Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2003…
L'ours a disparu de nos montagnes mais pas des mémoires. Le monde viticole remet à l'honneur l'ours qui grappillait dans les vignes il y a 500 ans.
« L'OURS a profondément marqué la vie quotidienne au Moyen âge en Alsace », raconte Francis Lichtlé, archiviste de la ville de Kaysersberg. Affamé ou âgé, il s'approchait des villages du piémont et des vallées et constituait une menace pour la population. Il était chassé dans des conditions périlleuses : on l'attirait dans des filets ou des fosses ; on se battait contre lui au corps à corps. A Kaysersberg, le dernier ours a été abattu en 1592. Dans la vallée de Munster, où Gérard Leser a trouvé les traces de plusieurs récits de lutte de marcaires contre l'ours, le dernier plantigrade aurait été abattu près du Lac du Forlet, dans le Bärenschlatten, à la fin du XVIIIe siècle.
(extraits)
Mulhouse et WittersdorfLe plantigrade a laissé moult traces dans la toponymie. Ammerschwihr avait sa Bärengass (la ruelle de l'Ours), Wintzenheim ou Osenbach leur Bärenthal. Les ours hantent les Bärenhütte (cabane de l'ours), les Bärenfels (rocher de l'ours), le Baerenkopf au Ballon d'Alsace, ou le village de Barembach. L'ours entre fréquemment dans les motifs décoratifs populaires ; il orne les fontaines, encadre les armoiries au même titre que le lion, et figure sur l'enseigne de nombreuses auberges, tenant souvent une grappe de raisin... Source : Jean-Marie Lidin, L'Alsace du dimanche 5 janvier 2003
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L'entrée de la cave n° 9 (photo Guy Frank, 2 février 2003)
Le 29 juin prochain, à l'initiative de l'association tourisme et animation, Wintzenheim organisera une manifestation historique et festive afin valoriser les caves à bière. En prélude à cette manifestation, les responsables de l'ATAW se sont retrouvés dimanche pour effectuer une visite d'une des caves à bière, appartenant aujourd'hui à des particuliers, pour étudier les aménagements nécessaires à l'ouverture au public. Témoins de l'évolution des sociétés, le Bierkeller couvre un ensemble de caves creusées au bas de la colline de Wintzenheim, du chemin du Hengst à la rue des Caves, entre les numéros 46 et 56 de l'actuelle rue Albert-Schweitzer. Grâce à des documents, on cerne aujourd'hui un peu mieux l'histoire de ces caves qui ont servi de congélateur avant l'heure, idéales pour la culture des champignons, d'abris durant la guerre. S'il est établi que certaines au moins d'entre elles existaient avant 1862, on ne sait toujours pas avec certitude qui les a creusées ni quand. |
Ce site constitue un patrimoine historique de premier ordre pour la commune. L'espace d'une journée, une de ces caves ouvrira ses portes aux visiteurs et accueillera une exposition de documents inédits sur l'histoire des caves. À côté de cela, sera organisée sous la Halle des Fêtes une bourse d'échanges pour les passionnés de brasseries alsaciennes (livres, plaques émaillées, verres à bière, bouteilles sérigraphiées, étiquettes, affiches), une dégustation de bières brassées à l'ancienne et de produits dérivés (eaux de vie « fleur de bière », charcuteries, pains à la bière), sans oublier le Wenzemer Bierkeller Sàft, élixir spécialement créé pour la manifestation à base de vin blanc, de miel et de bière.
Source : S.B., L'Alsace du jeudi 6 février 2003
L'Alsace compte plus de 4000 objets classés monuments historiques. En 2002, une trentaine de pièces ont été protégées dans le Bas-Rhin et une soixantaine dans le Haut-Rhin. Inventaire.
Allant du XIVe au XXe siècle, les objets classés l'an dernier appartiennent à des collectivités ou des propriétaires privés. ...
(extraits)
Ex-voto
Dans le Haut-Rhin, l'ensemble le plus remarquable est peut-être la série d'ex-voto se trouvant à Wintzenheim, dans la chapelle du Bon-Secours. Outre des sculptures en bois, deux peintures à l'huile sur toiles offertes par le baron F.A. d'Andlau (dont "Notre Dame de la Victoire", 1781, de Martin Muller, un Tyrolien reçu bourgeois de Colmar) sont d'exceptionnels ex-voto monumentaux.
Les autres, une douzaine datant du XIXe siècle et plus petits, expriment différentes scènes comme ces deux enfants agenouillés en référence à l'annexion de l'Alsace en 1870.
Source : Marie Brassart-Goerg, DNA du lundi 10 février 2003
Les cyclistes l'attendent depuis plusieurs années. Le bout de piste, qui reliera Wintzenheim au lycée du Pflixbourg, verra sûrement le jour d'ici la fin de l'année.
(extraits)
(photo Guy Frank, 15 février 2003)
Longue de 500 mètres, elle démarrera à la fin de l'actuel tracé, au niveau du panneau de sortie d'agglomération de Wintzenheim et se déroulera sur 320 mètres jusqu'au carrefour de la Croix-Blanche. Un îlot central situé au milieu de la RD 417 sera aménagé pour permettre une traversée sécurisée. La piste se poursuivra une centaine de mètre sur l'ancien CD 417. Les cyclistes pourront ensuite rejoindre l'actuelle piste qui mène à la vallée de Munster.
Sept accès pour les viticulteurs
« Il s'agira d'une piste bidirectionnelle de 2,5 à 3 m de largeur », explique-t-on à la direction des infrastructures routières (DIR). « Il y aura donc au minimum un mètre par cycle ». Si le terrain sur lequel sera tracé cette piste se trouve sur l'emprise du conseil général, la collectivité a dû longuement négocier avec les viticulteurs dont les parcelles bordent la RD 417. Du coup, sept accès de sept mètres de large seront créés pour satisfaire les agriculteurs. En outre, le calvaire se trouvant actuellement sur le bord de la route sera déplacé et restauré par le département. Mais il ne sera pas forcément replacé au même endroit.
Source : N.R., DNA du mercredi 12 février 2003
Nota : ce petit oratoire du XVIIIe siècle, surmonté d'un boulet de canon
datant du XIIIe
siècle, était-il destiné à délimiter le ban de Saint-Gilles ? Il porte les inscriptions suivantes :
H.C.K. (H. Clebsattel-Kesselring ? Voir Annuaire n° 4 de la SHW, page
14) et
17. S.B. 58.
La croix actuelle remplace celle qui a été détruite pendant ou après la guerre de 1914-18.
L'ensemble a été restauré par le Conseil Général en 1993.
Edmond Schillinger pense que ce calvaire se trouvait à l'origine
sur un talus, et qu'il a été déplacé au milieu du 19e siècle, lors de l'élargissement de la route de
Munster,
tout comme l'a été la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours.
L'assemblée générale du Club vosgien, qui s'est déroulée samedi dernier, a donné l'occasion à Jean-Louis Meyer de faire le point sur ses dix ans de présidence.
(extraits)
Porte
principale du Haut-Landsburg et vue du Plixburg, du grand et du petit Hohnack
(gravure de J. Rothmuller, Imp. Frick Frères, Paris)
Le Hohlandsbourg
Malgré les efforts et les animations, le Hohlandsbourg peine à augmenter le flux de visiteurs, 36 000 en 2002. « Cet édifice ne pourra vivre en autonomie. Il a besoin de tous les attraits du massif pour vivre intensément ». Et Jean-Louis Meyer d'ajouter : « Naguère on parlait des Cinq Châteaux, maintenant on ne cite que le Hohlandsbourg. Le Pflixbourg, les Trois Châteaux, eux agonisent à l'abri des ronces ». « Il est grand temps de mettre en valeur tous les sites intéressants qui jalonnent la route de Marbach à Saint-Gilles, insiste M. Meyer, « le concept de belvédère, avancé par les aménageurs, est synonyme de paysage, d'environnement, de découverte, de patrimoine. Sachons à l'avenir jouer sur ce registre, le massif vivra et tout le monde en profitera, à commencer par le Hohlandsbourg ».
Projets 2003
Guy Daessslé a, quant à lui, annoncé que les travaux de consolidation du Pflixbourg débuteraient cette année d'après un récent courrier récent de la préfecture. Enfin, Pierre Knittel, a commenté le futur chantier de consolidation de l'Oberschloss... Concernant l'accès au Hohlandsbourg en site propre, celui-ci est actuellement à l'étude, mais Pierre Knittel a assuré qu'il ne sera mis en oeuvre que s'il s'avère rentable.
Les équipes de travail du Club vosgien ont passé quelque 800 heures sur 160 km d'itinéraires.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du vendredi 14 février 2003
Le Syndicat Mixte d'Aménagement du Château du Hohlandsbourg fera frapper une monnaie en relief, et en bronze, aux armes de la seigneurie du Hohlandsberg.
(extraits)
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Le recto de la monnaie représente le sceau secret de la seigneurie du Hohlandsberg, possédée par la ville de Colmar. Après 1715. Les archives départementales du Haut-Rhin conservent en leurs fonds une centaine de matrices de sceaux originales. Le sceau secret (c'est-à-dire courant) de la seigneurie du Hohlandsberg est de type héraldique ; il porte les armoiries suivantes : "D'azur à la fasce (d'or) timbrée d'une masse d'armes périe en bande et accompagnée de huit losanges (d'argent) posée en fasce, cinq et trois". Il s'agit d'une combinaison des armoiries des Freyherren de Schwendi et de l'emblème de la ville de Colmar, propriétaire de la seigneurie depuis 1715. La matrice fut gravée à cette occasion, au cours de l'année ou peu après. La légende est gravée entre deux filets, et porte la mention suivante : "SIG(illum), SEC(retum), DYNAST(ie), HOHENLANDSBERG", ce qui signifie "Sceau Secret de la dynastie des Hohlandsberg". Un rang de grènetis orne la bordure extérieure du sceau. |
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Le verso représente une vue du pont-levis (angle nord-est), tel qu'il se trouve actuellement. Après l'acquisition du château en 1562, Lazare de Schwendi, chef militaire issu d'une famille souabe depuis longtemps au service des Habsbourg, et qui sera fait "baron de Hohlandsberg", décide de moderniser le château afin de l'adapter aux impératifs de la défense par l'artillerie. Il a fait construire l'ouvrage avancé côté nord qui protège le château supérieur d'une attaque éventuelle et qui constitue en même temps une défense extérieure de la porte d'entrée préexistante dans la grande enceinte, la nouvelle entrée se faisant alors par une double porte munie d'un pont-levis orienté vers l'est, à l'endroit où le Club vosgien de Wintzenheim a réalisé la passerelle de bois qu'on emprunte actuellement pour entrer au château, en attendant sa reconstitution à l'identique. Cette monnaie a été réalisée par la maison Gerner de Wolfisheim. Elle est en vente au Hohlandsbourg au prix de 15 Euros. |
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Sources : L'Alsace du 25 février 2003, les DNA du 26 février 2003
L'aménagement de la cour du château du Hohlandsbourg met en relief le métier de paveur qu'exerce Jean-Pierre Berne. Compagnon paveur de Brie-Comte-Robert en Seine-et-Marne, celui-ci se déplace dans tout le pays et a déjà contribué, dans notre région, àl'embellissement des Kaysersberg, Turckheim, Colmar et Wettolsheim.
(extraits)
Il faudra trois semaines environ à Jean-Pierre Berne pour réaliser le pavage de la cour du château, à partir de pavés anciens de la Fecht. Après avoir pavé le pourtour de la citerne et du puits, M. Berne réalise actuellement une allée de 500 mètres pour relier l'entrée principale du château aux dépendances. Puis il aura à poser un plancher de pavés en bois, récupérés lors d'une adjudication dans le Sundgau, dans la cave située sous le logis Lupfen.
