Patrimoine : le Petit Journal illustré...

Relevé dans la presse en 2004

Revue de presse réalisée par Guy Frank pour le compte de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien permet de mesurer la place que nos journaux régionaux accordent à l'histoire et au patrimoine culturel de la commune. Qu'ils en soient ici remerciés. Les articles sont repris, entiers ou sous forme d'extraits, dans l'ordre chronologique de leur parution. Certains sujets reviennent à plusieurs reprises : c'est qu'ils ont fait l'actualité en 2004…


Wintzenheim-Échange : Une fin d'année très active

(extrait)

Le 20 décembre 2003, l'association a été conviée à l'inauguration du marché de Noël de Remiremont richement doté de trente stands de produits artisanaux et gourmands vosgiens avec une particularité : la présence d'un viticulteur de Wintzenheim avec ses vins et grands crus Hengst. Merveilleux prolongement historique qui perdure depuis que l'abbaye de Remiremont s'approvisionnait en vin à Wintzenheim et ceci depuis le XVe siècle. Pour l'histoire : « Une partie du produit de la seigneurie de Wintzenheim revenait directement au chapitre de Remiremont. Il s'agissait de 24 mesures de vin rouge que l'on appelait le vin des calices, dont le vin de messe ».

Source : L'Alsace du dimanche 4 janvier 2004


Petit lutin dans un jardin (photo Guy Frank, 25 juillet 2004)

27 janvier 2004 : Contes et légendes avec Gérard Leser - Mystère et boule de gnomes

L'imaginaire alsacien sera révélé le mardi 27 janvier à 20h30, à la salle Laurentia rue du Maréchal Joffre à Wintzenheim, lors d'une conférence donnée par Gérard Leser. Au menu : gnomes, nains et lutins.

Gérard Leser, président de la Société d'histoire du val et de la ville de Munster, animateur régional de la Fédération des universités populaires d'Alsace, mémoire vivante des traditions populaires en Alsace, est un infatigable dénicheur de récits, d'anecdotes, et autres légendes. Depuis fort longtemps, il arpente l'Alsace à la recherche des traces encore vives de l'imaginaire alsacien.
Le 27 janvier, à l'invitation de la Société d'histoire de Wintzenheim, il convie le public à une promenade mêlant érudition et merveilleux dans le monde mystérieux des gnomes nains et lutins en Alsace.
Dans l'obscurité, un bruissement de branche, un gémissement de volet, une ombre qui bouge au clair de lune... Cela ne nous fait ni chaud ni froid, à nous, gens du XXIe siècle. Mais dans la nuit des temps, bien avant ce rationalisme qui trouve explication à tout, bien avant l'électricité et la lumière généralisée, de tels signes étaient interprétés comme autant de manifestations de forces inconnues, bienveillantes car descendant du ciel, maléfiques parce qu'envoyés par le diable.
En toutes occasions, l'imaginaire de nos ancêtres était peuplé de personnages et d'êtres en relation avec un monde mystérieux. Ils se manifestaient dans les effluves de l'air, le clapotis des sources, les bruissements sur le sol et les gémissements sous terre. Ils donnaient corps aux croyances de l'époque et entraient en compétition aux côtés du bien ou du mal. Une façon de se rassurer et de se protéger devant l'inexplicable. Ainsi sont nées ces légendes que les gens se transmettaient de génération en génération, au cours des veillées, pour l'instruction des plus jeunes.

Les grands anciens

Au XIXe siècle, mus par la curiosité, avides de tout expliquer et aussi sous l'impulsion d'un courant romantique, nombreux furent ceux qui s'intéressèrent à ce monde de croyances et légendes populaires et qui partirent à sa découverte.
August Stoeber (1808-1884), avec son frère Adolf, publie un recueil de légendes versifiées, sous le titre « Alsabilder » et, dix ans plus tard, l'ouvrage fondamental, « Die Sagen des Elsasses », comportant 337 légendes, 226 bas-rhinoises et 111 haut-rhinoises. Le poète munstérien Jean Braesch (1816-1900) a amplement aidé August Stoeber dans sa quête de légendes des marcaires.
Frédéric Kirschleger (1804-1869), le botaniste né à Munster, en plus de son intérêt pour les plantes, s'arrête aussi aux habitants de la vallée et à leurs croyances.
A Guebwiller, c'est l'abbé Charles Braun (1820-1877) qui collectionne et étudie les légendes de sa vallée. Il les rassemble dans « Les légendes du Florival ou la mythologie allemande dans une vallée d'Alsace ». Il y rapporte de nombreux récits de lutins qui habitent ou hantent les fermes. Charles Grad (1842-1890), l'ingénieur et historien, ami de la famille Herzog, a, lui aussi, participé à cette recherche.
Plus près de nous, à Metzeral, Hans Karl Abel (1875-1951) note de nombreuses légendes qu'il recueille auprès des marcaires, ses amis Jean Variot (1881-1962) traduit les légendes publiées par August Stoeber en français et les publie en 1919 sous le titre « Légendes et traditions orales d'Alsace ». Entre les deux guerres, Alfred Pfleger (1879-1957) enrichit encore la collection avec de nouveaux récits. Et, très récemment, de 1976 à 1988, Gérard Leser a travaillé sur ce sujet et en a publié le résultat dans l'ouvrage « La vallée de Munster, des paysages, des légendes et des hommes ».
Ce dernier chercheur, Gérard Leser, qui est donc le mieux placé pour en parler, a accepté l'invitation de la Société d'histoire de Wintzenheim pour présenter une conférence sur le thème « Le monde merveilleux et inquiétant des gnomes, nains et lutins en Alsace ».
Membres et amis de la Société d'histoire de Wintzenheim sont conviés à cette intéressante conférence. Entrée libre.

Source : DNA du vendredi 16 janvier 2004


Félicia et les libérateurs

A l'initiative d'une jeune lycéenne de la cité, Félicia Trottmann et de l'adjoint au maire, Serge Nicole, se tient depuis le 15 janvier et jusqu'au 14 février, dans deux vitrines de la mairie, donnant sur la rue Clemenceau, une exposition annonçant le 59e anniversaire de la Libération de Wintzenheim.
Félicia s'est attachée à évoquer les combats de la Poche de Colmar et notamment la manœuvre du général Schlesser, commandant le CC4 au sein de la 5e DB, qui a participé à la Libération de Colmar, le 2 février 1945, puis de Wintzenheim dans l'après-midi de la même journée.
Pour cette vitrine, la lycéenne a bénéficié du soutien de Christian Burgert, conservateur de Musée mémorial de la Poche de Colmar (ce musée se trouve à Turckheim) qui a mis à sa disposition les documents nécessaires pour la réalisation des panneaux relatant les mouvements des troupes françaises et américaines. Des collectionneurs particuliers ont également prêté des objets, tels Lucien Brenner, Paul Hirlemann, Jean-Pierre Choulet.

Félicia Trottmann (photo Yannick Frank, 30 janvier 2004)

Abris anti-aériens et caves à bière

Une deuxième vitrine réalisée par Guy Frank, membre de la Société d'Histoire de Wintzenheim, retrace la vie des ouvriers de l'usine Schiele Industriewerke et des villageois dans les abris anti-aériens aménagés dans les anciennes caves à bière du Bierkeller. On y retrouve des témoignages émouvants d'Odile Bouvier, Martin Schaffar, René Maurer, ou encore celui de René Furstoss, qui raconte l'entrée des troupes allemandes à Wintzenheim, le 18 juin 1940, avec l'intervention du maire de l'époque, Émile Tannacher, qui a sauvé Wintzenheim d'une destruction certaine.
Cette exposition, en vitrine durant quatre semaines, ouvrira également ses portes durant le week-end précédant la date anniversaire, à savoir le samedi 31 janvier et le dimanche 1er février de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h. L'exposition sera inaugurée par le maire, Guy Daesslé, le samedi 31 janvier en fin de matinée.
Cette manifestation qui s'étalera donc sur un mois, est assortie d'un défi : identifier les 50 personnes figurant sur une photo prise en 1945 lors d'une manifestation célébrant la Libération. Les réponses peuvent être transmises à la mairie sur un questionnaire disponible à l'état civil.
Guy Frank recherche également des photos des maisons et bâtiments touchés par des obus en janvier 1945, ainsi que des éclats de ces obus tombés sur Wintzenheim, en vue d'une étude balistique qui sera menée avec la collaboration de Christian Burgert pour déterminer avec précision le type d'obus et l'origine des tirs qui ont endeuillé la commune quelques semaines à peine avant la Libération (site internet : www.knarf.info).

Source : L'Alsace et les DNA du dimanche 18 janvier 2004


Conférence - Gnomes, nains et lutins d'Alsace

L'imaginaire alsacien a été décortiqué mardi soir lors d'une conférence donnée par Gérard Leser à Wintzenheim. Au menu : gnomes, nains et lutins.

Gérard Leser (photo Guy Frank, 27 janvier 2004)

Gérard Leser, président de la Société d'histoire du Val et de la ville de Munster, animateur régional de la fédération des Universités populaire d'Alsace, mémoire vivante des traditions populaires en Alsace, est un infatigable dénicheur de récits, d'anecdotes, et autres légendes. Depuis fort longtemps, il arpente l'Alsace à la recherche des traces encore vives de l'imaginaire alsacien.
Mardi soir, invité de la Société d'histoire de Wintzenheim, il a convié le public à une promenade mêlant érudition et merveilleux dans le monde mystérieux des gnomes, nains et lutins en Alsace.

Créatures attachantes

Gérard Leser a fait revivre ces étranges créatures tour à tour amicales, facétieuses, parfois malveillantes, mais toujours attachantes. Les noms qui reviennent le plus souvent en dialecte, ce sont Erdwibala et Erdmanala, Zwarigeler ou Zwargala, Kobold et Hüsgeischt, Doggele», signifiant gnomes, nains et elfes.
Gérard Leser a vérifié sur le terrain l'authenticité de ces légendes, dont il a présenté un échantillon mardi soir. Il a évoqué le souvenir émouvant du temps des origines, quand la complicité entre le petit peuple et les hommes existait avant que la culture créée par l'homme ne les contraigne à retourner dans leur univers.
Il a évoqué les gnomes et les nains habitant le monde souterrain du Sundgau : ces Erdwibala, de sexe féminin, avaient d'excellentes relations avec le monde des humains jusqu'au jour où une curiosité malsaine a provoqué leur disparition définitive. Gérard Leser a ensuite emmené l'assistance au pays des gnomes des mines, présents surtout dans les vallées vosgiennes. Les nains des marcaires des vallées de Munster et du Florival ont également agrémenté la soirée, tout comme les génies domestiques, parfois créateurs du brouillard, les nains visiteurs qui provoquent des cauchemars. Enfin Gérard Leser a évoqué les gnomes garants de la terre, associés à la fertilité et à la production des fruits, le plus connu étant le Wurtzel du Val de Villé.

Source : DNA du jeudi 29 janvier 2004


La lycéenne et la Libération

A l'initiative d'une jeune lycéenne de la cité, Félicia Trottmann, et de l'adjoint au maire, Serge Nicole, se tient jusqu'au 14 février, dans deux vitrines de la mairie, donnant sur la rue Clemenceau, une exposition consacrée au 59e anniversaire de la Libération de Wintzenheim.

L'inauguration de l'exposition. De gauche à droite : Jean-Marc Weckner, Félicia Trottmann, René Maurer, Guy Daesslé, Émile Zippert, Serge Nicole, Gilles Schneider (photo Yannick Frank, 31 janvier 2004)

Cette exposition a officiellement été inaugurée hier en fin de matinée par le maire de Wintzenheim, Guy Daesslé, qui n'a pas manqué de féliciter chaleureusement ceux qui en ont eu l'idée et surtout la jeune Félicia Trottmann qui s'intéresse à l'histoire locale.
Félicia Trottmann s'est attachée à évoquer les combats de la Poche de Colmar et notamment la manœuvre du général Schlesser, commandant le CC4 au sein de la 5e DB qui a participé à la libération de Colmar le 2 février 1945 puis de Wintzenheim dans l'après-midi de la même journée.
Pour cette vitrine, Félicia Trottmann a bénéficié du soutien de Christian Burgert, conservateur du Musée mémorial de la Poche de Colmar (ce musée se trouve à Turckheim) qui a mis à sa disposition les documents nécessaires pour la réalisation des panneaux relatant les mouvements des troupes françaises et américaines.
Des collectionneurs particuliers ont également prêté des objets, tels Lucien Brenner, Paul Hirlemann, Jean-Pierre Choulet.
Une deuxième vitrine, réalisée par Guy Frank, membre de la Société d'histoire de Wintzenheim, retrace la vie des ouvriers de l'usine Schiele Industriewerke et de la population du village dans les abris anti-aériens aménagés dans les anciennes caves à bière du Bierkeller. On y retrouve des témoignages émouvants d'Odile Bouvier, de Martin Schaffar, de René Maurer ou encore celui de René Furstoss qui raconte l'entrée des troupes allemandes à Wintzenheim le 18 juin 1940, avec l'intervention du maire de l'époque, Émile Tannacher, qui a sauvé Wintzenheim d'une destruction certaine.

Des témoins à identifier

Cette exposition est assortie d'un défi, identifier les 50 personnes figurant sur une photo prise en 1945 lors de la manifestation célébrant la Libération.

Par ailleurs, dans les vitrines du salon Nathalie, 42 rue Clemenceau, Lucien Brenner a réalisé une exposition patriotique sur le thème de la Libération de Wintzenheim avec quelques objets de sa collection. Cette exposition complète de façon intéressante les deux vitrines en place à la mairie.

Source : S.B., DNA du dimanche 1er février et L'Alsace du mercredi 4 février 2004


L'envol de la cloche

Effervescence vendredi matin sur le parvis de l'église Saint-Laurent de Wintzenheim où d'importants moyens techniques ont été déployés afin de procéder au démontage d'une des cinq cloches abritées dans le clocher de l'église.

La cloche «Sacré-Coeur-de-Jésus» est fêlée (photo Guy Frank, 30 janvier 2004)

Présentant une fêlure, une de ces cinq cloches installées en 1949, d'un poids de quelque 900 kg, coulée dans les ateliers de la fonderie Causard de Colmar, va être acheminée dans une fonderie du Maine-et-Loire afin d'y être restaurée. Après un décapage, la fêlure sera traitée et la cloche chauffée à 600 degrés. Du bronze sera soudé sur l'ouverture. Une fois soudée, la fêlure sera meulée et la cloche remise au four où la température sera progressivement diminuée pour permettre un refroidissement tempéré. De l'avis des professionnels, une cloche soudée gagne en sonorité.
Guy Daesslé, maire, Marcel Groelly, président du conseil de fabrique, et Gérard Lincks, président de la société d'histoire, ont assisté à ce moment de démontage et de descente de la cloche qui a attiré quelques badauds sur la place de l'Église. Une grue a été déployée pour mener à bien l'opération sous l'œil avisé des techniciens des établissements Bodet.

