Les Curés de Wintzenheim (Haut-Rhin)

Hubert SPITZ


Hubert Spitz en 2001

Hubert SPITZ est né le 27 février 1958 à Saverne dans le Bas-Rhin au sein d'une famille croyante et pratiquante (deux de ses oncles sont prêtres).

Il a fait ses études primaires à Saverne avant d'entrer à l'Institut Don Bosco de Landser chez les Pères Salésiens (classes de CM2 à 3e). Il a poursuivi ses études secondaires au collège épiscopal St-Etienne de Strasbourg.

Après le baccalauréat, il est entré au Grand Séminaire de Strasbourg et à la Faculté de théologie catholique où après sa maîtrise, il a préparé un diplôme d'études supérieures en Théologie Pratique et Communication. Une année de stage de travail et de découverte de l'Église d'Allemagne à Karlsruhe et de la catéchèse au collège de la Musau à Strasbourg-Neudorf ont parfait sa formation.

Hubert SPITZ est ordonné diacre le 27 juin 1981 à la cathédrale de Strasbourg par Mgr Léon-Arthur Elchinger et envoyé en mission à Bischwiller avec un contact privilégié avec le monde ouvrier.

Il est ordonné prêtre le 27 juin 1982 à la cathédrale de Strasbourg par Mgr Léon-Arthur Elchinger et nommé vicaire à Obernai, Niedernai et Goxwiller où il restera 7 ans. En septembre 1989, il rejoint la paroisse St-Pierre-le-Jeune de Strasbourg pendant 3 années. En septembre 1992, il est accueilli comme curé de Fegersheim, puis se sont ajoutées les paroisses voisines de Ohnenheim et Ichtratzheim. 

Hubert SPITZ est également responsable des équipes "Partage et Rencontre" du Bas-Rhin (Mouvement d'action catholique) et accompagne l'équipe régionale du grand Est. Ses compositions musicales (plus de 60 chants originaux enregistrés) le font entrer dans le groupe des "Chanteurs et comédiens en Église".

En septembre 2001, il est nommé curé des deux paroisses St-Symphorien et Notre-Dame de la Paix d'Illkirch-Graffenstaden, succédant au Père Christian Kratz ordonné évêque auxiliaire du diocèse de Strasbourg.

En septembre 2004, il fait une année de formation aux ministères à l'Institut Catholique de Paris et des études à l'Institut des Arts Sacrés et de Musique Liturgique. Prêtre coopérateur les fins de semaines pour les paroisses du Kochersberg, il habite à Kuttolsheim.

Le 9 juin 2005 (avec agrément ministériel en date du 18 avril 2005), il est nommé par Mgr Joseph Doré curé des paroisses de Wintzenheim, Logelbach et Wettolsheim, appelées à former une Communauté de paroisses avec la paroisse de Turckheim, dont M. André Thomann reste le curé.

L'abbé Hubert SPITZ a été accueilli à Wintzenheim le 30 octobre 2005.

Il a fêté son jubilé d'argent (25 ans de prêtrise) à Wintzenheim le 1er juillet 2007.


Le curé Hubert Spitz a participé à l'animation de la Galette des Rois du Club de l'Amitié le 5 janvier 2006 (photos Guy Frank)

Portrait - Hubert Spitz, le curé chanteur

Nommé curé des paroisses de Wintzenheim, Logelbach et Wettolsheim en juin, en remplacement de François Menny et de François Lichtlé, Hubert Spitz célébrera sa première messe ce dimanche. Auteur, compositeur et interprète, ce prêtre chanteur est amené à former une communauté de paroisses avec Turckheim.

