Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2006...
Quelques visiteurs de Wintzenheim ont posé pour la
photo souvenir sur les marches du
château de Karlsruhe (photo Gérard Lincks)
Un groupe de membres et d'amis de la Société d'Histoire de Wintzenheim a visité l'exposition Imperium Romanum, Romains, Chrétiens, Alamans, l'Antiquité tardive dans les pays du Rhin supérieur, au Musée du Pays de Bade-Wurtemberg à Karlsruhe.
L'exposition, très riche et dense, leur a permis de découvrir l'histoire de cette période de déclin de l'empire romain, du 3e au
5e siècle après J.C. Les visiteurs ont pu entrer dans cette époque marquée
par la migration des peuples, les affrontements guerriers entre Romains et
Alamans, l'émergence du Christianisme, riche de la diversité des cultures.
Pour illustrer le thème, des milliers d'objets, trouvés lors de fouilles archéologiques
dans la région, ont captivé les amateurs d'histoire. A travers des équipements
militaires, des ustensiles et outils de tous les jours, des bijoux, des
poteries, de la verrerie, le groupe a approché tout un univers insoupçonné, qui
enrichit la civilisation romaine d'une culture germanique très élaborée.
Après une visite guidée, les participants eurent encore le loisir de
s'attarder dans l'exposition pour y admirer les pièces exceptionnelles.
Certaines personnes en ont même profité pour se diriger vers la
Kunsthalle toute proche où se tient une exposition de tableaux de David Tenier,
peintre hollandais du 17e siècle.
Source : DNA du mercredi 18 et L'Alsace du jeudi 19 janvier 2006
Guy
Frank et Lucien Brenner lancent un dernier appel pour retrouver les photos de
deux habitants de la commune, morts en 1939-45 (photo Christian Motsch)
Deux habitants de Wintzenheim ont réalisé un important travail de recherche sur 60 jeunes de la commune morts ou disparus durant la dernière guerre. Ils lancent un appel pour retrouver les photos de deux d'entre eux.
L'appel lancé conjointement par les deux habitants de Wintzenheim,
Guy Frank et Lucien Brenner, fin décembre a été entendu. Ces deux
passionnés d'histoire ont planché plus d'un an sur les parcours des 60 jeunes
de la commune qui ont été tués ou qui ont disparu durant la dernière guerre.
Or, pour que la présentation de ces 60 personnes soit complète, les deux
hommes ont lancé un appel en décembre pour retrouver les photos de sept
d'entre eux. « Plusieurs familles m'ont contacté et j'ai pu trouver
depuis 5 des 7 photos », souligne Guy Frank. « Grâce à cela, 58
noms sur 60 ont aujourd'hui un visage. Mais il en manque toujours deux. Ceux de
Louis Schneider né en 1912 et de Pierre Wozniak, né en 1903 ».
Du coup, Guy Frank renouvelle son appel avant de remettre son volumineux travail
à la société d'histoire de Wintzenheim qui le
publiera dans son annuaire n° 10 à paraître en mai 2006. En attendant,
les notices des 60 soldats morts ou disparus peuvent être consultées sur son
site (www.knarf.info) où l'auteur donne également des informations utiles sur
la recherche de soldats morts sous l'uniforme allemand.
Source : DNA du mercredi 18 janvier 2006
Adèle
Husser a fêté ses 100 ans le 11 décembre 2005 à Ribeauvillé (photo DNA)
Mademoiselle Adèle Husser, pensionnaire à la maison de retraite le Séquoia à Ribeauvillé, est décédée le lundi 23 janvier à l'âge de 100 ans. Petite-fille du jardinier d'Auguste Bartholdi, elle a vu le jour à Colmar le 11 décembre 1905, aînée d'une famille de quatre enfants, dont le père était tapissier-décorateur. Elle a réussi un brevet supérieur à l'âge de 17 ans puis le concours d'entrée à l'école d'infirmières. Diplôme en poche, elle a choisi la puériculture. Ainsi elle a été à l'origine de La Pouponnière de Logelbach, devenue la Maison Caroline Binder. Elle en avait assuré la direction de 1950 à 1972, date à laquelle elle avait pris sa retraite, à l'âge de 67 ans...
Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 25 janvier 2006
La
synagogue de Wintzenheim (photo Guy Frank, 31 décembre 2006)
Guy Daesslé, maire de Wintzenheim, réagit au compte rendu du dernier conseil municipal, en particulier le passage concernant la modification des périmètres de protection des monuments historiques. « Ce point a été mis à l'ordre du jour à la demande de la préfecture et du Service départemental de l'architecture et des monuments historiques, et fait suite à une enquête d'utilité publique parallèle à celle du Plan local d'urbanisme (Plu). Le document a été proposé par l'architecte des Bâtiments de France afin de ne générer des contraintes d'urbanisme que si l'intérêt le justifie ». [...] La synagogue reste à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques et le périmètre voté correspond à notre vieille ville ce qui est tout à fait conforme aux souhaits urbanistiques ». L'ancien périmètre (500 mètres) englobait tout le village. Et de conclure : « Par ailleurs, soumettre toute demande d'urbanisme à l'architecte des Bâtiments de France n'a d'intérêt que quand il y a co-visibilité avec le monument historique, ce qui n'était pas le cas avec l'ancien périmètre qui recouvrait des zones de lotissement sans relation avec la synagogue ou la chapelle Herzog.
Source : DNA du mardi 31 janvier, L'Alsace du dimanche 21 janvier et du samedi 4 février 2006
Engagé
cinq ans dans la Marine française, Antoine Lacher fut après-guerre inspecteur
de police en Autriche, en Allemagne puis à Colmar.
Antoine Lacher, cet habitant de Wintzenheim mort en 2002, refusa en 1944 son incorporation de force. Son épouse Yvonne et sa fille Corinne témoignent.
Antoine Lacher et trois autres copains de sa classe
d'âge s'étaient réunis en septembre 1944 à Wintzenheim, quelques jours avant
leur incorporation de force. Tous s'étaient juré de ne pas partir en Allemagne
et de se sauver pour échapper à l'enfer des combats de l'est et à une mort ou
une déportation certaine. « Il était inconcevable pour lui de porter
l'uniforme allemand », raconte son épouse, Yvonne, Colmarienne, veuve
depuis 2002.
Le 26 septembre, les incorporés sont réunis à la caserne Rapp. « On
devait être dirigé ensuite sur Neunburg », raconte Antoine dans ses écrits.
« J'avais pris la ferme décision de ne jamais servir l'armée allemande.
Mais pour éviter à ma femme [Yvonne et Antoine s'étaient mariés à Colmar le
18 novembre 1938] et à mes parents d'être inculpés de complicité, j'ai simulé
mon départ et je me suis rendu à la date fixée au lieu de rassemblement ».
Les futurs malgré-nous sont conduits jusqu'à la gare de Colmar où
un train doit les conduire dans un premier temps à Fribourg. Yvonne accompagne
son mari. « Elle a eu l'audace d'acheter un billet pour Munster afin de
pouvoir accéder au quai et ainsi rester auprès de lui encore quelques instants »,
souligne Corinne, la cadette de la famille.
« J'ai appris plus tard que ma disparition ne fut remarquée qu'à Fribourg »
Antoine monte dans le wagon. « Au moment du départ, j'ai profité d'un
court instant d'inattention du sous-officier d'escorte pour sauter à
contre-voie et prendre la fuite », poursuit Antoine dans son récit rédigé
en 1946. De la bande de copains, c'est le seul à avoir osé s'enfuir.
Se sentant observée par des soldats allemands postés sur le quai, Yvonne, qui
ne voit plus son mari, prend la main d'un autre Alsacien. « Elle a joué
la comédie ! », lance sa fille. Le train s'ébranle et quitte
Colmar. « J'ai appris plus tard que ma disparition ne fut remarquée qu'à
Fribourg lors d'un appel après une alerte aérienne », ajoute Antoine. Le
soir même, le réfractaire se réfugie chez le frère aîné d'Yvonne. Cette
dernière, inquiète toute la nuit, apprend tardivement que l'échappée belle a
réussi.
« Un jour, la Gestapo a débarqué chez nous »
Considéré comme déserteur de l'armée allemande, Antoine est activement
recherché. « Un jour, la Gestapo a débarqué chez nous », se
souvient Yvonne, qui habitait à l'époque à Logelbach, rue de la Forge.
« Ils étaient menaçants : "Si on le retrouve, c'est terminé
pour lui. Il sera fusillé !" » Antoine se cache pendant un mois
rue du Galtz à Colmar avant de partir pour Wettolsheim, chez un paysan. Tous
les soirs, Yvonne se rend sur place pour être aux côtés de son époux.
Jamais Antoine n'a été inquiété. En revanche, Yvonne n'a pas été épargnée
par les Allemands. Juste avant les combats de la Poche de Colmar, elle a été réquisitionnée
par l'occupant afin de creuser des tranchées, travail normalement réservé aux
hommes. Le 2 Février, Colmar est libérée. Antoine retrouve officiellement sa
famille. « Il s'est rendu à pied de Wettolsheim à Colmar »,
raconte Yvonne. « Il a croisé quelques soldats allemands armés à qui il
disait : "Jetez vos armes, les Américains sont là !" Il était
inconscient...»
Le matelot Lacher à Mers el Kébir
Patriote, Antoine s'était engagé en 1936 dans la marine. Matelot puis
quartier-maître fusilier, il navigua à bord du Courbet, du Colbert, du Tigre
et du Strasbourg. Le 3 juillet 1940, la flotte française basée à Mers el Kébir
est bombardée par l'aviation anglaise et son bâtiment, le Tigre, arrive à s'échapper
de la rade et cause même des avaries à un sous-marin britannique. C'est pour
ce fait d'arme qu'Antoine reçoit la Croix de guerre avec citation.
« Si papa racontait son histoire, il le faisait avec discrétion. Il n'était
pas du genre à étaler ses prouesses ! », note Corinne, pour qui son
statut de réfractaire n'a jamais été reconnu. « Et pourtant, il
s'agissait d'un acte héroïque ! »
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du mercredi 1er février 2006
Vue
aérienne de la Pouponnière vers 1950 (collection Association Caroline Binder)
Les nouveaux locaux de l'institut médico-pédagogique de l'association Caroline Binder seront inaugurés le 8 février. Tour d'horizon de l'ancienne « Pouponnière ».
L'association Caroline Binder a pour objet d'accueillir et d'accompagner les personnes en situation de difficulté sociale, de handicap et de risque d'exclusion, qu'il s'agisse d'enfants, d'adolescents, d'adultes ou de familles. Elle conduit ces missions par le biais de structures sociales et médico-sociales. Elle comprend une maison d'enfants, un institut médico-pédagogique et un centre maternel. [...]
122 ans d'existence
1884 : fondation à Colmar d'une maison maternelle accueillant les mères célibataires, sur l'initiative de Caroline Binder
1919 : l'établissement est dénommé «La Pouponnière».
1950 : installation 10, chemin des Confins à Logelbach, sur la commune de Wintzenheim.
1979 : en raison de l'émergence d'une demande d'accueil pour les enfants
handicapés, création d'une pouponnière pour enfants de 0 à 3 ans ainsi qu'une section IMP pour enfants de 3 à 6 ans.
1989 : ouverture d'un semi-internat pour enfants poly et pluri-handicapés.
1992 : ouverture d'un service d'accueil-urgence d'une dizaine de places supplémentaires.
1998 : ouverture du centre maternel. 2003 : pour lever l'ambiguïté générée par le nom «Pouponnière»,
l'établissement est rebaptisé «Association Caroline Binder».
2006 : extension des locaux.
Source : L'Alsace du dimanche 5 février 2006
Il aura fallu 18 officiers et 180 pompiers,
placés sous le commandement du colonel Albert Ludmann, pour stopper les
flammes. La filature était impressionnante : elle comptait sept niveaux, 366
fenêtres et le bâtiment était long de 80 mètres, large de 36 mètres
(collection Guy Frank)
Le 14 février 1961, il y a exactement 45 ans, une filature était touchée par l'un des plus violents incendies qu'à connu la région colmarienne au XXe siècle. Par chance, le drame n'a fait aucune victime. En première ligne de l'incendie qui a touché l'usine Haussmann à Logelbach, deux témoins privilégiés font revivre l'événement encore vivace dans de nombreuses mémoires.