Parmi les priorités à programmer, la sécurisation et la couverture de l'entrée du logis Lupfen, la mise en place d'une porte de liaison entre la salle Schwendi et l'auberge. M. Knittel souhaite surtout lancer le programme de consolidation et de sécurisation de l'Oberschloss, dont la construction remonte au XIIIe siècle et qui a été détruit en 1637. « Il sera réhabilité et consolidé, mais pas reconstruit. La base du donjon sera surélevée, mais on laissera la tour couchée, car il s'agit d'un témoignage d'un événement historique ». Autres travaux prévus : la seconde tranche de l'éclairage du Hohlandsbourg avec la mise en lumière des façades est, ouest et nord. Plus loin, la rénovation du pont-levis, des fours à pain, à poterie, à chaux, de l'accès en site propre.
Sources : Sven Bachert, L'Alsace et les DNA du 7 mars 2003
Le conseil municipal de Wintzenheim vient de rebaptiser une rue, ce qui a entraîné le mécontentement de plusieurs riverains. Certains trouvent anormal que le nouveau nom choisi soit en langue allemande.
(photo
Guy Frank, octobre 2003)
(extraits)
Actuellement, la rue de l'Argilière se divise en deux tronçons : l'un aboutit à un chemin rural et serpente vers les hauteurs de Wintzenheim, l'autre se dirige vers Wettolsheim à travers les vignes (le chemin du Kleb). Pour une plus grande lisibilité, la mairie, à travers sa commission des Travaux/Urbanisme, a donc proposé au conseil de rebaptiser une partie de la rue de l'Argilière en Freitag, l'autre voie qui chemine vers Wettolsheim, gardant l'actuel patronyme. La mairie a « retenu, par esprit de cohérence, le lieu-dit cadastral, nom d'usage courant à l'ère de l'Europe », indique-t-on. Freitag est le nom de la colline viticole séparant Wintzenheim et Wettolsheim. Le maire, Guy Daesslé, explique : « C'est une façon de conserver notre patrimoine et de faire plaisir aux anciens ».
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du samedi 15 mars 2003
Dominant l'entrée de la vallée de la Fecht, le château du Pflixbourg fait l'objet de travaux de mise en sécurité et de sauvegarde.
(extraits)
Le château du Pflixbourg situé sur les hauteurs de Wintzenheim, et qui date du début du XIIIe siècle, va être mis en sécurité et sauvegardé. Les travaux prévoient la mise en sécurité de la citerne, ainsi que la cicatrisation et la consolidation des maçonneries. Comme le Hohlandsbourg, le Pflixbourg est une forteresse de garnison présentant des logis et communs s'appuyant sur la courtine, essentiellement au nord et à l'est. Il présente deux caractéristiques intéressantes, le système d'entrée et le donjon qui le surplombe. L'entrée est un couloir formé par le rentrant de la courtine, et protégé par le donjon qui le surplombe. La tour, de plan circulaire, est un des premiers donjons ronds d'Alsace. Les travaux de maçonnerie pierre de taille ont été confiés à l'entreprise Scherberich...
Source : L'Alsace et les DNA du vendredi 28 mars 2003
Dix sites ou ensembles dans le Bas-Rhin et cinq dans le Haut-Rhin : voilà pour les monuments d'Alsace inscrits en 2002 à l'Inventaire supplémentaire.
Une année de plus « sans » : en effet pour la quatrième année consécutive, il n'y a pas eu de classement "monument historique" en Alsace, la mesure ouvrant droit au maximum de protection et de subvention. Mais, peut-être certains des quinze sites ou ensembles "inscrits" aujourd'hui (châteaux, art sacré, témoignages de l'architecture allemande impériale du début du XXe siècle, église et chapelle, cimetière juif, parc à l'anglaise, domaine agricole pluri-centenaire et pont de grès) seront-ils les "classés" de demain...
(extraits)
Un
ancien prieuré clunisien niché dans un vallon verdoyant
(photo aérienne de la ferme de Saint-Gilles, Guy Frank, 14 avril 2001)
Wintzenheim
L'actuelle ferme de Saint-Gilles, à l'entrée de la vallée de Munster, a pris le relais d'un prieuré existant en 1148, petit domaine agricole avec une chapelle dédiée à saint Gilles (dont il subsiste des fresques) puis d'un pèlerinage. Celui des Trois Épis l'éclipse vers 1500 et, un siècle plus tard, la ferme devient propriété de la ville de Colmar. Au XVIIIe siècle, le roi obtient le domaine et la chapelle est rendue au culte. En 1815, le domaine est acquis par un négociant colmarien qui fait bâtir le grand logis de maître resté dans la même famille.
Source : M. B.-G., DNA du lundi 31 mars 2003
Le programme de consolidation de l'Oberschloss a été présenté lors de la dernière réunion du Syndicat mixte d'aménagement du château du Hohlandsbourg.
(extraits)
Cette réunion a surtout permis de lancer le programme de consolidation de l'Oberschloss, le château supérieur dont la construction remonte au XIIIe siècle et qui a été détruit en 1637 par les troupes françaises. Comme l'ont décidé les élus après présentation de l'opération par M. Ponsot, architecte, l'Oberschloss sera réhabilité et consolidé, mais pas reconstruit. La base du donjon sera surélevée avec l'accord des architectes des Bâtiments de France, mais la tour couchée sera conservée, témoignage d'un événement historique : son dynamitage à la poudre noire. Ces travaux feront suite à une étude commandée par le ministère de la Culture et le Syndicat mixte du Hohlandsbourg. L'étude a été réalisée en deux étapes : un documentaire avec un relevé topographique, et une étude archéologique complète. L'Oberschloss sera accessible par un escalier permettant aux visiteurs de cheminer sur le mur nord du logis. La tour sera remontée et l'on donnera un peu de corps au logis qui restera étêté. La tour couchée sera restaurée et consolidée.
Source : L'Alsace du vendredi 4 avril 2003
Lors de la dernière réunion du syndicat mixte du Hohlandsbourg lundi soir, le comité directeur a lancé le chantier de consolidation de l'Oberschloss, le château primitif détruit au XVIIe siècle.
(extraits)
Le prochain chantier d'envergure du Hohlandsbourg sera celui du château supérieur. L'Oberschloss, dont la construction remonte à la fin du XIIIe siècle, est un élément essentiel de l'ensemble médiéval puisqu'il constitue le château primitif détruit en 1637 par les troupes françaises. La face nord du logis présente encore des vestiges visibles de cette destruction. L'objectif du grand chantier qui s'annonce est de réhabiliter et consolider l'Oberschloss qui ne sera pas pour autant reconstruit. Ce programme, qui respecte la charte de Venise de 1964 relative à la conservation et à la restauration des monuments et des sites, va permettre de surélever la base du donjon d'1,5 m et de créer un cheminement pour les touristes qui pourront ainsi accéder à l'Oberschloss par un escalier et se promener sur le mur nord du logis. En outre, il a été décidé de laisser en l'état la tour couchée, véritable témoignage du passé, qui fut dynamitée à la poudre noire.
D'ici là, d'autres travaux seront achevés. Le syndicat prévoit de terminer avant l'été le percement du mur entre l'auberge et le logis Schwendi. L'auvent de la salle de la cheminée doit être remplacé. La seconde tranche de l'éclairage du château avec la mise en lumière des façades est, ouest et nord avec la pose d'une sonorisation sera effectuée en juin. Les parkings du Belvédère et du Corbeau seront réaménagés. Dans un futur proche, le syndicat envisage de rénover le pont-levis, les fours à pain, à chaux et à potier.
Hohlandsbourg - Un accès « attractif et original »
On le sait et Pierre Knittel, président du syndicat mixte du Hohlandsbourg, l'a plusieurs fois rappelé, l'objectif final est d'accueillir au Hohlandsbourg autour de 150.000 visiteurs par an. Comme la route des Cinq-Châteaux ne permet pas aujourd'hui ni dans le futur d'accueillir un trafic dense, il a fallu plancher sur une solution qui permette une accession en site propre. « Cet accès doit être attractif, original et équilibré financièrement », indique Pierre Knittel. L'outil envisagé pourrait être un funiculaire ou une télécabine dont la plate-forme de départ se trouverait près du lycée horticole de Wintzenheim. Le site n'est pas choisi au hasard. Dans le cadre de la restructuration de la ligne Colmar/Metzeral, la SNCF devrait créer un arrêt à Saint-Gilles dans l'enceinte de l'établissement scolaire. Actuellement, le cabinet Conseil Loisir Europe effectue une étude de marketing pour voir si le projet d'accessibilité en site propre est viable. Si tel est le cas, l'outil pourrait voir le jour en 2006 ou 2007.
Source : DNA du samedi 5 avril 2003
(photo
Yannick Frank, 17 décembre 2002)
Après avoir dormi dans un grenier pendant près de soixante-dix ans, un daguerréotype de 1856 été retrouvé. Le document sera présenté au public ce soir.
(extraits)
La première prise de vue effectuée à Wintzenheim, un daguerréotype datant de 1856, reproduit sur cartons par procédé photographique en 1932, a été retrouvée en 2002 dans le grenier d'une famille de choristes de la cité, René Meyer et son épouse, née Irène Brauneisen. D'un intérêt historique indéniable, ce document sera présenté pour la première fois au public à l'occasion de l'assemblée générale de la Société d'histoire. Il s'agit d'un cliché de la société chorale (die Choralgesellschaft) de Wintzenheim, réalisé par le daguerréotypiste Constant Vauthier. On y trouve les 22 fondateurs de la chorale, dont Georges Vetter et Joseph Richert, les premiers directeur et président, entourés de représentants de nombreuses familles de Wintzenheim (Eidenschenk, Eisenbeis, Kauffmann, etc.). L'image est inversée latéralement, comme la plupart des daguerréotypes. La plaque originale du daguerréotype, encadrée et sous verre, a pu être retrouvée grâce à la persévérance de Guy Frank, qui signe un article conséquent sur cette découverte dans l'annuaire 2003 de la Société d'histoire. Elle est en bon état, hormis le cadre, et a été soumise pour étude au spécialiste colmarien, le photographe Christian Kempf.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du vendredi 16 mai 2003
Dans le cadre du projet de conservation et de mise en valeur du logis supérieur « Oberschloss » au château du Hohlandsbourg, le syndicat mixte d'aménagement du château a missionné l'architecte en chef des Monuments historiques, Patrick Ponsot, afin de réaliser une étude sur la conservation et l'accessibilité de la ruine du logis supérieur.
(extraits)
A peu près complètement ruiné au XVIIe siècle, aujourd'hui en grande partie dégagé, partiellement consolidé, l'Oberschloss est inaccessible au visiteur. Il n'est visible que depuis les courtines extérieures, plus comme un rocher que comme un logis. L'étude archéologique a montré qu'il s'agissait de la partie la plus ancienne du château, plutôt authentique, à l'exception d'une partie des murs nord et ouest, remontés lors des premiers travaux de dégagement, à la fois dans un souci de maintien en état de la topographie et comme première étape d'une hypothétique restitution.
Construction d'un belvédère
C'est à partir de ces caractéristiques particulières de l'Oberschloss qu'a été imaginé un projet de restauration. Il comprend : la conservation des parties authentiques de la ruine (murs sud et est, refends) ; un travail sur la silhouette du mur ouest (l'ancien donjon), pour faire en sorte que l'Oberschloss se présente de nouveau comme une construction et non comme un rocher ; la transformation du mur nord (très reconstruit et de façon arbitraire, donc modifiable) en belvédère, surplombant à la fois le logis et la plaine. Est prévue également, la mise en place d'un petit escalier de charpente, dans l'angle nord-est du logis (où était situé l'ancien accès). En ce qui concerne les vestiges effondrés, aujourd'hui protégés par une couverture provisoire, l'étude archéologique a montré qu'il s'agissait non d'une tourelle, mais d'une partie du parement du donjon qui a roulé lors du minage du logis. Ces vestiges devront être fondés, restaurés et consolidés en place, en supprimant toute couverture.