Depuis mai 1949

Dans l'assistance, certains se sont souvenus de ce 22 mai 1949 où un échafaudage dressé devant l'église supportait les huit cloches revêtues de robes blanches à l'occasion de la cérémonie d'installation. Ce jour-là, l'église ne pouvait contenir toute la foule. Après le lavage avec un mélange de sel et d'eau et l'onction à l'huile sainte, chacune des cloches fit entendre le son de sa voix. Ce fut d'abord la plus grosse, celle de 1.700 kg, accordée en do dièse, qui résonna sourdement dans la nef, suivie au fur et à mesure par toutes les autres. Quand toutes les huit sonnèrent, l'organiste se joignit au concert et l'assemblée entonna un cantique de louange.
La cérémonie se termina par un gigantesque lancer de dragées du haut de l'escalier de l'hôtel de ville, avant le grand banquet auquel étaient conviés les 32  parrains et marraines, ainsi que les personnalités.

L'horloge aussi

Dans le cadre des travaux préparatoires au démontage de cette cloche de l'église Saint-Laurent en vue de sa réfection, l'entreprise Bodet en a profité pour descendre l'ancienne horloge numérique du clocher. Une fois nettoyée, cette pièce historique trouvera une place d'exposition dans l'église, afin que chacun puisse admirer ce véritable bijou de mécanique.

Source : S.B., DNA du dimanche 1er février et L'Alsace du mercredi 4 février 2004

Reportage en 16 photos : comme si vous y étiez...


Sonne, sonne, sonne...

Les premières mentions des cloches de Wintzenheim remontent au milieu du 15e siècle. Au cours des incursions des Armagnacs, sous la conduite du Dauphin (le futur roi de France Louis XI) contre les Suisses et les possessions des Habsbourg en 1439 et 1444, bien des villes et surtout des villages d'Alsace furent saccagés. En 1944, Wintzenheim eut droit au passage des Armagnacs qui incendièrent notamment l'église. Cette église, entourée de son cimetière, se trouvait au cœur du bourg, dans un espace limité par les actuelles rues Clemenceau, de la Brasserie et de l'Ancienne-Église, approximativement à l'emplacement du restaurant « Chez Lucien ».
A Wintzenheim, les dégâts des Armagnacs furent bientôt réparés. L'église paroissiale restaurée obtint dès 1445 une nouvelle cloche, qui a sonné pendant quatre siècles.

Baptême des 8 cloches (5 pour l'église Saint-Laurent et 3 pour la chapelle N.-D. du Bon Secours) le 22 mai 1949. La cloche "Sacré-Coeur-de-Jésus", pesant 1.100 kg (et non 900), est la deuxième en partant de la droite (photo Alphonse Voegtli, collection Guy Frank)

La nouvelle église

Au milieu du 19e siècle, en raison de l'accroissement de la population, l'actuelle église Saint-Laurent a été mise en chantier le 10 août 1842.
On procéda aussi à la refonte des cloches. Elles étaient au nombre de deux, la plus grande, die Armagnackerglocke, pesait 1.200 kg et la seconde 850 kg.
Le fondeur Mesman de Robecourt (Vosges) fut chargé de cette refonte en février 1845 et il réalisa le travail à Wintzenheim...

Confisquées une première...

Ces cloches rythmèrent la vie quotidienne durant plus d'un demi-siècle, jusqu'au jour où les forces allemandes vinrent vider le clocher, pendant la guerre de 1914-18.
La Première guerre mondiale terminée, la paroisse s'attacha à regarnir le clocher et, le 24 novembre 1919, Mgr Ruch, évêque de Strasbourg, pouvait bénir les nouvelles cloches. Dans les archives du conseil de fabrique, on trouve le texte que le curé Straumann écrivit ce jour-là : « Le 24 novembre 1919 a été pour la paroisse de Wintzenheim un jour de joie et de bonheur. Cinq nouvelles cloches fondues par MM. Paccard frères (Annecy-le-Vieux) ont été bénies devant plus de 3.000 personnes. Les cinq cloches ont remplacé celles volées par les Allemands le 24 mars 1917. Ton des cloches : do, fa, sol, la, do. »

...puis une deuxième fois

La vie de ces cloches fut de courte durée, puisque, même pas un quart de siècle plus tard, les Allemands les retirèrent à nouveau du clocher pour en fabriquer leurs engins de mort.
Le 12 décembre 1943, le conseil de fabrique inscrivit dans son compte-rendu : « Confiscation et enlèvement des cloches. Par ordre de l'organisme chargé du rassemblement de métaux du Reich, les cloches de notre église, à savoir les quatre plus grosses : 1) 2.150 kg - St-Laurent, 2) 915 kg - Jeanne-d'Arc, 3) 641,500 kg Sacré-Coeur-de-Jésus et 4) 472 kg St-Joseph, furent confisquées ainsi qu'une cloche de la chapelle. Les cloches doivent malheureusement servir à des fins guerrières... Avec le souhait de pouvoir survivre à la fin de la guerre et d'être en mesure de renouveler les cloches. »
Et c'est ainsi, qu'en mai 1949, la communauté paroissiale eut la joie d'accueillir les actuelles cloches.

Source : S.B., DNA du dimanche 1er février 2004*

* Avec le concours de la Société d’Histoire de Wintzenheim, à l’aide de documents rassemblés par Guy Frank, Françoise Krick, Gérard Zehler.
Sources : Archives de la paroisse Saint-Laurent, Wintzenheim - Extrait de la presse locale : 22 et 24 mai 1949.


Wintzenheim : il y a 59 ans, les blindées français faisaient leur entrée dans la ville

Ce mois de janvier 2004 est riche en souvenirs pour la population de Wintzenheim qui a assisté hier, lundi 2 février, a une cérémonie commémorative au monument aux Morts de la rue Clemenceau.
Que d'événements a apporté la période allant de décembre 1944 à février 1945 ! La population se voyait continuellement tiraillée entre l'espoir d'une libération prochaine et la crainte, car elle n'osait imaginer le départ de la Wehrmacht sans de sérieuses représailles pour elle et le village. En fait de nombreux incidents devaient se produire et plonger dans le deuil et le désarroi une commune tout entière.
Avant Noël 1944, Wintzenheim et sa population étaient, en quelque sorte, les lointains témoins de la destruction des villages de la Poche de Colmar, en attendant que la guerre vienne leur imposer à son tour les innombrables malheurs d'une cité, emprisonnée entre les lignes de feu. Il n'est aucune journée, après le 1er janvier 1945, qui n'ait été marquée par les bombardements plus ou moins massifs, mais, comme par miracle, aucune victime n'a, dans un premier temps, été à déplorer. Il en fut autrement à partir du 10 janvier 1945 où l'on déplorait déjà trois morts : Henri Sutter, Joseph Hoffer et Albert Haebig.

Le 12 janvier 1945, un obus toucha le clocher de l'église de Wintzenheim, angle nord-est. On distingue bien que les cadrans de l'horloge ne comportent qu'une seule aiguille, indiquant les heures (collection Guy Frank)

Une pluie d'obus

Le 12 janvier, après une matinée relativement calme, l'artillerie s'était manifestée plus bruyamment vers le soir et peu de temps après la tombée de la nuit, vers 18 h 30, plusieurs obus de gros calibre s'abattirent sur la localité. Un obus toucha la maison du Dr Kretz située dans la rue Principale, un autre éclata devant les immeubles Gaudel et Gspann et les endommagea, un troisième projectile dévasta le clocher de l'église et un autre enfin tomba sur la maison Blauler, dans l'actuelle rue de la Victoire, qui, à l'époque, n'était qu'un cul-de-sac avec deux ruelles perpendiculaires au fond, également en impasse.
Cet obus provoqua un incendie qui se propagea très vite car le quartier était constitué d'un seul pâté de maisons très anciennes. Celui-ci gagna bientôt les immeubles Aloyse Muller, Louis Dietrich, la grange et l'écurie de M. Muller, la maison Jules Schuller, où avait habité la famille Joseph Jung, et les maisons de familles Albert Bernhart, veuve Kling et André Zibolt. Faisant fi du danger, les pompiers, sous le commandement de M. Kleim, combattirent le feu, rejoints par des civils et des militaires.
Malheureusement, ils ne disposaient que d'une modeste pompe à main alimentée par la fontaine publique. Les tuyauteries gelèrent très vite, car neige et froid glacial sévissaient (-18°). Afin de poursuivre le combat du feu, une chaîne de solidarité humaine se mit en place pour se passer les seaux d'eau de main à main. On y vit des femmes, dont les vêtements étaient entièrement gelés par l'eau, qui continuèrent stoïquement à aider.
Un quart d'heure s'était écoulé depuis le début de l'opération de sauvetage, qu'un nouvel obus éclata au milieu des pompiers, des militaires et des civils. Ce fut alors un véritable carnage : sept pompiers et une dizaine de soldats furent tués sur le coup, deux autres civils devaient succomber à leurs graves blessures quelques jours plus tard. Six autres habitants furent grièvement blessés, dont deux restèrent infirmes. M. Joseph Braun perdit la vue et Mlle Zibolt fut amputée d'un pied.

Hommage à la Croix Blanche

Il faut rendre ici un hommage tout particulier aux membres de la Croix Blanche, section bien structurée qui existait à Wintzenheim avant la guerre et fut transformée en Croix Rouge pendant la guerre. Auguste Klein en fut le président, tandis que le Dr Oppenheimer en a été le conseiller technique. Les membres de cette section ont eu un mérite particulier lors de ce fait tragique, car ils ont pu sauver la vie à plus d'un compatriote. Qu'ils en soient honorés. Voici la liste des tués de cette terrible nuit d'épouvante : les pompiers Paul Riedinger, Paul Parmentier, Émile Zehler, Joseph Jung, Frédéric Joerg, Eugène Meyer, les civils Jules Schuller et son fils Pierre, Eugène Zibolt et Albert Bernhart. Le 2 février 1945, l'occupant n'opposa qu'une faible résistance, la pièce était jouée. Les troupes alliées n'eurent pas grand mal à déloger l'occupant. C'est à peine si quelques coups de feu furent tirés de part et d'autre. Et pourtant Wintzenheim avait souffert.

Vingt chars «Sherman»

Le 12 janvier, les batteries US, installées à l'observatoire des Trois-Épis, avaient canonné la cave à bières Molly qui abritait le quartier général allemand du secteur. Tous les obus ne touchèrent pas leur but, et il y eut une dizaine de morts parmi la population civile, les pompiers et secouristes, sans compter plusieurs maisons détruites par les tirs. Le dénouement était pourtant proche. Dans les derniers jours de janvier, les Allemands firent mine de résister à Wintzenheim : des tranchées furent creusées, des arbres abattus en travers des routes, toutes sortes de chicanes élevées. Pour essayer d'enrayer l'avancée des troupes alliées, les Allemands érigèrent trois barrages antichars dans les rues Clemenceau, de Turckheim et du Logelbach. Ces barrages étaient érigés à l'aide de grumes et de pierres tombales provenant du cimetière israélite sauvagement saccagé.
Enfin, le 2 février, vers 16h15, les blindés français atteignirent les quartiers périphériques du village et traversaient quelques minutes plus tard les rues de Wintzenheim sous les acclamations délirantes de la population. Une colonne de 20 chars Sherman, des chars de combats plus petits et d'automitrailleuses avait remporté la lutte de haute victoire. Malheureusement, au-delà de la libération, la mort continua de rôder autour du village qui fut, pendant plusieurs jours encore, le point de mire des mortiers de la Wehrmacht. Mais c'était là le dernier soubresaut de la guerre qui s'éloignait. Wintzenheim pouvait enfin songer à panser ses blessures.

Source : Sven Bachert, DNA du samedi 31 janvier et L'Alsace du mardi 3 février 2004


Logelbach - L'établissement Caroline-Binder s'agrandit

Ce vendredi 13 février a marqué une étape importante pour la Pouponnière de Logelbach qui a officiellement été baptisée «Établissement Caroline-Binder», du nom de la fondatrice de la maternité en 1885.

(extraits)

Les fonctions de «La Pouponnière» ayant beaucoup évolué au cours des dernières années, le nom de l'établissement était devenu obsolète, aussi le conseil d'administration a-t-il décidé de le baptiser «Établissement Caroline-Binder» en hommage à celle qui avait fondé en 1885 une maternité pour les jeunes mères célibataires rejetées par la société et leurs familles. Caroline Binder leur procurait si possible du travail et les mettait en contact avec des personnes bien intentionnées.
Hier à l'occasion de ce baptême, l'on relevait dans l'assistance la présence de Madeleine Schaller, née Ribstein, ainsi que de l'épouse du docteur Bernard Ribstein, tous les deux des descendants de Caroline Binder, qui était leur arrière-grand-tante.

Source : S.B., DNA du samedi 14 février 2004


Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne - La fin d'un long parcours

Après plus de 20 ans, le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne (NDBA) vient de connaître, avec le fascicule 42 consacré à la fin des patronymes de Zo à Zy sa (provisoire) conclusion.

(extraits)

Le dernier numéro commence par la présentation d'Émile Daniel Zoegger, général de division né à Wissembourg en 1831, et termine par celle du musicien Hartwig Zysich, mort à Strasbourg en 1712. Au fil des pages, on fait la connaissance de la dynastie des Zorn et celle des Zuber en découvrant au passage un portrait d'Amélie Zurcher (1858-1947), une célibataire entreprenante qui, après un rêve prémonitoire, réussit à faire découvrir le gisement de potasse de Wittelsheim. Quelques exemples d'une entreprise unique en France, l'Alsace étant la seule, si on en croit la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace, à avoir entrepris ce que le président d'honneur, Marcel Thomann, nomme une « singulière aventure collective ».

450 collaborateurs bénévoles

Celle-ci fut motivée par « un phénomène spécifique au destin alsacien », suite aux changements successifs de nationalité et de langue. Des aléas de l'histoire ayant rendu la recherche historique plus difficile pour les chercheurs d'aujourd'hui et encore plus de demain. D'où le « devoir de mémoire » concrétisé par de nombreux représentants de la génération d'universitaires bilingues et formés à l'écriture gothique.
Quelque 450 collaborateurs dont 80 fidèles, tous bénévoles, ont depuis 25 ans visé le même but : répertorier dans 11 4000 notices, de longueur variable, ceux ayant été « des bâtisseurs de notre histoire », suivant la formule de l'actuel président et rédacteur en chef du NDBA, Jean-Pierre Kintz. Un objectif toujours d'actualité, même si ses critères ont évolué ces dernières années et seront encore appelés à le faire pour les quatre suppléments devant paraître en 2004 et 2005. De quoi satisfaire les 800 abonnés, une bonne partie étant des universités du monde germanique ou anglo-saxon.