« Un choc terrible », mais aussi « un spectacle extraordinaire ». C'est ainsi qu'André Roth, ancien directeur des Établissements Haussmann, évoque le gigantesque incendie qui a ravagé une filature, le 14 février 1961, à Logelbach. L'événement, qui s'est déroulé il y a exactement quarante-cinq ans, restera gravé à jamais dans la mémoire de nombreux Colmariens. Ce fut, bien sûr, « un choc terrible », car, ce jour-là, une soixantaine de personnes travaillaient au 2e niveau, au département bobinage et cônage. Elles ont heureusement été évacuées à temps. Ce fut également « un spectacle extraordinaire », par la démesure du sinistre : violence de l'explosion, force du rayonnement thermique, nombre de sapeurs-pompiers mobilisés. Dans sa maison cossue de Logelbach, à quelques encablures de l'emplacement de l'usine, André Roth, aujourd'hui âgé de 83 ans, sort les coupures de journaux d'époque, montre d'anciennes photos aux bords dentelés, ainsi qu'une gravure de l'usine sur laquelle figure le bâtiment détruit. Le caractère exceptionnel de l'incendie vient aussi du spectacle surréaliste qui l'a accompagné : « Tout autour du bâtiment, il y avait les gens hagards, des représentants des autorités et des milliers de personnes travesties ». On était Mardi gras.
Une forêt de chênes
Monument de l'architecture industrielle daté de 1822, le bâtiment de sept
étages était, à lui seul, « une forêt entière de chênes ». Une poudrière,
en résumé, faite de poutres de 40 sur 60 cm placées tous les 60 cm, d'un
plancher en bois de 8 à 10 cm d'épaisseur et de grandes colonnes de chêne
pour soutenir l'ensemble ! Circonstance aggravante, comme l'explique André
Roth, « les poutres étaient imprégnées d'huile et de graisse, car il y a
longtemps eu des machines jusqu'au troisième étage du bâtiment ». D'où
l'explosion qui a suivi, quelques instants après l'arrivée du directeur sur le
site, vers 18 h. Une demi-heure plus tard, les pompiers de Colmar étaient sur
place. Pour André Roth, l'incendie de l'usine Haussmann «
c'est comme si cela s'était passé hier ». Aujourd'hui maître de chapelle à
la collégiale Saint-Martin, il rencontre encore d'anciens ouvriers chez
lesquels le souvenir de ce 14 février est encore vivace. Si l'incendie n'a fait
aucune victime c'est probablement parce que la plupart des machines avaient été
retirées du bâtiment. Modernes, elles nécessitaient des réglages très précis
et ne s'accommodaient pas d'un plancher en bois au fort potentiel vibratoire !
Exceptionnel l'incendie de l'usine Haussmann ? Oui par son ampleur, non par son
origine, car, comme le rappelle André Roth, « les incendies dans le textile,
c'était fréquent ».
Ce qu'il en restait le lendemain (collection Guy Frank)
Surpris de ne voir aucune flamme
Ancien directeur des établissements Haussmann, André Roth évoque la première demi-heure de l'incendie. Il était 18 h : « Au fur et à mesure que j'entrais dans la rue de la Poudrière, je me suis dit : c'est vers Haussmann. Ce fut un choc terrible, car je savais qu'il y avait du personnel à l'intérieur du bâtiment. En arrivant à proximité, j'ai été surpris de ne voir aucune flamme, seulement un grand panache de fumée noire. Je suis monté au deuxième étage, là où travaillaient les ouvriers. Il n'y avait plus personne. De retour à l'extérieur, d'un seul coup, il y a eu une explosion et toutes les vitres du troisième étage ont volé en éclats ».
« Il n'y avait pas assez de débit »
« Mis à part les bombardements pendant la guerre, c'est le feu le plus impressionnant que j'ai vu de ma vie. » Louis Brocker était en intervention, rue Wickram, lorsque l'alerte a été donnée. Aujourd'hui âgé de 82 ans, l'ancien pompier professionnel évoque une anecdote peu connue sur l'incendie : « À Colmar, nous avions un véhicule qui s'appelait "la grande puissance". Il n'avait jamais servi. Le colonel Ludmann, qui commandait les opérations, a jugé que le moment d'utiliser ce véhicule était venu. Malheureusement, le canon qui était alimenté par quatre tuyaux pour aspirer de grandes quantités d'eau n'a pas fonctionné. Il n'y avait pas assez de débit. »
Source : Philippe Bohlinger, L'Alsace du mardi 7 février 2006
Exposition-bourse philatélique : L'histoire de la Poste de WintzenheimL'Amicale Philatélique et Marcophile Colmarienne (APMC) organise le dimanche 12 février sa 8e exposition-bourse philatélique au foyer Saint Vincent-de-Paul. L'exposition met l'accent sur l'histoire postale locale et la marcophilie. Le collectionneur devient historien. Les visiteurs pourront notamment y admirer des collections sur les sujets suivants : « La Poste militaire de campagne allemande dans la vallée de Sainte-Marie-aux-Mines (1914/18) », « Le contrôle postal à Mulhouse (1914/18) » ainsi qu'une importante collection sur « L'histoire de la Poste à Wintzenheim ».
L'histoire de la poste de Wintzenheim
Le bureau de poste de Wintzenheim a ouvert ses portes le 1er septembre 1848, soit quatre mois avant la mise en service du premier timbre-poste français. Auparavant la commune était desservie par le bureau de poste de Colmar. Le 1er janvier 1852, tous les bureaux de poste français mirent en service un timbre oblitérant en forme de losange de points avec au centre un numéro d'ordre (3692 pour Wintzenheim). Ce cachet fut en service jusqu'au 1er janvier 1863, date de la mise en service d'un losange de points avec un grand chiffre issu d'une nouvelle nomenclature (4343), faisant suite à l'ouverture d'un grand nombre de bureaux de poste. Dix communes étaient rattachées au bureau de poste de Wintzenheim. Il ne restera plus que celle de Wettolsheim après l'ouverture, en 1870, des bureaux de distribution de Turckheim et d'Eguisheim. Une boîte aux lettres était installée dans chacune des communes de l'arrondissement rural du bureau de poste. Une « lettre-timbre » (petit cachet rond avec une lettre en son centre), fixée dans la boîte, était apposée sur les plis que le facteur rural y retirait. Le bureau de poste de Wintzenheim fonctionna sous le contrôle des autorités allemandes à partir du 15 novembre 1870. Provisoirement, l'ancien timbre à date français continua à être utilisé pour oblitérer le courrier. Quelques semaines plus tard fut mis en service un timbre à date allemand avec le nom de la commune germanisé (Winzenheim), cachet qui servit pendant une vingtaine d'années. Jusqu'à la fin de l'année 1871, les correspondances étaient affranchies avec des timbres d'occupation dont la valeur faciale était exprimée en centimes. Le 1er janvier 1872 furent mis en service des timbres allemands avec légende « Deutsche Reichs-Post » avec une valeur faciale exprimée en groschen. Le 1er janvier 1875 marqua l'introduction d'une nouvelle monnaie en Allemagne : le Mark. Une série de timbres avec valeurs en Pfennige fut alors mise en service. Au cours des premières semaines ayant suivi la Libération, l'administration postale française utilisa les anciens timbres à date allemands et ce jusqu'au printemps 1919. À partir d'avril 1919 et jusqu'en juin 1921, un cachet provisoire « Wintzenheim/Alsace » fut utilisé, dans l'attente de la dénomination définitive du département de Haute Alsace, devenu le Haut-Rhin.
Cachets provisoires allemands en caoutchouc
À l'été 1940, la poste de Wintzenheim passa à nouveau sous contrôle allemand. Le 15 août 1940 furent mis en service les valeurs courantes d'une série de timbres d'occupation : il s'agit de timbres allemands à l'effigie du maréchal Hindenburg surchargés « Elsass ». Des cachets provisoires en caoutchouc « Winzenheim (KR Kolmar Els) » furent utilisés de la mi-août à fin septembre 1940, dans l'attente de la fabrication de cachets allemands définitifs. Début août 1941 furent mis en service les timbres de la nouvelle série d'usage courant à l'effigie de Hitler. La commune de Wintzenheim a été libérée en février 1945 et le trafic postal reprit officiellement le 22 mars 1945 pour les cartes postales et le 3 mai 1945 pour les lettres. Depuis lors, le bureau de poste de Wintzenheim a été doté de différents modèles de timbres à date ainsi que d'une oblitération mécanique, à lignes ondulées puis avec flamme illustrée. Il est également le bureau de rattachement de nombreuses machines à affranchir en service chez des artisans, commerces, établissements bancaires, professions libérales, etc. Un centre de distribution du courrier (CDIS) a ouvert ses portes à Wintzenheim au courant de l'année 2001.
Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 8 février 2006
L'antenne
communautaire de Wintzenheim (photo Guy Frank, 31 décembre 2006)
La Régie municipale des antennes communautaires de Wintzenheim vient de fêter son 30e anniversaire ainsi que son 1000e abonné : Michel Di Filippo qui s'est vu remettre à cette occasion un téléviseur couleur. Une réception était organisée mercredi soir à la mairie de Wintzenheim. Le président de la Régie, Jean-Pierre Jacob, accompagné du maire et conseiller général Guy Daesslé, ont eu l'occasion de rappeler les grandes dates de la RMACTW. L'initiative de création revient à MM Lucien Goetz et Albert Grawey au cours des années 1973-1974. C'est à ce moment-là que la commune (notamment le maire de l'époque Charles Siegel et son premier adjoint Hubert Meyer) a compris l'intérêt d'un tel progrès. En 1974 a eu lieu dans la salle Laurentia une réunion publique afin de sensibiliser la population. Le 2 août 1974 une délibération du conseil municipal a été prise pour la création de la RMACTW, et le 12 décembre l'arrêté préfectoral a été pris. Le 8 janvier 1975 a été installé le premier conseil d'exploitation avec ses premiers membres : Joseph Batto, Émile Dirringer, Paul Freyburger, André Furstoss, Lucien Goetz, Albert Grawey, Joseph Grawey, Paul Hirlemann, Marie-Thérèse Kling, Hubert Meyer, André Mull, Alfred Schaffar. Au départ 246 abonnés ont franchi le cap et ont payé un droit de raccordement de 800 francs. Ces abonnés se situaient principalement dans le secteur de la cité Clairefontaine.
Au départ la mise en place de la station de tête située au Rotenberg permettait la distribution de 12 chaînes pour un coût total de 870.300 francs financés pour 157.000 par Télévision de France, 200.000 par Électricité de France, 130.000 francs par emprunts et 383.300 francs par les abonnés. À ce jour on a pu constater une grande évolution du service après 30 ans avec 1000 abonnés, 39 chaînes dont le numérique et tout le secteur central de la commune est desservi jusqu'à la rue du Bouleau et la rue des Trois-Épis. La venue des nouvelles technologies : Internet, la TNT, distribution par les courants porteurs EDF… pouvait être source d'inquiétude, malgré cela la RMACTW reste attractive grâce à une gestion simple et efficace qui permet de réduire les coûts d'exploitation à leur plus simple expression. Une réparation très rapide des pannes, le rôle très important de la commune pour stabiliser la gestion donne confiance aux abonnés. De plus la mise en souterrain progresse ce qui donne une fiabilité accrue. Au moment de fêter les 30 ans d'existence, le maire et le président de la RMACTW ont remercié et félicité ceux qui s'impliquent journellement depuis 1980 Jean-Paul Klufts, M. Rust, Lorette Haegelin, le conseil d'exploitation actuel, Albert Grawey (membre depuis l'origine).
Source : L'Alsace et DNA du samedi 11 février 2006
La
Chapelle Herzog (photo Guy Frank, 16 janvier 2005)
Des amoureux du patrimoine entendent sauver la chapelle Herzog de Logelbach. Ils organiseront une réunion d'information le jeudi 23 mars. Une association pour la sauvegarde de l'édifice pourrait être portée sur les fonts baptismaux.
Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, la chapelle Herzog à Logelbach, construite en 1862, reproduction fidèle de la Sainte Chapelle de Paris, construite en grès des Vosges, propriété de la commune de Wintzenheim depuis 1984, est fermée au public. Il a fallu aussi interdire les abords par souci de sécurité. La commune de Wintzenheim a effectué les travaux de mise en sécurité du bâtiment et le remplacement des vitraux défectueux.
Chef-d'œuvre en péril
Néanmoins, ce chef-d'œuvre est en péril et se dégrade, notamment au niveau du grès rose atteint par la lèpre de la pierre. Inquiet, un collectif d'amoureux des vieilles pierres, emmené par Andrée Schaeffer, présidente du conseil de fabrique de Logelbach, Paul-André Cattin, historien, et Mme Wild, historienne de l'art, veut sauvegarder ce patrimoine exceptionnel. Le collectif a décidé d'organiser une réunion d'information en vue de la création d'une association pour la sauvegarde de la chapelle Herzog, jeudi 23 mars, à 20 h, dans la salle Tomi Ungerer. Toutes les bonnes volontés y sont conviées. Cet édifice néogothique est composé d'une nef unique et d'une abside à trois pans, l'ensemble étant voûté d'ogives ; deux tourelles d'escaliers, flanquées de chaque côté du portail, permettent l'accès à la tribune. Le service départemental de l'architecture et du patrimoine y a effectué, en 2004, une visite approfondie et un diagnostic.