« Dire et chanter un Dieu vivant avec des mots simples, dans un esprit d'enfance, inventer des paraboles pour aujourd'hui, donner une tonalité joyeuse à une foi engagée ». Ces quelques lignes, piochées dans un trombinoscope des chanteurs et comédiens en Église, résument parfaitement l'état d'esprit du nouveau curé de Wintzenheim et Wettolsheim, Hubert Spitz, qui sera accueilli le dimanche 30 octobre par ses paroissiens.
L'écriture de poésies et de chants a toujours porté cet homme originaire de Saverne, qui fut ordonné prêtre en juin 1982 à la cathédrale de Strasbourg par Mgr Elchinger. Tout l'inspire ou presque. Une oeuvre de Dali, le sourire d'un enfant et même le mur de Berlin devant lequel, en 1986, il couche sur le papier des mots durs, mais porteurs d'espoir. « J'imaginais planter la graine d'un arbre qui, en grandissant, casserait ce mur de haine ». La musique est pour lui une façon de faire passer son message : « souffler l'Évangile poussé par l'Esprit tout terrain », dit-il dans l'une de ses chansons.

Trois communes, six clochers

Celui qui fut notamment curé de Illkirch-Graffenstaden de 2001 à 2004, va devoir former une nouvelle communauté de paroisses regroupant Wintzenheim, Turckheim, Wettolsheim et Logelbach soit 12 700 habitants et six clochers ! La baisse de la pratique religieuse et surtout la raréfaction des vocations ont rendu inéluctable la création de ces communautés. « Les gens doivent comprendre que l'époque d'un prêtre par commune est révolue », dit l'Alsacien âgé de 47 ans. « Je pense que c'est une chance. On va pouvoir mettre toutes les forces vives ensemble pour préparer les temps forts comme l'Avent. Ma grande idée serait de rassembler chaque dimanche les communautés et que transparaisse le vécu de la semaine ».
Hubert Spitz, qui travaillera de pair avec le curé de Turckheim, André Thomann, espère faire passer son idée d'une Église « dans le monde, à l'écoute des gens ». « Je ne veux pas d'une Église figée. Elle doit être rayonnante, témoignante et chaleureuse ». L'homme prône une évolution et redoute un retour en arrière que représentent les traditionalistes de Logelbach avec qui il devra composer. Pas défavorable au mariage des prêtres, Hubert Spitz voudrait dépoussiérer le langage des missels souvent « hermétique » et rendre plus accessible celui de la Bible. « Dans mes prêches, j'essaye de toucher les cœurs avec des mots simples ».

Vocation à 11 ans

Simplicité, le mot semble convenir à ce prêtre qui prépare activement sa première eucharistie de dimanche. Confiance également. Sa vocation est née dès l'âge de 11 ans. Sa foi s'est consolidée durant son adolescence pour devenir « une grande force » aujourd'hui. « La France est une terre de mission. Il faut évangéliser et ça peut simplement passer par un refrain ou une prière », note le prêtre qui sait que le défi est de taille.

Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du jeudi 27 octobre 2005


Wintzenheim - Une installation rythmée pour le curé Hubert Spitz : « Ne rêvons plus, bâtissons ! »

Hubert Spitz, le nouveau curé de Wintzenheim, Logelbach, Wettolsheim et Turckheim (DNA du 27 octobre), a célébré hier, pour la première fois la messe en l'église Saint-Laurent de Wintzenheim. Loin de l'atmosphère empesée des cérémonies officielles, le curé chanteur a imposé avec brio ses convictions et son style.