Source : Sven Bachert, L'Alsace du jeudi 22 mai 2003
Principal chantier des deux prochaines années, la consolidation et la mise en valeur de l'Oberschloss a fait l'objet d'une étude préalable de Patrick Ponsot, architecte en chef des monuments historiques.
(extraits)
L'objectif de ce projet est de "rendre l'Oberschloss attractif pour le visiteur tout en tenant compte de la valeur archéologique et architectural du massif ", indique Patrick Ponsot qui propose "une restauration en stricte conformité avec les parties authentiques de la ruine" : l'accès par un escalier de charpente dans l'angle nord-est du logis, le cheminement le long du parapet nord, la surélévation de la tour effondrée sur une hauteur suffisante pour une meilleure lisibilité et concordance avec le concept de belvédère.
Source : DNA du vendredi 6 juin 2003
Le département du Haut-Rhin a approuvé en 2000 la convention relative au financement et aux modalités de mise en oeuvre d'un programme triennal de consolidation et de mise en sécurité des ruines de châteaux forts.
(extraits)
Parmi les six ruines retenues dans le Haut-Rhin, figure le Pflixbourg. Les travaux ont débuté ces dernières semaines. Après l'installation du chantier, on a procédé à la suppression de la végétation luxuriante au droit du château. Les travaux de maçonnerie (pierre de taille) ont été confiés à l'entreprise Scherberich. Ils consistent en des interventions au niveau de mise en sécurité de la citerne (restitution partielle de la voûte et pose d'une grille) au niveau des archères, au niveau des ouvertures, au niveau des angles (remaillage de fissure...).
Ces travaux s'effectuent à partir de matériaux récupérés comme moellons ou pierre de taille. Un comité de pilotage assure le suivi des opérations.
Source : DNA du dimanche 8 juin 2003
Hier, les membres de la société d'histoire de Wintzenheim, qui prendront en charge les visites guidées des caves à bières le dimanche 29 juin, ont effectué une pré-visite pour bien s'imprégner de l'âme qui se dégage de ce patrimoine exceptionnel dans notre région, un lieu magique chargé d'histoire et aux multiples curiosités.
Source : DNA du Dimanche 8 juin 2003
(photo
Guy Frank, 1998)
Les brasseurs colmariens y stockaient leurs tonneaux de bière au XIXe siècle. Elles ont ensuite servi de champignonnières puis d'abris antiaériens durant la dernière guerre. Les anciennes caves à bière de Wintzenheim seront célébrées le 29 juin à l'occasion du premier "Bierkeller en fête".
(extraits)
Membre de la société d'histoire de Wintzenheim, Guy Frank a planché, il y a trois ans, sur les anciennes caves à bière situées entre les numéros 46 et 56 de la rue Schweitzer. Un patrimoine exceptionnel et unique dans la région. Un an plus tard, un document synthétisant le fruit de ses recherches voit le jour.
[...] Cette histoire originale des caves de Wintzenheim a incité Guy Frank à proposer à la mairie la tenue d'une fête en l'honneur du Bierkeller. "L'idée était de valoriser un patrimoine et de le faire revivre. D'où ce premier Bierkeller en fête qui n'a rien à voir avec une traditionnelle fête de la bière". Pilotée par l'association de tourisme et d'animations de Wintzenheim (ATAW), cette manifestation, qui fédère 10 associations de la commune, aura lieu le 29 juin sur deux sites...
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du Dimanche 8 juin 2003
Le
«Wenzemer Bierkeller Sàft» est une boisson vivifiante composée
de l'élixir du Bierkeller (un assemblage de plusieurs cépages provenant des
vignes ensoleillées de Wintzenheim, parfumé au miel de châtaigniers produit
artisanalement par un apiculteur local) auquel
on ajoute une bière d’Alsace légère et désaltérante, tirée à la
pression de préférence. Ce breuvage inédit se déguste comme un amer-bière.
(extraits)
Ses créateurs : Guy Frank,
passionné d'histoire locale, membre de la Société d’Histoire de Wintzenheim
; Pierre Teyssier, apiculteur, membre de l' Association Tourisme et Animations
de Wintzenheim (ATAW) ; Xavier Schoepfer et les membres du syndicat viticole.
"Le nez s’attarde sur des arômes maltés, mielleux, des tons grillés de marrons chauds. En bouche, on découvre l’amertume caractéristique de la bière, toutefois adoucie par le miel de châtaigne savamment dosé. L’ensemble est gouleyant et bien équilibré. Le vin d’Alsace contenu dans l'élixir du Bierkeller apporte corps et élégance, et fait de cette curiosité une boisson étonnante, voire détonante !" Tel est le commentaire exprimé par un spécialiste, l'oenologue Alex Schaeffer...
Source : Reflets DNA du mercredi 25 juin 2003
Dans le cadre des activités du Club de l'Amitié du 3e âge de Wintzenheim, présidé par Françoise Baumann, un intéressant et instructif Stammtesch, intitulé les « Plauderstund ewer Wenzena » est animé chaque 3e jeudi du mois, depuis l'automne dernier, par Guy Frank.
En marge de la manifestation «Bierkeller en fête» qui se tient ce dimanche, les
anciens de la commune se sont penchés sur des photographies se rapportant aux
caves (photo Christiane Frank, 19 juin 2003)
Chaque mois, un sujet réunit le groupe de passionnés autour de thèmes tel que la Saint-Nicolas à Wintzenheim, l'incendie du 12 janvier 1945 rue de la Victoire, les processions de la Fête-Dieu, etc... Une occasion d'échanger des souvenirs, de feuilleter ensemble des albums de photos, de raconter des anecdotes susceptibles d'alimenter l'histoire de la commune, comme à chaque séance de « Plauderstund ewer Wenzena ». Les souvenirs fusent, une occasion pour Guy Frank d'enregistrer anecdotes et témoignages, dont sont riches les anciens qui se retrouvent au Club de l'Amitié. L'historien amateur y puise l'inspiration pour illustrer des articles sur l'histoire de la commune qui paraîtront dans l'annuaire de la Société d'histoire. Jeudi dernier, le thème de la dernière séance avant les vacances, furent les photos de groupe prises devant les Bierkeller de Wintzenheim et notamment l'identification des personnes figurant sur des photos associatives ou amicales de classe datant des années 1910 ou 1925. Trois de ces photos seront exposées ce dimanche 29 juin, dans le cadre de l'exposition « Le Bierkeller d'hier et d'aujourd'hui ». Les souvenirs ont fusé autour d'une photo de 1910 devant l'entrée d'une cave représentant le baptême du drapeau du Vélo-club Vogésia, autour d'une photo de 1925 avec quelques conscrits de la classe 1908 posant au Bierkeller et enfin une photo de 1925 avec 24 conscrits de la classe 1905 posant... une chope de bière à la main.
Source : DNA du samedi 28 juin 2003
Une des dix anciennes caves à bière de Wintzenheim a été ouverte hier pour la première fois au grand public dans le cadre d'une nouvelle manifestation : "Bierkeller en fête". Une initiative culturelle originale dans un secteur viticole.
(extraits)
La première édition du « Bierkeller en fête » s'est déroulée hier à Wintzenheim. Elle a permis au grand public de découvrir une des dix caves à bière qu'occupaient des brasseurs colmariens à la fin du XIXe siècle.
A force de creuser, on déterre toujours des idées lumineuses pour éclairer les fêtes villageoises. A Wintzenheim, l'affaire était dans le sac depuis que Guy Frank a exhumé l'histoire de la dizaine de caves à bière qui jalonnent le piémont de la colline du Hengst et du Rotenberg. La municipalité n'a pas hésité une seconde lorsque ce passionné d'histoire lui soumit l'idée d'organiser un « Bierkeller en fête ». La manifestation a vu le jour hier, pilotée par l'association de tourisme et d'animation de Wintzenheim.
Amené par un petit train depuis la halle des fêtes, le public a pu visiter une de ces caves située dans une propriété privée, à flanc de montagne. La porte qui mène aux salles voûtées de hauteur variable porte la date de 1862. La cave a la particularité d'être en U, avec une entrée et une sortie. Toujours visibles, les quatre orifices creusés dans le plafond permettaient d'acheminer les blocs de glace récupérés sur la Fecht gelée. Deux cheminées assuraient l'aération. La température y était de 9 à 13ºC en toute saison.
Ces caves, creusées par Frédéric Hornung, ont ensuite été utilisées par les brasseries colmariennes Bilger-Schmidt et Molly qui y stockaient leurs tonneaux de bière pour qu'elle fermente de longs mois. Durant la première guerre mondiale, ces tunnels ont servi de base arrière aux troupes allemandes avant qu'ils soient transformés en champignonnière, en 1924. En 1940, ils ont été aménagés en abris antiaériens avant que le quartier général allemand y soit installé en janvier 1945.
Pour donner un caractère culturel à la manifestation, plusieurs animations avaient été organisées dans la halle des fêtes. Guy Frank a exposé 80 tableaux décrivant ses recherches pendant que des collectionneurs montraient et vendaient des produits dérivés de l'activité brassicole.
[...] Les visiteurs ont aussi pu déguster le Wenzemer Bierkeller Saft, élixir composé d'un mélange de cépages de vin parfumé au miel de châtaigne auquel on ajoute de la bière.
Source : F. By, DNA du lundi 30 juin 2003
(photo
Guy Frank, 25 juin 2003)
Dans le cadre des travaux d'aménagement de l'entrée de la cave à bière qui était ouverte au public, le 29 juin, à l'occasion de la manifestation « Bierkeller en fête », une découverte intéressante a été faite. En effet, en aménageant le parvis d'entrée, un éboulement s'est produit mettant au jour un ancien puits perdu qui était directement raccordé à la cave à bière. Ce puits était bâti en pierres sèches directement dans l'argile. Une nouvelle découverte sur laquelle se sont déjà penchés les historiens.
Source : DNA du samedi 5 juillet 2003
La
chapelle des Bois (photo Guy Frank, 16 mars 2003)
En avril dernier, deux membres moteurs du conseil de fabrique de la paroisse Saint-Laurent de Wintzenheim, Pierre Freyburger et André Beck quittaient leurs fonctions. Leurs successeurs, Bruno Meyer et Xavier Abraham ont été officiellement installés en présence de Marcel Groelly, président du conseil de fabrique, du curé doyen François Menny, et de Guy Daesslé, maire de Wintzenheim.
(extraits)
Travaux importants
L'arrivée de deux nouveaux membres marque d'ailleurs l'occasion de faire le point sur les dernières réalisations du Conseil à Wintzenheim. Après avoir restauré la chapelle Notre-Dame, réalisé des travaux importants à Sainte-Odile, réalisé l'agencement intérieur de la chapelle de semaine (travaux en cours) à l'église Saint-Laurent, l'objectif est la rénovation de la chapelle des Bois compte tenu de l'état vétuste de certains éléments du bâtiment et des grottes.
Source : DNA du mercredi 16 juillet 2003, L'Alsace du samedi 19 juillet 2003
Autrefois, la fête patronale était le jour où les villageois invitaient les membres de leur famille résidant dans d'autres communes pour des agapes après la grand-messe solennelle. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas, mais l'on vénère toujours le saint patron.
(extraits)
Saint très populaire en Alsace, il est le patron de 20 paroisses (dont celle de la cathédrale) dans le Bas-Rhin et 12 dans le Haut-Rhin, bien que sa biographie ne fasse aucunement référence à l'Alsace.
L'église
Saint-Laurent de Wintzenheim, avec la mairie à l'avant et le presbytère à
l'arrière (photo aérienne, Guy Frank, 14 avril 2001)
La Saint-Laurent à Wintzenheim
Le premier document qui cite Saint Laurent comme patron de l'église
de Wintzenheim remonte à 1378 (voir Médard Barth, "Handbuch der Elsässischen
Kirchen im Mittelalter", 1960, paru dans Archives de l'Église d'Alsace
1960-1961 et 1962-1963, et réimprimé en 1980 par les Éditions Culture et
Civilisation).