Révision globale de l'étanchéité
L'état à l'intérieur de la chapelle est satisfaisant. Les vitraux sont restaurés périodiquement par un professionnel de la réparation de vitrail. La charpente a été consolidée en 2000 (date gravée). À l'extérieur, les dégradations sont nombreuses : des éléments en grès rose du portail sont très altérés ; les soubassements, les larmiers (moulures saillantes sur les contreforts et les bandeaux) et les éléments d'appui des balustrades sont couverts de mousse. Les balustrades en grès rose (acrotères) font apparaître un délitage important : trois balustrades ont été déposées, et l'état sanitaire des huit restantes est très médiocre. La chute d'éléments en pierre reste présente et demeure un problème de sécurité, même si les façades latérales ne sont pas accessibles au public. Outre les questions de sécurité, la restauration des balustrades préserverait l'architecture de cet édifice. Enfin, les sculptures en grès gris mériteraient également d'être nettoyées.
Le caveau de la famille Herzog
La sacristie, un bâtiment daté de 1886, reliée à la chapelle par un passage entre deux contreforts de l'abside, présente des traces d'humidité importantes sur le mur la séparant du passage couvert : une révision de l'étanchéité et des pénétrations au niveau de ce dernier est préconisée. De même qu'une révision de l'étanchéité de la couverture et des chéneaux de la sacristie est à envisager. Au niveau du caveau funéraire, situé sous la sacristie et accessible par deux escaliers extérieurs au sud, les peintures de la voûte sont bien conservées, alors que les peintures murales sont en mauvais état. Rappelons que ce caveau abrite les membres de la famille Herzog.
Aider
Le collectif souhaite regrouper toutes les forces vives pour sauver cette chapelle. Les personnes intéressées peuvent s'adresser à la mairie de Wintzenheim au 03.89.27.94.94
Un peu d'histoire
Située à proximité de l'ancienne usine textile, la chapelle a été fondée par la famille Herzog. Elle a été construite entre 1860 et 1862 dans un style néogothique par Johan Van Soolen, architecte parisien. Attribuées à Henri Fonderie, les statues extérieures représentent des saints. La sacristie a été construite en 1886, au-dessus du caveau funéraire des Herzog. Léguée en 1925 au conseil de fabrique de la paroisse de Logelbach, la chapelle est propriété communale depuis 1984. Les deux clochetons ont été détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. La chapelle Herzog semble être l'expression des préoccupations religieuses d'Antoine Herzog, père. En effet, le projet de construction de cette chapelle remonte à 1855. L'agglomération industrielle du Logelbach n'est pas très peuplée au début du XIXe siècle, les résidents sont surtout les chefs d'entreprises et leurs familles. Les ouvriers viennent des villages environnants et le besoin d'un lieu de culte n'est donc pas évident. Cependant, les distances des églises les plus proches sont de plus de 2 km pour Wintzenheim et Turckheim, et plus de trois pour Saint-Martin de Colmar, la seule église paroissiale de la ville. Les préoccupations d'Antoine Herzog sont surtout d'ordre familial et personnel : en 1850, Eugène Herzog obtient du Saint siège la permission d'avoir une chapelle privée dans sa maison. Une fois la chapelle construite, elle a été consacrée, en 1862, par Mgr Raess, évêque de Strasbourg sous le vocable de Notre Dame de l'Assomption ; elle servira surtout à la famille. Ce n'est qu'en 1891 que, sur la demande de Joseph Antoine Herzog, un vicaire résident a été nommé. Logelbach comptait alors 530 catholiques. La paroisse ne sera autonome que deux années plus tard et la chapelle ouverte officiellement au public. L'édifice a beaucoup souffert des guerres et de la pollution : il contient un autel dont le tombeau présente une statue de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus.
Sources :
- Sven Bachert, L'Alsace et les DNA du dimanche 5 mars 2006
- Paul-André Cattin, Bulletin du Canton de Wintzenheim 2006
La
chapelle de Logelbach, Wintzenheim Geschichts-Bilder, Auguste Scherlen, 1929
Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, la chapelle Herzog à Logelbach, construite en 1862, reproduction fidèle de la Sainte Chapelle de Paris, construite en grès des Vosges, propriété de la commune de Wintzenheim depuis 1984, est fermée au public par souci de sécurité. Un collectif d'amoureux de vieilles pierres se propose de la sauver.
La commune de Wintzenheim a effectué des travaux
de mise en sécurité du bâtiment et à fait procéder au remplacement de
vitraux défectueux. Néanmoins, ce chef d'oeuvre est en péril et se dégrade,
notamment au niveau du grès rose atteint par la lèpre de la pierre. Inquiet,
un collectif d'amoureux des vieilles pierres, emmené par Andrée Schaeffer, présidente
du conseil de fabrique de Logelbach, Paul André Cattin, historien, et Mme Wild,
historienne de l'art, veut sauvegarder ce patrimoine exceptionnel qui attire
l'oeil en plein coeur de Logelbach. Ils ont organisé jeudi dernier une réunion
d'information en vue de la création d'une association pour la sauvegarde de la
chapelle Herzog. Une cinquantaine de personnes, dont les maires adjoints
Jean-Pierre Choulet, Didier Scherrer, Monique Spindler, se sont ainsi retrouvées
à la salle Tomy-Ungerer du Logelbach autour d'eux.
Mme Schaeffer, présidente du conseil de fabrique de l'église du Logelbach, a
ouvert la séance en exposant l'urgence d'une intervention et par suite de la création
d'une association support de cette action.
A l'aide de quelques photos, M. Cattin a d'abord retracé les principaux événements
concernant la chapelle Herzog depuis sa construction par les frères Eugène et
Antoine Herzog, en passant par son ouverture au culte public, la donation de l'édifice
à la paroisse de Logelbach, et enfin sa mutilation pendant les combats de la
libération de Colmar, en 1944-45. Une deuxième partie a été consacrée à
une «visite» de l'édifice en insistant sur quelques détails marquant les dégradations
actuelles dues en grande partie à l'érosion du grès dont sont faites les
sculptures extérieures. Quelques photos de l'intérieur ont fait passer en
revue le mobilier et les vitraux. Enfin, un petit tour au caveau de la famille
Herzog a pu montrer l'état de cette crypte.
Sans doute la première construction néo-gothique en Alsace
Mme Wild, historienne de l'art au CNRS, a exposé ensuite l'intérêt
architectural de l'ensemble paroissial du Logelbach. Parlant de l'architecte Van
Soolen, qui chercha son inspiration à la Sainte Chapelle de Paris, et de
l'influence du romantisme sur les constructions de la deuxième moitié du 19e
siècle, elle a expliqué ainsi l'avènement du néo-gothique et du néo-roman
dans la construction des églises. La chapelle de Logelbach est sans doute la
première construction néo-gothique en Alsace, alors que l'église paroissiale
est la première construction en béton armé de la région.
La parole fut ensuite donnée à l'assistance. Parmi les sujets abordés, on a
trouvé évidemment les modalités de la constitution d'une association, puisque
la plupart des présents se sont engagés à soutenir une telle organisation. Un
autre thème évoqué a concerné les modalités d'intervention sur des
monuments classés. M. Brunel, ancien technicien des Bâtiments de France, a
fait une mise au point quant à la façon d'appréhender le problème, tandis
que M. Pauli, dirigeant une association de sauvegarde de monuments, a témoigné
de la façon de faire des membres, sous la conduite des responsables des Bâtiments
de France.
Il est revenu à l'abbé Spitz, curé chargé du secteur de Wintzenheim,
de conclure cette réunion très fructueuse en remarquant l'attrait de la
chapelle pour les visiteurs du Logelbach et en donnant rendez-vous aux
auditeurs, le jour de la fête patronale, le 15 août.
Source : L'Alsace du mercredi 29 et DNA du jeudi 30 mars 2006
Wintzenheim,
la fontaine publique, aquarelle peinte par Joseph Bauer en juin 1944
Artiste peintre wintzenheimois, Joseph Bauer, disparu en 1958, a laissé à la postérité une série d'œuvres qu'il a peintes durant la Seconde Guerre mondiale. À voir au Crédit Mutuel.
Alors qu'il préparait l'exposition et le livre consacrés au 60e anniversaire de la Libération de Wintzenheim, Guy Frank a rendu visite à de nombreux anciens du village pour recueillir leurs témoignages sur les événements qui ont précédé et suivi les combats de la Poche de Colmar. C'est au cours de l'une de ces interviews qu'il a découvert, chez un habitant de la cité, une série d'huiles et d'aquarelles de Wintzenheim peintes pendant la guerre. Des documents exceptionnels, à la fois de par leur qualité picturale, et aussi de par leur valeur d'archives. Ce sont, en effet, des documents rares, car peu de photos ont été faites durant la guerre, et de surcroît, en couleurs. Depuis plus d'un an, Guy Frank attendait une opportunité pour partager sa découverte avec les passionnés d'histoire de Wintzenheim. L'occasion lui a été donnée par le Crédit Mutuel local qui souhaitait clore son assemblée générale 2006 par un diaporama en rapport avec le passé de la commune. C'est ainsi que l'histoire de ces peintures exceptionnelles a été dévoilée sur grand écran le 16 mars.
Sous le pinceau d'un adolescent
1942-1944 : Wintzenheim connaît les années sombres de la Seconde Guerre mondiale. 18 juin 1940 : les Allemands entrent dans Wintzenheim, les cartes de rationnement font leur apparition, et la population doit subir le joug de l'occupant. 25 août 1942 : le « Gauleiter » Robert Wagner signe l'ordonnance qui incorpore de force les Alsaciens. C'est le début du drame des Malgré Nous. Le 1er juin 1943, très tôt le matin, des placards rouges annoncent l'exécution de quatre résistants haut-rhinois dont Auguste Sontag et Eugène Boeglin de Wintzenheim. Deux victimes parmi des dizaines d'autres qui connaîtront les camps et la mort. 12 décembre 1943 : le curé Ries assiste, impuissant, à la réquisition des cloches de l'église. 12 janvier 1945 : un obus touche le clocher de l'église, juste avant que ne se déclare l'incendie de la rue de la Victoire, qui fera des dizaines de morts et de blessés… Pendant ce temps, un garçon de Wintzenheim, Joseph Bauer, trop jeune pour partir à la guerre (il avait 16 ans en 1943), installait son chevalet dans des coins pittoresques de Wintzenheim, laissant à la postérité une série de peintures magnifiques, qui ont aujourd'hui valeur d'archives.
«D'r Bauer Seppala»
Joseph Bauer est né le 19 mars 1927. Les « anciens » se souviennent encore de lui. Ils l'appelaient affectueusement « D'r Bauer Seppala ». Artiste peintre, il a laissé de nombreux tableaux, aquarelles, huiles, fusains, dessins. Ses oeuvres sont encore visibles dans de nombreux foyers de Wintzenheim. Pendant l'Occupation, il était chargé des décors du « Kolmarer Stadt Theater ». Après la guerre, très souffrant, il a axé toute son énergie de créativité sur la peinture. Il s'occupait volontiers de la peinture des scènes du Théâtre alsacien du cercle catholique (Bangala) et de la Laurentia. Domicilié rue de la Petite Porte, il participait chaque année avec son père, Arthur, et son frère, Aimé, à la décoration du reposoir de la Fête-Dieu édifié devant la fontaine du Marikplatz. Il est mort de la tuberculose, le 18 août 1958, à l'âge de 31 ans. Signe particulier : il peignait de la main gauche, et certaines peintures portent sa signature en « miroir », date comprise.
Douze peintures à voir et à acquérir
Des reproductions de douze peintures sont exposées depuis fin mars dans les locaux du Crédit Mutuel de Wintzenheim. Il s'agit d'une sélection de vues typiques des ruelles et placettes du centre historique de Wintzenheim : la fontaine publique et la place de la République, la rue des Laboureurs, la rue Neuve, la rue de la Brasserie, la rue de l'Ancienne Église, la rue de la Victoire, la rue de l'Abbé Stupffel (Schwàrz Waj), et le calvaire de 1735, qui se trouvait rue Feldkirch, au pied de la Stiermatt, et qui a été déplacé à l'angle de la rue Joffre/rue du Baerenthal. Une deuxième série de ces reproductions, offertes par la banque, égaiera les salles de réunion du Club de l'amitié, et serviront de support à maintes anecdotes contées en dialecte lors des rencontres « Plauderstund ewer Wenzena » animées par Guy Frank. Des reproductions de ces douze peintures sont disponibles aux guichets du Crédit Mutuel de Wintzenheim, soit sous forme d'un cahier de 14 pages détachables (15 €), soit à l'unité (10 €).
