenue à la salle des fêtes, séduisante par sa
localisation et très fonctionnelle. « C'est un lieu idéal, très
convivial pour les rencontres », souligne Didier Scherrer.
S'épanouir dans une activité
La quasi-totalité des associations de la cité a répondu à l'appel et a
proposé des démonstrations. Une occasion pour la population wintzenheimoise de
se faire une petite idée de l'éventail d'activités proposées tout au long de
l'année au sein du village. Grâce à cette manifestation, les organisateurs se
font connaître et peuvent recruter de nouveaux adhérents. Ce forum a pour
objectif de permettre aux habitants de Wintzenheim et
des environs de s'épanouir dans une activité sportive, culturelle ou sociale.
Basket club, handball club, association sportive, judo club, karaté club,
gymnastique volontaire, école de musique, tous ces clubs ont pris des
inscriptions. D'autres, le club de l'amitié du troisième âge, l'association
Temps libre, le club vosgien l'UNC ou la société d'Histoire, ont
simplement présenté leurs activités.
Le centre d'intervention et de secours de Wintzenheim
et les jeunes sapeurs pompiers ont déployé leur matériel et effectué des démonstrations
notamment de secours routier et d'incendie. Le public a ainsi pu se rendre
compte du vaste domaine d'intervention des pompiers. Les visiteurs ont été
impressionnés par les explications des soldats de feu qui n'ont pas manqué de
répondre aux nombreuses questions.
Depuis sa première édition en 1996, la journée du monde associatif de Wintzenheim
connaît chaque année un beau succès. En fin d'après midi, le conseiller général
et maire, Guy Daesslé a assisté au vin d'honneur offert par la ville aux
associations.
Source : L'Alsace du dimanche 9 et les DNA du mardi 11 septembre 2007
Un plan d'abornement daté de 1575 dresse les limites de propriété du
prieuré de Saint-Gilles, à l'entrée de la vallée de Munster (photo extraite
de la brochure "Saint-Gilles de Wintzenheim" 1994)
Les trésors des Archives départementales inaugurent une série de trois expositions dédiées à la mémoire et à la citoyenneté.
Il n’est point besoin d’être un féru d’histoire pour ressentir une grande émotion face aux 60 documents et objets historiques sélectionnés par le service des Archives départementales. Il s’agit bien de « trésors » dont Jean-Luc Eichenlaub et son équipe ont la responsabilité au sein d’un service patrimonial qui conserve pas moins de 24 km linéaires d’archives. [...]
La période du Moyen-âge égrène son lot de surprises. [...] En poursuivant le voyage en Haute-Alsace, le visiteur découvre un document particulièrement touchant : il s’agit d’un dessin représentant les limites de propriété du prieuré de Saint-Gilles, à l’entrée de la vallée de Munster. On y voit le Pflixbourg, le Hohlandsbourg et les bornes délimitant le territoire de l’établissement religieux. Sur le chemin, le dessinateur a trouvé le moyen de représenter un paysan au côté d’une charrue et d’un cheval…
Source : L'Alsace du mardi 11 et les DNA du jeudi 13 septembre 2007
Pour fêter son soixantième anniversaire, la Société d'Histoire Wickram de Turckheim a édité un livre intitulé « Turckheim au XIXe siècle ».
La première partie de l'ouvrage est dédiée à cinq personnages qui ont marqué l'histoire et qui sont originaires de Turckheim. Cinq passionnés ont fait des recherches en bibliothèques, aux archives, ont recueilli des témoignages pour la rédaction de leurs biographies. [...] Paul-André Cattin, directeur d'école honoraire et vice-président de la société d'histoire de Wintzenheim a étudié la famille Hertzog...
Source : DNA du lundi 24 septembre 2007
Le syndicat mixte d'aménagement du château du Hohlandsbourg,
en partenariat avec le Conseil général, vient d'éditer un petit livret sur
l'histoire du château. Il a été financé par le conseil général du
Haut-Rhin et réalisé par Jean-Luc Eichenlaub, directeur du service des
archives départementales.
Très agréable à lire, ce livret d'une vingtaine de pages est agrémenté de
belles illustrations.
Il est disponible auprès du Syndicat Mixte, Maison Saint-Marc, 8 place de Gaulle,
68920 Wettolsheim.
Source : L'Alsace du mardi 4 et DNA du vendredi 7 décembre 2007