(Service des Archives de l'Archevêché de Strasbourg)
Une chapelle (capella) existe à Vincinheim en 952, dénommée l'année
suivante église. La paroisse faisait partie du chapitre rural Ultra Colles
Ottonis (1302). Comme patron est mentionné saint Laurent (parochialis ecclesia
sancti Laurentii) avec un recteur ou "pharherre" au XIVe s.
(Le Haut-Rhin, Dictionnaire des Communes, Raymond Oberlé et
Lucien Sittler, Editions Alsatia 1982)
La paroisse consacrée à Saint-Laurent dès 1302 fit partie de l'évêché
de Bâle avant d'être incorporée au diocèse de Strasbourg en 1801.
(Histoire de Wintzenheim, Société d'Histoire de Wintzenheim)
Fête Patronale à Wintzenheim en 1932 (traduction)
Dimanche écoulé, notre paroisse a célébré avec ferveur et faste la fête
de son saint patron " St Laurent ".
A 9h30 débuta la grand’messe. Elle donna lieu à un imposant et fort témoignage
des catholiques de notre paroisse. Une procession du Saint Sacrement parcourut
les rues de notre commune avec solennité. Cette procession était présidée
par l’abbé Hirschler, précédemment curé d’Obermorschwihr, assisté du Père
Fechter, missionnaire au Dahomey, des abbés Zind et Groetz, tous deux enfants
de notre communauté paroissiale ainsi que de l’abbé Rubrecht de Turckheim.
A la procession participèrent différentes sociétés locales, au grand
complet : la société de gymnastique " Constantia ",
le chœur de l’église " Chorale ", la société de
musique " Union " et la clique des sapeurs pompiers. Par
ailleurs, on notait la présence du patronage de la paroisse Notre-Dame du
Bon Secours de Mulhouse, qui passe actuellement ses vacances dans notre cité. A
la suite de la procession, Mr le curé Hirschler célébra la grand’messe,
assisté par les prêtres sus-nommés. La chorale embellit l’office par
l’interprétation d’une messe à plusieurs voix, tandis que la société de
musique relevait la cérémonie par l’interprétation de quelques morceaux.
L’homélie fut tenue par le Père Claudel, supérieur du couvent des Rédemptoristes
de Riedisheim. C’est lui qui, en compagnie de deux de ses confrères, avait présidé
la Fête des Missions dans notre paroisse il y a 4 mois. En ce jour de fête, il
a transmis une homélie remarquable.
Les vêpres tenues par le Père Fechter, avec exposition du Saint-Sacrement
et bénédiction, ont clos avec ferveur la fête patronale.
(Elsässer Kurier du 18 août 1932, traduction Christiane Majer)
Source : Guy Frank, Contacts Juillet-Août 2003, Bulletin d'information de la Paroisse Saint-Laurent de Wintzenheim
Le château du Hohlandsbourg accueille chaque année davantage de visiteurs. La réussite d'une programmation culturelle variée et d'une politique de réhabilitation du site qui se poursuit.
(extraits)
18 ans de réhabilitation
Jusqu'en 1998, sous l'ère Goetschy, l'effort essentiel porte sur la réhabilitation castrale du Hohlandsbourg, véritable ruine. Pierre Knittel, élu en mai 1998, poursuit cette politique. « En quatre ans, on a réhabilité le puits, la citerne, les deux logis, mis en conformité tout ce qui était visitable, on a aménagé la cave voûtée, une partie des dépendances, les abords du château, on a achevé le réseau d'assainissement, informatisé la billetterie, réalisé des parkings, pavé la cours ».
Chantier de l'Oberschloss
Et dès septembre, le syndicat met en route un chantier de 15 mois qui prévoit la consolidation de l'Oberschloss, le château primitif détruit en 1637 par les troupes françaises et dont la construction remonte à la fin du XIIIe siècle.Objectif : 150.000 visiteurs
Le syndicat a commandé une étude dont l'objectif était de déterminer une desserte en site propre. L'option téléphérique, a été retenue. «On passe au-dessus des arbres et on ne saigne pas la forêt. Il y a en plus moins d'emprise au sol et moins d'entretien». La structure utiliserait la future gare SNCF du lycée agricole de Wintzenheim comme base de départ. Baptisé Léonard de Vinci, ce projet ira de pair avec la création d'un musée aménagé au sein d'un nouveau bâtiment. Le tout ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années.
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du jeudi 14 août 2003
A une époque où la vie trépidante fait supporter à l'organisme un stress qui menace santé et équilibre, la marche à pied dans la nature procure un délassement et offre une saine détente pour le corps et l'esprit. Voici quelques excursions :
(photo
Guy Frank, 31 août 2003)
- Wintzenheim, Baerenthal, Chapelle des bois, Rothenberg (1h).
- Wintzenheim, Baerenthal, monument Meyer, chemin du panorama, Saint-Gilles, retour par le sentier du Katzenland (2h).
- Wintzenheim, Baerenthal, Hohlandsbourg, Saint-Gilles, retour par le sentier du Katzenland (2h30).
- Wintzenheim, Baerenthal, Hohlandsbourg, fontaine de la dame, Wilsbach, petit sentier des roches, Saint-Gilles (2h30).
- Wintzenheim, Hohlandsbourg, repos des chasseurs, Stauffen, Aspach (4h).
- Wintzenheim, Hohlandsbourg, repos des chasseurs, Hagueneck, Wettolsheim (3h).
- Wintzenheim, Chapelle des bois, Sainte-Gertrude, Hagueneck, Wettolsheim (2h).
- Wintzenheim, Hohlandsbourg, repos des chasseurs, Trois-Châteaux, Husseren, Eguisheim (4h30).
- Wintzenheim, Turckheim, Maison vosgienne, Trois-Epis (2h30).
Vous découvrirez de beaux sites, des châteaux sur d'excellents sentiers bien fléchés, balisés et régulièrement entretenus et améliorés par le très dynamique Club vosgien. L'été est l'occasion de découvrir le silence des forêts, la beauté des herbages, le spectacle des ruisseaux.
Source : L'Alsace du vendredi 22 août 2003
La chaîne culturelle franco-allemande ARTE a retenu le cadre du château du Hohlandsbourg pour le tournage de plusieurs scènes du film documentaire de Jean-François Delassus intitulé "Au temps de la Renaissance". Ce film est l'un des volets d'une série sur les grandes époques de l'histoire de l'Occident. Le récit s'articule en grande partie autour de la vie de Martin Luther.
Source : DNA du mercredi 17 et jeudi 18 septembre 2003
(photo
Guy Frank, 27 août 2003)
Il y aura du beau monde ce dimanche au château du Hohlandsbourg, à l'occasion des Journées du patrimoine : à l'invitation de Pierre Knittel, président du syndicat mixte du Château du Hohlandsbourg (SMACH), Michel Tenault, préfet de la région Alsace, Paul Masseron, préfet du Haut-Rhin, Adrien Zeller, président du conseil régional, Constant Goerg, président du conseil général du Haut-Rhin, seront tous présents pour la pose de la première pierre des travaux de restauration de l'Oberschloss, le logis supérieur du château du Hohlandsbourg. Ce n'est certes pas la première opération de ce genre que connaît la vénérable construction : depuis 1987 et la création du SMACH, de nombreux travaux de consolidation de l'existant ont été réalisés : restauration de l'enceinte pour y ouvrir d'un cheminement pour le public, mais aussi des logis Sud et Est, du puit, et de la tour attenante, qui permettait de collecter l'eau.
Cette année encore, plusieurs aménagements ont permis la mise en valeur du site : « L'éclairage de l'enceinte du château a été terminé cet été, et le chemin de ronde est sonorisé depuis cette saison », rappelle Sophie Barthel, chargée de l'animation. » C'est en effet au son de la musique médiévale que l'on peut désormais porter le regard sur la plaine d'Alsace depuis les hautes murailles. Pierre Knittel renchérit : « Dans les logis Lupfen et Schwendi, les salles du premier étage ont aussi été aménagées et seront utilisables dès la saison 2004. La salle du logis Lupfen accueillera un vidéo-projecteur pour diffuser un film sur l'histoire du château, traduit en allemand et en anglais. » Le réaménagement de l'Oberschloss, lui, marquera le début de la dernière étape des travaux de restauration : « À long terme, il ne restera désormais plus qu'à aménager le pont-levis, pour accéder au bastion Schwendi, les défenses extérieures, et à mettre en valeur les fours à pain et à poteries. Mais cela nécessite encore des travaux de fouilles préalables ».
D'ici là, l'Oberschloss, lui, sera réhabilité et consolidé, mais pas intégralement reconstruit : « Il s'agit de le rendre à nouveau visitable, puisqu'il est pour l'instant inaccessible au public, ainsi que de surélever la construction, pour lui redonner son aspect de logis. Mais par souci d'authenticité, il n'est pas question de tout reconstruire arbitrairement », rassure le président du SMACH. Le logis restera donc étêté, à ciel ouvert, et les murs sud et est, authentiques, seront préservés en stricte conservation. Le mur nord et le donjon côté ouest, eux, seront quelque peu surélevés pour être remis à niveau. À l'angle nord-est, un petit escalier de charpentier sera réalisé pour permettre aux visiteurs de cheminer sur le mur nord du logis. Dans le même souci d'authenticité, les vestiges de l'ancien donjon, effondrés dans le fossé nord et actuellement protégés par une couverture provisoire, seront consolidés et mis en valeur sur place : « Nous pouvions récupérer les matériaux pour reconstruire, ou les laisser sur place, comme le témoignage d'un événement historique. » Cette solution ayant été retenue, la couverture actuelle sera vouée à disparaître. Au total, les travaux devraient durer quelque quinze mois, pour un coût total de 440000 E, pris en charge par l'État (40%), la région (20%), le département (25%), et le SMACH (15%). À terme, d'autres aménagements, comme la desserte en site propre ou le musée 3D, viendront compléter l'offre touristique, pour que le château atteigne sa vitesse de croisière. L'objectif est en effet de passer de 40.000 à 150.000 visiteurs annuels à l'horizon 2007-2008.
L'Oberschloss, ou logis supérieur, est en fait le château primitif du site du Hohlandsbourg. Construit à la fin du XIIIe siècle, à partir de 1279, il a malheureusement été détruit volontairement par les troupes françaises en 1637 : craignant que la puissante armée autrichienne ne s'empare du château, celles-ci avaient en effet préféré le rendre inutilisable en faisant sauter l'Oberschloss et en incendiant les bâtiments. De nombreuses traces de poudre noire témoignent de ce minage, en particulier sur la face nord du logis. C'est également lors de cette destruction que s'est effondrée la tour ouest, l'ancien donjon dont les vestiges sont aujourd'hui visibles dans le fossé nord.
Le projet de valorisation culturelle et touristique du château du Hohlandsbourg est loin d'être terminé: pour atteindre l'objectif des 150000 visiteurs annuels, beaucoup d'aménagements seront encore réalisés. Le projet Léonard de Vinci vise par exemple à offrir au château une desserte en site propre. Pour éviter la saturation de la route des Cinq-châteaux et ne pas nuire à l'environnement, un téléphérique reliera en quatre minutes le Hohlandsbourg et la future gare Saint-Gilles de Wintzenheim, à côté du lycée agricole. Il s'agit là de profiter de la re-dynamisation de la ligne SNCF Colmar-Metzeral, l'accès routier devenant secondaire. À long terme, l'entrée du château devrait être libre. À l'intérieur, en revanche, seraient proposées plusieurs animations, comme le «belvédère numérique», un musée virtuel présentant en trois dimensions l'Alsace et les grandes figures régionales, de Hansi à Schweitzer. Les grands chefs récompensés dans les guides gastronomiques devraient également s'installer au château pour y proposer une restauration haut de gamme.