Surfer
Les douze aquarelles et un autoportrait de Joseph Bauer sont également visibles sur le site internet : www.knarf.info.
Source : L'Alsace et DNA du jeudi 13 avril 2006
Daniel
Imbert en 2004 (photo Maurice Gassmann)
C'est avec une profonde tristesse que la population de Wintzenheim a appris
le décès de M. Daniel Imbert, agent de police municipale en retraite, décédé
le 15 avril, à l'âge de 65 ans. Daniel Imbert était né le 2 avril 1941 à
Lyon au foyer des époux Léon Imbert et Renée Digout dont il fut le benjamin
des quatre enfants. Il avait deux frères et une sœur malheureusement déjà
tous décédés.
Il a vécu toute sa jeunesse et son adolescence à Gérardmer. Le 13 juin 1964
à Gérardmer, il avait épousé Christiane George. De cette union sont issues
deux filles, Valérie, née en 1966 et Delphine, née en 1971. Trois
petites-filles, Chloé née en 1990, Mazarine née en 1996 et Mélusine née en
2000, lui apportaient beaucoup de joie et de bonheur.
A l'âge de 19 ans, Daniel Imbert s'est engagé dans l'Armée de l'Air. Il y a
effectué une carrière de 18 ans dont 16 à la base aérienne 132 de Colmar/Meyenheim.
Il a successivement occupé les postes de mécanicien avions, de chef de piste,
de chef d'unité. Il a terminé sa carrière militaire au grade d'adjudant.
Puis de 1978 à 1998, il a intégré la fonction publique territoriale, en
qualité d'agent de police municipale à la ville de Wintzenheim, commune qu'il
a adopté comme elle l'a adopté. A chacun de ceux qui ont eu le plaisir de le côtoyer
il laissera le souvenir d'un homme humble toujours prêt à rendre service.
Daniel Imbert occupait ses temps de loisirs à la photo, à
l'informatique, au jardinage, et à la musique, notamment le jazz, dont il fut
très friand.
Il s'était également très impliqué dans la vie associative de sa cité
d'adoption, et était membre du Comité de la société d'histoire, de l'association des
amis de la musique mécanique, des anciens combattants et de l'union nationale
des sous-officiers en retraite. Il supportait assidûment l'équipe masculine de
handball-club de Wintzenheim. Depuis sa retraite, il accompagnait les enfants de
l'école primaire de la Dame Blanche lors des séances de piscine. Il s'était
également investi dans le rôle de Saint-Nicolas et de Père Noël lors des
manifestations de la ville et auprès des enfants des écoles de la commune.
Ses obsèques seront célébrées ce mercredi 19 avril, à 14 h 30, en
l'église paroissiale Saint-Laurent de Wintzenheim.
Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 19 avril 2006
Un
auto-portrait de Joseph Bauer, avec son frère Aimé en second plan, illustre
l'alsatique consacré au peintre (publication en vente au Crédit Mutuel de
Wintzenheim, 15 euros)
Artiste peintre mort à 31 ans, Joseph Bauer a réalisé une série d'aquarelles durant l'annexion allemande. Elles illustrent le Wintzenheim de la guerre. Deux expositions lui sont consacrées.
La peinture trône sur la couverture d'une publication consacrée au peintre
de Wintzenheim Joseph Bauer, et regroupant 12 oeuvres de l'artiste qui sont
actuellement exposées au club de l'amitié et au Crédit Mutuel. Il s'agit d'un
autoportrait où apparaît également le jeune frère de Joseph, Aimé, qui est
en train de feuilleter un livre. « Combien d'heures de pause il a fallu
pour réaliser cette toile », sourit ce dernier, aujourd'hui âgé de 72
ans. « Mon frère était perfectionniste ! », se souvient Aimé.
« Il a toujours dessiné. C'était une passion. Malheureusement, la
maladie l'a emporté ».
Joseph Bauer est mort jeune d'une tuberculose, à 31 ans, en août 1958. Il a
laissé derrière des dizaines de peintures, de fusains, de dessins, d'huiles
dont celles réalisées durant la guerre. Il n'était alors qu'adolescent.
« Il installait son chevalet dans des coins pittoresques de Wintzenheim.
Aujourd'hui, ces aquarelles ont une valeur d'archives », note l'historien
Guy Frank, à l'origine de cette exposition.
« On redécouvre des coins totalement transformés maintenant »
On découvre ainsi la place de la République, la fontaine à la Vierge, les
rues des Laboureurs, Neuve, de la Brasserie, de l'Ancienne église, de la
Victoire ou de l'Abbé Stupffel avec des charrettes à foin ou des attelages.
« Depuis, telle rue a été ouverte, telle maison a été démolie, tel
quartier s'est construit », note Guy Frank. « On redécouvre des
coins totalement transformés maintenant ».
Le travail de cet artiste, dont les oeuvres sont disséminées dans bon nombre
de foyers de Wintzenheim, est ainsi mis en valeur. « Il le mérite »,
lance son frère, ému, avant-hier, lors du vernissage.
Exposition ouverte tous les jeudis après-midi de 14h à 18h au Club de l'amitié (31, rue Clemenceau) et visible au Crédit Mutuel, aux heures d'ouverture.
Source : N.R., DNA du samedi 22 avril 2006
Joseph
Bauer à Colmar, près du carrefour Meistermann. Derrière lui, le tramway de la
ligne Colmar-Wintzenheim (collection Aimé Bauer)
Une réception s'est déroulée le 20 avril au club de l'amitié de Wintzenheim. La présidente du club, Françoise Baumann, avait convié l'ensemble de ses membres, ainsi que Catherine Breysach, responsable de l'APA secteur de Colmar, et quelques amis qui ont permis de faire revivre des peintures de Joseph Bauer, réalisées en 1942-1944.
Aimé Bauer, frère de l'artiste et propriétaire des originaux, est venu partager ses souvenirs, racontant maintes anecdotes. C'est lui qui a mis à disposition sa collection pour permettre à l'historien Guy Frank de réaliser un montage audiovisuel qui raconte l'histoire de ces aquarelles. Yannick Frank a apporté sa contribution pour les photos prises début 2006 pour mesurer l'évolution des quartiers, et le curé Hubert Spitz pour le fond musical. Le Crédit Mutuel a également offert à la Ville de Wintzenheim un exemplaire du diaporama et du livret, qui comporte douze reproductions d'aquarelles de Joseph Bauer représentant des places et ruelles de Wintzenheim peintes pendant la guerre.
Cet alsatique, tiré à 100 exemplaires, comporte en couverture un autoportrait du peintre et en introduction sa biographie rédigée par Guy Frank. Il est proposé aux guichets du Crédit Mutuel pour 15 €. Il est également possible de commander des planches au format double, 21 x 42 cm au prix de 10€ l'unité. Les reproductions de ces peintures sont visibles actuellement dans le hall du Crédit Mutuel, et chaque jeudi après-midi dans les salles du club de l'amitié, 31 rue Clemenceau à Wintzenheim. Des miniatures sont également visibles sur le site Internet : www.knarf.info .
Source : L'Alsace du mardi 25 avril 2006
L'assemblée constitutive de l'association des « Amis de la Chapelle Herzog » se tiendra le jeudi 11 mai à 20 h salle Tomi Ungerer à Logelbach. L'objet de cette association est de sauvegarder ce patrimoine exceptionnel qu'est la chapelle Herzog construite en 1862, inscrite à l'inventaire des monuments historiques, reproduction fidèle de la Sainte-Chapelle de Paris, construite en grès des Vosges, propriété de la commune de Wintzenheim depuis 1984.
Source : L'Alsace et les DNA du vendredi 5 mai 2006
Au cours de l'année écoulée, des membres de la société d'histoire de Wintzenheim se sont beaucoup investis dans la vie de Wintzenheim. En automne, ils étaient présents à la journée des associations et, en décembre, ils tenaient un stand au marché de Noël. Conjointement avec leurs amis de la société d'histoire d'Eguisheim et ceux de la société Wickram de Turckheim, ils ont tenu un stand au Salon du livre de Colmar. En janvier dernier, avec les mêmes sociétés amies, un groupe de membres a visité l'exposition Imperium Romanum, à Karlsruhe. Une conférence d'Yves Muller, sur les Habsbourg, a rassemblé de nombreux auditeurs.
Tout au long de l'année, les premiers lundis du mois, Charles Schillinger et Jacqueline Piselli accueillent les amateurs de 14 à 18 h, pour les guider dans leurs recherches. Depuis plusieurs mois, une équipe est au travail pour la préparation de l'Annuaire 2006 – N° 10, et la diffusion de l'ensemble des ouvrages de la société. Tout ceci ne représente qu'une partie des activités des membres de l'association qui ont de nombreuses recherches et travaux en chantier. La société d'histoire de Wintzenheim établira le bilan de ses activités et exposera les projets pour l'année à venir au cours de son assemblée générale, jeudi 18 mai, à 20 h, dans la salle du conseil, à l'Hôtel de Ville de Wintzenheim.
Outre l'ordre du jour habituel de cette assemblée, la réunion sera l'occasion de présenter la nouvelle édition de l'Annuaire 2006 et d'entendre un exposé sur les « optants » par des membres de l'association des Chercheurs d'Optants des Départements d'Alsace et de Moselle, éclairant un article de Charles Schillinger sur les optants nés à Wintzenheim.
Source : L'Alsace du jeudi 11 et les DNA du dimanche 14 mai 2006, ainsi que les deux journaux du jeudi 18 mai 2006
La
petite Florine Ebstein, née à Wintzenheim le 10 septembre 1861, a connu un
destin exceptionnel à Paris sous le nom de Madame Langweil. Antiquaire, mécène,
patriote, elle crée avec Hansi le Prix de Français en Alsace. Gérard Lincks
consacre une douzaine de pages à cette femme hors du commun, qui mériterait à
juste titre de figurer parmi les "Femmes remarquables d'Alsace".
La Société d'Histoire de Wintzenheim, qui tenait jeudi son assemblée générale, en a profité pour présenter son annuaire 2006, année de ses dix ans.
Jeudi soir à la mairie de Wintzenheim, la Société d'Histoire de la commune a dévoilé le contenu de son nouvel Annuaire, riche de plus de 136 pages et de 15 articles. Le public découvrira avec intérêt le sommaire de l'édition 2006, fruit du travail et des recherches d'un noyau d'auteurs historiens amateurs. Un contenu exceptionnel, résultat d'innombrables investigations dans les archives départementales, municipales, privées ou personnelles. La passion de l'historien est dévoreuse de temps, mais c'est grâce à cet investissement, à la contribution bénévole et gratuite de ses auteurs que la Société d'histoire de Wintzenheim écrit, année après année et ce depuis dix ans maintenant, l'histoire de la cité et de ses habitants.
Un sommaire exceptionnel
Dans cette nouvelle édition, une première série d'articles traite de sujets très diversifiés, comme cet historique des mines de cuivre et d'argent du Vallon d'Aspach (signé Jean Danner), ou cet autre consacré à la Garde Nationale établie au Logelbach (Paul-André Cattin). Les généalogistes trouveront leur bonheur avec les recherches concernant Tobias Meyer qui s'est marié à Wintzenheim le 4 juillet 1679 avec Margaretha Haderbeck (Jacqueline Strub), les émigrants de Wintzenheim vers l'Algérie (Jacqueline Piselli) et une liste détaillée, intéressant de nombreuses familles, de 180 Optants nés à Wintzenheim, ayant choisi, en 1871 et 1872, de conserver la nationalité française (Charles Schillinger). Pour terminer cette première série de travaux, citons encore l'hommage rendu à la « petite » Florine Ebstein, née le 10 septembre 1861 à Wintzenheim, et devenue la « grande » Madame Langweil à Paris, antiquaire, et patriote, créatrice du Prix de Français en Alsace (Gérard Lincks), un article sur l'Inquisition, la croyance dans l'errance (Émile Zippert), la suite des images d'hier et d'aujourd'hui, avec deux vues aériennes du quartier de la chapelle Notre-Dame prises à 45 ans d'intervalle (Guy Frank), et le Petit Journal illustré avec un retour sur l'année 2005 (Guy Frank).
Wintzenheim 1939-1945
Les manifestations qui ont entouré la célébration du 60e anniversaire de la Libération ont été l'occasion de faire remonter bien des souvenirs publiés dans un livre de près de 300 pages. Et après la publication de son ouvrage, Guy Frank a continué ses recherches, collectant de nouveaux témoignages que la Société d'Histoire de Wintzenheim présente dans son annuaire. Le lecteur y trouvera notamment la liste, illustrée de leurs photos, de 60 soldats originaires de la cité, tombés en 1939-1945 (recherche menée en collaboration avec Lucien Brenner, membre de l'ADEIF) ; la présentation de deux sites Internet permettant de retrouver un soldat mort sous l'uniforme allemand ; une évocation du sort de 42 officiers de réserve alsaciens ayant refusé d'endosser l'uniforme allemand, et parmi eux, Robert Sibler, natif de Wintzenheim ; des images commentées sur les dommages de guerre subis par Wintzenheim et Logelbach fin 1944 et début 1945 et enfin une sélection d'articles parus autour des festivités du 60e anniversaire.