Sportifs, Miss France, chefs d'entreprise

Au départ, en 1878, l'idée était de reprendre et d'enrichir le « Dictionnaire de biographie des hommes célèbres de l'Alsace » paru vers 1910, dû au Frère Édouard Sitzmann, de la congrégation enseignant à Matzenheim. Une oeuvre dont la sur-représentation en ecclésiastiques et la sous-représentation d'autres composantes de la société devait marquer les premiers fascicules. Des illustrations furent progressivement introduites comme des corrections de stratégie : ainsi, « notre réflexion sur la guerre nous a amenés à parler davantage des résistants », note Georges Foessel.
Une réflexion qui était mûre lorsque les notices de la lettre W furent rédigées, ce qui permet aux lecteurs du NDBA de connaître Marcel Weinum et Georges Wodli, tous deux exécutés par les nazis. Quant à Alphonse Adam, qui connut le même tragique sort, il ne sera pas oublié, mais fera partie des personnalités reconnues dans les futurs suppléments du NDBA. Comme d'autres personnes ou groupes : « Ce sera plus équilibré, on sortira de l'Église, de la robe et de l'épée, » résume l'historien François Uberfill. [...]

Ouvrages en préparation

Et après ? Le projet de cédérom qui rendrait la consultation plus pratique est caressé. Mais rien ne presse, vu le stock d'ouvrages au siège, même si les patronymes étudiés figureront sur le site Internet (*) de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace. Celle-ci envisage de publier des petits guides pratiques : comment étudier l'histoire d'une commune, typologie de poids et de mesures de l'ancienne Alsace...
Deux ouvrages d'importance sont également en préparation sur les monastères d'Alsace et les termes juridiques anciens.

Source : Marie Brassart-Goerg, DNA du mardi 17 février 2004

* www.alsace-histoire.org


Le dernier voyage du tramway électrique Colmar-Wintzenheim en février 1960, ici sur le pont de la gare à Colmar (collection Guy Frank)

Séquence émotion à la Bibliothèque : un tramway nommé souvenir

Ils étaient plus de 120, mardi soir, à avoir répondu à l'invitation de la Bibliothèque municipale et de la TRACE, à l'occasion de l'inauguration de l'exposition « Un tramway nommé souvenir ».

(extraits)

Pas d'ennuyeux discours de circonstance devant un parterre de personnalités « obligées ». Mais la fougue d'un Francis Guth, conservateur, racontant le travail de collecte de ses collaborateurs au service d'une mémoire collective : la bibliothèque ouverte sur la ville, sur la vie, sur ce tramway qui fut le quotidien des Colmariens plus d'un demi-siècle durant. « Presque leur outil de travail (en tous cas l'outil qui leur permettait de se rendre au travail) où, tous unis au sein d'une classe unique, chacun connaissant chacun, on cultivait la convivialité ».

On a longuement discuté du prix du billet : 50 cts, 1 F ?... « 2 F, sûr », affirme Charles Lederlé, ancien wattmann (ou « tramschaffner », comme on disait à Colmar à l'époque). Là, c'est un autre usager qui se souvient qu'à l'époque, les passagers connaissaient le nom des contrôleurs. « Qui connaît aujourd'hui les noms des chauffeurs de bus ? »
Le tram de la ligne de Wintzenheim, les péripéties hivernales des aiguillages gelés, l'inconfort des banquettes en bois... mais aussi les parties de rigolade avec les autres passagers que l'on connaissait bien : autant de thèmes ou d'anecdotes cocasses pour une longue séance « souvenirs » autour d'une exposition pour laquelle il convient de saluer le travail des collaborateurs de Francis Guth.

Source : M.T., DNA du jeudi 19 février 2004


Conseil de fabrique de la paroisse St-Laurent - Christiane Majer succède à Marcel Groelly

Même longuement mûrie et préparée, la retraite pour un président de conseil de fabrique est toujours un moment d'intense émotion.

(extraits)

Les manifestations du 150e anniversaire de la pose de la première pierre de l'église St-Laurent placées sous le thème générique « église d'hier et église d'aujourd'hui » auront été en 1992 un temps fort du mandat de Marcel Groelly. Dans le même ordre la rénovation de la Chapelle Notre-Dame du Bon-Secours en 1992, la rénovation de l'orgue St-Laurent en 1998, l'installation d'une nouvelle sonorisation à l'église St-Laurent en 1996, et dernière en date la rénovation de la chapelle de semaine. Évoquant l'ADEIF et le site de la Chapelle des Bois, Marcel Groelly souligna que cette dernière mérite des travaux de rénovation. Une opération « Sauvons la Chapelle des Bois » pourrait être montée.
Avant de passer le flambeau à son successeur Christiane Majer, le président Groelly évoqua le projet phare que la nouvelle présidente aura à mener à bien : la restauration de l'église et de l'orgue St-Laurent, en partenariat avec les collectivités locales et territoriales.

Pour le bâtiment dont l'entretien incombe à la municipalité, des travaux extérieurs de couverture, d'étanchéité, de renouvellement des portes d'accès etc. sont incontournables, et ceci, avant de passer à la rénovation et à la restructuration de l'intérieur : des peintures à refaire, des aménagements à revoir.
Quant à l'orgue, après une première restauration qui a eu le mérite de remettre en valeur la sonorité des jeux, il s'agit maintenant de passer au deuxième stade, à savoir la réparation complète des sommiers. Sans l'exécution de ces travaux, l'orgue est à court terme inutilisable.

Source : Sven Bachert, DNA du vendredi 20 février et L'Alsace du samedi 21 février 2004


Colmar - Du péage au Portail

Chacun à Colmar connaît l'ancienne Maison des chômeurs et son entrée encadrée de piliers, à deux pas du gymnase de l'école Pfister, route de Wintzenheim.

(extraits)

Construit en 1908, le petit édifice servait d'octroi : c'est là qu'on payait pour les marchandises qu'on souhaitait faire entrer en ville. D'autres maisons avaient la même fonction au nord de Colmar, ou au carrefour de la route de Bâle et de la rue de la Semm, où l'on peut toujours déchiffrer l'indication « octroi ». L'impôt a été supprimé par les occupants allemands en 1940. Quant à la bâtisse de la route de Wintzenheim, elle a encore été utilisée, dans les années trente, comme logement de service pour le personnel des usines municipales de Colmar. Au fil des ans, elle aurait toujours été habitée, que ce soit plus ou moins légalement d'ailleurs. Enfin, rappelle une Colmarienne, et l'exposition en place à la bibliothèque municipale de Colmar apportera peut-être un éclairage supplémentaire : jusqu'à la suppression du tramway il y a une quarantaine d'années, la petite maison était aussi un arrêt sur la ligne qui menait les usagers de Colmar à Wintzenheim…

Source : Dom. Poirier, L'Alsace du jeudi 26 février 2004


Guy Daesslé élu conseiller général du canton de Wintzenheim

Wintzenheim retrouve son fauteuil au conseil général - Sibler et Haeffelé avant Daesslé

Depuis 1967 et la réélection aux cantonales de Robert Sibler, alors maire de Wintzenheim (voir encadré), aucun premier magistrat du chef lieu de canton n'avait occupé le fauteuil de conseiller général. La victoire de Guy Daesslé est donc un tournant dans la vie du canton qui était dirigé depuis un quart de siècle par Pierre Knittel, de Wettolsheim.

Encadré :

Robert Sibler fut élu en 1960 et 1967 au poste de conseiller général. Maire de Wintzenheim, il démissionne de ce poste en 1972 mais se représente aux cantonales avec succès, un an plus tard en 1973.
Depuis, aucun maire du chef lieu de canton n'a été élu conseiller général. Avant l'ère Sibler, un autre maire de Wintzenheim, Auguste Haeffelé, a occupé ce fauteuil au département de 1955 à 1960.
Outre Pierre Knittel, un autre maire de Wettolsheim a été conseiller général. Il s'agit de Émile Floranc qui fut élu de 1949 à 1955. Léon Beyer, maire d'Eguisheim, fut le dernier conseiller général du canton avant la guerre.

Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du mardi 30 mars 2004


Photo Claude Kling, 3 avril 2004

Wintzenheim - Éloge de l'amitié

C'est à la mairie de Wintzenheim que se sont rencontrés les groupes de travail sur les échanges entre Wintzenheim et Remiremont le samedi 3 avril. Deux temps ont rythmé la journée, l'un s'articulant autour des actions vécues et innovantes, l'autre plutôt orienté vers la découverte du patrimoine historique et riche de la ville.

(extraits)

Des propositions concrètes d'échanges faites par les associations et les acteurs locaux ont permis de créer une nouvelle dynamique donnant vie et corps aux projets. Certaines dates ont été retenues : la Société d'histoire organise un déplacement à Remiremont début octobre.
L'après-midi était consacrée à la découverte d'une facette du patrimoine religieux de la cité avec une visite de la synagogue assurée par M. Schwab. Un bref retour dans le passé, puisque la première trace de la communauté juive est signalée dès le XIIIe siècle dans la ville.
Renseignements et infos sur le site Internet : www.wintzenheim-echange.info

Source : DNA du mardi 6 avril et L'Alsace du vendredi 9 avril 2004


Photo Guy Frank, 18 avril 2004

Hohlandsbourg - Une grue pour l'Oberschloss

Au château de Hohlandsbourg, les travaux de consolidation de l'Oberschloss débutent pour une année de rénovation. Une grue a été dressée sur le site.

A peu près complètement ruiné au XVIIe siècle, aujourd'hui en grande partie dégagé, partiellement consolidé, le logis supérieur dit Oberschloss est inaccessible aux visiteurs. L'étude archéologique a montré qu'il s'agissait de la partie la plus ancienne du château, plutôt authentique. Pour être, à l'origine, la partie la plus spectaculaire du château, il est aujourd'hui à peu près incompréhensible pour le profane, étant perçu comme un rocher plus que comme un logis. Le projet prévoit d'améliorer sa lisibilité, de le restaurer et d'en permettre l'accès au public.

Les étapes de la restauration

Restauration en stricte conservation des parties authentiques de la ruine (murs sud et est, refends). Travail sur la silhouette pour faire en sorte que l'Oberschloss se lise de nouveau comme une construction et non comme un rocher (avec en particulier le remontage partiel du donjon). Travail sur le mur nord traité comme un belvédère, surplombant à la fois le logis (vers le sud) et la plaine (vers le nord). Mise en place d'un petit escalier de charpente, dans l'angle nord-est du logis (où était situé l'ancien accès) pour permettre de grimper sur ce mur nord.
S'agissant des vestiges effondrés dans le fossé nord, l'étude archéologique a montré qu'il s'agissait non d'une tourelle, mais d'une partie du parement du donjon qui a roulé lors du minage du logis au XVIIe siècle. Le projet prévoit une mise en scène de l'événement : le vestige sera déplacé au pied du donjon et une brèche correspondant à son négatif exact sera taillée dans les parements du donjon.

Source : DNA du vendredi 9 et L'Alsace du dimanche 11 avril 2004


Photo Daniel Imbert, 5 avril 2004

Réfection des cloches à l'église Saint-Laurent

Une cloche fendue de l'église Saint-Laurent a été réparée. La commune a fait entreprendre la réfection des abat-sons, et la réparation de la cloche principale, ainsi que des marteaux des cloches.

Source : L'Alsace du dimanche 11 avril 2004



Wintzenheim - Festoyer au château

Le Syndicat mixte d'aménagement du Château du Hohlandsbourg, l'association Top Arts et l'Auberge du Hohlandsbourg proposent des soirées dîners théâtralisés au château. Le contexte historique : 1562, Lazare de Schwendi, célèbre homme d'état et militaire, au service de la famille des Habsbourg, devient propriétaire du château du Hohlandsbourg. En militaire qu'il était, Lazare de Schwendi s'intéressa bien entendu grandement au vieux château qu'avaient négligé ses prédécesseurs et dont il mesurait l'importance stratégique en cas de guerre. En 1569, de retour de guerre de Hongrie, où il commandait avec succès l'armée impériale contre les turcs, Lazare de Schwendi, parvenu à l'âge de 40 ans, se retira au château du Hohlandsbourg. À cette occasion, pour fêter son retour sur les terres alsaciennes, ses serviteurs donnèrent un divin banquet, dont les mets exquis, mitonnés à partir de recettes du XVe siècle, rivalisaient avec le raffinement de l'ambiance recréée pour le bon plaisir des invités. Cette soirée inoubliable, pleine de rebondissements et d'humour est composée d'un repas entrecoupé de saynètes théâtralisées.

Source : L'Alsace du vendredi 30 avril 2004


Wintzenheim - La société d'histoire en assemblée

Au cours de l'année écoulée, des membres de la Société d'Histoire de Wintzenheim se sont beaucoup investis dans la vie de Wintzenheim. On se souvient de la fête des Caves à bière : Guy Frank, avec un groupe, a pris une part très active dans l'organisation de ces festivités. Cette manifestation a trouvé un prolongement dans l'édition d'un ouvrage : « Caves à bière — Le Bierkeller de Wintzenheim » par Guy Frank. En automne, l'association était présente lors de la Journée des Associations et de la Fête du GSW. En commun avec la Société d'Histoire Wickram de Turckheim, la société d'histoire de Wintzenheim a tenu un stand au Salon du Livre de Colmar. Par une soirée hivernale, Gérard Leser est venu charmer un nombreux public en racontant contes et légendes sur les elfes et nains qui peuplent nos montagnes et forêts. Tout au long de l'année, Charles Schillinger et Jacqueline Piselli accueillent les personnes, les premiers lundis du mois, de 14 à 18 h, pour les guider dans leurs recherches.

Un annuaire en préparation

Depuis plusieurs mois, une équipe est au travail pour la préparation de l'Annuaire 2004 – N° 8 et la diffusion de l'ensemble des ouvrages de la société d‘histoire. Tout ceci ne représente qu'une partie des activités des membres de l'association, qui ont de nombreuses recherches et travaux en chantier. La Société d'Histoire établira le bilan de ses activités et exposera les projets pour l'année à venir au cours de son assemblée générale le vendredi 14 mai 2004, à 20 h, dans la Salle du Conseil, à l'Hôtel de Ville de Wintzenheim. Outre l'ordre du jour habituel de l'assemblée générale, la réunion sera l'occasion de présenter la nouvelle édition de l'Annuaire N° 8 – 2004. Membres et amis, sont cordialement invités à y prendre part.