Ils sont venus en nombre accueillir leur nouveau curé, serrés sur les bancs en bois de la grande église de Wintzenheim. Première apparition. Hubert Spitz entre dans la nef, tout sourire, escorté par les prêtres et les servants de messe. Arborant une aube aux motifs oranges, il prend sa nouvelle place, une chaise aux côtés d'André Thomann, le curé de Turckheim avec qui il formera la communauté de paroisses.
La mission est de taille, souligne Christiane Majer, la présidente du Conseil de Fabrique de Wintzenheim, qui, la première, a souhaité la bienvenue à Hubert Spitz. « Nous sommes particulièrement heureux et fiers d'accueillir un prêtre auteur, compositeur et chanteur ! » s'exclame-t-elle.
Très vite, la messe prend des airs de concert. Les micros grésillent. « Il y a des puissances occultes qui nous dépassent ! » déclare, rieur, l'abbé Jean-Pierre Fohrer, vicaire épiscopal de la zone Vignoble-Vallées. Puis silence radio. Les micros sont en panne. L'abbé Fohrer joue les chauffeurs de salle. « Vous m'entendez ? » « Non ! » clame l'assistance amusée. « On entend mieux ici ? » « Noooon ! » A ses côtés, détendu, le curé Spitz pouffe dans son aube.
Deux enfants lui remettent les clés des églises puis, avec gouaille et humour, l'abbé Fohrer brosse le portrait du nouvel occupant des lieux. « Il a 47 ans. C'est jeune pour un père ! Il est prêtre depuis 23 ans. Donc il a déjà une bonne expérience sans être totalement usé ! » Après la lecture de la lettre de nomination signée par Mgr Doré, Hubert Spitz prend la parole. Un premier discours inspiré de Martin Luther King ponctué de « J'ai rêvé... ». « J'ai rêvé d'une Église qui soit accueillante... D'une Église qui ne soit pas seulement capable de beaux discours sur l'accueil mais qui soit tout accueil... » La chute est impérieuse, l'homme parle avec conviction. « Ne rêvons plus de cette Église, bâtissons-là ! »

En grattant sa guitare

Tour à tour, le curé chanteur a usé de verve et de poésie mais il a surtout surpris en grattant sa guitare. A deux reprises, il a fait chanter l'assistance. Les enfants exécutent une petite chorégraphie, les premiers rangs battent la mesure en tapant des mains.
« J'aspire à rentrer dans une communauté où respire une foi contagieuse ! » Avec beaucoup d'allant, Hubert Spitz a pris ses fonctions hier en l'église de Wintzenheim.

Source : Céline Missoffe, DNA du lundi 31 octobre 2005


Wintzenheim - Saint-Laurent accueille son nouveau curé

Nommé curé des paroisses de Wintzenheim, Logelbach et Wettolsheim, appelées à former une communauté de paroisses avec la paroisse de Turckheim, l'abbé Hubert Spitz a été installé dans ses fonctions dimanche, en remplacement du curé-doyen François Menny, désormais retraité. De nombreux invités et paroissiens ont assisté à la cérémonie. La célébration, chaleureuse, a pris des airs de concert : le nouveau curé de Wintzenheim est en effet auteur, compositeur et interprète, et il n'a pas hésité à prendre sa guitare, à inviter l'assistance à chanter avec lui, et à battre la mesure en tapant des mains et ce malgré quelques petits problèmes de sono dans l'église.

« Une foi contagieuse »

Hubert Spitz est entré dans l'église escorté par des prêtres du secteur et les servants de messe, pour rejoindre André Thomann, le curé de Turckheim, avec lequel il est appelé à former une communauté de paroisses. Il a été accueilli par des paroles conviviales et chaleureuses, notamment celles de Christiane Majer, présidente du conseil de fabrique. Après la remise des clefs de l'église par deux enfants, l'abbé Jean-Pierre Fohrer, vicaire épiscopal de la zone vignoble et vallées, a présenté avec verve et humour le nouveau chargé d'âmes âgé de 47 ans et prêtre depuis 23 ans. Le curé Spitz espère faire passer son idée d'une église dans le monde à l'écoute des gens, « une église qui ne doit pas être figée, elle doit être rayonnante, témoignante et chaleureuse ; une église accueillante ». « J'aspire à rentrer dans une communauté où respire une foi contagieuse », a dit l'abbé. À l'issue de l'office, l'ensemble de l'assistance s'est retrouvé à la halle des fêtes pour le partage du verre de l'amitié.

Source : L'Alsace du jeudi 3 novembre 2005


Les curés de Wintzenheim de 1900 à nos jours

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