Se procurer l'Annuaire
L'annuaire 2006 (136 pages et 146 illustrations), comportant pour la première fois deux pages en couleurs, a été tiré à 300 exemplaires. Il est disponible dès à présent au bureau de l'état-civil de la mairie de Wintzenheim. Son prix, 20€, est payable par chèque à l'ordre de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Pour ceux qui ne pourraient pas se déplacer, possibilité de le recevoir à domicile moyennant un supplément de 5€ pour les frais d'envoi. Un bon de commande peut d'ailleurs être imprimé à partir du site Internet : www.shw.fr.
Source : L'Alsace du dimanche 21 mai et DNA du dimanche 4 juin 2006
Détail
de la façade Est de la Chapelle Herzog (photo Guy Frank, 10 octobre 2006)
Jeudi 11 mai, une bonne quarantaine de personnes se sont réunies dans la salle Ungerer de Logelbach. Le but de cette réunion, après une séance de sensibilisation le 23 mars, était la création d'une association en faveur de la sauvegarde de la chapelle Notre Dame de l'Assomption, aussi appelée « Chapelle Herzog », du nom de ses constructeurs. L'association ainsi créée s'appelle Les Amis de la Chapelle Herzog. Les statuts ont été discutés, amendés et approuvés, ils seront déposés au tribunal d'instance. L'objet de l'association a été élargi au patrimoine bâti du Logelbach. Ce qui permettra une sensibilisation à ce qui reste d'immeubles de la période industrielle du lieu.
Un conseil d'administrations comprenant neuf membres élus a été mis en place, quatre personnalités y siégeront de droit. La cotisation a été fixée à 10€. Suite à cette réunion un bureau comprenant : Paul-André Cattin, président, Daniel Leroy, vice-président, Jean Luc Pauly, secrétaire et Alain Vallé, trésorier, a été mis en place.
Contacter
Le siège social a été établi au presbytère du Logelbach, 5 rue Herzog, 68124 Logelbach. Les personnes intéressées pourront s'adresser par courrier au siège social ou téléphoner au 03.89.79.02.92.
Source : DNA du samedi 20 et L'Alsace du dimanche 21 mai 2006
André
Herscher (photo Guy Frank, 4 janvier 2007)
Créée en 1986, la Fédération des Villes de Lazare de Schwendi a fêté son 20e anniversaire à Schwendi en Pays Souabe, les 20 et 21 mai.
Il est toujours difficile de coordonner les calendriers de dix-sept communes,
c'est pourquoi certaines n'ont pu être représentées. Réunissant les cités
de Kientzheim, siège de la seigneurie du Hohlandsbourg, Sigolsheim,
Ammerschwihr, Kaysersberg, Katzenthal, Ingersheim, Niedermorschwihr, Turckheim,
Munster, Wintzenheim, et Logelheim pour l'Alsace, Burkheim, Kirchhofen,
Triberg, Mittelbiberach et Schwendi pour l'Allemagne,
et enfin Philippeville pour la Belgique, la Fédération se fait fort de tisser
des liens d'amitié par le souvenir très vif du baron Lazare de Schwendi,
homme de guerre et diplomate du XVe siècle.
Après l'accueil par Günther Karremann, maire de Schwendi,
les quelque 30 délégués ont tenu leur assemblée générale ordinaire dans la
grande salle du conseil. Roger Schmitt, maire de Kientzheim et président de la
Fédération, menait les débats.
Le prix Schwendi 2006 à André Herscher
A l'issue de la partie protocolaire tenue par le secrétaire Yvan Hobel, il y
eut discussion pour l'attribution du Prix Schwendi
2006. A l'unanimité, il a été attribué à André Herscher, secrétaire
fondateur de la Fédération, qui mit pendant de longues années ses dons d'héraldiste
et fin dessinateur au service de tous ses amis. Nombre de blasons, de documents
ou de livres ont été illustrés par son art exceptionnel, et grâce à lui,
les célèbres armes de Schwendi ont pu être utilisées à bon escient.
L'assemblée adresse aussi ses vives félicitations au Lycée Lazare de Schwendi
d'Ingersheim, pour le Prix de la Région attribué dans le cadre du Fonds
d'Initiatives de Lycéens et d'Apprentis. Professeurs et élèves ont travaillé
en commun à un projet qui s'inscrit en droite ligne dans les idées de Schwendi,
avec un esprit d'ouverture, de tolérance et de découverte de l'autre, grâce
à des stages professionnels dans des entreprises internationales.
Il fut également question d'un projet de drapeau commun à toutes les villes,
à réaliser si les devis sont acceptables et avec l'accord des différents
conseils municipaux. Il faudrait par ailleurs trouver une solution pour la
publication d'un riche manuscrit de André Herscher sur Schwendi,
fruit de nombreuses années de recherches historiques.
Pendant les travaux des délégués, les autres personnes se sont rendues dans
la proche ville de Laupheim pour visiter le magnifique musée « Pour les
Chrétiens et les Juifs ». Laupheim comptait jusqu'à la dernière guerre
une très forte communauté juive et le musée, dans une présentation claire et
très moderne, en rappelle la richesse de la vie et de la culture [...].
Source : DNA du mercredi 24 mai 2006
Ludovic
Conte et Thierry Struss viennent compléter l'équipe du comité de la société
d'Histoire de Wintzenheim (photo Guy Frank, 18 mai 2006)
Les membres et amis de la Société d'Histoire de Wintzenheim se sont retrouvés dans la salle du conseil de l'Hôtel de Ville pour y tenir l'assemblée générale et assister à la présentation de l'Annuaire 2006.
En ouverture, le président invita l'assemblée à se souvenir de Mme Odile Bouvier et M. Daniel Imbert, deux membres très actifs du conseil d'administration, qu'un mal implacable avait emporté au cours de l'année écoulée.
La première partie de la réunion fut ensuite consacrée au rappel des actions
accomplies au cours de l'année écoulée : travaux de recherche des
membres, publication et diffusion d'un annuaire, permanences de l'archiviste les
premiers lundis du mois de 14 h à 18 h, participation aux activités
de la vie associative locale (journée des associations, fête du GSW) et de la
Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace... Le bilan
financier présenté par le trésorier prouve la vitalité de la société. La
suite de la réunion fut l'occasion de présenter activités et projets pour
2006 : poursuite de travaux de recherches, préparation d'un annuaire,
participation au salon du livre de Colmar, projets de visite, de conférences...
L'assemblée générale a pourvu au renouvellement du tiers sortant du conseil
d'administration : Jacqueline Piselli, Gérard Lincks, Marcel Meyer voient
leur mandat renouvelé ; Ludovic Conte et Thierry Struss font leur entrée.
Claude Kling et Jean-Pierre Meyer sont désignés pour réviser les comptes.
Au nom de la municipalité, Didier Scherrer félicita la Société d'Histoire
pour sa vitalité, la remercia pour son investissement dans la vie culturelle et
associative locale et l'assura du soutien de la commune.
La deuxième partie de la soirée fut consacrée à la présentation de
l'Annuaire 2006 - N° 10, un ouvrage riche, aux articles abordant des sujets très
divers qui comme les précédents, rassemble le fruit d'es recherches des
membres et amis de la Société d'Histoire de Wintzenheim.
Avec les chercheurs d'Optants d'Alsace et de Moselle
Une troisième partie de la soirée fut consacrée à une communication
proposée par les membres de l'association des Chercheurs d'Optants des départements
d'Alsace et de Moselle.
Pour éclairer l'article de Charles Schillinger, dans l'annuaire N° 10, les
invités informèrent l'assemblée sur les optants. A l'issue de la guerre
perdue par l'empereur Napoléon III, les deux départements d'Alsace (à
l'exclusion de l'arrondissement haut-rhinoise de Belfort) et la Moselle en
Lorraine furent annexés à l'Allemagne naissante sous la botte prussienne de
Guillaume II et de son chancelier Bismark. La chose fut entérinée au traité
de Francfort, le 10 mai 1871. En conséquence, toutes les personnes nées dans
les trois départements annexés devinrent ipso facto citoyens allemands. Néanmoins,
le traité leur accorda, à eux, ainsi qu'à tous ceux qui y étaient nés mais
n'y résidaient pas, la possibilité d'opter pour la nationalité française,
les obligeant de quitter le territoire annexé ou de ne plus y revenir. Le chef
de famille devait opter pour tout son foyer. La chose semble claire et sans
ambiguïté. Seulement la mise en oeuvre ne fut pas sans poser de nombreuses
questions, d'autant plus que tous les optants ne quittèrent pas le territoire,
que des jeunes optèrent pour la France dans le but d'échapper au service
militaire prussien, en peu de mots, une multitude de cas personnels... Les
Prussiens eurent beau faire, ils n'arrivèrent pas à bout du caractère rétif et
indiscipliné des Alsaciens et Lorrains. Ce qui devait être une formalité se révéla
bientôt être un point de cristallisation des nationalismes naissants du 19e siècle.
Source : L'Alsace et les DNA du samedi 27 mai 2006
Le
25 janvier 1975, à l'occasion du 30ème Anniversaire de la Libération de
Wintzenheim, la commune a tenu à honorer la mémoire de François Dietrich, né
à Wintzenheim le 15 janvier 1919. Une rue de la commune (l'ancienne rue
Serpentine, où habitaient ses parents) porte désormais son nom (photo Guy
Frank, 17 mars 2004)
Le 2 août 1939, le sergent-pilote François Dietrich est affecté à la 3e escadrille du GC II/4. Le 8 septembre, il participe avec trois autres pilotes A/C Cruchant, Adj Villey et S/C Casenobe) aux deux premières victoires françaises, ce qui leur vaut la remise le 12 novembre par le Président du Conseil Daladier de la Croix de Guerre avec Étoile de Bronze. Dietrich trouve la mort le 25 mai 1940 au cours d'un combat aérien contre des Bf 109E-3 de la JG 53. A bord de son appareil, le H-75A-3 n° 220, il suit Villey qui pourchasse un 109 et le percute, peut-être après une perte de contrôle. Les deux avions s'abattent. Dietrich est retrouvé mort dans son avion par des gendarmes, tué par balles. Quant à Villey, son parachute n'a pas eu le temps de s'ouvrir... Voici le récit rapporté par le capitaine Régis Guieu, chef de la 3e escadrille du GC II/4, qui trouvera lui aussi la mort en combat aérien 12 jours plus tard, le 7 juin 1940.
"Ce matin, une mission de protection. Villey et Dietrich n'en sont pas revenus... (Nous devions protéger) un Potez 63-11 travaillant à vue sur les axes au Nord de Rethel. Tout le groupe (était) en l'air. L'escadrille, aux étages élevés, assure la protection du dispositif. Décollent en 3 patrouilles, de bas en haut : capitaine Régis Guieu et commandant Constantin Rozanoff, puis Pierre Villey et François Dietrich. En haut Jean Paulhan, Antoine Casenobe et Jean Guillou. Le commandant Rozanoff abandonne pour ennui d'hélice. Villey et Dietrich viennent alors se joindre à moi en patrouille simple. La mission se passe bien mais nous sommes entourés et signalés par quelques tirs de D.C.A. boche, juste au Nord de Rethel. Comme c'est répugnant de songer que toute cette vermine germanique s'est déjà installée pour nous faire du mal sur ce coin de terre de France que nous connaissons si bien, nous les anciens Rémois ! Les villages y brûlent.