Source : L'Alsace et les DNA du samedi 8 mai 2004


Le site Jaz à Wintzenheim (photo aérienne Guy Frank - 14 avril 2001)

Jaz - Depuis 1954 à Wintzenheim

Reprise depuis 1951 par Jaz SA, la société alsacienne de précision (SAP) s'implante trois ans plus tard à Wintzenheim sur un terrain de 40.000 m2. L'usine fabrique des articles d'horlogerie qui sont vendus dans le monde entier. En 1975, Jaz SA opère une fusion-absorption de sa filiale SAP.
A cette époque, un réveil électronique sort de l'usine de Wintzenheim toutes les quatre secondes ! Avec 820 salariés, Jaz est la 14e entreprise du Haut-Rhin, la 23e de la Région. Elle fabrique la quasi totalité des réveils et pendules électroniques et à quartz vendus par Jaz en France et dans le monde.
Quatre ans plus tard, Matra devient le principal actionnaire de Jaz SA. En 1981, un accord entre Matra et Tandy débouche sur la fabrication de micro-ordinateurs. En 1983, Matra micro systems annonce son intention de mettre un terme à la production horlogère. Un an plus tard, les entreprises SPW (société de production de Wintzenheim) et MD (Matra Datasystème) voient le jour.
En 1991, Louis Adolph rachète la SPW et réhabilite les 18.000 m2 du site industriel qui devient alors une zone d'activités et de services.

Source : Nicolas Roquejeoffre, DNA du vendredi 14 mai 2004

Nota : lire aussi "Quelques documents sur la SAP, l'ancienne usine JAZ de Wintzenheim (Guy Frank)" dans l'Annuaire n° 4 - 2000 de la Société d'Histoire de Wintzenheim


Wintzenheim - La belle vitalité de la Société d'histoire

Vendredi 14 mai, membres et amis de la Société d'histoire de Wintzenheim se sont retrouvés dans la salle du conseil de l'hôtel de ville pour y tenir l'assemblée générale et assister à la présentation de l'annuaire 2004.

Réunie en assemblée générale, la Société d'histoire a fait le point de ses travaux et présenté son nouvel annuaire (photo Daniel Imbert)

La première partie de la réunion fut donc consacrée au rappel des actions accomplies au cours de l'année écoulée : travaux de recherche divers des membres, publication d'un annuaire, permanences de l'archiviste les premiers lundis du mois de 14 h à 18 h, participation aux activités de la vie associative locale (journée des associations, fête du GSW) et de la Fédération des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace.
Le bilan financier présenté par le trésorier prouve la vitalité de la société.
La suite de la réunion fut l'occasion de présenter activités et projets pour 2004 : poursuite de travaux de recherches, publication d'un annuaire, poursuite de l'inventaire des petits monuments ruraux ainsi que des maisons et immeubles ayant un caractère historique, participation au Salon du livre de Colmar, en collaboration avec la municipalité et d'autres partenaires préparation d'une exposition à l'occasion du 60e anniversaire de la libération, projets de visite à Remiremont, de conférences...
L'assemblée générale a également pourvu au renouvellement du tiers sortant du conseil d'administration : Jacqueline Strub et Charles Schillinger voient leur mandat renouvelé, Guy Frank et Arnold Pfaff entrent au conseil d'administration. Ludovic Conte et Pierre Teyssier sont désignés pour réviser les comptes.
La deuxième partie de la soirée fut consacrée à la présentation de l'annuaire 2004-N° 8, un ouvrage riche, aux articles abordant des sujets très divers, que nous présenterons dans le détail dans une prochaine édition.

Source : DNA du vendredi 21 mai et L'Alsace du samedi 22 mai 2004


Lucien Goetz (photo Guy Frank, 24 février 2003)

Vient de paraître : l'annuaire de la Société d'histoire

Le nouvel annuaire de la Société d'histoire, présenté lors de la récente assemblée générale (DNA du 21-5), tient comme toujours ses promesses et comporte, une fois de plus, un sommaire impressionnant avec une multitude d'articles sur l'histoire de la commune, fruit des recherches d'une dizaine de ses membres passionnés.
L'ouvrage s'ouvre sur un hommage au président d'honneur de la société, Lucien Goetz, décédé le 3 février 2004. Gérard Lincks rappelle son engagement dans la Résistance durant la seconde guerre mondiale, sa vie militaire et sa carrière dans l'Education nationale. Mais Lucien Goetz était aussi engagé dans la vie de la cité, membre du conseil municipal de 1977 à 1995, actif au Club vosgien, président de l'UNIAT et de l'ARAC (anciens combattants).
L'archiviste Charles Schillinger s'est attaché à retracer l'histoire du notariat de Wintzenheim des origines à nos jours. On apprend ainsi que jusqu'en 1791, on trouve en Alsace des notaires royaux, des notaires apostoliques, des notaires subalternes et des tabellions juifs. La loi du 6 octobre 1791 unifie ces fonctions en une seule, celle de notaire public. Charles Schillinger présente en détail les 16 notaires publics titulaires de l'étude de Wintzenheim depuis 1798.
Pierre Texier, de Gerstheim, propose une étude complète sur les Savoyards qui ont fait souche ici, aux 17e et 18e siècles, tels les Chaffard devenus les Schaffar, et bien d'autres. Cet article est complété par une série de notes rédigées par Paul Guichonnet, de Bonneville, qui apporte des éclaircissements sur les causes de l'émigration savoyarde vers l'Alsace et l'origine des noms patronymiques des émigrants venus à Wintzenheim.
Jacqueline Piselli retrace la triste destinée d'un de ses ancêtres, Jean-Jacques Anthony, hussard de l'Empereur.

La vie juive en Alsace

Auguste Widal, enseignant, universitaire et écrivain, a fait connaître au loin son attachement à Wintzenheim où il est né dans une famille juive en 1822. Dans cette biographie, Sabrina Dufourmont nous apprend que c'est sous le pseudonyme de Daniel Stauben que Widal publie les « Scènes de la vie juive en Alsace », un recueil de lettres sur les mœurs alsaciennes rédigées entre 1851 et 1853.
Sabrina Dufourmont propose également une première partie de son mémoire de maîtrise, portant sur la perception du juif dans le roman alsacien et mosellan du XIXe siècle. Il s'agit d'une étude comparative des oeuvres d'Auguste Widal, Erckmann-Chatrian et Alexandre Weill. Outre les communautés étudiées dans ces romans, en particulier celles de Phalsbourg, Wintzenheim et Schirrhoffen, ces textes permettent de découvrir les multiples facettes de la vie juive alsacienne.
Poursuivant sa série « Witzenheim - Images d'hier et d'aujourd'hui » entamée en 2001, Guy Frank propose deux belles photos du clocher de l'église Saint-Laurent vu depuis la rue de la Brasserie. L'une date de 1943, l'autre de 2003 : ce sont donc 60 ans qui séparent ces deux clichés pris sous le même angle. Et comme, au premier plan, on y aperçoit la maison située 2, rue des Vignerons, Guy Frank a enchaîné sur l'histoire du commerce de fruits et légumes de Georges Roth, fermé en 1962 et dont les anciens se souviennent. Cet article est le premier d'une nouvelle série intitulée « Les commerces d'antan ».
Dans le cadre de ses recherches consacrées à l'histoire de la photographie dans la cité, Guy Frank publie la biographie du photographe Alphonse Voegtli (1900-1984) auquel l'on doit des centaines de documents illustrant une large période comprise entre 1913 et 1967.
Jacqueline Strub raconte l'histoire de l'Arbre de la Liberté et explique qu'il a été planté en bordure de la rue Clemenceau le 14 juillet 1919, à l'emplacement d'une ancienne fontaine à balancier.

Revue de presse

En 1926, le président du Conseil, Raymond Poincaré, à l'issue d'un voyage officiel à Colmar, visite la classe unique de la petite école de La Forge. Paul-André Cattin relate cette visite qui n'a laissé que peu de traces, si ce n'est un paragraphe dans les « Colmarer Neueste Nachrichten » de l'époque.
L'article « nostalgie » de cet annuaire est signé d'Emile Zippert, qui raconte par le menu sa promenade historique sur les hauteurs de Wintzenheim où lieux-dits, anecdotes, légendes se mêlent à quelques considérations historiques.
Pour terminer, l'annuaire consacre quelques pages au « Petit Journal Illustré » qui passe en revue les principaux articles parus dans la presse en 2003, consacrés à l'histoire et au patrimoine culturel de Wintzenheim. Ce travail de dépouillement quotidien, réalisé par Guy Frank tout au long de l'année, permet de mesurer la place que les journaux accordent à l'histoire de la commune.
Le nouvel annuaire de la Société d'histoire comblera aussi les amateurs de photos et de souvenirs, car il comporte près de 80 illustrations, et cela ajoute à son intérêt. Parmi les auteurs de photos, on relève les noms de Christiane Frank, Yannick Frank, Daniel Imbert, Gaby Meyer, Thierry Struss et Gérard Zehler. Et tout cela en quelque 100 pages pour un prix inchangé de 16 euros. L'ouvrage est disponible à la mairie de Wintzenheim et dans les points de vente habituels depuis lundi. Pour les envois postaux, ajouter 5 euros et adresser la commande au siège : Société d'histoire de Wintzenheim, 4, rue du Raisin, 68920 Wintzenheim.

Source : DNA du samedi 22 mai 2004


Syndicat mixte du Hohlandsbourg - Guy Daesslé, nouveau président

Sans surprise, le maire de Wintzenheim et conseiller général du canton a été élu hier soir président du syndicat mixte d'aménagement du château du Hohlandsbourg.

En l'absence de Pierre Knittel, Charles Wilhelm, doyen de l'assemblée et vice-président du conseil général, a ouvert la réunion du syndicat mixte d'aménagement du Hohlandsbourg qui se tenait hier soir sur le site. Avant de passer au vote du nouveau président, l'élu a souhaité rendre hommage à Pierre Knittel, qui a présidé le syndicat « avec compétence et passion ». « Nous trouverons une occasion pour l'honorer dignement ».
Seul candidat au poste de président, le nouveau conseiller général Guy Daesslé a été élu sans surprise. « Très touché » par ce vote, le maire de Wintzenheim espère « être digne de la confiance » que lui font les membres du syndicat. « Je salue Pierre Knittel. Même si nous n'étions pas toujours d'accord, j'ai toujours respecté son travail et l'évolution donnée à ce château », a ajouté Guy Daesslé.
L'assemblée a ensuite procédé au vote du bureau qui se compose de quatre vice-présidents (Charles Wilhelm, Odile Uhlrich-Mallet, conseillère régionale, Lucien Muller, maire de Wettolsheim, et Etienne Bannwarth, conseiller général), d'un secrétaire (Édouard Leiber, maire de Husseren-les-Châteaux) et de deux assesseurs (Pierre Hussherr, maire d'Eguisheim et Serge Nicole, premier adjoint à Wintzenheim).

Source : L'Alsace et les DNA du mercredi 2 juin 2004


La traditionnelle cérémonie du souvenir du lundi de Pentecôte (photo DNA)

L'ADEIF à la Chapelle des Bois

L'annuelle cérémonie du souvenir de la section ADEIF de Wintzenheim s'est tenue comme le veut la tradition, lundi de Pentecôte, au mémorial de la Chapelle des Bois.

La cérémonie a été une nouvelle fois un temps fort dans la vie de l'association et un moment de recueillement. La manifestation a attiré une nombreuse assistance. On notait la présence de Guy Daesslé, conseiller général et maire de Wintzenheim, accompagné d'adjoints et conseillers municipaux, de représentants des associations locales, du groupement haut-rhinois de l'association des évadés et incorporés de force, Charles Stoecker, Paul Ritzenthaler, Marcel Spindler et des sections amies.
L'office religieux embelli par les chorales Sainte-Cécile de Wintzenheim et Wettolsheim réunies, ainsi que par les sonneurs de trompes de chasse de La Vaillante, a été concélébré par le curé-doyen de Wintzenheim, François Menny. La quête effectuée durant l'office est destiné à la rénovation de la toiture de la Chapelle des Bois.
Après la messe, le président de la section ADEIF, Antoine Abt a convié l'assistance au vin d'honneur. Il a remercié tous ceux et celles qui oeuvrent tout au long de l'année pour que soit entretenu et que vive ce site de la Chapelle des Bois. A midi, on a dégusté la traditionnelle soupe aux pois et l'après-midi, profité des conditions météorologiques relativement agréables : de nombreux promeneurs ont rejoint le site pour passer un bon moment dans ce cadre de verdure entretenu par les membres bénévoles de l'ADEIF, avec le concours de la ville de Wintzenheim.

Source : DNA du jeudi 3 juin 2004


Pot en grès Mukôzuke, plat d'accompagnement peint avec des motifs de cercles entrelacés, datant du début du 17e siècle. Il s'agit d'une céramique japonaise ancienne provenant de la donation de Mme Langweil, conservée par le Musée d'Impression sur Étoffes de Mulhouse (photo Guy Frank, 5 juin 2004 au CEJA Colmar) 

Exposition : Histoire de céramiques

Le Centre d'études japonaises d'Alsace présente à Colmar des céramiques anciennes et contemporaines. Parmi les pièces exceptionnelles figurent celles du Musée d'impression sur étoffes de Mulhouse, objets usuels du XVIIe siècle exposés pour la première fois.
Le Centre d'études japonaises d'Alsace (Ceja) inaugure ces jours-ci, à Colmar, un nouveau rendez-vous annuel baptisé « Créations Japon ». Sa finalité : faire découvrir les arts majeurs nippons et entretenir un dialogue artistique entre l'Alsace et le Japon.
Cette première édition est consacrée à la céramique, un art esthétique et usuel millénaire. La céramique japonaise est née vers 12 000 avant notre ère, sept siècles avant l'apparition de la céramique en Occident. C'est la toute première manifestation artistique connue dans l'archipel. Aujourd'hui, les céramiques japonaises ont acquis le statut d'œuvres d'art et ont une large influence dans le reste du monde.