Source : Clément Tonnot, L'Alsace du vendredi 19 septembre 2003
Le chantier de consolidation et de restauration du logis supérieur, l'Oberschloss, a officiellement démarré hier en présence des financeurs. Le chantier devrait durer 15 mois.
(extraits)
Le parchemin très fin, en peau de veau, avec reproduction d'une enluminure d'un ouvrage religieux du Mont Saint-Michel, a fait l'admiration du préfet Masseron, des présidents des conseil général et régional, Constant Goerg et Adrien Zeller, et de Pierre Knittel, président du syndicat mixte d'aménagement du Hohlandsbourg. Les quatre hommes ont paraphé ce document avant de le poser à l'intérieur de la première pierre de l'opération de conservation et de restauration du logis supérieur du château, l'Oberschloss.
Considéré comme le plus ancien et le plus authentique des vestiges du Hohlandsbourg, l'Oberschloss a été construit à la fin du XIIIe siècle et constitue ainsi le château primitif détruit en 1637 par les troupes françaises. L'objectif de la restauration est de rendre ce logis supérieur attractif pour le visiteur. Le chantier prévoit ainsi un accès par un escalier de charpente puis un cheminement le long du parapet nord, la surélévation de la tour effondrée, la rénovation des murs...
La réhabilitation de l'Oberschloss n'est qu'une étape dans la valorisation d'un château qui battra cette année son record de fréquentation. Le syndicat mixte va devoir plancher sur l'accessibilité en site propre pour faire face à cet afflux de touristes. Le téléphérique est l'option choisie.
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du Lundi 22 septembre 2003
A l'occasion des journées du patrimoine, l'église Notre-Dame de l'Assomption de Logelbach avait ouvert ses portes et proposait au public des visites guidées pour lui permettre de mieux connaître cet édifice.
(photo
Guy Frank, 24 février 2003)
L'église Notre-Dame a été construite de 1925 à 1927 sur un terrain légué
par la famille Herzog pour remplacer l'ancienne église paroissiale, la chapelle
Herzog (édifice néo-gothique bâti en 1862 par les industriels M. et Mme
Herzog et livré au culte en 1893).
L'entreprise de construction fut
Camille Rudloff de Colmar. L'église a été consacrée en 1927 par Mgr Ruch.
C'est la première église « moderne » d'Alsace et la deuxième de
France après celle de Raincy en région parisienne. Elle est en béton armé et
rompt avec la tradition du XIXe et du début du XXe siècle.
A l'origine, l'édifice était très sobre, sans aucune surcharge ni décoration.
Le schéma de la Croix est abandonné
Des photographies d'archives révèlent l'intérieur de l'église dans sa radieuse
lumière et sa pureté architecturale. Le schéma de la Croix est abandonné ;
on ne conserve que la nef et le chœur, les bas-côtés et la tribune. Un vitrail
remplit le chœur de lumière (oeuvre du maître-vitrier Kempf de Logelbach).
Par la suite, le curé bâtisseur, le chanoine Kæffer, a estimé devoir décorer
l'église de peintures : la frise représente des scènes de la vie de la
Vierge Marie. Le dernier tableau à côté de la tribune, est une image d'Épinal
(vie paroissiale de Logelbach, église-chapelle, usines, enfants, chorale,
conseil de fabrique, entrepreneur, ainsi que le curé Kæffer lui-même).
D'autres tableaux décoraient les autels latéraux : à gauche Sainte-Odile, à droite
Saint-Georges (copies d'œuvres de Feuerstein, artiste alsacien).
Un chemin de Croix sous forme de tableaux réalisés par le curé
Kæffer (copie de l'artiste munichois Fugel) ornait les bas côtés.
Le chemin de Croix et les tableaux des autels ont été supprimés en 1993 lors de
la rénovation de l'église afin de lui redonner l'aspect dépouillé et pur
d'origine. A l'extérieur, le bas-relief, au-dessus de la porte d'entrée, a été
réalisé d'après les dessins du sculpteur colmarien Geiss.
L'orgue Stiehr-Mockers de 1874
Au cours de la visite, on découvre l'orgue Stiehr-Mockers (1874) dont le
buffet et le tuyau de la façade proviennent de la chapelle Herzog.* L'aménagement
spatial du chœur a été réalisé par l'architecte J. Prioleau en 1993. L'autel est taillé en marbre de Valreuil, ses courbures évoquent le
jaillissement de la vie naissante, l'offrande, la résurrection. Quatre
chandeliers façonnés dans la même pierre, invitent le regard à s'élever
vers le Christ qui se dégage de la Croix (oeuvre du sculpteur Philippe Kæppelin).
L'ambon, lieu de la parole, est une colonne trapézoïdale qui porte un pupitre
en forme de livre ouvert. Le nouveau baptistère se trouve à l'emplacement de
l'autel latéral de droite. Le tabernacle se trouve encastré dans l'autel latéral
de gauche.
La restauration de l'église, en 1992-1993, a exigé des choix
audacieux. Pour retrouver la blanche verticalité du sanctuaire et lui rendre sa
monumentale pureté, il a fallu renoncer partiellement au maintien des
peintures. Un nouvel éclairage met en valeur l'architecture de lignes et de
lumière. L'église Notre-Dame de l'Assomption est propriété de la commune de
Wintzenheim depuis 1992.
Source : DNA du mercredi 1er octobre 2003, L'Alsace du vendredi 31 octobre 2003
* Nota : Outre le curieux singulier de "tuyau" (ce sont bien tous les 33 tuyaux de façade qui ont survécu à la fameuse réquisition de l'étain pratiquée par les autorités allemandes en 1917), c'est bien l'orgue en sa totalité qui provient de la chapelle Herzog (l'historique figure à la tribune). Le déménagement a eu lieu en 1927. Pour en savoir plus, consulter la page Internet consacrée à cet instrument assez exceptionnel : http://perso.wanadoo.fr/eisenberg/orgues/logelbac.htm (Source : Éric Eisenberg "A la découverte de l'Orgue - Orgues d'Alsace").
Une délégation de Wintzenheim-Echange est allée dernièrement à la rencontre des amis de Möhnesee.
(extraits)
Les 13 et 14 septembre derniers, quelque soixante-dix personnes ont rencontré leurs
amis à Möhnesee. La délégation a été accueillie par Gerd Grune, maire de
la commune jumelée avec Wintzenheim, avant d'être prise en charge par les
familles d'accueil. Leur venue avait été préparée par les organisateurs de
ce Heimattag* de Stockum et les amis de l'Arbeitskreis. « Nous étions leurs
invités, afin de partager, consolider et développer cette amitié entre les
hommes et les femmes de nos deux communautés ».
Ce déplacement a aussi été l'occasion pour M. Daesslé, maire de Wintzenheim, accompagné d'une délégation du conseil municipal, de rencontrer M. Grune, maire de Möhnesee, pour exprimer leur volonté respective d'encourager le développement des échanges entre les deux cités ; développement de projets qui sont pilotés par Wintzenheim-Échange et l'Arbeitskreis de Möhnesee. La Vaillante et le groupe folklorique Edelweiss ont animé la rencontre, de concert avec d'autres associations et groupes de Stockum. De nombreux stands avaient été installés dans les rues pour l'occasion. La population était invitée à se joindre à la fête, où des particuliers, commerçants locaux, et agriculteurs proposaient des spécialités westphaliennes, des produits de la terre, ainsi que des produits artisanaux. Les vins de Wintzenheim étaient également à l'honneur sur un stand spécialement aménagé et décoré aux couleurs de l'Alsace. Dès à présent, Wintzenheim et Möhnesee projettent d'autres échanges similaires.
Source : DNA du jeudi 25 septembre et L'Alsace du jeudi 9 octobre 2003
* Le "Heimattag" est en Westphalie une fête qui consiste à mettre en valeur sous forme d'animations les traditions locales et les activités qui font vivre la population. Möhnesee est une communauté de 15 communes qui s'est constituée en 1969. Elle compte 11.084 habitants.
Nota : lors de ce déplacement, Guy Frank, membre de la
Société d'Histoire de Wintzenheim a eu un contact très intéressant avec
Walter Lutter de Möhnesee, qui s'intéresse à des échanges d'informations sur
les communautés juives de Möhnesee et de Wintzenheim. A cette occasion un
rapide inventaire a permis de lister les principaux articles publiés sur ce
thème dans les Annuaires de la Société d'Histoire de Wintzenheim, à
savoir :
Ann.1 : Le Miqve de Wintzenheim - Bain rituel juif (Gilbert Charles Meyer)
Ann.2 : Scènes de la vie juive à Wintzenheim (Yvonne Levy-Picard)
Ann.3 : La descendance de Benjamin Bloch, juif du XVIIe siècle (Fabrice Stoecklé)
Ann.4 : Notes sur la communauté juive de Wettolsheim des origines à la Révolution (Denis Ingold)
Ann.5 : Histoire de la communauté juive de Wintzenheim des origines à la Révolution (Denis Ingold)
Ann.6 : Des échaudoirs du XVIIIème siècle à l'abattoir du XXème siècle (Gérard Zehler)
Ann.7 : Henri Victor Widal (Gérard Lincks)
Salle de la cheminée du
Hohlandsbourg (photo
Yannick Frank, 11 octobre 2003)
À l'initiative de Pierre Knittel, président du Syndicat mixte d'aménagement du château du Hohlandsbourg, les sociétés d'histoire d'Eguisheim, de Wintzenheim et de Turckheim, présidées respectivement par Paul Ginglinger, Gérard Lincks et Bernard Kuentz, ont entrepris une visite du château samedi après-midi. La visite de ce château fort typique, exemple remarquable de restauration, a été fort enrichissante et instructive. La soixantaine de visiteurs a pu apprécier ce patrimoine restauré dans le respect de l'authenticité. Le président Knittel a souligné toutes les étapes qui ont permis d'aboutir à cette restauration, et évoqué les projets en cours, notamment l'accès en site propre par un téléphérique. Les membres des sociétés d'histoire ont également découvert la médaille en bronze et argent frappé à l'effigie du château.
Source : L'Alsace du jeudi 16 octobre 2003
Préfacé par Guy Daesslé, maire de Wintzenheim, et Gérard Links, président de la Société d'histoire de Wintzenheim, Guy Frank est en train de mettre la dernière touche à un ouvrage sur les caves à bière qui paraîtra en novembre pour le Salon du livre de Colmar.
128 pages consacrées aux caves à bière alsaciennes, aux
brasseries colmariennes, à l'histoire de la brasserie de Wintzenheim et surtout
à celle de 10 caves creusées dans les terres argileuses de la colline située
au sud de la commune de Wintzenheim. Âgé de 51 ans, Guy Frank se
passionne depuis longtemps pour l'histoire de Wintzenheim où il habite depuis
sa plus tendre enfance. Membre de la Société d'histoire de Wintzenheim depuis
sa création en 1997, il a commencé par des recherches généalogiques avant de
se tourner vers l'histoire des industries et commerces de la localité. Depuis
plus de cinq ans, il s'intéresse au « Bierkeller » qui regroupe une
dizaine d'anciennes caves à bière creusées dans le flanc de la colline.
Fouillant les archives publiques, recueillant documents et témoignages auprès
des anciens de la commune, il a réuni une masse considérable de textes et de
photos dont l'essentiel est présenté dans ce livre. L'histoire du Bierkeller
qui a aussi servi de champignonnière, puis d'abri durant la guerre, est
intimement liée à celle de la brasserie de Wintzenheim (Frédéric Hornung,
Gustave Schmutz), et des brasseurs colmariens (Jean Emile Schmutz, Guillaume
Molly, Emile Kress, Bilger-Schmidt). Pour terminer, l'auteur propose quelques
images du « Bierkeller en Fête » qui a fait revivre le site
l'espace d'une journée le 29 juin 2003 et offert à la dégustation une boisson
inédite, le « Wenzemer Bierkeller Sàft » à base de vin, de miel
et de bière... Le livre, édité par l'éditeur colmarien Jérôme Do
Bentzinger sera disponible en librairie. La couverture du livre a été réalisée
par Micheline Frank, l'épouse de l'auteur.