Après la mission, tout le dispositif s'en retourne... trop lentement, dans nos lignes, Casenobe qui est tout à fait en haut a vu se rapprocher trois puis deux points noirs : cinq Messerschmitt qui foncent et nous rattrapent. Casenobe signale en vitesse à Paulhan l'attaque ennemie et dégage le lieutenant Guillou qui avait déjà l'un d'eux dans la queue. Virage pour faire face aux autres, il ne voit plus rien. Paulhan poursuit un instant le premier qui passe en piqué tout près de moi et esquive en faisant des tonneaux lents en piqué (!) puis piqué accentué avec 2 ou 3 Curtiss aux fesses. Le 8 d'Antoine de la Chapelle s'est joint à nous. Le boche redresse au ras des marguerites et fonce chez lui à belle allure. Je ne puis arriver à m'approcher assez pour tirer efficacement... Suippes où cela a commencé est déjà loin derrière nous. Nous franchissons le "no man's land" du camp de Suippes, en coup de vent. Je vois alors un Curtiss passer juste au-dessus de moi avec un grand excédent de vitesse... et rattraper le boche. C'est Villey, tu vas l'avoir, tu vas l'avoir ! Je crois que je dis cela à voix haute. Villey commence son tir à 50 mètres. Tout au but. Je vois ses incendiaires sur le boche. Celui-ci se met à fumer. Il va sûrement percuter (le sol) d'un instant à l'autre... Mais voilà que peu à peu il gagne du terrain. Il prend lentement et sûrement du champ tout en fumant... Qu'attend-il pour se poser ? Bon Dieu ! Je vois alors Dietrich qui était à ma gauche remonter peu à peu, comme dans une course de chevaux... Il va dépasser Villey. Il est juste derrière lui. Tout d'un coup l'avion de Villey éclate en deux morceaux avec une explosion (50 mètres d'altitude). Il tombe et l'un des morceaux brûle, cependant que sans savoir comment cela a pu se faire, je vois Villey projeté au-dessus de son avion... Son parachute s'ouvre, mais n'a pas le temps de se déployer, et le malheureux tombe dans un layon (de 50 mètres) entre 2 bois rectangulaires de sapins... Cela n'a pas duré 5 secondes. Le parachute, entièrement (déployé), vient se poser à coté du pilote.
Le V de la Chapelle a vu Dietrich percuter Villey. Incompréhension. Pour moi, j’ai cru à une attaque par l’arrière, brusque virage, rien. Je repasse sur le lieu de l’accident. Je ne vois plus Dietrich. Je rentre avec le V de la Chapelle. Le soir aucune nouvelle de Dietrich. Le lendemain, nous apprenons qu’il a été retrouvé à 800 m à l’est de Machault, dans son avion détruit, mais non incendié... et que lui était tué par balles ! Une énigme qui ne sera sans doute jamais éclairée.
Une grande tristesse plane sur l’escadrille. Villey n’était pas toujours commode et donnait parfois du fil à retordre. Mais c’était un beau diable et un fameux chasseur. Quelle perte pour nous ! Quant au pauvre Dietrich, on l’aimait bien. Et c’était un bon garçon qui promettait, qui avait un cœur d’or, un caractère parfait et qui faisait bien ce qu’on lui confiait.
Dans la journée que nous vivons, nous n’avons plus le temps de nous appesantir. Nous ne parlons pas trop des disparus, mais leur souvenir demeure, et leur vie montre la voie à ceux qui, après eux, prennent le flambeau…"
Récit extrait du livre " WINTZENHEIM 1939-1945 ", Guy Frank, Jérôme Do Bentzinger Éditeur, 2004
Source : Les Ailes Françaises 1939-1945, numéro 3, mai 2006
Paul-André
Cattin, président (photo Guy Frank, 4 janvier 2007)
Suite à la réunion d’information du 23 mars 2006 à laquelle nous avons eu le plaisir d’accueillir une assistance nombreuse, l’association « Les Amis de la Chapelle Herzog » a été créée le 11 mai. Les statuts ont été présentés et adoptés après discussion. L’association a pour but la sauvegarde, la restauration et la mise en valeur de la chapelle Herzog et du patrimoine bâti de Logelbach. Les moyens d’action de l’association sont la tenue de réunions périodiques, l’organisation de conférences ainsi que toute initiative pouvant aider à la réalisation de l’objet de l’association.
Le conseil d’administration a été élu. Sont membres de droit du conseil d’administration :
- Le maire ou son représentant
- Le curé de la paroisse
- Le président(e) du Conseil de Fabrique de la paroisse N.D. de l’Assomption-Logelbach.
- Un conseiller général
La cotisation a été fixée à 10 €.
Le bureau mis en place à la suite de cette élection comprend :
- Le président Paul-André CATTIN
- Le vice-président Daniel LEROY
- Le secrétaire Jean-Luc PAULY
- Le trésorier Alain VALLE
Le siège social a été établi au presbytère, 5 rue Herzog à Logelbach.
Les personnes désirant adhérer à l’association peuvent déposer leur cotisation au presbytère avec leur nom et adresse ou contacter le trésorier : M. Alain VALLE, pharmacien à Logelbach, 1a rue Herzog
Nous espérons que vous serez nombreux à adhérer à cette nouvelle association dont le but est de sauver notre chapelle. D’avance un grand merci. Hubert SPITZ, Curé et Andrée SCHAEFFER, Présidente du Conseil de Fabrique.
Source : Contacts, Bulletin d'information des communautés catholiques de Wintzenheim et Logelbach, juin 2006
On
a profité de l'occasion pour démonter et nettoyer la cloche datant de 1909, et
pour relever les inscriptions qui y sont gravées (photo Guy Frank, 10 juillet
2006)
La chapelle des bois, l'un des fleurons du patrimoine de la cité, fait actuellement l'objet d'un important chantier de sauvegarde.
C'est grâce à une équipe de 12 bénévoles, des anciens de l'ADEIF
(Association des évadés et des incorporés de force) et des paroissiens de l'église
Saint-Laurent que les travaux de rénovation de la chapelle des bois ont pu être
entrepris. A noter aussi la participation d'un bénévole colmarien ami de
longue date de l'édifice, qui a mis sa spécialité de couvreur au service de
l'équipe. S'ajoute la mise à disposition gratuite de l'échafaudage par une
entreprise de peinture.
Toutes ces bonnes volontés ont permis au conseil de fabrique de pouvoir assurer
les travaux, les frais étant considérablement réduits par cet élan de
solidarité.
Rénover la toiture, une priorité
Dominant la plaine de Colmar à 383 m, au sommet du Rotenberg, la chapelle des Bois (Waldkapelle) fut construite de 1900 à 1905 par l'abbé Stupffel, originaire de Wintzenheim et vicaire de Paris. Sur les hauteurs du Rotenberg, il avait acquis un terrain d'environ un hectare où il construisit deux grottes : celle du Sacré-Cœur en 1895 et celle de Noël. Avec la participation de paroissiens de Wintzenheim, il y édifia la chapelle des Bois, dédiée à saint Joseph.
Ce haut-lieu offre au promeneur une vue impressionnante sur le vignoble et la
plaine de Colmar, mais depuis quelques années, la chapelle se délabrait. Un état
qui a conduit les bénévoles à entreprendre la restauration de cet édifice,
situé à proximité du calvaire de l'ADEIF.
La première étape, la plus importante, a été la réfection de la toiture:
son affaissement a nécessité la dépose des tuiles et la pose d'un nouveau
lattage. Un échafaudage étant en place, on en a profité pour procéder à la
rénovation des abat-son du clocheton ainsi qu'au repositionnement et à la réparation
des gouttières. Des imperfections et des travaux supplémentaires sont découverts
au fur et à mesure de l'avancement des travaux.
Le chantier permet de plus de nettoyer les abords de la chapelle par la pose de
pierres, en évacuant le lierre qui s'accroche au crépis et en procédant à la
réfection de l'escalier d'entrée. Enfin, la peinture sera rafraîchie, afin de
redonner à la chapelle l'éclat qu'elle mérite, dans ce site cher aux
habitants de Wintzenheim et de Wettolsheim, ainsi qu'aux nombreux promeneurs.
Source : Sven Bachert, L'Alsace et DNA du samedi 8 juillet 2006
Premiers
coups de pilon sur ce bunker en béton armé de la Seconde Guerre mondiale (photos Guy Frank, 19
juillet 2006)
Dans le cadre des travaux préparatoires au contournement de Wintzenheim, le bunker près du collège Prévert a été démoli. Pas une mince affaire…
C'est un vestige de la Seconde guerre mondiale qui disparaît : dans le cadre des travaux préliminaires à la réalisation du contournement de Wintzenheim, qui sont déjà bien avancés, le bunker en bordure de la rue de la Vallée, à hauteur du collège Prévert, a fait ces jours-ci l'objet d'une démolition quelque peu spectaculaire.

Un morceau de huit tonnes
Il en aura fallu, du courage, au conducteur de l'engin marteau-pilon pour venir à bout de cet imposant bunker en béton armé qui était au moins, dans sa partie basse, enterré de 2,50 m à 3 m. Le dernier morceau évacué pesait quelque huit tonnes. Si ce bunker faisait partie du paysage depuis de longues années, il était impossible d'y entrer : par mesure de sécurité, son accès avait été muré il y a quelques années. Mais combien d'anciens collégiens se souviennent encore avoir crapahuté sur cet imposant édifice ! Il a donc aujourd'hui définitivement disparu pour permettre l'aménagement du futur contournement de Wintzenheim, dont les travaux avancent à grands pas...
Source : S.B., L'Alsace et DNA du vendredi 28 juillet 2006
Les
locaux occupés par le Centre de Formations Commerciales pendant 45 années rue
de Lattre à Wintzenheim (photo Guy Frank, 10 janvier 2006)
Après un dernier stage de formation pour les créateurs d'entreprises, fin 2005, le Centre de Formations Commerciales de la CCI a quitté les locaux de Wintzenheim pour s'installer dans le nouveau Pôle Formation de la CCI, rue du Rhin à Colmar.
La liste des personnes formées dans ces locaux depuis 1960, date de création du tout premier Institut de Promotion du Commerce (IPC) de France, est longue : 3715 stagiaires ont suivi à Wintzenheim un parcours de formation diplômant. Originaires de toutes les régions de France, les stagiaires découvraient Wintzenheim et ses alentours tout comme les quelques centaines de salariés de commerces "textile" ou "photo ciné son" qui étaient envoyés chaque année pour se perfectionner en sessions courtes. Pour plus de 10 % de ces stagiaires, le passage à Wintzenheim a été un tremplin pour créer leur propre entreprise.
Source : Rapport d'Activités 2005 de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Colmar et du Centre-Alsace
Un
exemple d'image-souvenir de personne disparue, celle de l'ancien maire de
Wintzenheim Louis Voegtli, mort en déportation. (Collection Guy Frank)
Beaucoup d'entre-nous détiennent probablement de ces images-souvenirs de défunts, hommes, femmes, enfants, images qui étaient autrefois pieusement conservées dans les missels. Ces petits documents sont en voie de disparition. Pour en conserver le souvenir, la Société d'Histoire de Wintzenheim a décidé de les collecter.
Il s'agit en fait d'images concernant les personnes nées,
décédées, ou ayant résidé à Wintzenheim ou au
Logelbach. Les images recueillies permettront de constituer un fonds
documentaire, fonds qui sera mis à la disposition des membres de la Société
d'histoire, des historiens et des généalogistes.
Les personnes possédant de ces images et désireuses de les offrir à la
Société d'histoire peuvent les déposer à la mairie ou au presbytère (à
l'attention de la Société d'Histoire de Wintzenheim)
ou de les envoyer directement par voie postale à la Société d'Histoire de Wintzenheim,
4 rue du Raisin, 68920 Wintzenheim.
Le stand de la Société d'Histoire au Forum des Associations (photo Thierry Struss, 9 septembre 2006)
La Société d'Histoire sera par ailleurs présente comme chaque année au Forum des associations qui se tiendra le samedi 9 septembre, de 14 h à 18 h dans le hall des fêtes de Wintzenheim. Les personnes intéressées pourront en profiter pour feuilleter ou acquérir ses dernières publications, ou pour prendre connaissance du calendrier des permanences que la Société d'histoire tient chaque mois à la mairie. Les historiens amateurs pourront également en profiter pour soumettre le fruit de leurs recherches, sous la forme d'articles susceptibles de paraître dans l'un des prochains Annuaires (ouvrages collectifs publiés chaque année vers le mois de mai).
Source : DNA du mercredi 6 et L'Alsace du jeudi 7 septembre 2006, Bulletin paroissial Contact de septembre 2006
La
synagogue de Wintzenheim (photo Guy Frank, 3 janvier 2007)
Dimanche 3 septembre, la journée européenne de la culture
juive a été l'occasion de découvrir le patrimoine culturel du judaïsme en
Alsace et plus particulièrement celui de la synagogue de Wintzenheim.
Ainsi l'on a appris qu'une première synagogue avait été élevée sur le site
en 1740. Démolie sur ordre du conseil souverain d'Alsace, elle a été
reconstruite au début du XIX siècle. En 1870, l'ensemble a été remanié ou
reconstruit par Constant Felder. La façade, percée de triples baies surmontée
d'un oculus comprend un triple portail. L'intérieur de l'édifice, restauré,
présente une tribune supportée par des colonnes en fonte. Les visiteurs ont également
pu apprendre que Wintzenheim est une des rares
communes où la présence juive remonte à la fin du Moyen-Age et a été
quasiment ininterrompue depuis.
Source : DNA du jeudi 7 septembre 2006
L'épicerie-mercerie
Joseph Gilg, 20 rue Clemenceau, en 1942 (collection Roland Gilg)
Le week-end prochain aura lieu une exposition sur les anciens commerces de la rue Clemenceau.