Confisquée par Goering

Autour de cette exposition de céramiques anciennes et contemporaines gravitent de nombreuses animations destinées aux amateurs de poterie, adultes et enfants. La modernité est évoquée par les oeuvres variées de quatre artistes de haut niveau : Suzuki Gorô, Tanaka-Audras Harue, Suzuki Aisaku et Unuma-Linck Mayumi. Le passé se visite, quant à lui, à travers douze pièces du XVIIe siècle issues des collections du Musée d'impression sur étoffes de Mulhouse.
Ces céramiques provenant de différentes régions du Japon ont été authentifiées l'an passé seulement, un peu par hasard, lors de la visite de Nicole Coolidge-Rousmanière, directrice du Sainsbury Institute de Londres. Grâce à Jacqueline Jacqué, conservatrice du musée mulhousien, elle a pu identifier chaque pièce avec l'aide d'un expert japonais.
Mais comment ces bols à thé et ces petites boîtes à encens, ornés ou non, sont-ils arrivés à Mulhouse ? Les étiquettes indiquent que ces pièces appartenaient à Florine Langweil (1861-1958), une alsacienne née à Wintzenheim, devenue une antiquaire réputée en art asiatique. « Elle commandait des fouilles en Chine. Elle est devenue un des rares antiquaires à vendre de tels objets à Paris », explique Jacqueline Jacqué. Sa collection d'art asiatique lui a été confisquée par Goering en 1941 avant qu'elle ne la retrouve en 1949. Elle donna de nombreux objets de cette « collection fabuleuse » aux musées strasbourgeois, au musée d'Unterlinden et une grande partie de ses céramiques japonaises et chinoises à la Société industrielle de Mulhouse, fonds actuellement géré par le Musée d'impression sur étoffes.

Source : Franck Buchy, DNA du vendredi 4 juin 2004


60e anniversaire de la Libération

La ville de Wintzenheim organise une grande exposition au gymnase scolaire de Wintzenheim du 19 au 22 février 2005, pour commémorer le 60e anniversaire de la libération de la commune le 2 février 1945.
Un comité de pilotage travaille d'ores et déjà sur l'organisation de cette exposition, sous la direction de Didier Scherrer, adjoint au maire. La société d'histoire y est représentée par son président, Gérard Lincks et par Guy Frank. Une série d'articles sont en cours de rédaction qui devraient faire l'objet d'une publication à la fin de cette année. Le comité lance un appel à tous les habitants de Wintzenheim qui disposeraient de photos, d'archives, de documents ou objets se rapportant à cette période de notre histoire. Pour tout contact, merci de vous adresser à Christian Buhler, chef du service des affaires culturelles à la mairie de Wintzenheim. Tél : 03.89.27.94.94.
Pour l'illustration de certains articles, Guy Frank recherche d'urgence des photos des canons et mortiers allemands en place à Wintzenheim et à Saint-Gilles en 1944-45 ; des chars entrés à Wintzenheim le jour de la libération le 2 février 1945 ; un portrait de René Schmitt (mort à Dachau le 2 juillet 1944) ; une image de décès ou un portrait de Marie Blauler, Joseph Jung, Claude Comarlin, Alice Zibolt et Eugène Zibolt, victimes de l'incendie de la rue de la Victoire le 12 janvier 1945. Prendre rendez-vous par l'intermédiaire de Christian Buhler à la mairie.

Source : DNA du mercredi 9 juin et L'Alsace du mercredi 16 juin 2004


Wintzenheim - Société d'Histoire et Fête des Pères

Pour la fête des pères, la Société d'histoire de Wintzenheim suggère quelques idées de cadeaux : un choix entre neuf ouvrages de qualité consacrés à l'histoire de Wintzenheim, de Logelbach et de La Forge.
Tout d'abord, le dernier paru, l'Annuaire n°8 - 2004, disponible depuis quelques semaines. Il propose 14 articles, consacrés notamment à Lucien Goetz, qui nous a quittés en février dernier, au notariat de Wintzenheim, aux émigrants savoyards qui se sont établis dans notre commune aux XVIIe et XVIIIe siècles, à l'histoire insolite d'un hussard de l'empereur Napoléon, etc... Le tout abondamment illustré, pour le prix inchangé de 16 €.
La société d'histoire dispose encore de quelques exemplaires de l'ouvrage de Guy Frank, consacré aux caves à bière et plus particulièrement à l'histoire de la brasserie et du Bierkeller de Wintzenheim. Ce livre de 128 pages lui aussi abondamment illustré, rappelle que ces caves ont aussi servi de champignonnières, puis d'abris durant la guerre. Prix : 27 €.
Ces documents sont disponibles à la mairie. Paiement par chèque uniquement, libellé à l'ordre de la société d'histoire de Wintzenheim.
Enfin, la Société d'Histoire a réédité les deux premiers numéros de ses annuaires parus en 1997 et 1998. Huit annuaires, rassemblant plus d'une centaine d'articles, sont aujourd'hui disponibles chez Marcel Meyer au prix de 16 € l'exemplaire, ou de 128 € la collection complète. Possibilité d'envoi par la poste, moyennant une participation aux frais de port. Un bon de commande peut être imprimé à partir du site Internet : www.knarf.info.

Source : L'Alsace du samedi 19 juin 2004


Massif des châteaux - Wintzenheim : Le Syndicat sur le terrain

Le Syndicat Forestier du Massif des Châteaux a effectué sa sortie de travail annuelle.

Sous la conduite de M. Patzelt, technicien ONF et de M. Choulet, président, les membres du Syndicat et les agents de l'ONF sont partis pour parcourir et visiter le futur sentier de découverte reliant le parking des Trois-Châteaux au parking du Château du Hohlandsbourg en passant par le Roche Turenne, l'étang et les bancs Herzog et la Fontaine de la Dame.
Le repérage de l'emplacement des panneaux pédagogiques, des bancs de repos et des balises a été fait. La pose de ce matériel sera réalisée dans les semaines qui viennent, le passage protégé au niveau de l'étang Herzog sera fait début juillet.
Au début de l'après-midi, M. Choulet convia les participants à la visite de la Chapelle Saint-Gilles (inscrite depuis peu sur la liste des monuments historiques).

Source : DNA du mardi 29 juin 2004


Club de l'amitié de Wintzenheim

Ce club s'adresse à toutes les personnes retraitées de la commune, hommes et femmes, qui veulent partager des moments de convivialité, se retrouver dans la joie et la bonne humeur. Rencontres hebdomadaires les jeudis de 14h à 18h au 31 rue Clemenceau à Wintzenheim. Ces rencontres sont encadrées par une équipe de bénévoles. Activités proposées : scrabble, belote, rami, loto, suivi d'un goûter.

Depuis 2002, une fois par mois, Guy Frank de Wintzenheim propose une séance de "Plauderstund ewer Wenzena, mir rede Elsassisch" (traduction : une heure de discussion sur Wintzenheim, nous parlons alsacien). Chacune de ces réunions mensuelles porte sur un sujet particulier comme les fêtes et traditions de la Saint-Nicolas et de Noël, les processions de la Fête-Dieu ou de la Saint-Laurent, l'incendie du 12 janvier 1945 ou la Libération de Wintzenheim.

Les personnes intéressées peuvent contacter la responsable du club, Madame Françoise Baumann, au 03.89.27.14.05.

Source : La Gazette du Lévrier, Journal d'information municipal, N° 31 - Printemps-Été 2004


Chefs-d'œuvre en péril

A Wintzenheim, nous avons 3 châteaux et 7 chapelles, mais tous ces monuments ne sont pas traités de la même manière. Un château et une chapelle sont les parents pauvres de notre patrimoine et il faudrait les sauver ou les préserver. Tous les deux sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le Pflixbourg (où réside notre Dame-Blanche), construit en 1220, appartient à la commune depuis très longtemps. Quelques travaux sécuritaires, payés par les Bâtiments de France, la Région, le Département et la Commune, ont été effectués récemment. Cela ne suffit pas à mettre en valeur notre château (de forme polygonale avec un donjon cylindrique), qui pour beaucoup est plus joli que la forteresse du Hohlandsbourg. 

La Chapelle Herzog à Logelbach, construite en 1862, reproduction fidèle de la Sainte Chapelle de Paris, construite en grès des Vosges, est fermée au public ; il a fallu aussi interdire les abords par souci de sécurité. La commune de Wintzenheim a effectué les travaux de mise en sécurité du bâtiment et le remplacement des vitraux défectueux. 

Amoureux des vieilles pierres et de notre patrimoine, que pouvons-nous faire ?

La solution la plus rapide et valable serait la création d'Associations de Sauvegarde qui pourraient accueillir des subventions de tous les établissements publics et privés (dons des particuliers, mécènes ou sponsors). La municipalité ne peut créer ce genre d'associations, mais s'engage à soutenir toutes les initiatives valorisantes pour notre patrimoine. M. Choulet, adjoint chargé de l'environnement, est prêt à accueillir toutes initiatives, propositions ou idées. Prendre contact à la mairie, tél. 03.89.27.94.94.

Source : La Gazette du Lévrier, Journal d'information municipal, N° 31 - Printemps-Été 2004


Exposition pour le 60ème anniversaire de la Libération de Wintzenheim

La ville de Wintzenheim organisera une grande exposition consacrée au 60ème anniversaire de la Libération de Wintzenheim, du samedi 19 au mardi 22 février 2005 au gymnase scolaire de Wintzenheim.
Un comité de pilotage travaille actuellement sur les modalités d'organisation de cette exposition, sous la direction de M. Didier Scherrer, adjoint au maire chargé de la jeunesse, des sports, de la culture et de la vie associative. Le Comité lance un appel à tous les habitants de Wintzenheim qui disposeraient de photos, d'archives, de documents ou objets se rapportant à cette période de notre histoire.
Pour tout contact, merci de vous adresser à Christian Buhler, chef du service des affaires culturelles à la mairie de Wintzenheim. Tél : 03.89.27.94.94.

Source : La Gazette du Lévrier, Journal d'information municipal, N° 31 - Printemps-Été 2004


Wintzenheim - 60 ans après sa disparition : Hommage au résistant Louis Voegtli

Ce dimanche, au cours de la grand-messe de 9h30 en l'église paroissiale Saint-Laurent sera honorée la mémoire de Louis Voegtli, premier résistant de Wintzenheim, ancien maire et boulanger de la cité. Une occasion de se souvenir de cet homme né le 30 décembre 1896 à Wintzenheim et mort en déportation le 29 juillet 1944 à Widdig (Allemagne).
Avant la guerre, Louis Voegtli avait été militant autonomiste. Mais dès le début des hostilités, il prit conscience de son erreur et devint rapidement un ardent patriote. Quand, dans les jours tragiques de la débâcle française de juin 1940, des soldats innombrables passèrent à Wintzenheim, il travaillait jour et nuit à son fournil, pour fournir du pain en abondance aux combattants affamés et fatigués.
Mais ceci n'était que le début d'un engagement actif au sein du Réseau Kléber-Alsace. Risquant sa vie, il utilisa sa voiture personnelle pour faire passer les Vosges à des dizaines de prisonniers français qui avaient pu s'évader des camps, de même qu'à de nombreux jeunes Alsaciens qui ne voulaient pas vivre sous la domination allemande et fuyaient vers la France de l'intérieur. Sa qualité de maire à l'époque lui a permis de délivrer des cartes d'identité à de nombreuses personnes, leur permettant ainsi de passer la frontière plus facilement...
Louis Voegtli trouva la mort le 29 juillet 1944 à Bonn, lors d'une intervention d'un commando d'artificiers auquel il appartenait comme six autres patriotes français condamnés à mort et en sursis d'exécution. Les pauvres déportés, qui savaient la libération proche, creusaient une profonde fosse où se trouvait une bombe d'avion non éclatée. L'artificier descend, se met sur la bombe. Trois déportés, Gasser, Helfer et Louis Voegtli sont sur les paliers du trou, à divers étages. L'abbé Venner, accompagné de quelques camarades, s'éloigne un peu, ils ont découvert un arbre où des fruits encore verts les attirent fortement. A ce moment, une épouvantable explosion déchire l'air. La bombe de 10 tonnes a éclaté ! Voegtli, Helfer et Gasser sont morts déchiquetés. Grebert est grièvement blessé à la face, les autres, miraculeusement sauvés par l'abbé Venner qui les avait entraînés à 50 mètres de là, sont très fortement contusionnés.
Le 12 avril 1951 à Wintzenheim, la dépouille de Voegtli vient reprendre sa place au pied des vieux châteaux des Vosges, à l'ombre des sapins, parmi ses aïeux. Il fut un passeur courageux, un agent de renseignement précieux et téméraire, un vivant symbole de l'Alsacien frondeur.

Source : DNA du dimanche 25 juillet 2004


Anne Andrès (collection Edmond Schillinger)

Hommage à Anne Andrès

Une manifestation sera organisée le samedi 7 août par la paroisse et la municipalité de Wintzenheim afin de rendre un hommage particulier à Anne Andrès, à l'occasion du 40e anniversaire de son décès.
Anne Andrès née à Niederhergheim le 1er janvier 1880, a résidé ensuite à Wintzenheim, avec sa famille au 98, rue Clemenceau. Fortement impliquée dans la vie paroissiale et de la cité, elle a notamment exercé des fonctions de responsable bénévole au sein de diverses associations à caractère social : « Bangala », chorale de jeunes filles, association paroissiale d'entraide sociale, etc.
Restée célibataire, elle fit à son décès un legs à la paroisse qui permit d'engager les travaux de construction de l'église Sainte-Odile. Une plaque apposée en son honneur sur l'immeuble dit du « Foyer Club » au 111, rue Clemenceau sera dévoilée à 10 h en présence de Guy Daessle, maire de Wintzenheim et conseiller général.
Une exposition réalisée par Guy Frank dans la salle occupée par l'association paroissiale d'entraide sociale, permettra de mieux faire connaissance avec Anne Andrès et sa famille. Visite de 10 h à 18 h.
Une gerbe sera ensuite déposée sur la tombe familiale à 11 h, cérémonie suivie d'un temps de prière présidé par François Menny, curé doyen.
Un vin d'honneur offert par la municipalité à la mairie clôturera cette cérémonie.

Source : DNA du mardi 3 et vendredi 6, et L'Alsace du mercredi 4 août 2004


M. François Bridot rappelle l'histoire de la Salle Andrès. De gauche à droite : Serge Nicole, François Bridot, Lucette Spinhirny, Gilbert Moser maire de Niederhergheim, Guy Daesslé, Christiane Majer, Didier Scherrer, Marie-Christine Papier-Grob, Jean-Pierre Choulet (photo Michel Hensel, 7 août 2004)

Wintzenheim - Anne Andrès, une paroissienne exemplaire

Le dévoilement d'une plaque portant le nom de Anne Andrès a eu lieu samedi à Wintzenheim à l'occasion du 40e anniversaire du décès de la bienfaitrice de la paroisse.

Cet événement était organisé conjointement par François Bridot, président de l'association paroissiale d'entraide sociale et son comité, ainsi que par le conseil de fabrique présidé par Christiane Majer, et la municipalité emmenée par le maire et conseiller général Guy Daesslé.
Cet hommage particulier à Anne Andrès lui a été rendu à l'occasion du quarantième anniversaire de sa disparition. Anne Andrès est née à Niederhergheim le 1er janvier 1880, puis a résidé à Wintzenheim où elle est décédée le 27 août 1964. A son décès, elle fit à la paroisse un legs important qui permit d'engager les travaux de construction de l'église Ste-Odile.