Source : DNA du vendredi 17 octobre 2003, L'Alsace du mardi 21 octobre 2003
L'Institut des arts et traditions populaires d'Alsace, présidé par le professeur Raymond Matzen, décerne chaque année ses « Bretzels d'or ». Au tableau d'honneur 2003, figure une Wintzenheimoise, Béatrice Fischer, distinguée dans la catégorie « Théâtre alsacien ». Béatrice Fischer est un pilier du TAC (Théâtre Alsacien de Colmar) qui a également créé les cours d'alsacien de Colmar en les assumant toujours bénévolement.
Béatrice
Fischer lors de la remise du Bretzel d'Or, avec le Professeur Raymond Matzen,
président de l'Institut des Arts et Traditions Populaires d'Alsace, et son
parrain, Marcel Spegt (photo Gaby Meyer, 18 octobre 2003)
« Ma deuxième famille... »
Tout étonnée qu'on ait pensé à elle pour ce prix, Béatrice Fischer, Colmarienne, n'en est pas moins heureuse. Une joie partagée par ses proches, à commencer par son mari qui a confectionné pour elle un petit bretzel d'or, suspendu à la porte d'entrée de leur maison à Wintzenheim. L'honneur fait à Béatrice, actrice du Théâtre Alsacien de Colmar depuis 1951, vice-présidente depuis 1992 rejaillit sur toute la troupe. « C'est ma deuxième famille et je lui dédie cette distinction qui est un peu la Légion d'honneur alsacienne », dit-elle d'un ton enjoué. Béatrice Fischer commence sa carrière dans le théâtre amateur à 17 ans par le rôle principal dans le Bluemeprenz, un conte de J. Holterbach. « C'était un rôle de garçon, j'ai dû me couper les cheveux, mais cela m'était égal, j'avais tellement envie de jouer ». Au rythme d'une à deux pièces par an, Béatrice enchaîne les rôles dans « A Knopf em Nastuech », « S'Huss ohna Froi ». En 1968, elle sera Mme Ropfer dans « Ens Ropfers Apothek ». Elle sera aussi sur les planches dans « S'Rotkappela », « D' Hans em Schnokeloch » et la dernière fois dans « Eins un Eins get Fenf » en 2001. Au total, elle a joué dans une soixantaine de pièces. « Au début ce n'était pas pour défendre le dialecte, juste pour le plaisir de faire du théâtre », précise la lauréate du Bretzel.
Béatrice Fischer (photo Guy Frank, 10 janvier 2004)

Prof d'alsacien
Quand la relève se fait rare pour les rôles d'enfants, elle décide en 1990 d'apprendre l'alsacien aux jeunes. Les enfants ne donnent pas suite, les adultes en revanche sont demandeurs. Béatrice Fischer, secrétaire-comptable à la retraite, élabore sa propre méthode, vivante et conviviale : les saisons et les fêtes sont autant d'occasions d'apprendre à parler et de s'initier aux coutumes régionales. Parmi ses élèves, elle comptait même la saison dernière, un Japonais, un Vietnamien, une Costaricaine... En juin, huit d'entre eux ont décroché le certificat d'alsacien avec mention très bien. Une fierté pour le professeur qui s'implique aussi depuis 25 ans aux côtés de Henri Roser dans le Elsasser Owa. Béatrice Fischer a mis entre parenthèses son activité d'actrice, « par manque de temps ». Après s'être essayée à la mise en scène en 1991, elle s'est lancé cette année, avec René Vogel, l'actuel président du TAC dans l'adaptation de « S'Elektrischa Harz », une pièce allemande qui sera à l'affiche en 2004. La dynamique sexagénaire n'exclut pas de remonter sur les planches, quand son emploi du temps lui en laissera le loisir.
Source : Agnès Muller, DNA du samedi 18 octobre 2003
Lors de la remise du prix à l'auditorium de France 3 Alsace, Béatrice Fischer, émue aux larmes, a adressé une prière au public : " Parlez le plus possible l'alsacien aux enfants. Pour que notre langue reste vivante ! ".
Source : Marie Brassard-Goerg, DNA du dimanche 19 octobre 2003
Aujourd'hui, nous sommes dans la phase stratégique. On s'achemine vers l'avant-projet sommaire ». Pierre Knittel, président du syndicat mixte d'aménagement du Hohlandsbourg, évoque en ces termes le projet Léonard de Vinci : un téléphérique et le Belvédère des Grands Hommes.
« Lors de sa prochaine réunion de comité, le syndicat décidera ou non de réaliser le projet », a annoncé hier lors d'un point presse, le vice-président du conseil général, accompagné d'Élisabeth Clor, secrétaire générale du syndicat. « Nous avons déjà l'accord de principe de la Région et le conseil général devrait examiner la chose début novembre. Le parcours administratif du projet devrait être bouclé d'ici à la fin de l'année ». Si tout se déroule comme prévu, le futur téléphérique devrait fendre les airs dès 2007. « On est porteur d'un projet à la fois cohérent et prudent », estime Philip Katz, directeur général de la SEMHA (société d'économie mixte du Haut-Rhin), maître d'ouvrage de l'opération.Une gare à St-Gilles
La vocation du syndicat mixte consiste à veiller à l'animation, à la préservation et à la consolidation du site. Pour se démarquer d'autres sites touristiques, l'originalité doit être de mise. Aussi, envisage-t-il une desserte du château par téléphérique. Un moyen de transport inédit en Alsace et qui aurait le double avantage de n'avoir pas d'incidences négatives sur l'environnement et d'éviter un trop grand afflux de véhicules. Le succès du site, en effet, ne cesse de s'amplifier : aujourd'hui, il accueille 47 000 visiteurs par an, l'objectif étant de porter ce chiffre à 150 000. L'étude du cabinet Arc-Essor a déjà conseillé au syndicat de se tourner vers un projet plus touristique que culturel. L'étude de définition d'une desserte du site, confiée à la société E.I.I. (Est Infra Ingénierie) de Strasbourg, précise les conditions de réalisation d'un transport par téléphérique. Le départ se ferait depuis une gare construite à St-Gilles. Les visiteurs du château seront invités à prendre leur billet à la gare de Colmar et de gagner la gare basse en train. Le téléphérique atteindra-t-il le sommet par le Nord-Ouest ou le Nord-Est ? Le lieu est encore à définir. Il ne faudra que six minutes aux deux cabines de soixante places (une montante, une descendante) pour parcourir les 1 720 m et 356 m de dénivelé. Il nécessitera la pose d'un seul pylône.
« Novateur et hardi »
Une fois dans la cour du château, les visiteurs auront le choix entre plusieurs prestations : le tour des courtines, une halte à l'auberge ou au restaurant des Étoilés (implanté vers 2005/2006) ou bien encore la visite du Belvédère des Grands Hommes. Ce musée en trois dimensions, présentant les hauts faits des industriels, savants, généraux et autres pasteurs ainsi que les activités de la région, est de conception inédite en Alsace. Il serait abrité dans un bâtiment édifié contre la muraille ouest. Le nouvel aménagement prévoit aussi la création de 250 places de parking et de douze emplacements pour bus. L'exploitation du projet s'effectuerait par le biais d'une délégation de service public. « Ce projet, novateur et hardi, a mis six ans à être pensé, nous confie M. Knittel. Notre objectif : que ce bijou qu'est le château devienne accessible au plus grand monde ». Selon l'étude, qui table sur 115 000 visiteurs, la gestion de cette ambitieuse réalisation serait positive dès la 3e année. Son coût total s'élève à 17 millions d'Euros dont 11 M d'Euros pour le projet de téléphérique. Pour le syndicat mixte, le développement du site vaut bien cet effort.
Source : Michelle Freudenreich, DNA du mardi 21 octobre 2003
En Alsace, dans les deux départements français, des années 1923 à 1938, et après la deuxième guerre mondiale jusqu'à la fin des années 1950, étaient promues deux écoles primaires dans chaque département, par la remise du "Prix de Français Langweil". Madame Langweil, présidente et fondatrice de ce "Prix de Français", récompensait ainsi les petits Français qui avaient obtenu les meilleurs succès en langue française durant l'année. Grande et généreuse "Amie des petits Français d'Alsace", elle sut se faire entendre par de grands noms de l'époque. Pour ne citer que les plus connus : le célèbre Hansi, les présidents Millerand, Poincaré, le ministre de l'instruction publique Léon Bérard... Ce prix était remis chaque année dans les communes concernées lors des 13 ou 14 juillet, et revêtait une certaine solennité en s'accompagnant de fêtes organisées par les autorités locales en présence de nombreuses personnalités du département et de l'enseignement.
La maison natale de Madame
Langweil est signalée par une plaque apposée au-dessus de la porte du 26 rue de l'Ancienne Église
à Wintzenheim (photo Guy Frank, 4 février 2004)
Texte paru dans le livre "Hansi ou l'Alsace révélée" de Robert Perreau, 1962
Le Prix de français en Alsace
Hansi a dédié son livre "L'Alsace" à "Madame Langweil, présidente et fondatrice de l'œuvre du prix de français en Alsace, à la grande et généreuse amie des petits Français des deux départements du Rhin". Madame Langweil était antiquaire, spécialisée dans l'art d'Extrême-Orient, mais après la cession de son affaire, en 1923, elle s'habituait mal à l'inaction et, en attendant de trouver un sujet d'occupation, elle faisait des réussites dans son salon toute la journée. C'est alors que Hansi lui suggéra une initiative qui tendait à favoriser le développement de la langue française en Alsace. Madame Langweil s'enthousiasma, adopta le projet et, avec le concours de Hansi, put obtenir le patronage du président Millerand, de Raymond Poincaré, alors président du Conseil et de Léon Bérard, le ministre de l'Instruction publique qui "lui assura le concours de sa haute influence". Des grands journaux, le Gaulois, le Figaro, le Temps, le Journal des Débats, l'Intransigeant claironnèrent des appels. Il y eut un important comité de patronage, c'était une oeuvre de caractère national et un comité actif, très restreint, dont Madame Langweil prit la présidence. Hansi fit partie de la petite équipe qui entourait la présidente et apporta sa contribution à l'œuvre en exécutant gracieusement deux compositions à l'aquarelle pour le diplôme et le reçu destiné aux donateurs. Le Comité reçut d'importantes souscriptions et suffisamment de dons pour que, dès 1923, des livres fussent envoyés aux écoles d'Alsace et que les premières distributions officielles pussent être organisées. Le prix récompensait les enfants qui avaient obtenu des succès en français. Par la suite, une plaquette en bronze, oeuvre de Madame Noufflard, sanctionna les efforts des maîtres qui se distinguaient dans leur enseignement.
Les distributions revêtaient une certaine solennité et s'accompagnaient de petites fêtes organisées par les autorités locales auxquelles se mêlaient les personnalités officielles du département et de l'enseignement ainsi que les journalistes parisiens dont beaucoup appartenaient au monde des lettres. Ainsi chaque années, les 13 et 14 juillet, la distribution eut lieu dans quatre communes d'Alsace dont deux étaient choisies dans le Bas-Rhin et deux dans le Haut-Rhin.
