11 novembre 1918 : l'Armistice


Le 11 novembre 1918, à 11h était signée l'Armistice mettant fin à quatre années de combats sanglants. Rendons hommage aux poilus, ces hommes qui au péril de leur vie ont combattu l'ennemi et ont gagné celle que l'on appelait à l'époque "La Der des Der".

Les débuts du conflit

1914, L'Europe est une grande puissance économique et coloniale. Un fort sentiment nationaliste et des rivalités font monter la tension. L'assassinat le 28 juin 1914 de François Ferdinand en Yougoslavie met le feu aux poudres, c'est le début d'une guerre qu'on imaginait rapide...

Les années d'enfer

La Grande guerre qui devait ne durer que quelques mois va durer 4 années pendant lesquelles les hommes vont vivre un véritable enfer. A quatre pattes dans la boue des tranchées, ils vont mener une guerre à laquelle ils ne comprennent plus rien. Pourquoi, pour qui ?

Les États sont ruinés et font appel à des contributions pour pourvoir financer le combat. Le bilan est tragique, au total plus de 37 millions d'hommes auront donné leur vie à cette guerre.

Photo : Foch signant l’armistice le 11 novembre 1918

Les Poilus

"Poilu" : soldat combattant (brave, qui a du poil), qui s'oppose à "l'embusqué", mobilisé affecté par faveur à un poste sans danger ou à l'arrière.

La guerre en quelques chiffres :
53 mois, 65 millions d'hommes mobilisés, et plus de 8 millions de morts, 6,6 millions de victimes civiles et plus de 20 millions de blessés.

Quelques mots d'argot, hérités de nos poilus :
Barda/paquetage, Flingot/fusil, Godillots/souliers , Gnôle/eau-de-vie , Jus /café, Marmite/gros obus, Pinard/vin, Toto/pou.

L'Armistice

1917, A bout de force, les combattants ne croient plus à la victoire. Des mutineries éclatent un peu partout. En avril les Américains entrent en guerre du côté des Alliés et remportent la victoire. Les Allemands épuisés signent l'Armistice le 11 Novembre 1918, dans un wagon aménagé au carrefour de Rethondes dans la forêt de Compiègne.

Source : notrefamille.com


Un site internet consacré aux poilus morts en 1914-1918

Le secrétariat aux Anciens combattants ouvrira le 11 novembre un site internet sur les soldats français morts durant la guerre de 1914-18 (1,3 million). Ce service en ligne destiné au grand public sera l'un des plus importants de l'administration . Ce site « Mémoire des hommes » veut mettre à la disposition du grand public sur internet un outil de recherche nominative. Il sera consultable à l'adresse « www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr ».  Il comprend déjà les fiches individuelles des soldats « morts pour la France » durant la Première guerre mondiale. Les 13.000 fiches des marins également morts pour la patrie durant ce conflit sont attendues prochainement.  L'objectif est d'engranger à terme « des millions de données concernant les acteurs et les victimes de conflits de l'époque contemporaine », selon le secrétaire d'État aux Anciens combattants Hamlaoui Mekachera.

D'autres conflits

L'an prochain, ce site accueillera progressivement la base de données des 80.000 soldats de l'armée de l'air de la Première guerre, celle des plus de trois millions de soldats de la garde impériale et de l'infanterie de ligne du Premier empire, celle du millier de fusillés du Mont-Valérien durant la Deuxième guerre mondiale, ainsi que celle des 25.000 combattants morts pour la France lors de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, entre 1952 et 1962.  A partir de 2005, des nouvelles bases de données seront mises en ligne, notamment celle des morts pour la France durant la Deuxième guerre mondiale et de la guerre d'Indochine. 

Source : DNA du dimanche 9 novembre 2003


Les cimetières militaires - Qui les entretient ?

Tous ne se cantonnent pas à la Première Guerre mondiale. Et d'autres monuments ou stèles viennent, aussi, entretenir le souvenir.  Mais demain, journée de commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, le devoir de mémoire se portera spécialement sur les cimetières militaires de la région. Au total, 26 nécropoles nationales françaises abritant près de 33.000 soldats sont implantées sur le sol alsacien. A Strasbourg-Cronenbourg, la nécropole nationale abrite en un lieu la plus lourde légion de victimes de guerre en Alsace : 5.462 soldats y reposent.

Qui entretient ces sanctuaires ? Les services des anciens combattants relevant du ministère de la Défense emploient en Alsace 11 agents affectés à longueur d'année à la préservation de 15 lieux. Le Souvenir Français s'occupe de deux nécropoles, en plus de nombreuses sépultures (et de ses actions de fleurissement). L'entretien du Struthof, en particulier, a été confié par marché public à une entreprise. Les autres sanctuaires sont sauvegardés par les communes : l'État leur verse à cet effet 1,22 € par tombe. Une vingtaine de carrés militaires existent par ailleurs dans les cimetières communaux.

A cela s'ajoutent en Alsace 14 cimetières militaires allemands, qui relèvent du SESMA, service d'entretien des sépultures militaires allemandes, association publique financée par le gouvernement allemand.

Source : DiR, DNA du Lundi 10 novembre 2003

Principales nécropoles militaires en Alsace :  

- Sigolsheim (français)
- Wettstein-Linge (français et allemands)
- Uffholtz (site du Vieil-Armand ou Hartmannswillerkopf, français et allemands)
- Bergheim (Grasberg, cimetière militaire allemand, accueille 5307 corps de victimes de la dernière guerre mondiale, dont un enfant de 6 ans et 3 femmes)
- Cernay (américains)
- Soultzmatt (roumains)
- Niederbronn-les-Bains (allemands)


Wintzenheim 2003 - La flamme, depuis 80 ans

Avec fierté et fidélité, Wintzenheim s'est souvenue du 11 novembre 1918, en célébrant le 85e anniversaire de la fin de la première guerre mondiale.

[...] Les cérémonies ont également permis de célébrer le 80e anniversaire de la flamme qui s'élève sous l'Arc de Triomphe à Paris, devant la tombe du Soldat inconnu, allumée pour la première fois le 11 novembre 1923 par André Maginot, ministre de la Guerre. Guy Daesslé, maire de Wintzenheim a, 80 ans plus tard, allumé symboliquement au pied du monument aux morts une flamme, symbole du souvenir, mais aussi de l'espérance. Un geste exceptionnel attestant de l'admiration et de l'attention maintenue par la population de Wintzenheim envers tous ses combattants de la Grande Guerre.

Source : DNA du jeudi 13 novembre 2003



Quelques articles à lire dans les Annuaires de la Société d'Histoire de Wintzenheim

ANNUAIRE N° 2 - 1998

Été 1914, Wintzenheim dans la tourmente (Ludovic Conte)

ANNUAIRE N° 4 - 2000

In Memoriam, Hommage aux enfants morts de Wintzenheim, victimes de la guerre 1914-1918, 1ère partie 1914-1916 (Ludovic Conte)

ANNUAIRE N° 5 - 2001

In Memoriam, Hommage aux enfants morts de Wintzenheim, victimes de la guerre 1914-1918, 2ème partie 1917-1918 (Ludovic Conte)

ANNUAIRE N° 7 - 2003

Le monument aux morts, une histoire pour les vivants (Ludovic Conte)

Commander les Annuaires


Recherche tous documents sur la guerre de 1914-1918 à Wintzenheim

E-mail
contact@knarf.info


Retour à
L'Almanach

Page d'accueil de
www.knarf.info