La plaque Salle Paroissiale Anne Andrès (photo Guy Frank, 7 août 2004)

En 1997, l'association paroissiale d'entraide sociale a décidé d'apposer, en mémoire de la bienfaitrice, une plaque portant la mention « Salle paroissiale Anne Andrès » au-dessus de la porte d'entrée de sa salle de réunion, à l'ancien « Cercle catholique », 111, rue Clemenceau à Wintzenheim.
Cette plaque apposée en son honneur sur l'immeuble dit du « Foyer-club » a été dévoilée hier par Guy Daesslé, maire de Wintzenheim et conseiller général, entouré de membres du conseil municipal, du conseil de fabrique et de l'association paroissiale d'entraide sociale.
Tous les intervenants firent l'éloge de la disparue qui s'est dévouée sans compter pour la paroisse, et en particulier avait fait embellir la chapelle de grâces. Ils rappelèrent les mérites de la disparue et rendirent hommage à sa mémoire. En 1949, une cloche de la chapelle fut dédiée à sainte Anne en l'honneur de Anne Andrès, bienfaitrice de la chapelle Notre-Dame-du-Bon-Secours. A relever que Mlle Andrès jouait de l'harmonium et dirigeait la chorale des jeunes filles catholiques qui animait les offices de la chapelle Notre-Dame.
Le Katholischer Jungfrauenverein « Maria Hilf », qu'elle présidait, organisait également des représentations théâtrales. Douée de grandes qualités de cœur, elle était très estimée dans la localité.
Cette cérémonie de dévoilement de plaque s'est accompagnée d'une intéressante exposition réalisée par Guy Frank, membre de la société d'histoire de Wintzenheim, dans la salle occupée par l'association paroissiale d'entraide sociale, permettant de mieux faire connaissance avec l'intéressée et sa famille. Tout au long de la journée, un flot continu de visiteurs est venu s'informer et découvrir les documents mis au jour à l'occasion du 40e anniversaire du décès de Mlle Andrès.
Un dépôt de gerbe sur la tombe familiale, accompagné d'un temps de prière présidé par François Menny, curé-doyen, et suivi d'un vin d'honneur offert par la municipalité à la mairie, a clôturé l'ensemble de ces manifestations empreintes d'émotion.

Source : DNA du dimanche 8 et L'Alsace du mercredi 11 août 2004


Forêt du Hohlandsbourg : une maîtrise foncière exemplaire

La forêt du Hohlandsbourg tire son nom d'un lieu-dit. Au Moyen Âge, elle faisait partie des biens de la seigneurie du Hohlandsbourg, d'abord des Ribeaupierre, puis des Lupfen, avant de revenir à la famille des Schwendi. En 1656, les Schwendi émigrèrent, leurs biens furent donnés en 1680 au comte de Montclar par Louis XIV qui les leur racheta en 1714 afin de pouvoir procéder à un échange avec la ville de Colmar de la forêt du Hohlandsbourg, englobant l'actuelle forêt du Wilsbach, contre le Rothleible près d'Ostheim et la forêt de Saint-Gilles sur Wintzenheim. L'acte d'échange fut parachevé le 8 avril 1716. D'après un plan de 1752, cette forêt de Colmar-Hohlandsbourg avait une superficie de 265 ha. Dès le début de la Révolution, la ville de Colmar intenta un procès à l'État, nouveau propriétaire de Rothleible et de Saint-Gilles. Un arrêté du 19 mars 1793 annula l'échange de 1716. La ville de Colmar reprit possession de ses anciennes forêts et l'État se vit attribuer la forêt du Hohlandsbourg. À la Restauration, la politique financière du baron Louis conduisit à l'aliénation d'une grande partie de la forêt dont la superficie tomba de 265 ha à 80 ha. C'est ainsi que furent vendues les forêts du Pflixbourg et Bourcart. Cette dernière, dont la surface était de 91 ha environ, fut partagée en deux par les héritiers des deux propriétaires et tirés au sort entre eux le 30 août 1852. Un lot de 42 ha fut attribué aux héritiers Mannheimer, l'autre, de 48 ha, aux descendants Dreyfuss ; les ruines du château du Hohlandsbourg restant dans l'indivision. Le premier fut racheté en 1903 par Charles Sébastien négociant en bois à Strasbourg qui revendit en 1912 à l'État allemand ; l'État français en est donc redevenu propriétaire en vertu du Traité de Versailles. Le second lot fut acheté par la famille Woeflin de Nancy ; il revient par l'héritage à la famille Schoeller. À la mort de M. Schoeller, il fut cédé en 1972 à Antoine Ehrhart de Wettolsheim. Par acte administratif du 15 mars 1962, la ville de Colmar a cédé une surface de 34,99 ha de forêt de Saint-Gilles qui a été incorporée à la forêt domaniale de Wilsbach. Ainsi, jusqu'à la création du syndicat mixte d'aménagement du château du Hohlandsbourg, en 1985, les ruines du château sont indivises entre l'État et Antoine Ehrhart. Le conseil général a veillé, dans un premier temps, à assurer la maîtrise foncière du site. Les pourparlers furent engagés en 1985. L'ONF affirmant qu'aucune transaction ne pouvait se faire directement, il a donc été convenu de procéder à des échanges de propriétés boisés entre l'État et la commune de Wintzenheim. Ces différents échanges amènent à la situation suivante : le département du Haut-Rhin est propriétaire d'un ensemble homogène de 40 ha environ ; la commune de Wettolsheim retourne à la situation antérieure à 1985 ; la commune de Wintzenheim récupère les terrains boisés injustement perdus au moment des ventes réalisées en 1989-1990. Ces opérations foncières visant à créer une entité forestière homogène sur le massif des Cinq Château et autour du château du Hohlandsbourg, ont été réalisées par Pierre Knittel, avec le concours d'Yves Grass, directeur du service des opérations foncières et immobilières au conseil général, de MM. Renaud et Patzelt, de l'ONF, et des communes de Wettolsheim et Wintzenheim.

Source : L'Alsace du samedi 14 août 2004


Une dernière fois, la Chine

Le musée d'Histoire naturelle et d'ethnographie de Colmar accueille, depuis mars, une originale exposition sur la Chine, "Entre singe et dragon".

Le musée d'Histoire naturelle de Colmar avait décidé de décliner l'année de la Chine en France à travers une exposition intitulée « Entre singe et dragon ». 
Depuis cinq mois, les visiteurs ont ainsi pu apprécier une centaine d'objets issus des collections asiatiques du musée d'Unterlinden et du musée d'impression sur étoffes de Mulhouse, de la donation Langweil et surtout des dons Auguste Haussmann qui sommeillaient dans les réserves du musée d'Histoire naturelle. « La plupart n'avaient pas été exposés depuis 50 ans voire un siècle », souligne Claire Lacabanne-Direz, chargée de promotion au musée.
Vêtements, céramiques, vaisselle, coiffes, documents écrits, manuscrits, ces objets avaient été récupérés par le petit cousin du baron Haussmann qui était parti en Chine en 1844. Au cours d'un périple d'un an et demi, qui le mena de Canton à Macao en passant par Shanghai, Auguste Haussmann, fils du manufacturier de Logelbach, avait conditionné dans des caisses ces trouvailles qu'il avait adressées à ses collègues de la société d'histoire naturelle. [...]

Source ; N.R., DNA du jeudi 26 août 2004


Exposition : Les juifs au cœur de la cité

Du 3 au 9 septembre, l'association B'naï B'rith consacre aux juifs de Colmar une exposition inédite au Koïfhus. Une manière de mieux faire connaître une communauté ancrée dans la vie de la cité de longue date.

Le judaïsme à Colmar remonte au moins au XIIIe siècle, comme l'atteste certains documents d'époque qui seront présentés au Koïfhus. « Entre 1512 et 1791, les juifs n'avaient pas le droit de résider intra-muros. Ils habitaient Wintzenheim, Horbourg, Bergheim ou Herrlisheim, venaient à Colmar faire du commerce et payaient une taxe », raconte Pol-Roger Levy, président du B'nai B'rith colmarien (B'B', association à but culturel et de bienfaisance, qui a toujours été en première ligne dans la lutte contre l'antisémitisme). En les émancipant, la Révolution leur a reconnu la nationalité française avec toutes les prérogatives qui y sont attachées. « Le judaïsme au point de vue religieux a sa propre particularité. Mais nous sommes des citoyens français à part entière ». Parmi les documents qui seront présentés au Koïfhus, figure la prière dite tous les samedis matin pour la République française. [...]

Les personnalités juives, qui ont marqué de leur empreinte la vie colmarienne, occupent une place de choix dans cette rétrospective. On y évoque Mme Langweil, une mécène qui a instauré le prix de français en Alsace (l'original du diplôme dessiné par Hansi en 1923 sera exposé), Paul Wormser, médaillé à l'épée aux JO de Berlin, la saga des Netter, la Société des Aveugles où des membres de la communauté se montrent très actifs... Une dernière partie s'intéresse aux anciens commerces colmariens, comme les « Villes de France », le grand magasin créé par la famille Blum.

Source : I.N., DNA du mercredi 1er septembre 2004


Wintzenheim - Forum des associations

Le 9e Forum des associations, organisé par la ville de Wintzenheim et destiné à promouvoir le tissu associatif local, aura lieu ce samedi 11 septembre, de 14 h à 18 h, dans la halle des fêtes. La commune, qui enregistre 7.580 habitants, compte 51 associations, allant du sportif au culturel. Chaque association se présentera au public et fera part de ses activités sous forme de stand. Ce forum permet également aux associations elles-mêmes de se rencontrer. Diverses associations, notamment musicales mais aussi sportives, feront des démonstrations. L'entrée au forum est gratuite.

Fidèle à son habitude, la société d'histoire de Wintzenheim participera à ce forum. L'occasion sera offerte aux jeunes et aux moins jeunes de se renseigner sur les activités de ce cercle d'historiens amateurs, et de consulter ou acquérir neuf ouvrages consacrés à l'histoire de Wintzenheim, de Logelbach et de La Forge, dont l'annuaire n°8 qui propose 14 articles sur l'histoire et la généalogie, comportant de nombreuses illustrations, et proposé au prix 16 euros. L'ouvrage de Guy Frank consacré aux caves à bière et plus particulièrement à l'histoire de la brasserie et du Bierkeller de Wintzenheim est également proposé au prix : 27 euros. La société d'histoire a aussi réédité les deux premiers numéros parus en 1997 et 1998, et ce sont donc maintenant huit annuaires, rassemblant plus d'une centaine d'articles, qui sont proposés au prix de 16 euros l'exemplaire, ou de 128 euros la collection complète (possibilité d'envoi par la poste, moyennant une participation aux frais de port. Un bon de commande peut être imprimé à partir de site Internet : www.knarf.info ).

Source : L'Alsace du samedi 11 septembre 2004


Le groupe logea à la maison familiale du Heinrich Lübcke Haus, perchée dans un écrin de verdure, au-dessus du lac de Möhnesee (photo Claude Kling)

Wintzenheim-Échange : Sur les pas de Charlemagne

Cet été, 23 personnes, dans le cadre des activités de l'association Wintzenheim-Echange, sont allés à la rencontre de l'histoire de l'empereur carolingien. Le voyage a permis de découvrir la fusion entre les éléments romains, gaulois et germaniques encore palpable aujourd'hui.

C'est un périple de 2000 kms, qui a conduit une délégation de Wintzenheim sur les traces de Charlemagne par Mayence et Möhnesee où les Wintzenheimois ont logé pendant quatre jours. De là, ils sont partis avec les amis de Mohnesee et les guides Wolfgang Etter et Helmut Hagenberg à la découverte des lieux historique de l'époque Carolingienne. D'abord, Parderborn sur la Pader avec ses vestiges datant du 8e siècle et son musée qui ont permis de cerner l'impact culturel, politique et religieux laissé par Charlemagne dans cette région. Puis, passage au château de la Wewelsburg, actuellement auberge de jeunesse, mais qui témoigne de la triste histoire de l'idéologie nazi qui s'y est exprimée pendant la deuxième guerre mondiale. Un peu plus vers l'est, les voyageurs ont découvert les «extersteine» de l'époque carolingienne, lieu d'expression mythologique des Saxons restés invaincus par Charlemagne. Ce lieu est toujours utilisé lors des passages au solstice d'été par exemple. Ensuite, direction le Hermannsdenkmal (symbole de la victoire de Hermann le Cherust sur les Romains dans la forêt des Teutond) et un passage à Datmold, par un écomusée, pour admirer de vieilles fermes westphaliennes avec leur architecture du 18e siècle. Toujours plus à l'est, à la limite de l'influence carolingienne, l'église abbatiale de Corveys sur la Wese a permis de découvrir des fresques du 9-10e siècle, à partir desquelles fut dirigée l'expansion culturelle, politique et religieuse. Figurait aussi programme une échappée sur Cologne pour visiter le Dôme ainsi que des églises marquées par l'époque romaine. Sans oublier la ville fortifiée de Soest, avec ses merveilleuses églises taillées dans un grès vert. Quittant la Westphalie, le groupe a fait un arrêt à Aix-La-Chapelle pour la nuit et une visite guidée de la ville et de la basilique (église du couronnement de 30 rois allemands entre 936 à 1531). Le chemin du retour s'est fait par Trèves, en visite guidée à la découverte des traces des romains avec les Bains romains, la Porta Nigra, le Palais des princes et le Dôme. Un beau périple à travers l'histoire carolingienne, pour découvrir la fusion entre les éléments romains, gaulois et germaniques, encore palpable à l'heure de l'Europe d'aujourd'hui.

Source : DNA du samedi 18 septembre et L'Alsace du samedi 24 septembre 2004


Pour que sa famille n'oublie pas, Jean Hartmann avait écrit son histoire d'incorporé de force dans les Waffen SS. Un manuscrit d'abord privé, publié aux Éditions Jérôme Do Bentzinger en 2004

Devoir de mémoire - « J'ai porté un uniforme dont je ne voulais pas »

Été 1944. Le 16 juillet, un jeune soldat, en uniforme SS, planque au fond d'un trou. Il ne sait pas trop où il est, sinon près de St-Lô, en Normandie.

En première ligne de la bataille qui suit le débarquement allié. Dans l'attente, apeuré, il décide de commencer à rédiger une lettre pour sa famille, et sort de sa tanière. Quelques secondes plus tard, son poumon est transpercé par un éclat d'obus, qui a explosé précisément à son poste de surveillance.
Aujourd'hui, cet ancien officier habite à Wintzenheim, à côté de Colmar. Dans la ville où il a grandi avant d'être incorporé de force, à 17 ans, dans le régiment Deutschland des Waffen SS, division Das Reich. Il s'appelle Jean Hartmann, et dans quelques jours, il sort un livre, « Une tranche de vie ou une histoire parmi 130 000... », qui raconte cette période, entre février 1944 et mai 1945, où il a « porté un uniforme, dit-il, que je ne voulais pas mettre ». L'histoire, simplement, d'un des 4000 Malgré-nous incorporés chez les SS.