La première manifestation eut pour cadre le hall de gymnastique de l'école Pfeffel à Colmar. Puis on se rendit à Wintzenheim, pays natal de Madame Langweil. L'impulsion était donnée et, chaque année, régulièrement le comité put accomplir la tâche qu'il s'était fixée. A Rouffach, en 1927, Madame Béatrice Dussanne, qui se joignit à la caravane des visiteurs, ne se fit pas prier pour dire des fables du bon La Fontaine devant des petites filles ébahies. Elle appuyait beaucoup sur l'a de l'âne en annonçant : "Le meunier, son fils et l'âne". Les distributions, interrompues par la guerre 1939-1945, reprirent après la libération. Tout le monde avait vieilli et les organisateurs, en un bel élan, tentaient de braver les atteintes de l'âge, heureux de se retrouver. C'était une résurrection inespérée après tant d'années de séparation et d'épreuves. Comme autrefois, en 1938, les journalistes accoururent encore nombreux de Paris, et on se rendit à Ammerschwihr puis dans le Bas-Rhin, à Boofzheim et à Obernai où un grand déjeuner fut servi à l'Hôtel des Ducs d'Alsace. Hansi avait-il l'impression qu'il voyait Obernai pour la dernière fois ? Il était fatigué, souffrait et il était maussade. Il est vrai que la pluie ne favorisait pas l'optimisme. "On a vu cette chose inouïe, des hôtels et pensions vides le 14 juillet ! Découragés par le mauvais temps, les estivants étaient partis" (Hansi, lettre du 19.07.1948).
L'œuvre ne vivait que par le dévouement de sa présidente-fondatrice et la part qu'elle prenait personnellement dans les frais d'organisation des distributions. Hansi l'assistait avec la même abnégation abandonnant ses droits d'auteur sur tous ses ouvrages qui furent vendus à l'oeuvre. La distribution d'Obernai fut la dernière manifestation du Prix de Français en Alsace. Quelques mois plus tard, Hansi écrira avec mélancolie : "Madame Langweil abandonne le prix de français. L'achat des livres à Paris, l'expédition à Colmar, la réexpédition dans les villages, l'organisation des banquets, etc... c'est trop à son âge. Dommage, c'était joli et utile" (Hansi, lettre du 01.05.1949).
Source : Journal des Ménagères du dimanche 26 octobre 2003 (article signalé par Robert Ackermann d'Andolsheim)
Dans le cadre des activités du Club de l'Amitié du 3e âge, présidé par Françoise Baumann, une intéressante et instructive animation mensuelle, intitulée « Plauderstund ewer Wenzena », sorte de Stammtesch, vient de reprendre.
(photo
DNA)
Ainsi chaque 3e jeudi du mois, ceux que, avec une pointe de tendresse, on appelle les « anciens », se retrouvent autour de Guy Frank, l'animateur de cette activité. Chaque mois, un sujet réunit le groupe de passionnés autour de thèmes, tels que la Saint-Nicolas à Wintzenheim, l'incendie du 12 janvier 1945, rue de la Victoire, les processions de la Fête-Dieu. Une occasion d'échanger des souvenirs, de feuilleter ensemble des albums de photos, de raconter des anecdotes susceptibles d'alimenter l'histoire de la commune... Les souvenirs fusent, une occasion pour Guy Frank d'enregistrer anecdotes et témoignages dont sont riches les anciens qui se retrouvent au Club de l'Amitié. Il y puise l'inspiration pour illustrer des articles sur l'histoire de la commune qui paraîtront dans l'annuaire de la Société d'histoire ou sur le site Internet de Guy Frank (www.knarf.info).
Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 29 octobre 2003
Auguste
Scherlen, archiviste de la ville de Colmar, aimait particulièrement se promener
sur les hauteurs de Soultzbach.
Il y soixante-dix ans, disparaissait Auguste Scherlen, un inconditionnel de la cité et du vallon de Soultzbach. C'était aussi un très grand archiviste de Colmar, amoureux de l'Alsace. Auteur inoubliable d'oeuvres fameuses telle La topographie du Vieux Colmar (1922) et surtout des très extraordinaires Perles d'Alsace rassemblant plus de 1200 pages de format 26 X 20 et publiées dans les années 1926 (tome I), 1929 (Tome II) 1934 (tome III, à titre posthume). Ces volumes édités chez Alsatia constituent aujourd'hui une source inépuisable pour tous les amateurs d'alsatiques.
Né le 21 août 1871 à Herrlisheim (près Colmar), Auguste Scherlen commença dès 1906 son activité d'historien régional, l'une de ses premières publications étant l'histoire de la dynastie des seigneurs de Hattstatt publiée en 1908. En 1922, il est devenu archiviste de la ville de Colmar. Ce fut alors l'éclosion de son génie « d'archéologie médiévale », d'investigateur aux allures de bénédictin, si l'on pense que les archives intéressant Munster par exemple, réunissent à elles seules des milliers de documents.
Conférencier hors pair, il a collaboré avec la Société d'histoire de la ville et du val de Munster et a aidé au lancement de son annuaire, dont le premier numéro est sorti en 1929. Auguste Scherlen était aussi un amoureux de la nature et plus spécialement du vallon de Soultzbach où il aimait faire de longues randonnées, à l'ombre des seigneurs de Hattstatt. Le 25 novembre 1933, Auguste Scherlen a succombé à une crise cardiaque alors qu'il était non loin du « Stumpenkopf », une colline de Soultzbach avec vue sur son église. Il aura vécu avec toute son âme et toute sa compétence pour son petit « paradis » à l'instar de la célèbre baronne d'Oberkirch dont il avait fait sien l'acte de foi : « toute ma force entière au service de l'Alsace… jusqu'au dernier moment ».
Source : DR, L'Alsace du samedi 8 novembre 2003
Le chantier d'aménagement de la piste cyclable qui relie la sortie de Wintzenheim à Saint-Gilles vient de s'achever. Afin de lui conférer un cadre bucolique, un aménagement paysager sera encore apporté. Depuis quelques jours, les amoureux de la petite reine peuvent donc rejoindre en toute sécurité la piste qui relie Saint-Gilles à Metzeral. 500 m de piste ont été réalisés : 320 m le long de la départementale jusqu'au carrefour Saint-Gilles et une centaine de mètres vers Saint-Gilles. La difficile traversée de la RD 417 a été sécurisée avec l'aménagement d'un îlot central. La piste est bidirectionnelle de 2,5 à 3 mètres de large. Notons que le calvaire qui se trouvait sur l'emprise du nouveau tronçon de piste a été déplacé à hauteur du carrefour Saint-Gilles, et restauré.
Source : DNA du mardi 18 novembre 2003
Comme chaque année, la Société d'Histoire de Wintzenheim sera présente au Salon du Livre de Colmar, les 29 et 30 novembre. Ses membres se tiendront à disposition du public sur un stand commun avec la Société Wickram de Turckheim dans le «village alsacien» consacré aux alsatiques. Parmi les nouveauté, les amateurs trouveront l'Annuaire nº7-2003 qui comporte une multitude d'articles sur l'histoire de la commune, fruit des recherches d'une dizaine de ses membres passionnés (L'ouvrage est disponible au prix de 16 €). Grande nouveauté de ce salon 2003 : la Société d'histoire proposera à nouveau l'ensemble de ses sept annuaires déjà parus, y compris un retirage des numéros 1-1997 et 2-1998.
Sur ce même stand, également, le livre «Caves à bière - Le Bierkeller de Wintzenheim» que vient de publier Guy Frank, membre de la Société d'Histoire. L'auteur sera présent au salon durant les deux jours (il se partagera entre le stand de la Société d'histoire et celui de l'éditeur Jérôme Do Bentzinger), pour rencontrer ceux intéressés par ces caves creusées au milieu du 19e siècle dans les flans argileux de la colline de Wintzenheim.
Source : DNA du dimanche 23 novembre 2003
Le 26 novembre 1933, mourrait Auguste Scherlen, l'érudit archiviste colmarien qui consacra l'essentiel de ses recherches à Colmar, à ses environs et à la vallée de Munster à laquelle il fut profondément attaché.
Auguste
Scherlen, ce dimanche de novembre, avait, comme tous
les autres dimanches de l'année, l'intention de se promener dans les Vosges.
Dans ces Vosges qu'il arpentait depuis plus de quarante ans et dont il
connaissait le moindre recoin. Avec une prédilection pour la vallée de Munster
et plus spécialement pour le vallon de Soultzbach.
Il aimait se promener dans les terres anciennes des seigneurs de Hattstatt.
C'est avec eux que tout avait commencé. Ils avaient fondé sa réputation
d'historien. Son premier grand ouvrage, Geschichte der Herren von Hattstatt und
ihre Besitzung (Les sires de Hattstatt et leur possession), un volume de plus de
400 pages, paru en 1908, leur était consacré. Il envisageait, 25 ans après,
de rééditer l'étude en l'enrichissant de ses recherches plus récentes. Il était
plein de projets. Avec son épouse et un ami, il avait rejoint par le train
Wihr-au-Val et voulait se rendre à la maison forestière de Saint-Marc en
passant par le Stumkopf. Arrivé au lieu-dit, il est victime d'un malaise
cardiaque et meurt sur le champ.
L'Alsace perdait un de ses savants les plus éminents, et les plus productifs,
et Colmar était orphelin de celui qui la connaissait le mieux. Cet enfant d'Herrlisheim,
où il était né le 21 août 1871, avait d'abord embrassé une carrière
d'instituteur qui l'avait mené au Bonhomme, à Labaroche, à Bourbach-le-Bas et
enfin à Colmar, en 1906, où il est nommé assistant aux archives municipales
tout en continuant d'exercer son métier d'instituteur.
Un appétit d'historien
Le jeune homme trouve à Colmar de quoi combler son insatiable appétit
d'historien. Il bénéficie du soutien et des encouragements de l'archiviste départemental
H. Pfannenschmid. Scherlen ne se contente pas d'écumer
les archives de Colmar mais procède à l'inventaire de celles d'Ammerschwihr,
de Kaysersberg, et plus tard celles de Turckheim et de Munster, où il classe 20.000
documents. A Colmar, il accumule les données sur les rues et les quartiers, les
édifices et les maisons. Il publie ses résultats sous la forme de feuilletons
dans le journal « Le Démocrate du Haut-Rhin ». De ce volumineux et
irremplaçable matériau sortira, en 1922, la fameuse « Topographie du
Vieux-Colmar » (Topographie von Alt-Colmar) que l'ARECH réédita et fit
traduire en français en 1996.
L'année 1922 est une année faste pour Auguste Scherlen.
Non seulement il arrive à publier sa « Topographie » mais il est définitivement
recruté par la ville comme archiviste municipal. Il revient de loin. Il a connu
l'opprobre et l'ignominie de l'exil. Victime de la fameuse commission de triage
instaurée par Clemenceau, il est condamné à résider à... Grenoble pour
avoir fait des conférences au foyer du soldat allemand pendant la première
guerre mondiale. L'exil durera six mois. La mobilisation des autorités
politiques et savantes l'aident à revenir rapidement. La blessure cependant
reste profonde.
Militant pour la restauration des maisons
Elle le pousse à travailler encore davantage. Scherlen
réalise des monographies sur Turckheim (1925), Ingersheim (1927), Eguisheim,
Sainte-Croix-en-Plaine, Wintzenheim (1929). Ses articles de presse et de
revue sont regroupés dans « Les Perles d'Alsace » (1926, 1929 et
1934) qui renferment de substantielles études sur Colmar, la vallée de
Munster, de Kaysersberg, la région de Ribeauvillé et de Riquewihr. Il trouve
le temps de publier, en 1929, le tome trois de la monumentale histoire sur
« La Guerre de trente Ans en Alsace » de l'abbé Ellerbach, qui décède
subitement en 1924.
Scherlen n'est pas infidèle à Colmar, loin de là.
Il classe inlassablement les archives de la ville, publie, en 1931, « Colmar,
village et ville » et multiplie ses efforts pour préserver le patrimoine
bâti de la capitale haut-rhinoise. Bien avant la loi Malraux et la campagne de
restauration du quartier des Tanneurs, il avait milité pour rendre aux vieilles
maisons colmariennes leur beauté d'antan. Il avait convaincu maints propriétaires
de se débarrasser du crépi gris qui cachait les colombages de leur maison.