Dans le cadre du Salon des Artisans et Commerçants sous le hall des fêtes
de Wintzenheim, le visiteur pourra en effet découvrir
un clin d'œil proposé par Guy Frank sur les commerces de la rue Clemenceau
tels que les ont connus nos grand-mères.
Des photos anciennes sélectionnées avec soin, certaines ayant près de 100
ans, présentent en 24 planches des façades mais aussi des intérieurs de
boucheries, boulangeries, épiceries, cafés, artisans, pour la plupart
aujourd'hui disparus.
Cette mini-exposition est un prélude à un travail de collecte de longue
haleine entrepris par Guy Frank, qui souhaite un jour retracer l'histoire de la
rue Clemenceau et de tous les commerces qui l'ont animée durant un siècle, de
1900 à 2000.
Source : L'Alsace et les DNA du mardi 26 septembre 2006
Photo
aérienne des anciens bâtiments de La Forge (photo Zeppeline, octobre 2006,
collection Ville de Wintzenheim)
Vendredi, lors du prochain conseil municipal, la mairie de Wintzenheim devrait décider d'exercer son droit de préemption à l'occasion de la mise en vente de l'ancienne caserne.[...]
« Garage » à caravanes
M. Cléret, habitant du quartier a suivi l'évolution des bâtiments dans lesquels il a été militaire. « Bien avant la guerre, c'était une usine textile, avec de la production et des stocks. Puis les bâtiments ont été réquisitionnés pour l'armée et ont permis de faire un local pour les camions, une cantine, un foyer pour les troupes et un pour les officiers. C'était le CM104. En 1964, les troupes d'Algérie y sont revenues puis ensuite, une compagnie de transports s'est installée. Entre 1978 et 1980, une agence immobilière de Nice en a fait l'acquisition et certains bâtiments ont été aménagés en 1985, date à laquelle je me suis lancé dans le gardiennage de caravanes ». Les lieux peuvent accueillir une centaine de caravanes...
Source : Jean Heine, L'Alsace du jeudi 28 septembre 2006
Les
bâtiments des anciennes usines de La Forge (photo Guy Frank, 4 octobre 2006)
La mairie a décidé de préempter un ensemble immobilier de 10.980 m² situé à La Forge, dans l'ancienne usine textile Kiener. Elle souhaiterait raser cette friche pour y installer une zone d'activités.
La famille Erny connaît parfaitement l'histoire récente de la friche industrielle posée au beau milieu de La Forge, à deux pas de l'institut médico-pédagogique. « Avant guerre, tout le site appartenait à la famille Kiener qui y exploitait une usine textile », raconte le père, qui a cédé à sa fille la gérance de la société Maison du Val Munster.
« L'armée a racheté le tout après 1945 et y a installé le centre
mobilisateur 104. Il y avait notamment un mess et un foyer. Le ministère de la
Défense a ensuite vendu au couple Abecassis ce qui était devenu un dépôt de
camions militaires. On a été les premiers à les contacter. On leur a racheté
trois immeubles », ajoutent les Erny qui
exploitent un restaurant et un magasin de location de skis.
Le couple Abécassis souhaite aujourd'hui vendre le reste de la friche dont une
partie sert de garage pour une cinquantaine de camping-cars. Depuis le départ
en 2003 de l'institut de recherches hydrologiques (IRH)-Environnement pour
Nambsheim, les autres bâtiments sont totalement vides...
Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du dimanche 1er octobre 2006
La
Chapelle des Bois domine la plaine d'Alsace (photo Chantal Romano, 10 septembre
2006)
Voilà quelques semaines que la Chapelle des Bois se dresse à nouveau fièrement,
avec éclat sur le site du Rotenberg. C'est grâce à un grand élan de générosité
d'une équipe de bénévoles que cette restauration a été possible.
Une bénédiction de restauration de la Chapelle sera célébrée par le Curé
Hubert Spitz, suivie d'une brève manifestation, d'un moment de détente et de
partage.
Au nom du conseil de fabrique, Christiane Majer, présidente, se réjouit
d'accueillir le public sur le site dimanche 15 octobre à 15h en présence de l'équipe
de bénévoles qui a oeuvré sans compter dans la joie d'un travail bien
accompli.
Source : DNA du mercredi 11 octobre 2006
L'aquarelle d'Éric Braesch,
qui a déjà réalisé en 2005 l'affiche du 60ème anniversaire de la
Libération de Wintzenheim.
Depuis quelques semaines, la Chapelle des Bois de Wintzenheim se dresse à nouveau fièrement sur le site du Rotenberg.
C'est grâce à un grand élan de générosité d'une équipe de bénévoles que
cette restauration a été possible.
Une bénédiction de restauration de la Chapelle sera célébrée par le curé
Hubert Spitz, suivie d'une brève manifestation, d'un moment de détente et de
partage.
Au nom du conseil de fabrique, Christiane Majer, présidente, accueillera le
public sur le site ce dimanche 15 octobre à 15 h, en présence de l'équipe
de bénévoles qui a oeuvré sans compter, dans la joie d'un travail bien
accompli.
A l'occasion de cette manifestation, le public sera invité à découvrir une
aquarelle souvenir réalisée par l'artiste local Éric Braesch qui l'a offerte au
conseil de fabrique. Des reproductions seront mises en vente au prix de 10 €.
Éric Braesch a déjà été l'auteur de l'affiche du 60e anniversaire de la Libération
de Wintzenheim.
Cette aquarelle éditée par le conseil de fabrique de Wintzenheim
a été tirée à 200 exemplaires dont 100 numérotés, sur les presses de
l'imprimerie Printek de Kaysersberg. Elle sera vendue à la chapelle des Bois à
partir de 15 h, ce dimanche 15 octobre, pour aider au financement des travaux
de restauration de la chapelle.
Source : L'Alsace et les DNA du dimanche 15 octobre 2006
L’équipe des bénévoles. Debout de gauche à droite :
André STAEHLE, René GILG, Aimé BAUER, Georges MAZE, Joseph STOFFEL, Robert
HERRMANN, Georges RATZMANN, Paul BRICOLA. Accroupis : Antoine ABT, Jean-Jacques
BILLER, Pierre MAFFLAR. Manquent sur la photo : Xavier THEILLER et quelques
autres personnes ayant fourni une aide ponctuelle ou les matériels
indispensables (photo Christiane Majer, 11 juillet 2006)
La chapelle des Bois, l'un des fleurons du patrimoine de Wintzenheim, a fait ces derniers mois l'objet d'un important chantier de sauvegarde.
Cette restauration a été rendue possible grâce au formidable élan de générosité
d'une équipe de bénévoles, en fait 12 personnes, des anciens de l'Association
des évadés et incorporés de force et des paroissiens de l'église St-Laurent.
A noter aussi la participation d'un bénévole colmarien, ami de longue date de
l'édifice, qui a mis sa spécialité de couvreur au service de l'équipe.
S'ajoute la mise à disposition gratuite de l'échafaudage par une entreprise de
peinture.
Toutes ces bonnes volontés ont permis au conseil de fabrique présidé par
Christiane Majer de pouvoir assurer les travaux, les frais étant considérablement
réduits par cet élan de solidarité.
Nettoyage des abords, peinture, toiture
Depuis quelques années, la chapelle se délabrait. La réfection de la
toiture, son affaissement a nécessité la dépose des tuiles et la pose d'un
nouveau lattage. Un échafaudage étant en place, on en a profité pour procéder
à la rénovation des abat-son du clocheton ainsi qu'au repositionnement et à
la réparation des gouttières. Le chantier a permis de nettoyer les abords de
la chapelle par la pose de pierres, en évacuant le lierre qui s'accrochait au
crépis et en procédant à la réfection de l'escalier d'entrée. Enfin, la
peinture a été rafraîchie afin de redonner de l'éclat à la chapelle dans
son écrin de verdure si cher aux habitants du secteur ainsi qu'aux nombreux
promeneurs.
Une messe avec bénédiction de la chapelle a été célébrée dimanche après-midi
par le curé Hubert Spitz en présence notamment du maire et conseiller général
Guy Daesslé et des forces vives de la paroisse. Une occasion de rendre hommage
à l'équipe de bénévoles qui a oeuvré sans compter, dans la joie d'un
travail bien accompli.
A l'occasion de cette manifestation simple mais empreinte d'émotion, le public
a été invité à découvrir une aquarelle souvenir réalisée par l'artiste
local Éric Braesch qui l'a offerte au conseil de fabrique et dont des
reproductions ont été mises en vente.
La cérémonie fut agrémentée d'un moment de convivialité avec petite
restauration et buvette au profit de la chapelle. Et ils ont été nombreux les
amoureux du site à venir découvrir cette belle réalisation.
Source : L'Alsace et DNA du jeudi 19 octobre 2006
Une
pièce de la collection Langweil : Saya (manche) Inro avec faucon et pigeons,
période Edo XIXe siècle, argent et or, laque de style Takamakié (photo Guy
Frank, 20 novembre 2006)
Témoignages multiples des relations entre l'Alsace et le Japon au XIXe, une centaine d'œuvres et objets nippons sont à découvrir à l'Hôtel du Département du 11 au 25 novembre.
Les relations entre l'Alsace et le Japon sont manifestes, avec l'implantation
dans le Haut-Rhin de nombreuses enseignes nippones, une douzaine au mitan des
années 80. Certaines ont depuis plié bagage.
Le Ceeja, avec « Alsace et Japon : une longue histoire »,
apporte un éclairage sur des liens intellectuels, culturels et humains, plus
anciens et peu connus du public, initiés au XIXe siècle, par le biais de
l'industrie textile.
Céramiques, poèmes illustrés, tsuba (gardes de sabres), netsuke, boîtes en
laque, peignes et éventails sont exposés.
Plusieurs collections sont mises à contribution, du musée d'Unterlinden à
Colmar, du musée de l'Impression sur étoffes, de la Société industrielle de
Mulhouse, de la Bibliothèque humaniste de Sélestat et du musée du Florival à
Guebwiller.
Motifs de textiles, céramiques, poèmes illustrés, boîtes en laque
Plusieurs raisons à la présence d'un fonds conséquent. Le Japon a sollicité
au XIXe les industriels du textile alsaciens, pour la fabrication de tissus. A
la même époque, le goût des objets japonisants s'est développé, des
magasins spécialisés ont ouvert.
Des collectionneurs alsaciens se sont de même intéressés à l'art japonais,
nombre des objets alors recueillis sont aujourd'hui exposés à Sélestat,
Mulhouse et Colmar.
Une centaine de pièces sont proposées à l'Hôtel du département, la plupart
proviennent de deux collections, celles de Jean-Philippe Fackler et de Florine Langweil.
Le colonel Jean-Philippe Fackler, élève de Saint-Cyr, militaire de carrière décoré
de la Légion d'honneur, fut par ailleurs grand collectionneur. Il voyagea en Égypte, au Japon, ou encore en Chine. Sa veuve fit don de ses objets d'art et
livres anciens à la ville de Sélestat.
Autre figure importante, Florine Langweil. Née
à Wintzenheim en 1861, elle quitte l'Alsace pour Paris, épouse en 1885 un
antiquaire et se spécialise dès 1893 dans la vente d'objets d'art japonais et
chinois. Elle jouit très vite d'une certaine renommée et suscite notamment
l'intérêt d'Émile Guimet, Toulouse-Lautrec, Rodin ou encore Anatole France.
Après la 1ère Guerre mondiale, elle fait progressivement don au musée d'Unterlinden
de pièces de sa collection. Le musée inaugure en juillet 1923 la salle Langweil,
où sont alors exposées les collections d'art extrême-oriental.
Des oeuvres de Théodore Deck également visibles
Des oeuvres de Théodore Deck seront également visibles. Né à Guebwiller en 1823, le célèbre céramiste alsacien découvre l'artisanat asiatique à l'occasion de l'Exposition universelle de 1878. Par la suite, nombre de ses pièces vont s'inspirer des techniques et motifs provenant du Japon et de Chine.
Source : DNA du dimanche 5 novembre 2006
Comme
chaque année, la Société d'Histoire de Wintzenheim a présenté ses
publications au Salon
du Livre de Colmar. De gauche à droite : Charles Schillinger, Gérard Zehler,
Jacqueline Piselli, Jacqueline Strub (photo Guy Frank, 25 novembre 2006)
La Société d'histoire de Wintzenheim vient de
mettre en ligne son site Internet à l'adresse www.shw.fr. Il présente
notamment les sommaires complets des 10 annuaires qu'elle a publiés depuis 1997
et que l'on pourra découvrir ou acheter sur son stand au Salon du Livre de
Colmar les 25 et 26 novembre (Village alsacien au parc Expo) et au Marché de Noël
de Wintzenheim les 2 et 3 décembre (hall des Fêtes).