Un manuscrit vieux de 10 ans

Son manuscrit a pourtant dix ans déjà. Écrit « en deux ou trois mois » sur un carnet, il était à l'origine destiné à sa famille. « J'ai toujours raconté cette histoire à mes enfants et petits-enfants, explique Jean Hartmann. Un jour, ils m'ont demandé de l'écrire, pour ne pas oublier ». Ses amis aussi le lisent. Et ce sont eux qui l'inciteront à le présenter à Jérôme-Do Bentzinger, éditeur à Colmar qui décide de le publier.
De cette année 1944-45, Jean Hartmann n'a réussi à conserver que deux choses. Il y a la lettre de sa convocation à l'incorporation. « Ca se passait au numéro 13 de la rue Turenne, le 11 février 1944, se souvient-il. On était 18, ils en ont gardé six. Il fallait être impeccable physiquement ». Et puis surtout, il y a ce petit carnet militaire, le « Soldbuch », qui sera la couverture de son livre. Jauni, il présente un gros trou. Le trou de l'éclat qui faillit le tuer, en juillet 44. « C'est grâce à ce carnet que j'ai pu écrire mon livre, assure Jean Hartmann. Parce qu'il y a toutes les dates dedans ».

« La page est tournée »

Engagé d'abord dans le service du travail obligatoire, le jeune homme qu'il était a d'abord combattu à la frontière germano-polonaise, avant de repartir pour Bordeaux, puis de combattre sur le front normand. Sa blessure au poumon l'amènera ensuite d'hôpital en hôpital, au rythme de la retraite de l'armée allemande : Le Mans, Garches, Reims, Bonn, Berlin, Prague et Berchtesgaden où, début mai 1945, il sent, enfin, la liberté. « J'étais encore convalescent, raconte-t-il. En sortant me promener, j'ai vu une Jeep française. Je ne leur ai pas dit que j'étais SS. Ils m'ont conseillé de fuir les Américains qui risquaient de m'enfermer. Alors je suis parti en vélo, avec deux amis. Mais à Munich, on s'est fait contrôler ». Ce n'est que le 4 juin 1945 qu'il revient à Wintzenheim.
Aujourd'hui, à 78 ans, Jean Hartmann avoue n'aller en Allemagne « que quand c'est nécessaire ». Mais le plus dur, dit-il, c'est « l'incompréhension qui existe encore, parfois, de l'autre côté des Vosges ». « Aucun des Alsaciens n'était volontaire, assure-t-il. Mais les chefs SS étaient de vrais extrémistes, qui tuaient si on n'était pas d'accord. Le drame d'Oradour aurait pu tomber sur n'importe lequel d'entre nous... ». Encore se trouve-t-il chanceux de ne pas avoir eu à se demander « ce que j'aurai fait s'il avait fallu tirer sur un allié ».
Lors des dernières commémorations, il s'est d'ailleurs senti « un peu oublié » avec les autres Malgré-nous. Mais pour Jean Hartmann, « la page est tournée ». Et quand il voit Gerhard Schröder dans les bras de Jacques Chirac, il lance, sincère, « c'est mieux comme cela ».

(*) « Une tranche de vie ou une histoire parmi 130.000... », de Jean Hartmann. Éditions Jérôme-Do Bentzinger, 104 pages, 10€. 

Source : Aurélien Poivret, DNA du samedi 25 septembre 2004, L'Alsace du mardi 28 septembre 2004


Avec la Société d'histoire : visite de Remiremont

La Société d'Histoire de Wintzenheim propose le samedi 16 octobre de découvrir la ville jumelée de Remiremont. Membres et amis de la Société d'Histoire sont cordialement invités.
Dès le Moyen-Age, le chapitre des chanoinesses de Remiremont avait des possessions en Alsace, notamment à Wintzenheim. A l'entrée du bourg se situait la cour colongère depuis laquelle les possessions de Wintzenheim étaient gérées. Le bâtiment du Cheval Blanc qui a été édifiée à sa place, porte les armoiries des chanoinesses sur son fronton.
L'escapade à Remiremont permettra notamment d'en apprendre beaucoup sur les chanoinesses, leur mode de vie et d'administration.
Programme de la journée : trajet en bus jusqu'à Remiremont. Départ à 8 heures, place des fêtes. Visite guidée du quartier des chanoinesses. Repas de midi à Saint-Etienne-les-Remiremont. Visite guidée du Musée du Textile à Ventron. Retour à Wintzenheim.
Prix : 55 € (sur la base de 25 participants). Ce prix comprend le voyage, le repas, les boissons et les visites.
Inscription : avant le 3 octobre auprès de la Société d'Histoire de Wintzenheim - 4, rue du Raisin - 68920 Wintzenheim.
Pour tous renseignements, s'adresser à Gérard Links, tél. 03.89.27.02.58.

Source : DNA du samedi 25 et L'Alsace du dimanche 26 septembre 2004, DNA du vendredi 1er octobre 2004


Vue du parc de l'IMP de La Forge (photo Zahneissen, Munster, collection Guy Frank)

Wintzenheim - Conseil Municipal

(extraits)

Un panel d'arbres remarquables

La Société immobilière des chemins de fer souhaite céder la propriété utilisée par l'association chargée de la gestion de l'Institut médico pédagogique de La Forge. Afin de permettre de poursuivre l'activité médico pédagogique des discussions sont intervenues avec principalement l'association Caritas qui gère de type d'établissement. La révision du Plan local d'urbanisme prend également en compte l'activité actuelle et également un transfert des surfaces bâties situées en zone inondable hors zone inondable. Pour faciliter cette transaction et également préserver le parc qui présente un panel d'arbres remarquables, la municipalité a proposé d'acquérir la zone naturelle de la propriété d'une surface d'environ 11 ha détachée des parcelles au prix de l'estimation du service des Domaines à savoir 102 000 €.

POS

Afin de préserver les milieux naturels sensibles et d'un grand intérêt, le département peut instaurer après avis de la commune une zone de préemption des propriétés concernées, à son profit sur le territoire des communes. Pour Wintzenheim, il s'agit d'un terrain particulier situé près de la Chapelle des Bois, déjà référencé au Plan d'occupation des sols et dans le cadre de Natura 2000.

Dans le cadre de la révision du Plan d'occupation des sols, la commune a, en concertation avec le Service départemental de l'architecture et du patrimoine, défini un périmètre plus adapté de protection des deux monuments historiques, inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques à savoir la chapelle Herzog et la synagogue du Centre. Cette protection qui s'inscrit dans le Plan local d'urbanisme est arrêtée par l'autorité préfectorale et peut être modifiée par enquête publique conjointe à l'enquête en cours relative au Plan local d'urbanisme.
Il est en conséquence décidé de diligenter par enquête conjointe à l'enquête portant sur la révision du PLU une enquête publique relative à la révision des deux périmètres de protection sus-indiqué.

Source : DNA du dimanche 26 septembre 2004 / La Gazette du Lévrier, Journal d'Information Municipal, n° 32, automne-hiver 2004/2005


Édition - Wintzenheim sous l'Occupation

A l'occasion du 60e anniversaire de la libération de Wintzenheim, le 2 février 1945, Guy Frank, membre de la Société d'Histoire de Wintzenheim, a tenu à livrer 300 pages de souvenirs émouvants, en hommage à tous ceux, souvent restés anonymes, qui ont lutté et donné leur vie pour que le pays retrouve sa liberté, après quatre ans et demi de souffrance et d'oppression.
Il ne s'agit pas d'un livre d'histoire, mais d'un ouvrage qui regroupe textes, articles de presse et documents issus d'archives publiques et de collections privées, se rapportant à des faits qui se sont déroulés à Wintzenheim pendant ces années sombres de la Seconde Guerre Mondiale, ou qui ont eu pour acteurs des natifs de la cité.
L'auteur évoque la vie de la population sous l'occupation, le triste sort des incorporés de force, l'engagement patriotique des membres du réseau Alsace-Kléber, du réseau Wodli, du BCRA de Lyon, du maquis du Hohlandsbourg. Il propose de découvrir des lettres poignantes de prisonniers français internés au camp de Neuf-Brisach en 1940, ou celles écrites, plus tard, par des résistants dans les geôles du régime nazi.
Les âpres combats pour la Libération de l'hiver 44/45 sont relatés au jour le jour, grâce à des chroniques tenues par certains habitants, grâce également aux récits des victimes des obus tombés, rue de la Victoire, le 12 janvier 1945, ou encore des soldats français et allemands ayant participé aux combats de la Poche de Colmar.
Le livre montre aussi Wintzenheim, sous le signe de la joie, lors des fêtes de la Libération et de la Victoire en 1945, jusqu'au retour des cloches, le 22 mai 1949.
Ce travail de recherche particulièrement bien documenté, qui ravira également les philatélistes et les marcophiles, a fait l'objet de nombreuses vérifications pour apporter un maximum de précisions aux récits couvrant cette période 39/45. Il est agrémenté de nombreuses anecdotes, de près de 400 illustrations, et de plus de 50 témoignages inédits qui apportent un éclairage vivant sur quelques-uns de ces événements, car 60 ans après, les souvenirs restent précis et intacts.
La préface de l'ouvrage est signée de Guy Daesslé, conseiller général et maire de Wintzenheim, et de Gérard Lincks, président de la Société d'Histoire de Wintzenheim. L'illustration de la couverture est l'œuvre de l'aquarelliste Éric Braesch.

Le sommaire détaillé est disponible sur le site Internet : www.knarf.info. Parution en novembre 2004. Bulletins de souscription disponibles à la mairie de Wintzenheim dès le mois d'octobre. Tirage limité à 500 exemplaires dont 250 numérotés. Fidèle à son habitude, Guy Frank renonce à toute rémunération pour la réalisation de ce livre. Ses droits d'auteur seront partagés entre la Société d'Histoire de Wintzenheim et le Club de l'Amitié (Plauderstund ewer Wenzena).

Source : DNA du mardi 28 septembre et L'Alsace du mardi 5 octobre 2004


Les historiens d'Alsace à Soultz

La découverte, l'entretien et la promotion du patrimoine, tel est le credo de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'Archéologie d'Alsace qui tenait son congrès à Soultz. Aussi, près d'une centaine de représentants des sociétés d'histoire et d'archéologie d'Alsace ont-ils répondu à l'invitation du président de la Fédération, Jean-Pierre Kintz, et ont-ils passé une journée à Soultz, ancienne capitale de bailliage épiscopal et à Thierenbach.

104 associations, alsaciennes mais aussi franc-comtoises

C'est la société d'histoire « Les amis de Soultz » et son président Édouard Rouby qui étaient chargés d'accueillir les passionnés d'histoire et concocter un programme mêlant adroitement conférence et visites guidées sur le terrain. Juste avant la conférence d'Élisabeth Clementz sur le prieuré de Thierenbach, Jean-Pierre Kintz a tenu à souligner le dynamisme des 104 associations (essentiellement alsaciennes, mais aussi lorraines et franc-comtoises) affiliées à la Fédération, rappelant les nombreuses opérations menées dans les deux départements pour assurer la découverte, l'entretien et la promotion du patrimoine. Il a souhaité que la Fédération puisse renforcer le tissu social et promouvoir le livre afin que « l'Alsace redevienne la terre du livre comme elle l'était à la fin du XVe et au XVIe siècle. »

L'Alsace doit redevenir la terre du livre

En cours d'après-midi, et par petits groupes guidés par les historiens soultziens, les congressistes ont pu visiter le cimetière israélite de Jungholtz, la vieille ville de Soultz, l'église Saint-Maurice et découvrir les collections des musées du Bucheneck et de la Nef des jouets. Les représentants des associations affiliées à la Fédération ont vivement apprécié cette découverte du riche passé de la région de Soultz. Le prochain congrès de la Fédération se tiendra au mémorial de Schirmeck en septembre 2005.

Source : L'Alsace et les DNA du lundi 4 octobre 2004


Wintzenheim - La section UNC de Wintzenheim a 80 ans

En ce mois d'octobre 2004 la section UNC (Union Nationale des Combattants) de Wintzenheim s'apprête à célébrer ses 80 ans. Exposition, cérémonie du Souvenir, défilé seront les temps forts des cérémonies qui marqueront, le 10 octobre, cet anniversaire. En effet la section wintzenheimoise a été reconnue et enregistrée par le conseil d'administration de l'UNC Paris dans sa réunion du 12 octobre 1924. Elle est certainement une des plus anciennes du Haut-Rhin. Son premier président a été Jérôme Luckert. En 1940, l'association a été dissoute par l'occupant et son drapeau caché. Malheureusement après la cessation des hostilités, M. Luckert n'a plus retrouvé le drapeau. Le 11 mai 1952, fête de Jeanne d'Arc, le président Georges Freudenreich a eu le privilège de présenter et de faire bénir le nouveau drapeau, en présence de nombreuses personnalités et sections UNC. Ce drapeau a été remplacé le 12 mai 1974 par le président Marie-René Schmitt, qui a eu également l'honneur de le présenter et de le faire bénir. Aujourd'hui, le président Christian Calabrese est à la tête d'une section de 100 membres. Présente à toutes les cérémonies du souvenir, la section organise aussi régulièrement loto, sortie en montagne ou sortie carpes frites. Afin de marquer dignement les 80 ans de la section, une exposition qui correspond également au devoir de mémoire des vétérans sera organisée par le comité, au gymnase communal, du samedi 9 au mardi 12 octobre. Elle sera placée sous le thème. «Les Guerres de 14/18 - 39/45 (Munster- Orbey- Colmar) et Afrique du Nord». L'exposition sera agrémentée de photos, d'objets, de livres, de projections. Elle sera ouverte au public, et notamment aux scolaires.

Source : DNA du samedi 2 octobre et L'Alsace du mardi 5 octobre 2004


Wintzenheim - Le Hohlandsberg à la préhistoire

Éric Bos animera une conférence sur le thème de l'implantation humaine depuis la préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine sur le massif du Hohlandsberg le dimanche 10 octobre, à 15 h 30, au château du Hohlandsbourg. Alors que les plus grands herbivores peuplaient la plaine, les bouquetins, chamois et ours des cavernes occupaient de préférence les vallons aménagés entre les falaises de grès. Sur le piémont, de grands herbivores ont laissé leurs traces, comme le squelette du rhinocéros laineux trouvé dans l'ancienne tuilerie d'Eguisheim. En 1887, lorsque de nombreux os de mammouths, de chevaux et de cerfs mégacéros sont découverts dans une carrière située près de Voegtlinshoffen, les érudits de l'époque ont évoqué l'hypothèse d'un piège de chasseurs du paléolithique. On sait peu de choses sur le rôle des montagnes durant cette période, mais la présence de haches polies au sommet du Stauffen et sur le site du château du Hohlandsbourg laisse supposer des passages plus fréquents qu'il n'y paraît. À l'emplacement actuel du château du Hohlandsbourg, se trouvait un véritable village, qui marque une première installation de grande ampleur en altitude. Se pose alors la question de l'environnement de ces premiers reliefs vosgiens vers 1000 avant J.-C.