Auguste Scherlen est également resté fidèle à la vallée de Munster. Il songe même à s'y retirer, une fois la retraite prise. A la veille de son décès, il réceptionne sa nouvelle publication consacrée à l'histoire de Muhlbach. L'année de son départ, la Société d'histoire de Munster, dont il fut l'un des fondateurs, érige en son souvenir une croix au Stumkopf. Un autre monument à sa mémoire sera érigé en 1935, à Labaroche-Giragoutte, par le Club vosgien qu'il avait servi avec dévouement pendant des décennies.
Source : Gabriel Braeuner, DNA du mercredi 26 novembre 2003
Jeudi en fin d'après-midi, en prélude au Salon du livre de Colmar, dans la salle d'honneur de la mairie de Wintzenheim, s'est déroulée la présentation officielle du livre « Caves à bière - le Bierkeller de Wintzenheim ».
Guy
Frank pendant une séance de dédicaces (photo Thierry Struss, 27 novembre 2003)
La cité de Wintzenheim vient de s'enrichir d'un ouvrage relatant une période de son histoire souvent méconnue. Grâce à un travail considérable de recherche, son auteur Guy Frank, passionné d'histoire locale, a su mettre en valeur dans ce livre les caractéristiques des célèbres caves à bière de Wintzenheim, de leur origine à nos jours. L'ouvrage se compose de deux parties : l'histoire du Bierkeller et de la brasserie de Wintzenheim ; les dix caves du Bierkeller de Wintzenheim à l'aube du troisième millénaire.
Jeudi, tous les intervenants ont souligné le travail remarquable de Guy Frank qui a permis d'aboutir à la réalisation de cet alsatique de choix. On peut trouver l'ouvrage au prix de 27 € dans les librairies de la région, à la mairie de Wintzenheim, aux éditions Bentzinger.
L'auteur a profité de l'événement pour lancer deux appels : le premier vers les habitants de Wintzenheim et plus particulièrement les aînés dont les tiroirs recèlent parfois des trésors, de vieux documents. « Ne jetez plus, mais contactez les membres de la Société d'Histoire avant de faire du « Osterputz » ; le second vers les historiens amateurs du futur qui ont aujourd'hui 12, 15 ou 17 ans. Il faut leur donner le goût de l'écriture, de l'histoire ; les encourager à s'intéresser au passé de la commune qui est riche. Guy Frank a encore encouragé Félicia Trottmann, jeune lycéenne wintzenheimoise, qui souhaite organiser une exposition à l'occasion des fêtes de la libération.
Source : L'Alsace et les DNA du samedi 29 novembre 2003
La Société d'histoire de Wintzenheim sera présente au Salon du livre de Colmar, ce samedi 29 novembre et dimanche 30 novembre. Un stand commun avec la Société Wickram de Turckheim, consacré aux alsatiques, y sera tenu par les membres des deux sociétés. Ils donneront toutes les informations utiles sur les activités de la Société d'histoire, les modalités d'adhésion, etc. Le jeune public sera également le bienvenu.
Parmi les nouveautés : l'Annuaire 2003, qui comporte une multitude d'articles sur l'histoire de la commune, fruit des recherches d'une dizaine de membres passionnés. D'autre part, la Société d'histoire propose à nouveau ses sept annuaires déjà parus, y compris, pour ceux qui souhaiteraient compléter leur collection, un retirage des numéros 1-1997 et 2-1998. Et sur ce même stand, il sera également possible de se procurer le livre " Caves à bière - Le Bierkeller de Wintzenheim ", de Guy Frank, membre de la Société d'histoire, qui sera présent durant les deux jours que durera le Salon du livre.
Source : L'Alsace et les DNA du samedi 29 novembre 2003
Le Syndicat forestier du massif des châteaux a présenté son projet de création d'un sentier de découverte dans le massif forestier du Hohlandsbourg, à Wintzenheim.
« Ce projet, » a souligné Jean-Pierre Choulet, président du syndicat forestier, « s'inscrit dans une perspective de mise en valeur raisonnée du tourisme en milieu naturel, autour du château du Hohlandsbourg, qui a une vocation de grand tourisme, il est bon qu'un large public puisse trouver des buts de promenade de détente et de découverte. » Les conseillers régional et départemental du Haut-Rhin, l'Office national des forêts ainsi que la Caisse d'épargne d'Alsace sont partenaires de l'opération.
Promenade sans difficultés
Le projet est de proposer au public de promeneurs un trajet circulaire entre le site du parking des Trois-Châteaux et le site du Hohlandsbourg. Prévu pour de la promenade facile, ce circuit découverte baptisé « Sur les traces de l'écureuil » présente les caractères suivants : permettre une promenade aisée ne présentant pas de difficultés particulières. En effet, pas de pentes abruptes, ni de forts dénivelés et d'obstacles à la marche ne sont recensés. Aucun risque d'égarement non plus pour les promeneurs ce qui leur donnera confiance en leur ôtant toute crainte de se perdre. La durée de parcours est raisonnable et la qualité du sentier permettra aux personnes à mobilité réduite (petits enfants, personnes âgées ou handicapées) de se promener. Des points d'arrêt pour le repos et pour la présentation pédagogique de thèmes relatifs aux milieux traversés sont également prévus durant le parcours.
La mise en service de ce sentier de découverte est prévue dans le premier semestre 2004.
Source : DNA du jeudi 27 et L'Alsace du dimanche 30 novembre 2003
Organisée par le Service régional de l'archéologie, la journée
consacrée à la présentation des recherches menées en 2 003 en Alsace a
débuté par l'accueil des participants, par Christian Jeunesse, conservateur régional
de l'archéologie par intérim. Il a remercié pour leur présence la centaine
de chercheurs ayant répondu à son invitation.
Il a souligné que les premières communications de la matinée se voulaient un
hommage à Charles Bonnet, présent parmi l'assistance, devant l'ensemble de la
communauté archéologique régionale. En effet depuis 1954, il est un grand
acteur de l'archéologie du nord du Haut-Rhin. Charles Wilhelm, conseiller général
et président de la commission culture et patrimoine a souligné l'importance et
la nécessité des travaux archéologiques.[...]
Source : DNA du dimanche 30 novembre 2003
À l'occasion du soixante-dixième anniversaire de sa disparition, les membres du Club Vosgien de Colmar ont rendu hommage ce mercredi à Auguste Scherlen, ancien archiviste de la Ville de Colmar, membre honoraire du Club vosgien, grand randonneur et membre actif au sein du comité de Colmar. Celui-ci avait en effet trouvé la mort le 26 novembre 1933, lors d'une excursion dans le massif du Stauffen, sur les hauteurs de Gueberschwihr. A l'issue d'une conférence à la MGEN des Trois-Épis donnée par Gabriel Brauener, directeur général adjoint de la Ville de Colmar, une randonnée pédestre a conduit les membres du club jusqu'à Giragoutte, au pied du Grand Hohnack, pour un dépôt de gerbe au monument Scherlen, en présence de Henri Waxrestschka, adjoint au maire de Labaroche. Après un repas en commun, les participants se sont alors rendus à la croix Scherlen, sur les hauteurs de Soultzbach, puis à Herrlisheim pour une visite guidée. Auguste Scherlen était en effet né à Herrlisheim le 21 août 1871. Instituteur à 19 ans, il entreprit dès sa sortie de l'École normale des recherches sur la seigneurie de Hattstatt, dont la publication fut très remarquée. Dès lors, il mena de front un travail de recherche historique et d'enseignement, notamment à Labaroche et Colmar, jusqu'à sa nomination par la Ville de Colmar à la tête des archives municipales en 1922. Auteur de nombreux ouvrages sur Turckheim, Wintzenheim, Eguisheim, Muhlbach, Ammerschwihr, le pèlerinage des Trois-Épis, Munster et sa vallée, les « Perles d'Alsace », ainsi que d'une « Topographie du vieux Colmar », Auguste Scherlen a toujours eu à cœur de faire connaître l'Alsace et son histoire. Ce que reflétait parfaitement sa devise : « Mes forces appartiennent à l'Alsace jusqu'à mon dernier soupir. »
Source : L'Alsace du mardi 2 décembre 2003
(extrait)
En Alsace 240 édifices présentent des vestiges. Ceux du Haut-Rhin font l'objet d'un programme, où les aides vont de 15 à 40 % selon le partenaire (État, Région ou département) et la nature de la protection (châteaux classés ou inscrits), la contribution du propriétaire (commune, groupement forestier ou particuliers) n'excédant pas 5 %. Après avoir privilégié longtemps une politique élitiste, qui a fait bénéficier à la ruine du Hohlandsberg d'un traitement de faveur, au détriment des autres, le Haut-Rhin a choisi un régime plus égalitaire. Sept opérations sont en cours. Il s'agit du Pflixbourg à Wintzenheim, du Hohnack à Labaroche, du Bilstein à Riquewihr, du Freundstein à Goldbach-Altenbach, du Hagueneck à Wettolsheim, du Dagsbourg à Eguisheim et du château de Ferrette. Pour les projets à venir, on parle du Landskron à Leymen et du Morimont à Oberlarg.
Source : L'Alsace du samedi 6 décembre 2003
(extraits)
En allemand ou en français
Le conseil a décidé de dénommer rue du Kleinfeld un chemin rural (Ausserer Kleinenfeldweg) qui est partiellement urbanisée. Le maire a indiqué que le nom avait été proposé par la société d'histoire de Wintzenheim. Selon Jean Kling, cette voie s'appelait auparavant rue des Petits Champs. « Pourquoi ne pas lui donner ce nom en mettant sur la plaque en plus petits caractères Kleinfeld ? » . « Je ne souhaite pas refaire le débat de la dernière fois », a répliqué le maire, faisant allusion à la polémique suscitée par la dénomination de la rue de l'Argilière aujourd'hui rue du Freitag.
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du mardi 16 décembre 2003
Logelbach - Le marché a sa placeLe marché hebdomadaire du mercredi à Logelbach a déménagé, reprenant ses quartiers sur la place de l'église Notre-Dame. Un habitué du marché nous a fait parvenir un cliché de l'église datant de 1947. Souvenir(s)...
Cette photo retrouvée par Paul Bricola, montre les travaux de restauration
de l'édifice qui avait subi des dommages à la fin de la guerre. On y voit André
Bricola portant un chapeau, à droite du curé Schickelé.
Et Paul Bricola d'ajouter son plaisir de voir que le marché se déroule à
nouveau depuis quelques semaines sur la place de cette église. Un endroit où
on a envie de s'arrêter, d'échanger des nouvelles... parce qu'il est situé près
de l'église, sous les arbres.
Point central du quartier de Logelbach, le marché est un endroit où chacun
peut acheter des produits frais et campagnards mais également dialoguer ou
faire une oeuvre de mémoire.
L'autre jour, lorsque Paul Bricola a montré la photo que nous publions,
beaucoup d'anecdotes ont été évoquées, notamment que les cloches de l'église
avaient été démontées par les Allemands en 1942, mais n'avaient pas été
fondues.
De même, Paul Bricola se souvient que sur la cime de l'échafaudage en bois, il
a fait le « poirier » en 1947. Des souvenirs qui
ont pu être remis à jour grâce au marché.
Source : DNA du mercredi 17 décembre 2003
(extraits)
Les cyclistes attendaient depuis des années la réalisation de ce tronçon,
voilà qu'il est aujourd'hui opérationnel. Les amoureux de la petite reine
peuvent donc rejoindre en toute sécurité la piste qui relie Saint-Gilles à
Metzeral; 500 m de piste ont été réalisés : 320 m le long de
la départementale 417 jusqu'au carrefour St-Gilles et une centaine vers
Saint-Gilles.
La difficile traversée de la RD 417 a été sécurisée avec l'aménagement
d'un îlot central. La piste est bidirectionnelle. Comme s'est plu à le
souligner le conseiller général Pierre Knittel, le calvaire oratoire
qui se trouvait sur l'emprise du nouveau tronçon de piste, à son initiative, a
été déplacé à hauteur du carrefour Saint-Gilles. Le calvaire a de plus été
restauré pour le mettre en valeur.
Source : DNA du jeudi 18 décembre 2003