Offrir ou compléter cette collection d'Annuaires consacrée à l'Histoire de Wintzenheim,
Logelbach et La Forge, constitue une excellente idée de cadeau pour les fêtes
de fin d'année
Rappelons aussi que la Société d'Histoire poursuit sa collecte d'images
mortuaires et qu'elle tient deux permanences mensuelles dans son local situé au
2e étage de la mairie.
Source : DNA du jeudi 23 et L'Alsace du vendredi 24 novembre 2006
Sous l'impulsion notamment de Claude Monfrini, le
club a pris une dimension extra sportive et s'est impliqué dans la vie
communale avec l'organisation de trois fêtes de la lumière en 1991,
1993 et 1995 (collection Guy Frank)
Le handball est né à Wintzenheim en 1966 et le HBC souffle donc ses quarante bougies cette saison.
Les débuts furent héroïques, dans l'actuelle Halle des Fêtes, avec un
terrain tracé à la craie et un fil tendu en guise de but. Certains anciens,
encore présents aujourd'hui, se rappellent notamment qu'ils devaient, avant de
jouer, balayer la salle en raison du marché qui se tenait le matin même. C'est
en 1967 que la section handball du Centre Culturel Communal de Wintzenheim joua
son premier match officiel et c'est sous l'impulsion de François Kern, élu président
en 1969, que le club prit toute sa dimension.
En 1973, la dissolution du Centre Sportif Communal donna naissance au Sporting
club qui accéda en 1973 au Championnat Régional. En 1977, François Kern passa
les rênes à Charles Avias et le club fusionna avec celui de Colmar pour donner
naissance au Sporting Colmar Wintzenheim. Et c'est cette même année que le
club déménagea au COSEC où il évolue encore aujourd'hui.
1978 fut une date clé puisque avec 215 licenciés, le club arrivait en 4e
position en Alsace.
Nouvelle fusion en 1983
Une nouvelle fusion fut adoptée en 1983, fusion avec le Racing Club de
Colmar, pour fonder le Colmar Handball Club, communément appelé le CHC. Mais
sous l'impulsion de Michel Amiel, qui avait pris la présidence en 1979, et de
quelques membres récalcitrants à cette fusion, un nouveau club fut fondé :
le Handball Club de Wintzenheim. Le nouveau départ du HBC Wintzenheim fut
modeste, avec seulement deux équipes seniors et une équipe de benjamins, mais
il connut ensuite une croissance constante tant en nombre de licenciés que dans
les résultats pour arriver jusqu'en Excellence départementale en 1987.
Succédèrent ensuite à Michel Amiel d'autre noms connus dans la cité pour présider
aux destinées du club : Denis Vonderscher, Claude Monfrini,
Claude Zehler, Vincent Paciello et Pascal Prunier.
Sous l'impulsion notamment de Claude Monfrini, le
club a pris une dimension extra sportive et s'est impliqué dans la vie
communale avec l'organisation notamment de trois fêtes de la lumière en 1991,
1993 et 1995.
Sportivement le club connut à nouveau des hauts et des bas pour accéder enfin,
en 2004, au niveau tant convoité de la Pré-nationale, plus haut régional.
Le HBC aujourd'hui
Comme l'ensemble des clubs haut-rhinois, voire alsaciens, le club voit ses effectifs stagner depuis
quelques saisons. Le HBC peut tout de même se féliciter aujourd'hui d'aligner
des équipes dans toutes les catégories d'âges, des moins de 12 ans aux
seniors, de voir ses équipes de jeunes régulièrement évoluer dans les
divisions d'Excellence départementale, voire régionale pour l'équipe des
juniors, et de compter une équipe senior, l'équipe fanion, en Excellence régionale.
Depuis 2004, un pas a été franchi avec la création d'une école de handball qui
permet d'accueillir de jeunes enfants de 7 à 9 ans et de préparer ainsi la relève.
Les dirigeants et entraîneurs suivent régulièrement des formations afin
d'aborder l'éducation des jeunes de la meilleure manière. Enfin le HBC intervient auprès des écoles primaires et participe à des journées
nationales organisées par les instances sportives de l'Éducation Nationale
telle l'UGSEL afin de faire connaître le handball aux plus jeunes. En juin
2006, le HBC s'est vu confier l'organisation de l'assemblée générale de la
Ligue d'Alsace de handball, réunissant quelques 120 dirigeants et entraîneurs
venant de toute la région.
Source : Sven Bachert, DNA du vendredi 8 et L'Alsace du samedi 9 décembre 2006, Gazette du Lévrier n° 36 automne-hiver 2006
Paul
Hirlemann (photo Guy Frank, 29 mars 2004)
Nous avons appris la disparition de Paul Hirlemann, figure bien connue à Wintzenheim, décédé le 20 décembre 2006 à l'âge de 84 ans.
Il avait vu le jour le 7 juin 1922 à Wintzenheim, au foyer des époux René Hirlemann
et Lucie née Mader. Il vivait seul dans la maison familiale, à l'angle de la
rue de la Petite-Porte et de la rue Serpentine.
Lorsqu'on le rencontrait, il aimait livrer ses témoignages sur ses aventures de
guerre, son évasion de l'Alsace avec René Koch pour échapper à
l'incorporation de force, puis sa participation aux mouvements de la Résistance
lyonnaise. Paul était le dernier survivant des jeunes de Wintzenheim qui s'étaient
engagés, au mépris du danger, dans les réseaux clandestins de la France Libre
à Lyon. Ses camarades Robert Clor, Lucien Goetz, Charles Ingold, René Schmitt,
etc... qui se retrouvaient en cachette dans l'épicerie des Woehrlé ou chez
Charles Joerg sont déjà tous morts.
Paul Hirlemann était chevalier de la Légion
d'honneur, une distinction qui récompensait son action durant la dernière
guerre comme agent de liaison. Il avait activement participé à la réalisation
du livre Wintzenheim 39/45 et aux expositions des 45e et 60e anniversaires de la
Libération.
Source : DNA et L'Alsace du vendredi 22 décembre 2006
Sœur
Dominique-Marie était présente à l'exposition rétrospective sur la
Communauté des Sœurs enseignantes de Wintzenheim (photo Guy Frank, 7 août
2005)
Sœur Dominique Marie, née Marie Thérèse Holder, a vu le jour le 26 décembre
1916 à Merxheim, dans une famille profondément chrétienne, en tant que 10e de
12 enfants. Trois d'entr'eux sont morts en bas âge, et sur les 9 qui ont
grandi, 2 garçons ont choisi la vie sacerdotale et deux filles la vie
religieuse en entrant chez les Sœurs de la Divine Providence de Ribeauvillé.
Ce sont ces deux religieuses, Sœur Guy et elle-même, qui sont encore en vie.
Sœur Dominique Marie se souvient : « Après ma profession
religieuse, en 1939, ce fut déjà la guerre. J'ai consacré la plus grande
partie du temps de la deuxième guerre, au soin de personnes âgées de Mulhouse
dont la Maison de Retraite avait été transférée à Pfastatt à l'hôpital
juif, devenu libre. En mai 1944, je rejoignis avec l'ensemble des vieillards de
la Maison de Pfastatt, en tant qu'évacuée, le Couvent d'Oelenberg.
J'y ai vécu pendant huit mois. Après la guerre, j'ai enseigné dans plusieurs
communes du Haut-Rhin, aux enfants de 8 ans surtout. Mais mon dernier et plus
grand point d'attache fut Wintzenheim où j'ai pris ma retraite d'enseignante à
l'âge de 65 ans et où j'étais après cela au service de la Communauté des Sœurs
pendant 20 ans.
A l'âge de 85 ans, je me suis retirée à la Maison mère à Ribeauvillé. A présent,
j'ai réduit toutes mes préoccupations. Ma mission essentielle de Sœur âgée,
est la prière, les intentions ne manquant pas. Désormais, j'attends dans la sérénité
l'appel définitif du Seigneur ».
Source : DNA du dimanche 24 décembre 2006 et L'Alsace du lundi 1er janvier 2007
L'horloge
de l'église de Wintzenheim ne comportait qu'une seule aiguille jusqu'à la
rénovation, le 19 novembre 1948, des cadrans endommagés par la guerre (détail
d'une photo Julien Ackermann, 1942, collection Fernande Gavillot)
A première vue, rien de particulier. Mais à y regarder de plus près, il y a quelque chose qui cloche : l'horloge de l'église protestante de Weiterswiller, dans le pays de Hanau, n'a qu'une seule aiguille. Et elle est remontée chaque jour manuellement. Deux curiosités qui font d'elle une rareté en Alsace.
[...] Les horloges à aiguille unique sont très rares en Alsace. Outre celle
de Weiterswiller, on peut citer celle de la tour Staedelglöckelturm de
Westhoffen. Elles ont été plus nombreuses. En effet, les premières horloges
d'édifice n'avaient que l'aiguille des heures. C'est à la fin du XVIIe siècle
qu'apparaît l'aiguille des minutes.
A l'occasion d'une restauration, les horlogers ont souvent rajouté la seconde
aiguille. Ce fut le cas par exemple à Breitenbach en 1925, à Wintzenheim en
1948, à Innenheim en 1951 (horloge à quatre cadrans), à Barr en 1968 (église
protestante), à Walff en 1980.
Il arrive aussi que, ponctuellement, une aiguille soit dépareillée. En janvier
2002, à Weckolsheim, trois enfants avaient trouvé au petit matin l'aiguille
des minutes de l'horloge de l'église Saint-Sébastien, longue de 90 cm, fichée
dans le sol comme une flèche. Elle a été réinstallée depuis.
Source : J.F., DNA du dimanche 31 décembre 2006
Ivan
Geismar (photo Guy Frank, 4 janvier 2007)
Le 1er janvier, Ivan Geismar assumera la présidence du consistoire israélite du Haut-Rhin. « Je m'occupe du fait communautaire depuis 30 ans, précise-t-il d'emblée. J'ai un très long parcours »...
Originaire de Turckheim, cet huissier de justice de 60 ans - il ne les paraît pas - a d'abord été actif au sein de la communauté de Wintzenheim à laquelle est rattachée la commune viticole. En 1973, il commence par assister le président Théophile Dreyfus avant de lui succéder trois ans plus tard. Il est appelé à gérer la communauté, veiller sur le cimetière et célébrer les offices des jours de fête. Il a aussi une vie de famille. Père de trois filles, il est aujourd'hui grand-père de cinq petits-enfants.
« J'ai donné à chacun de mes pairs une mission définie»
En 1976, il emménage à Colmar. Tout en continuant à militer dans des
associations solidaires et à soutenir la communauté de Wintzenheim,
il entre à la commission administrative de la ville deux ans plus tard. Et le
voilà président de la communauté de Colmar en 1981. Il y effectuera deux
mandats de 4 ans.
Il est élu au consistoire en 1998. Mais n'oublie pas la communauté colmarienne
qu'il administre à nouveau pendant deux ans et ceci jusqu'en 2001. Quel était
son rôle au consistoire ? « Je le représentais auprès de la
communauté de Saint-Louis et des autres petites communautés haut-rhinoises. J'étais
aussi chargé des travaux, des bâtiments, des cimetières et conseiller du président
depuis 2002 ».
Réélu au consistoire mi-décembre, Ivan Geismar a été nommé président pour
une durée de quatre ans. « J'ai donné à chacun de mes pairs une mission
définie en leur conseillant de s'entourer de gens valables dans les différentes
communautés. Je leur ai également proposé de réfléchir aux divers sujets
pouvant nous interpeller ».
Le président est accompagné par cinq vice-présidents. Le Dr Jean-Pierre
Chemouny, en charge du développement de l'enseignement et de la culture. Le Dr Élie
Cohen, qui s'occupera de la jeunesse et de la sécurité des communautés. Tous
deux représenteront le consistoire auprès de la communauté de Mulhouse.
Les autre vice-présidents sont colmariens. André Roth s'attachera aux problèmes
sociaux et au suivi des travaux. Il conseillera le président et représentera
le consistoire dans les communautés de Saint-Louis et autres. Jacques Banner
prendra en main la trésorerie et les assurances. Pour la première fois dans le
Haut-Rhin - et dans l'Est concordataire d'ailleurs -, une femme fait son entrée
au consistoire : Sandrine Buchinger sera adjointe du trésorier et
participera à la commission jeunesse. Tous deux seront en contact avec la
communauté de Colmar.
Comme par le passé, le nouveau consistoire travaillera en harmonie avec le
grand rabbin du Haut-Rhin, Jacky Dreyfus. Le président Pierre Dreyfus a été
élevé au titre de président honoraire. Honorariat également pour Daniel Fuks,
secrétaire général en retraite, remplacé par Laurent Schilli.
Source : M.F., DNA du dimanche 31 décembre 2006