Source : L'Alsace du samedi 9 octobre 2004


Conférences - L'histoire des hommes sur le Hohlandsberg

Éric Boës, membre de l'Institut national de recherches archéologiques préventives, donnera une conférence, le dimanche 10 octobre, au château du Hohlandsbourg, sur le thème « L'implantation humaine depuis la Préhistoire jusqu'à l'époque contemporaine sur le massif du Hohlandsberg ». Il nous donne ici les grandes lignes de son exposé.

De l'homme de Neandertal au château du Hohlandsbourg, petite histoire d'un riche massif des Vosges. L'histoire du Massif du Hohlandsberg débute avec les plus anciennes traces de l'homme dans la région. Cernés par des accumulations de loess déposées durant les périodes froides de la Préhistoire, les premiers reliefs vosgiens marquent une frontière entre plusieurs territoires de chasse pour les hommes du Paléolithique. Alors que les plus grands herbivores peuplaient la plaine, les bouquetins, chamois et ours des cavernes occupaient de préférence les vallons aménagés entre les falaises de grès. Sur le piémont, de grands herbivores ont laissé leurs traces comme le squelette de rhinocéros laineux trouvé dans l'ancienne tuilerie d'Eguisheim. C'est également à Eguisheim que l'on crut reconnaître un homme de Néandertal en 1865, à partir de quelques os mis au jour dans des caves utilisées pour la conservation de la bière. Illustré dans de nombreux ouvrages de l'époque, ce crâne d'Eguisheim a été au cœur de nombreuses polémiques et a servi les premières théories élaborées sur l'homme fossile. En 1887, lorsque de nombreux os de mammouths, de chevaux et cerfs mégacéros sont découverts dans une carrière située près de Voegtlinshoffen, les érudits de l'époque ont évoqué l'hypothèse d'un piège de chasseurs du Paléolithique. Les animaux auraient été poussés vers le sommet de la falaise de grès qui existait déjà à l'époque. Si l'on a bien trouvé des outils en pierre laissés par des Néandertaliens, le site ressemble plus à un repère de carnivores occupé par les hyènes, ours, lions, loups, gloutons, qui ont été repérés sur le site.

Haches polies

Au cours du Néolithique, c'est à nouveau le piémont qui signale l'installation de communautés d'agriculteurs. On ne sait que peu de choses sur le rôle des montagnes durant cette période, mais la présence de haches polies au sommet du Stauffen et sur le site du château du Hohlandsbourg laisse supposer des passages plus fréquents qu'il n'y paraît. Il faut attendre la fin de l'Age de Bronze pour disposer d'informations plus précises. A l'emplacement actuel du château du Hohlandsbourg se trouvait un véritable village qui marque une première installation de grande ampleur en altitude. Se pose alors la question de l'environnement de ces premiers reliefs vosgiens vers 1 000 ans avant J.-C. Faut-il imaginer d'intenses défrichements des sommets ou les habitats sont-ils demeurés temporaires ?

Vestiges fugaces

L'image apparaît bien tronquée car à l'inverse de la plaine où la pression de l'urbanisation permet de nombreuses découvertes archéologiques, les zones forestières n'ont souvent fait l'objet que d'un examen très partiel. Elles sont d'ailleurs très fragiles car les vestiges fugaces conservés à la surface du sol supportent mal le déracinement d'arbres et les exploitations forestières modernes. Dans tous les cas, l'impact de l'homme sur les montagnes apparaît très ancien et l'image actuelle des Vosges ne rend pas compte des exploitations intensives qui ont aboutit à l'abattage de la majorité des arbres sur ce massif au début du XIXe siècle.

Le rôle défensif

Dès l'Antiquité, une construction (poste d'observation ?) repérée sous l'un des donjons des trois châteaux d'Eguisheim et une villa fouillée en 1969, sur les collines sous-vosgiennes de la commune de Wintzenheim, marquent de nouvelles implantations humaines dont les activités englobent de plus en plus la montagne au cours du Moyen Age et de l'époque moderne. Les cinq châteaux du massif traduisent dès le XIe siècle un rôle défensif qui s'achève au XVIe siècle avec la construction du bastion de l'entrée Nord au château du Hohlandsbourg. Les tas d'épierrement que l'on retrouve sur le flanc est de la montagne, difficiles à dater, marquaient des limites de parcelles et des aménagements de pâturages. Ils signalent combien l'agriculture et l'élevage ont été présents sur le massif, alors que certains chemins creux rendent compte de l'acheminement du bétail vers des sommets déboisés. Ces premiers reliefs vosgiens ne ressemblent pas à l'image romantique des forêts impénétrables habitées par quelques druides.

Source : DNA du mercredi 6 octobre 2004


Le 80e anniversaire de Robert Grawey

C'est avec joie et en relative bonne santé que Robert Grawey a fêté son 80e anniversaire. Robert Grawey a vu le jour le 19 octobre 1924 à Wintzenheim, cadet des deux fils du couple Joseph Grawey, cheminot, et Jeanne Schaffar. Son frère aîné, René, réside toujours à Wintzenheim. Après sa scolarité à l'école communale, le jeune Robert a entrepris un apprentissage en qualité d'épicier chez Sorg, place Saint-Joseph, à Colmar. Installé à son compte à Guebwiller, il a terminé sa carrière chez Milupa à Colmar, où il a pris une retraite bien méritée. Il s'est ensuite établi à Bischwihr dans sa coquette maison, construite rue des Merles.

Incorporé de force

Il est appelé au RAD (Reich Arbeitsdienst) le 5 octobre 1942. À peine rentré, alors qu'il venait d'avoir 18 ans, il passe le conseil de révision puis est incorporé de force, dans la Wehrmacht. À partir de 1943, il connaîtra la campagne-retraite de Russie, où il est blessé. En 1944, alors que la guerre fait rage, il retrouve le front, mais réussit toutefois à se diriger vers l'Ouest, pour rejoindre la Hollande. Déserteur, en octobre de la même année, et porteur de l'uniforme allemand, il est fait prisonnier par les Anglais, qui refusent de reconnaître son statut d'incorporé de force. Après une attende de quelques semaines, il peut enfin rejoindre les alliés et finir la guerre avec l'uniforme américain, avant d'endosser le français. Démobilisé en 1946, Robert Grawey retrouve ses parents ainsi que son frère, également incorporé de force. En 1948, il a épousé Madeleine Bader qui lui donnera trois enfants qui ont fondé leur propre foyer : Daniel à Soultz, Christian à Guebwiller et Françoise, épouse Homberg, à Bischwihr.

Récit vif et alerte

Auteur du livre « Hitler, qu'as-tu fait de notre jeunesse », paru chez Jérôme Do Bentzinger et préfacé par Jean-Daniel Nessmann, Robert Grawey y raconte l'histoire d'un Alsacien, incorporé de force. Le récit, vif et alerte, recueilli par Roland Pierrel, inspecteur de l'éducation nationale, permet au lecteur de retenir que « toutes les guerres sont, pour la jeunesse, des écoles de mort qu'il faut savoir traverser avec courage, détachement et même humour pour pouvoir en sortir, sinon indemne, du moins prêt à continuer à vivre ».

Source : DNA du mardi 19 octobre 2004, et Marie-Rose Furderer, L'Alsace du mercredi 20 octobre 2004


Dans la collégiale de Remiremont (photo Gérard Lincks, 16 octobre 2004)

Une belle sortie de la Société d'Histoire dans les Vosges

Samedi dernier 16 octobre la Société d'Histoire de Wintzenheim est allée visiter Remiremont où le groupe a été accueilli par Laurence Chevrier de l'Office du Tourisme du Pays de Remiremont. Elle a conduit les visiteurs pour deux heures de découverte de la collégiale avec sa crypte, de la place de Mesdames entourée des maisons canoniales et enfin du Palais abbatial et ses luxueux salons ouverts spécialement à leur intention. Au programme de l'après-midi figurait la visite du musée du textile de Ventron. Le vice-président de l'association fondatrice et gestionnaire a donné de larges explications tant sur les sources d'énergie que sur la filature et le tissage, ainsi que sur les conditions de vie des ouvriers-paysans. Malgré la pluie, cette journée très riche en enseignements, a permis aux membres de la Société d'histoire de découvrir quelques pages de vie dans la Lorraine voisine.

Source : L'Alsace du jeudi 21 octobre 2004, DNA du dimanche 24 octobre 2004


Wintzenheim - Guy Frank revient sur 39-45

Un ouvrage de 300 pages intitulé « Wintzenheim 1939-1945 / La guerre, la Résistance, La Libération » paraîtra fin novembre aux Éditions Jérôme Do Bentzinger. L'auteur en est Guy Frank, membre de la Société d'Histoire de Wintzenheim. Le sommaire est impressionnant. Il comporte une centaine de sujets groupés en quatre chapitres : les années sombres de la Deuxième Guerre Mondiale, l'organisation de la Résistance, les combats pour la Libération, la joie après la tourmente. En complément, quelques pages sur l'histoire de la poste à Wintzenheim durant les années 1939 à 1945 et une présentation du Musée mémorial des combats de la Poche de Colmar. Il est agrémenté de nombreuses anecdotes, de près de 400 illustrations, et de plus de 50 témoignages inédits. « Ce livre constitue un hommage à tous ceux, souvent restés anonymes, qui ont lutté pour que notre ville et notre pays retrouvent leur liberté », souligne l'auteur. L'ouvrage est préfacé par Guy Daesslé, conseiller général et maire de Wintzenheim, et par Gérard Lincks, président de la Société d'Histoire de Wintzenheim. La couverture sera illustrée par une aquarelle d'Éric Braesch créée pour l'affiche du 60e anniversaire de la Libération de Wintzenheim.

Souscription ouverte

Le livre, tiré à 500 exemplaires dont 250 numérotés de 1 à 250, paraîtra le 25 novembre. Une souscription permet de l'acquérir au prix de 32 € (le tarif après parution sera de 37 €). Bons de souscriptions disponibles chez l'éditeur, Jérôme Do Bentzinger Éditeur (8, rue Roesselmann à Colmar), à la mairie de Wintzenheim (bureau d'accueil au rez-de-chaussée) et au Salon de coiffure Nathalie (46, rue Clemenceau à Wintzenheim) ; les commandes accompagnées du chèque à l'ordre des Éditions. Bentzinger peuvent également être déposées à ces trois adresses. À noter que le bon de souscription peut aussi être imprimé à partir du site Internet : www.knarf.info. Renseignements auprès de l'éditeur, tél.03.89.24.19.74.

Source : DNA du vendredi 29 octobre 2004 et L'Alsace du samedi 30 octobre 2004


Guy Frank : « Recueillir les témoignages de personnes avant leur disparition » (photo Bernard Schmidlé, DNA)

Histoire - Guy Frank : collecteur de mémoire

En 300 pages, Guy Frank, membre de la société d'histoire de Wintzenheim, évoque la guerre, la Résistance et la Libération de la commune dans un ouvrage à paraître la semaine prochaine. Une cinquantaine de témoignages lui donne un caractère vivant et inédit.

Depuis la création de la société d'histoire en 1996, Guy Frank s'attache à réunir documents, photos et articles en vue de la rédaction d'un ouvrage, « Wintzenheim 1939-45 », qui sortira le 9 novembre. Le livre, témoignage vivant sur la dernière guerre, est le fruit d'un incroyable travail de collecte mené par l'auteur auprès de ses concitoyens. « Je voulais à la fois sauver et partager une mémoire. Je n'ai fait qu'un travail de coordination », souligne modestement Guy Frank.
Une centaine de sujets, répartis en quatre chapitres (les années sombres, l'organisation de la Résistance, les combats pour la Libération, la joie après la tourmente) sont ainsi traités et enrichis d'une cinquantaine d'interviews, véritable plus-value de l'ouvrage. « Ils voulaient raconter leur histoire. Certains n'avaient pas encore accompli leur devoir de mémoire. Alors, les portes se sont ouvertes, les albums photos aussi ».

Née à la lueur des bougies

Le résultat étonne par sa diversité. Guy Frank a par exemple recueilli le témoignage « très émouvant » d'André Staehlé, incorporé de force dans la marine allemande en 1943 et dont le père, propriétaire du restaurant "A la ville de Colmar", fut arrêté par la Gestapo le 11 novembre 1943. « Les Allemands lui reprochaient de ne pas avoir dénoncé des clients qui avaient tenu des propos contre le régime allemand. Il a été déporté à Schirmeck ».
Guy Frank fait parler Charles Deuve, tireur de char au sein du 1er-Cuirassiers, qui est entré dans Wintzenheim le 2 février 1945 à bord de son Sherman, ouvre son micro à Lise Tornare, née en décembre 1944 dans un abri anti-aérien à la lueur des bougies. Il a récupéré des documents inédits comme celui des frères Batto, un croquis sur lequel l'un d'eux a reconstitué une scène de guerre du 2 février, rue Clemenceau. « J'ai emprunté trois journaux de guerre tenus par des habitants. Ces cahiers manuscrits, c'est de l'or en barre ! »

Passeurs, résistants

Riche de 400 illustrations, le livre rappelle que la population de Wintzenheim a toujours refusé de collaborer. « Il y a eu durant la guerre six condamnations à mort, 51 victimes de l'incorporation de force. Des habitants ont incité des Allemands à déserter, d'autres sont entrés dans la Résistance ou sont devenus passeurs à l'image de Louis Voegtli, mort en déportation en juillet 1944 ».
Au final, le livre se veut un « hommage à tous ceux, souvent anonymes, qui ont lutté et donné leur vie pour que notre ville et notre pays retrouvent leur liberté après quatre ans et demi de souffrances et d'oppression ».

Souscription ouverte au tarif de 32 €, chez l'éditeur, Jérôme Do Bentzinger, 8 rue Roesselmann à Colmar (03.89.24.19.74), à la mairie de Wintzenheim et au salon de coiffure Nathalie, rue Clemenceau à Wintzenheim.

Source : N.R., DNA du mercredi 3 novembre 2004

Exposition et défilé

La couverture de l'ouvrage de Guy Frank es